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Demain, tous puritains !

Affaire Tron : fin de l’exception sexuelle française ?

Publié le 31 mai 2011 à 9:01 dans Société

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photo : UMP

Voilà, c’est fait, avec l’affaire Georges Tron, première réplique au séisme DSK, nous sommes devenus des Américains comme les autres. Nous allons désormais partager avec eux le totalitarisme de la transparence décrit par Zamiatine dans Nous autres avec sa cité de verre panoptique. Cette critique du stalinisme publiée dans les années 1920 est, à maints égards, opérante pour comprendre la société spectaculaire de 2011. On remarquera au passage que le même phénomène se produit avec 1984, autre dystopie antistalinienne devenue un des meilleurs vadémécum de notre temps.

Rappelons que George Tron était secrétaire d’Etat à la Fonction publique avant sa démission express, rappelons que 31 000 postes ont été supprimés en 2010 grâce au hachoir de la RGPP, que les fonctionnaires ont vu leurs salaires gelés depuis deux ans et que leur pouvoir d’achat a baissé de 10% en une décennie, que l’on envisage froidement au ministère de l’Education nationale la suppression de 1500 classes d’école primaire sans la moindre justification, même démographique. Qu’il devient de plus en plus compliqué pour les agents des douanes, de la protection judiciaire de la jeunesse, de l’inspection du travail et évidemment de la police et des hôpitaux d’accomplir leurs missions de service public. Rappelons enfin qu’une grève est prévue le 31 mai (il faut bien chercher au plus profond des brèves dans les journaux pour le savoir) à l’initiative de tous les syndicats de la fonction publique.

N’aurait-il pas été intéressant de discuter de tout cela avec monsieur Tron qui était quand même le premier concerné? Cela va être difficile. Très difficile.
Monsieur Tron, bien malgré lui, est requis par d’autres préoccupations. Il va devoir désormais répondre de forfaits autrement graves après la plainte étonnamment tardive de deux fonctionnaires municipales de sa mairie de Draveil: est-il un adepte un peu trop enthousiaste des médecines alternatives, en l’occurrence la réflexologie, ou un fétichiste du pied, coupable de harcèlement sexuel, pathologie largement étudiée par l’indépassable Krafft-Ebing dans sa Psychopathia Sexualis (1886) qui recensait pour la première fois toutes les perversions sexuelles existantes? Krafft-Ebing qui risque bientôt, si la tendance se confirme, de devenir un manuel indispensable pour classer les hommes politiques (et les femmes politiques aussi qui sont des hommes comme les autres) non plus sur un axe droite/gauche ou libéral/étatiste mais en fonction de leur prédilection plus ou moins grande pour la paraphilie, le frotteurisme, l’exhibitionnisme, la nécrophilie, le voyeurisme, le partialisme et autres joyeusetés codifiées.

Comment en est-on arrivé là ? L’affaire DSK, sans doute, mais rien n’oblige les chaînes infos, par exemple, à se comporter comme des tabloïds new yorkais ou londoniens et à reléguer en fin de bulletin des informations aussi négligeables que l’arrestation de Mladic qui massacra plusieurs milliers de musulmans en pleine Europe au milieu des années 90. Ou la situation diplomatique de plus en plus compliquée au Moyen Orient. Ou les massacres des peuples syriens et yéménites perpétrés par leurs propres gouvernements. Ou la façon dont la France se rapproche lentement mais sûrement d’une intervention au sol en Lybie par l’envoi d’hélicoptères de combat que tous les militaires décrivent, avec un sens très sûr de la langue de bois, comme une « rupture tactique »
Mais non, on préfère s’intéresser en temps réel aux pérégrinations new yorkaises de Strauss-Kahn qui finit par ressembler à un personnage kafkaïen, celui du [Château] ou de L’Amérique, plus que celui du Procès car au moins lui sait de quoi on l’accuse.

On pourrait en rire, on n’a plus qu’à en pleurer. Une certaine exception française, mais aussi plus généralement latine, voire catholique, de la politique est en train de disparaître. Le culte puritain de la Vérité avec un grand V, hérité des hommes en noir du Mayflower que l’on avait chassés d’Europe, est de retour et vient balayer une très vieille façon de vivre dans la Cité et de s’affronter sur le forum.
Il suffit de lire la Vie des douze Césars de Suétone pour savoir que depuis les Romains, nous préférions ne pas trop regarder les vices privés du moment que les vertus publiques n’étaient pas trop écornées. En Italie, jusqu’à une date récente, c’est davantage sur ses affaires financières que sur ses partouzes que Berlusconi était attaqué. Et chez nous, à part l’enrichissement personnel et la corruption manifeste, tout passait ou à peu près.
La vie privée pouvait interférer, à travers les conflits d’intérêt, comme celui dont fut soupçonné Eric Woerth en raison des activités de son épouse au service de Liliane Bettencourt. Mais nous avions étonné, voire choqué, le monde entier lors de l’enterrement de François Mitterrand où apparurent officiellement les deux familles du président. Et c’était très bien comme ça.

