C’est reparti comme en 1400 | Causeur

C’est reparti comme en 1400

Démondialisation et réveil des nations: retour vers le futur

Auteur

Thomas Flichy de la Neuville
enseigne à Saint-Cyr. Dernier livre: Les grandes migrations ne détruisent que les cités mortes (L’Aube, 2016).

Publié le 26 octobre 2016 / Histoire Politique

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Réception de l'ambassadeur de France à Venise. Wikipedia.

Nous avons tellement cru en la fable d’un monde pacifié par une mondialisation heureuse que la résurgence des identités – désormais au cœur du débat politique – nous semble aller contre la marche du temps. En réalité,  la transition 2010-2030  rappelle fortement celle que connaît l’Europe entre 1340 et 1400. Au début du XIIIe siècle, les banquiers vénitiens font tout pour éviter l’émergence de gouvernements nationaux forts, comme celui d’Edouard III d’Angleterre. Pour ces banquiers, le modèle politique à abattre est celui de Frédéric II Hohenstaufen, saint empereur romain germanique de la seconde moitié du XIIIe siècle.

Le rôle des banquiers florentins

Pour éviter l’émergence d’Etats forts, les banquiers florentins ne se contentent pas de prêter de l’argent aux rois, ils s’assurent en retour d’avantages en nature. En 1325, les Peruzzi possèdent tous les revenus du Royaume de Naples, soit la moitié sud de l’Italie. Ceci leur permet de recruter l’armée de Robert de Naples, de nommer les membres de son gouvernement et de vendre à sa place ses productions céréalières.

Dans ce contexte, il ne sert à rien pour Dante Alighieri de vanter le modèle de Frédéric II dans De Monarchia. Venise force Dante à quitter Florence et fait la promotion d’une contre-littérature. Il s’agit des ouvrages de Bartolomée de Lucca ou de Marsile de Padoue. Les banquiers vénitiens finissent par ligoter financièrement des embryons d’Etat comme l’Angleterre, la France et l’Espagne. Puis, la banque vénitienne génère une gigantesque bulle financière qui paralyse la production et vient éclater en 1345. Télécommandées par Venise, les familles Bardi et Peruzzi de Florence déclenchent un crash financier au cours duquel tout crédit s’évanouit. S’enclenche alors une période de grave instabilité, caractérisée par la résurgence de la famine et des épidémies.

La politique domestique la finance

Mais après 1400, les forces politiques se retournent contre les méthodes des banquiers italiens. En 1401, le roi Martin Ier d’Aragon les expulse d’Espagne, en 1403, Henri IV d’Angleterre limite fortement leur activité. En 1409, la Flandre emprisonne les banquiers génois. En 1410, les banquiers italiens sont expulsés de Paris. La résurgence des identités nationales a alors mis en échec les projets de la finance internationale. L’histoire se répétera-t-elle ?

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    • 29 Octobre 2016 à 8h22

      QUIDAM II dit

      Merci de rappeler le rôle phénoménal des banquiers italiens au moyen-âge et à la renaissance. Quelques mots sur la croisade de 1204 n’auraient pas été vains…
      Aujourd’hui, le cash n’est-il pas entre les mains des chinois et des pétro-monarchies tellement influentes sur les politiques nationales et les arènes internationales ?

    • 28 Octobre 2016 à 12h28

      François de France dit

      Très bel article adossé à un très beau livre pour rappeler les conséquences catastrophiques de la politique des banquiers quand ceux-ci ne sont pas assujettis à un contrôle drastique de la politique. Il est évident que la banque est une nécessité de la société. Mais on constate à nouveau ses tendances et dérapages mortifères depuis les crises récentes (subprimes, crédit revolving, nouvelle économie virtuelle, produits financiers déconnectés de la réalité…), quand on lui laisse la bride sur le cou, quand les Etats se font les promoteurs d’une croissance uniquement adossée au crédit (qu’ils ne remboursent pas toujours… ou jamais, d’où les guerres emprunteurs/banquiers) à défaut de savoir le faire via les cercles vertueux. Alors les peuples trinquent. Au passage, l’auteur signale les épidémies des années 1350. Il faut avoir que la peste bubonique, préambule des mafias et des hordes d’enfants tueurs, a tué, dans ce chapelet d’années, le tiers de la population européenne constituée de 30 millions de personnes au mitant du XIVe siècle. Déjà les pogroms, toujours causes des politiques imbéciles et des intérêts rapaces ! Les problèmes ne sont pas derrière nous…