Persistance monarchique ? Et alors ? La vie politique française était tout de même beaucoup moins sordide que la vie politique américaine quand, par exemple, le procureur spécial Kenneth Starr cherchait à coup de millions de dollars à faire tomber Clinton en allant chercher des tâches de foutre sur la petite robe bleue d’une stagiaire de la Maison Blanche.

Il semble pourtant que nous prenions ce chemin-là. Et à une vitesse étonnante.

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  • 31 May 2011 à 23h43

    skardanelli dit

    Pirate qui sait ce que causer veut dire. Vous avez raison bien entendu, mais je crois que nous ne parlons pas des mêmes choses. Tout d’abord ce qui nous guette est moins le puritanisme que le relativisme moral, ensuite la question n’est pas tant celle des puissants que celle de la société toute entière. Un jour que je disais à une amie ma préférence pour la clarté protestante, à l’accommodement catholique, elle me fit remarquer qu’en Hollande les rideaux ne sont jamais tirés aux fenêtres pour montrer que l’on a rien à cacher. Alors, oui, restons prudents, mais que cela ne nous paralyse pas non plus. Il est impossible de moraliser notre société en n’en considérant que des aspects particuliers, comme l’individu la société est un tout que l’on ne peut morceler au grès des aléas du moment. Nous sommes sur le fil du rasoir, cette répugnance que nous avons de la morale est un poison, il s’insinue partout dans la société depuis longtemps, il justifie toutes les démissions, toutes les compromissions, tous les trafics : la drogue, la prostitution, la traite de gosses. Nous demandons à nos dirigeants d’être exemplaires, de ne pas étaler leurs pratiques sexuelles sur la place publique. Pour ma part, je n’ai pas vraiment le culte de JFK, entre autre pour son comportement qui a très certainement fait qu’il était certainement beaucoup plus tenu qu’on le pense par Hoover et la mafia. Quant à Mao, ce n’est pas parce que j’ai un temps adhéré au PCRML que je ne peux prendre de distance. La sexualité des femmes n’est pas basée sur la pénétration, c’est ainsi, c’est aussi elles qui enfantent : elles sont de ce fait moins souvent prédatrices et plus souvent des proies. L’une des plus grandes avancées démocratiques de notre temps est l’émancipation des femmes, je suis prêt à supporter certains excès pour la consolider. Je suis prêt, en tant qu’homme à maintenir une certaine distance pour ne pas me trouver dans des situations pouvant être mal interprétées, c’est ainsi, une forme d’hygiène de vie… Je préfère ce genre de puritanisme à ce que me racontent mes filles du comportement de certains hommes que je visiterais bien avec une barre de fer. La libération sexuelle n’est pas la licence, le droit de viol. Je voudrais quand même insister une fois encore sur le fait que ce qui est reproché à Tron ce ne sont pas ses pratiques sexuelles privées, mais du harcèlement voire du viol, il y a tout de même une différence. Quant à DSK il est impardonnable selon moi, comment un homme qui trainait de telles casseroles a-t-il pu se faire piéger ainsi ? Auriez-vous voyagé ainsi seul ? Ça veut dire, au minimum, qu’il n’avait pas l’étoffe d’un président de la République. En ce qui concerne l’inconfort de ces gens, d’une façon générale, je reste de marbre. Comme vous j’ai vécu dans la rue, j’avais vingt ans il est vrai, l’âge où l’on encaisse tout, j’ai dormi épuisé, comme une bête, dans des fossés, alors leur sort ne me fait verser aucune larme. Avant de vous quitter, sachez tout de même que je suis assez peu intéressé par les odeurs de slip, au propre comme au figuré, c’est d’ailleurs pourquoi je n’aime pas trop qu’on me les agite sous le nez : ça m’incommode.