    • 28 Octobre 2016 à 1h12

      Livio del Quenale dit

      &&& la transition 2010-2030 rappelle fortement celle que connaît l’Europe entre 1340 et 1400 &&&
      -
      Décalage chronologique certes,
      mais qui étaient les banquiers de cette époque et qui sont-ils de nos jours ?
      -
      Répondre a cette question répond aussi à celle que l’on se pose aujourd’hui, comme une sorte  de malédiction.
       
      – 

    • 27 Octobre 2016 à 13h22

      rolberg dit

      Pas certain que cette histoire se répètera. Les crottés d’aujourd’hui contrôlent directement ou en douce les médias. Ils arriveront sans doute à faire croire aux exclus qu’ils sont citoyens du monde et qu’ils doivent s’en réjouir.

    • 27 Octobre 2016 à 12h13

      Pierre Jolibert dit

      En 1401, le roi Martin Ier d’Aragon les expulse d’Espagne.
      C’est quand même pousser loin, et outrepasser la souveraineté de la Castille et d’autres.
      Je n’ai rien là-dessus, donc interprétation dans le vide : Aragon possède la Sicile, la Sardaigne, se bat pour avoir Naples, domine toute la Méditerranée occidentale, et pas seulement, il y a aussi des fondations catalanes en Grèce. Bref, le royaume est un concurrent des républiques italiennes sur les routes de l’Orient. Les banquiers italiens ce sont des citoyens, voire des dirigeants, d’Etats auxquels ils tiennent, des Etats comme les autres ; le royaume d’Aragon contient des villes, des ports, des marchands, des bourgeoisies comme les autres, à qui la couronne emprunte au besoin.
      Un démêlé entre ces puissances, ce n’est peut-être pas le pur pouvoir politique qui se venge contre la pure finance, ce serait plutôt un Etat qui en affronte d’autres, et qui va d’ailleurs devoir se trouver des ressources financières alternatives à ce qui devait en effet paraître d’abord comme une exclusivité italienne (l’activité bancaire internationale et ses techniques nouvelles). Alternatives mais semblables, car imitant les précédentes : Jacques Coeur, au XVème siècle, c’est français, et c’est banquier ; quant aux Espagnes, chacun sait, n’est-ce pas, que c’est le siècle où elles vont se mettre à mondialiser à tour de bras.

      • 1 Novembre 2016 à 4h27

        thd o dit

        “quant aux Espagnes, chacun sait, n’est-ce pas, que c’est le siècle où elles vont se mettre à mondialiser à tour de bras.”

        J’avais tendance à voir les conséquences de la seconde guerre mondiale comme le basculement d’un système organisé autour de la politique (avec la colonisation) vers un système organisé autour de la finance (car les gentils US n’avaient pas de colonies (ou pas beaucoup), comme on le lit sous la plume de commentateurs américains qui semblent oublier l’origine même de leur pays).

        Mais peut-être est-ce une impression erronée, je ne sais pas ce qu’il en est.

        En tout cas, j’aurais tendance à regretter qu’on ait décolonisé le monde arabe, et laissé la main aux fanatiques islamistes sur une ressource cruciale et sur son prix. N’est-ce pas une conséquence de l’opération de Suez ?

        Mais là aussi, je ne sais pas si cela correspond bien à la réalité. Mais de 1956 à 1973, le chemin n’est pas bien long (il me semble de plus qu’il y a eu une étape de cartellisation entre-temps).

    • 27 Octobre 2016 à 3h26

      Warboi dit

      article (brève ?) proprement ridicule. Copié collé d’Okapi ?? du journal de Mickey ?? De Pif le chien ?

      • 27 Octobre 2016 à 11h56

        Pierre Jolibert dit

        Des trois, ce serait quand même plutôt Pif, qui est le plus anticapitaliste, non ?
        (quoique je n’aie jamais compris quels pouvaient bien être les objectifs idéologiques des aventures de Dicentim le petit Franc ; qui est visé à travers la figure de Bougredane-&-Bougredandouille-ne-font-qu’un ?)

      • 27 Octobre 2016 à 15h12

        Sancho Pensum dit

        Vu la manipulation historique au service de l’idéologie causeurienne, je penche plutôt pour : Croquignol, Filochard et Ribouldingue.

      • 29 Octobre 2016 à 16h06

        Hannibal-lecteur dit

        Wargirl, une fois encore, si vous n’aimez pas ça que n’allez-vous voir ailleurs? 
        Car pour me faire partager votre avis, il me faut un minimum d’arguments et chez vous l’invective en tient lieu : au lieu de séduire, celà rebute.

    • 26 Octobre 2016 à 23h08

      Pierre Jolibert dit

      thdo :
      il y a un peu plus de références dans cette version longue :
      http://www.solidariteetprogres.org/venise-krach.html
      Dans le détail, il y a des opinions très orientées.
      Mais les faits sont précis, et enchaînés de façon un peu moins cahoteuse que ci-dessus (comme dans le cas de : Au début du XIIIe siècle, les banquiers vénitiens font tout pour éviter l’émergence de gouvernements nationaux forts, comme celui d’Edouard III d’Angleterre [?]. Pour ces banquiers, le modèle politique à abattre est celui de Frédéric II Hohenstaufen, saint [?] empereur romain germanique de la seconde [?] moitié du XIIIe siècle).

      • 26 Octobre 2016 à 23h47

        Pierre Jolibert dit

        Bon, si je suis tombé là-dessus, c’est parce que je ne comprenais pas cette phrase :
        En 1409, la Flandre emprisonne les banquiers génois.
        Que voulait-ce dire ? Quelle puissance, aussi simplement appelée la Flandre, est-elle en mesure d’emprisonner des banquiers ?
        Réponse ici, et sans doute ailleurs, car c’est sans doute un événement politique assez connu :
        https://archive.org/stream/tudehistoriques00finogoog/tudehistoriques00finogoog_djvu.txt
        (c’est page 74 et alentours)
        En 1409, Gênes est sous domination française, en la personne de Boucicaut. En l’absence (appel d’un Visconti à Milan) de ce dernier, les partisans
        de Boccanegra qui avaient été bannis de Gênes, excités
        par le chef de la faction gibeline Facin Cane et par Théo-
        dore, marquis de Montferrat, se mirent en mouvement
        avec les gens que ces deux seigneurs leur avaient fournis
        pour rentrer dans leur patrie et la remettre en liberté.
        L’approche de cette armée donna l’impulsion aux Génois,
        tant Guelfes que Gibelins, pour secouer le joug de
        l’étranger.
        C’est ce qu’on appelle la résurgence des nations.
        Charles VI n’est pas content. Le duc de Bourgogne Jean sans Peur veut faire du zèle et fait arrêter (en tant que comte de Flandre) les marchands génois qui vivent à Bruges. Les Etats de Gand s’en inquiètent, envoient des délégués, obtiennent la libération des marchands arrêtés.
        Si les Génois établis à Bruges quittèrent alors un
        instant cette ville, ils y revinrent bientôt, car en 1412,
        on les y retrouve installés comme auparavant avec leurs
        consuls ou massiers.
        Bon je lis pas la suite, mais enfin tout porte à croire que les marchands génois ont continué à péter la santé dans les Pays-Bas du XVème siècle. Je ne vois pas très bien en quoi cet événement permet de juger qu’il y a eu rupture fondamentale dans les affaires.

    • 26 Octobre 2016 à 22h05

      Wil dit

      Un nouveau tremblement de terre chez mes amis en Italie de 6.1…

    • 26 Octobre 2016 à 19h18

      steed59 dit

      n’importe quoi cet article qui transpose une situation actuelle 6 siècles auparavant, on nage en plein anachronisme et bientôt ce type viendra nous dire que les banquiers italiens sont responsables de la peste noire. Si les banquiers intervenaient dans les politiques locales, c’était plus prosaïquement pour protéger le recouvrement de leurs crédits comme l’ont fait tous les banquiers à travers le monde et les époques … Dire que ça enseigne à St-Cyr, mon Dieu !!! 