    • 1 June 2011 à 0h18

      pirate dit

      Pour la morale je vous rejoint mais je préfère l’éthique. le glissement progressif de la morale et de l’éthique effectivement conduit vers (pardonnez cet horrible néologisme) une mafiaisation de la société et qui est à mon sens amplement favorisé par une certaine vision libérale où le contrôle, les règles, doivent être aboli au profit supposé d’une société adulte qui s’assume. Or c’est donc partir du principe que la maturité est à la portée de tous, mais qui plus est qu’il soit absolument nécessaire. Maturité dans le sens force de caractère, probité absolu, c’est le surhomme Nieztchéen qui ne peut exister comme un idéal et pas autrement.
      Dans ce contexte, je ne vois pas pourquoi on réclame aux hommes politiques ce que nous ne sommes pas capable d’être, irréprochable. C’est une vision très monarchiste de ce qu’est le pouvoir (vous savez le roi éduqué, dès la naissance à son futur rôle et à ses difficultés) ou très enfantine, de l’enfant qui reproche à ses parents de ne pas être plus que des parents. Eh ouais mais désolé la cape et l’habit bleu ne font pas partie de la panoplie et une Légion d’honneur ne donne pas de super pouvoir. Personnelement la probité absolue ne m’intéresse pas, ça m’effraie même. Churchill était alcoolique, mysogine, mysanthrope, fumait comme un pompier, De Gaulle faisait profiter de ses largesses à sa famille, le premier aujourd’hui serait l’objet des critiques de toutes les ligues, le second jeté aux loups de la moralité politique… et quoi ? On se serait passé de leur travail pour autant ?

      Pour JFK c’est bien la complication, son père Joe était comptable de la mafia dans les années 20, c’est par Joe que Sam Giancanna lui a fait obtenir les votes de l’Illinois, et voilà que son frère, le grand pourfendeur de Cosa Nostra, celui qui démontre à la barbe des affirmations de Hoover sur cette mafia qui n’existe pas, qu’elle existe bien, devient ministre de la justice…

      • 1 June 2011 à 9h57

        Alpin dit

        @pirate,

        “De Gaulle faisait profiter de ses largesses à sa famille, le premier aujourd’hui serait l’objet des critiques de toutes les ligues, le second jeté aux loups de la moralité politique… et quoi ? On se serait passé de leur travail pour autant ?”

        C de Gaulle,exigeait de sa femme qu’elle rembourse les additions des goûters de ses petits enfants quand ils venaient à l’Elysée et tout à l’avenant dans le ménage .
        Encore une ânerie et une complète contrevérité assénée avec ignorance.

        Quand au glissement de la morale à l’éthique,n’essayez pas de faire savant,ça ne vous réussit pas,vous singez mal.

        Le problème aujourd’hui n’est pas celui de la probité absolue (ou fut-elle jamais) mais des questions que posent un glissement des élites politiques vers une incapacité à respecter des normes communes,une inaptitude grandissante à intégrer la loi,accompagnant dans des pays comme l’Italie une courante et populaire violation de celle-ci.
        Et c’est exactement ce que vous explique Sophie.

  • 31 May 2011 à 21h35

    eclair dit

    @jerome leroy vous dites qu’il est plus grave .
    Non seulement il y a l’affaire DSK.
    l’année dernière on a eut polansky.

    Là ferry annonce qu’on a un ancien ministre impliqué dans une affaire de pédophilie.

    On a un frederic mitterand en poste alors qu’il a sorti un bouquin sur la thailande assez bizarre.

    me semble il y a une dizaine d’année on a laissé un diplomate étranger s’en tiré aprs un viol.

    On a eut un secretaire d’état qui s’est fait pincer avec une prostituée mineure qu’est ce qu’il a eut rien!

    Vous parlez de puritanisme mais pour moi cela ressemble plus à un lupanar en puissance actuellement ou certain se croit tout permis. Et le contre coup logique c’st une chasse à ce genre de comportementet cela aboutiras peut être à l’exces mais c’est nécessaire. 

    • 31 May 2011 à 21h40

      eclair dit

      et un cohn bendit que tout le monde défend pour un livre dans les années 70 pronant la pédophilie.

      On a des anciens minsitres kouchner , lang qui ont signé une pétition pour abaisser l’age de la majorité sexuelle dans les années 70.

      Est ce qu’un de ces personnages s’est excusé? Non. Alors le puritanisme je le cherche mais j’ai du mal à le voir. Par contre je sens autre chose et cela sent pas bon du tout. 

    • 1 June 2011 à 8h27

      isa dit

      Pauvre éclair même pas au chocolat, si vous connaissiez les dessous du fN et leurs immondes histoires partouzeuses.
      1)lisez ” les filières noires” de g.Konopnicki, je pe,se qu’on le trouve encore en poche.
      2)regardez la tronche de la deuxième femme de Le pen, la première posait nue dans Play-boy à l’époque (c’est à dire la mère de votre candidate chérie).

  • 31 May 2011 à 20h35

    skardanelli dit

    Cher Jérôme Leroy, j’entends bien vos arguments, mais il faudrait les replacer en contexte. Tout d’abord pour l’affaire Tron il y a certainement un effet d’aubaine, si je puis dire. Ensuite, du point de vue de l’opinion publique, vous savez fort bien, que l’on s’identifie plus facilement à la victime d’une agression physique ou d’une humiliation directe, qu’aux millions de victimes anonymes de la violence en col blanc. Les moyens de lutter contre les uns et les autres ne sont pas les mêmes, cela ne veut pas dire qu’il y aurait une priorité dans les actions que l’on doit mener. La sécurité individuelle est la première des libertés. L’affaire Woerth nous a coûté une place dans le classement de Transparency International, la corruption par l’argent est un fléau, qui vous contredit ici ? C’est vous qui introduisez une hiérarchie ou qui faites mine d’en voir une. La moralisation de notre vie publique doit se développer sur tous les fronts, c’est un tout, le ressort de la corruption est simple, profiter d’une position de pouvoir pour en tirer des bénéfices, c’est le mode de tous les corrompus, à tous les niveaux : du chef de rayon qui martyrise le vendeur pour satisfaire son sadisme, au député qui se goberge aux frais du contribuable, en passant par nos maires dix pour cent. La cupidité de l’homme est universelle. Chez les bouddhistes les états avides sont aussi terrifiants que les états infernaux. Je n’arrive plus à adhérer à cette vision manichéenne du monde qui voudrait que le mal ne vienne que de l’argent. L’argent est le grand corrupteur car il permet d’acheter le reste, mais les manifestations de la corruption sont multiples et il convient de s’en soucier sérieusement quand elles apparaissent.

    • 31 May 2011 à 20h40

      skardanelli dit

      Et j’oubliais, il y a une différence entre celui qui aime fesser sa compagne et celui qui profite de sa position pour vous contraindre à vous laisser sucer les pieds voire plus si affinité.

  • 31 May 2011 à 20h34

    Patrick dit

    31 mai 2011 à 14h34
    Georges_Kaplan dit : …

    Entièrement d’accord avec vous. Je relève notamment :
    - Comment faire confiance à un politique qui n’hésite pas à tromper sa femme ?
    - Comment faire confiance à un politique qui contraint une personne à une relation sexuelle non consentie ?

    En ce qui me concerne, ils sont aussi condamnable que ceux qui pratiquent la malhonnêteté financière.

    • 31 May 2011 à 21h29

      pirate dit

      Moi je vois bien comment, parce qu’il y a toute sorte de raison de “tromper” sa femme (alors qu’en réalité on ne trompe que soi) et que c’est du domaine d’une relation entre deux adultes, et que ça n’a strictement rien à voir avec la gouvernance et tout avoir avec une vision infantile tant de la relation entre un homme et une femme, que dans le fait de gouverner. Et quand je lis ce que vous ou Kaplan affirmez quand à l’attitude d’un homme vis à vis de sa compagne, je me dis, merde, pour vu que leur meilleur des mondesne prennent pas le dessus. J’ai une question toute fois, quand c’est madame qui trompe monsieur, monsieur est-il digne de confiance ? Ou doit-on considérer qu’incapable de tenir sa femme il sera incapable de diriger un pays ?

      • 31 May 2011 à 21h45

        Patrick dit

        @ pirate :

        Le meilleur des mondes selon Aldous Huxley ? Non merci ! D’ailleurs mon propos ne va pas dans ce sens.
        Mais celui qui trahit ma confiance aura beaucoup de mal à la restaurer. Je n’y peux rien, je ne suis moi aussi qu’un homme après tout.
        Et la femme qui trompe son mari ? Elle n’est pas digne de confiance non plus.

      • 31 May 2011 à 21h50

        pirate dit

        C’est donc bien ce que je dis, une vision infantile de la relation homme/femme.

        Vous savez on peut “tromper” l’autre parce qu’on on ne sait pas partir, ou parce que l’autre ne nous donne pas satisfaction, ou qu’on a peu de se faire mal en quittant.

        “Il est aussi difficile de tromper que de rester fidèle” Marie-France Pisier.