      • 26 Octobre 2016 à 20h32

        Sancho Pensum dit

        Oui, mais vous savez, St-Cyr ne forme que des soldats, pour lequel un QI positif reste facultatif. Dans ce cadre, celui des professeurs n’a que peu d’importance.

        • 26 Octobre 2016 à 20h52

          Wil dit

          Donc c’est comme le PS Sancho.Pas étonnant que tu t’y connaisses autant sans y avoir été.

      • 26 Octobre 2016 à 21h50

        kelenborn dit

        Elle est très bonne Will mais c’est vrai que pour une fois Sancho était pas mal non plus
        Dis donc Will, maintenant, tu emmennes dans tes beuveries ceux qui scrabouillent dans Causeur…infernal!!
        Oui surtout qu’on peut tt de suite répondre à notre Saint Cyrien! en mai 2017, le peuple va expulser Hollande, en juin, il expulsera les députés socialos, ensuite les allemands vont expulser Angela Ferkel et puis après Juppé demandera enfin à aller en prison pour rejoindre Sarko
        On peut faire une version avec le Roi Dagobert ou Jack l’Eventreur aussi!!
        Bon c’est vraiment les vide-greniers
        MK

        • 26 Octobre 2016 à 21h59

          Wil dit

          Kelenborn,j’emmène personne dans mes beuveries.Qui m’aime me suive!Mais par contre j’ai l’impression que si je t’emmène,je manquerai de rien parce que t’es bien chargé toi aussi.hahaha!

        • 27 Octobre 2016 à 9h46

          chlomo dit

          que D. ieu vous entende !

      • 26 Octobre 2016 à 22h11

        mogul dit

        Mais Steed, tu remarqueras aussi que depuis le déclenchement du grand mouvement mondialisateur (grosso modo, Thatcher-Reagan…) et de l’attribution du pouvoir mondial à Goldman Sachs, les calamités se sont abattues sur nous comme la vérole sur le bas clergé : Crises financières multiples et variées, trous dans la couche d’ozone, migrations folles, réchauffement climatique, avènement de la télé réalité, retour de la tuberculose, Maastrict, Hollande etc…

        • 26 Octobre 2016 à 22h12

          mogul dit

          Difficile de ne pas y voir un rapport de cause à effet… ;-)

        • 26 Octobre 2016 à 22h22

          Wil dit

          Mais vous avez voté pour ça tous autant que vous êtes!
          Personne ne vous a pris en traitre sauf bien sûr pour le référendum de 2005 où là ceux pour qui vous avez voté vous ont entuber profond..et je reste poli.
          Mais ensuite ça vous a pas empêché de continuer à vous faire sodomiser à sec avec du sable ensuite et d’en redemander à chaque fois.
          et vous allez voir comme vous allez encore en redemander en 2017 bande de cocus!
          Et j’attends avec encore plus d’impatience quensuite vous viendrez

        • 26 Octobre 2016 à 22h28

          Wil dit

          Et j’attends avec encore plus d’impatience quand vous viendrez tous chialer six; mois après élu Juppé.
          Je me fendrai la gueule d’avoir vu les gauchistes de 68 voter pour Thatcher comme JL et sa clique de bobos parisiens et les autres je continuerai àvous pourrir tous pendant 5 ans.hahaha!
          ON VA S’ECLATER LES ENFANTS!

        • 26 Octobre 2016 à 22h33

          mogul dit

          Au lit Wil ! ;-)

        • 26 Octobre 2016 à 23h02

          Sancho Pensum dit

          “…les calamités se sont abattues sur nous comme la vérole sur le bas clergé : Crises financières multiples et variées, trous dans la couche d’ozone, migrations folles, réchauffement climatique, avènement de la télé réalité, retour de la tuberculose, Maastrict, Hollande etc…”

          Et création de Causeur !

        • 26 Octobre 2016 à 23h16

          steed59 dit

          Salut mogul, quel rapport avec les évènements de la fin du moyen age ?

        • 27 Octobre 2016 à 0h43

          Wil dit

          mogul dit
          “Au lit Wil ! ;-)”
          QUOI!Mais je ne dors pas la nuit moi Monsieur.JE HURLE A LA LUNE!
          https://www.youtube.com/watch?v=bnNWUUZ7cEA

        • 27 Octobre 2016 à 3h23

          Warboi dit

          Mogul n’aime l’ultra ultra libéralisme que s’il est grand breton…. allez comprendre -;))))

        • 27 Octobre 2016 à 7h47

          mogul dit

          Steed, j’établissais juste un petit parallèle historique, avec une pointe de second degré…
          Warboi, voici pour vous.  

    • 26 Octobre 2016 à 19h05

      Syagrius dit

      Je ne sais pas comment serait le monde si la religion et la finance ne s’étaient liguées pour briser le destin du grand Frédéric II, mais on peut raisonnablement conjecturer qu’on ne s’en porterait pas forcément plus mal.
      Et je vais m’acheter votre livre, dont le titre me surprend.En première approche, je serais tenté de penser plutôt que ce sont les grandes migrations qui affaiblissent les cités, ou y concourent grandement, si je me réfère en particulier au sort de la Rome antique et de Constantinople. Mais je n’ai pas, loin s’en faut, votre connaissance du sujet.

      • 26 Octobre 2016 à 19h19

        steed59 dit

        Frédéric II était un connard pédophile et islamophile

      • 26 Octobre 2016 à 20h40

        Sancho Pensum dit

        ” je serais tenté de penser plutôt que ce sont les grandes migrations qui affaiblissent les cités”
        Pour d’autres, c’est la mise à sac des ressources naturelles exploitables…
        Bref, chacun voit midi à sa porte.

    • 26 Octobre 2016 à 18h00

      radagast dit

      Très bon début d’article dont on aurait aimé en effet qu’il fût plus détaillé.
      Mais au fond est-ce nécessaire?
      Dans ma jeunesse il y avait un film “mille milliards de dollars ” qui voulait dénoncer la montée en puissance des multi nationales et les dangers qu’elle faisait courir à nos sociétés .
      Nous y sommes !!!
      Et même au delà …

    • 26 Octobre 2016 à 17h08

      Wil dit

      Très intéressant et malheureusement trop court.
      N’étant pas assez érudit sur le sujet je ne saurais dire si la comparaison des deux époques est crédible mais si c’est le cas ça rejoint ce que je disait sur un autre fil,que l’être humain n’apprend malheureusement jamais rien de l’Histoire ce qui fait qu’elle est souvent tragique.

    • 26 Octobre 2016 à 17h01

      IMHO dit

      “s’enclenche alors une période de grave instabilité, caractérisée par la résurgence de la famine et des épidémies” .
      Mai c’est bien sur, la Peste Noire eut pour cause un krach financier !
      Comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ?

      • 26 Octobre 2016 à 21h53

        kelenborn dit

        Oh et puis!!! si Philippe le Bel n’avait pas atrappé la vérole en forniquant avec Jacques de Molay mais vous connaitrez la suite en allant sur le blog de Pierre Bellemarre les histoires extraordinaires, avec trois ouvrages pour le prix d’un 15 euros plus 15 euros plus quatorze euros car il manque la couverture égalent 595 Euros

    • 26 Octobre 2016 à 16h48

      Schlemihl dit

      La grande banque italienne n’aimait peut être pas les empereurs romains , ouais c’ est possible …..

      Mais les Bardi et les Peruzzi de Florence ont cru faire une bonne affaire . Le roi Edouard , ne pouvant se révolter contre son seigneur légitime Philippe roi de France , qui menace sérieusement la Gascogne , a l’ idée de contester ses droits au trône de France . C’ est lui , Edouard , le roi légitime ! mais pour faire la guerre en France , il faut trois choses : d’abord de l’argent , ensuite de l’ argent , enfin de l’argent . On emprunte aux banques italiennes …..

      La guerre rapportant moins que prévu , le roi ne peut pas rembourser et les banques font faillite , d’ ou krach international . L’année suivante , la peste tue peut être le tiers de la population européenne , et puis le refroidissement climatique , la guerre , l’anarchie , le schisme , les routiers ……

      La finance internationale a été le jouet des politiciens . Et la peste a mis beaucoup de gens d’accord .

    • 26 Octobre 2016 à 16h23

      thd o dit

      Intéressant. C’est dommage de ne pas donner de références.

      Sur recherche rapide, c’est un thème abordé par Fernand Braudel, civilisation, économie et capitalisme, t III le temps du monde.

      Mais y en a-t-il de plus récentes ?