      • 31 May 2011 à 23h18

        Patrick dit

        @ pirate :
        Merci pour la “vision infantile”, parce que je suppose que la vôtre est “adulte”. Si elle l’est comme le sont certains sites web ou certains journaux, je crains le pire.
        Je suis marié depuis près de 32 ans et heureux de l’être. Tout n’est pas toujours rose, mais si après une brouille ou une mésentente on sait demander pardon et aussi pardonner, beaucoup de choses s’arrangent.
        Il faut peut-être aussi apprendre la patience et la tempérance, valeurs qui malheureusement se perdent (et celles-là ne sont pas infantiles). C’est trop facile d’aller voir ailleurs, ne dit-on pas que l’herbe est plus verte dans le pré du voisin ?
        Vous citez Marie-France Pisier, malgré le respect que j’ai pour cette personne, sa citation n’est pas parole d’évangile.

      • 31 May 2011 à 23h35

        pirate dit

        Non je n’ai pas la prétention des poulets savants qui consiste à expliquer aux autres ce qu’ils sont et ce que ne sont pas ceux qui ne partagent pas leur vision savante, appuyé de citation, car penser par eux même est trop compliqué. Donc je ne prétend pas avoir une vision plus adulte que vous de la vie de couple. Et personellement il ne m’est jamais arrivé de “tromper” et pourtant j’aurais dû, avec le recul. Certaine position que je n’osais prendre pour moi serait venu naturellement. Mais reste que ce simple vocable de “tromper” est pour moi une vision infantile des centaines de raisons qui font que la patience ou la discussion ne suffisent pas toujours. Et de facto, une vision infantile du couple. Je dis bien pour moi. Sans juger de la façon dont vous avez gérez votre couple. Parce que cela peut sembler paradoxale à ce que j’écrit par ailleurs, mais il faut une certaine maturité pour tenir 32 ans sans jamais aller regarder ailleurs.

  • 31 May 2011 à 19h01

    skardanelli dit

    Pirate, la morale du slip n’empêche pas la morale politique et économique. En fait, la morale, telle que nous l’entendons dans nos contrées interdit en général de faire à autrui ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse. J’imagine que du point de vue du slip, vous n’aimeriez pas que l’on vous force à baisser le votre pour satisfaire les appétits de celui ou ceux qui seraient en mesure de vous y contraindre.

    • 31 May 2011 à 19h23

      Jérôme Leroy dit

      Le problème, cher Skardanelli, c’est qu’il a fallu moins de 72 heures pour que Tron soit démissionné alors qu’il a fallu attendre des mois pour Woerth.
      Il est donc considéré comme plus grave en France d’être soupçonné d’être pOdophile que d’être ministre du budget, trésorier d’un parti, époux d’une femme qui travaille chez la plus grosse contribuable de France et recommander pour la Légion d’honneur des gens que l’on ne connaît pas mais avec qui on a dîné la semaine d’avant.
      Ca me rappelle la jurisprudence Ségolène Royal sur les profs soupçonnés de pEdophilie: principe de précaution au nom de la parole de l’enfant, forcément véridique. Pas mal de suicides à la clef.
      Maintenant, n’importe quel homme politique sera retiré du jeu parce qu’il aime fesser sa compagne

    • 31 May 2011 à 21h47

      pirate dit

      Non en effet je n’ai pas aimé ça, mais il y a une grande différence, si j’en parle c’est de ma responsabilité et la morale n’a rien à voir là dedans, c’est un choix personnel. De plus si j’en parle, je sais réellement de quoi il en retourne, ça ne passe pas par le jugement biaisé de la presse, puis de votre esprit, puis de la foule, considérant que les hommes politiques et les gens de pouvoir sont déjà l’objet d’une somme de fantasmes incroyables. Même si je ne pourrais empêcher votre interprétation des faits que moi j’ai vécu, et subir les conclusions biaisés, forcément, que seront les votres. Ici cette transparence jusque dans la vie privée est une vision naïve et infantilisante du pouvoir et de la politique. Vous ignorez si Simone aimait se faire fesser par Charles, si Churchill aimait trempé son cigare ailleurs que dans le cognac ou si Roosevelt se faisait branler dans sa chaise. Et jamais leur gouvernance ne vous a dérangé. Par contre vous savez qu’Hitler avait une sexualité tordue, que Kennedy baisait comme un lapin, et que Mao avait une maitresse particulièrement dominante. Les figures hors norme ont une sexualité hors normes, qu’il soient jeunes et incarnant l’espoir , ou des monstres. Mais globalement ce n’est pas les coucheries de Kennedy qui laisseront leur place dans l’histoire. Alors pourquoi maintenant renifle t-on le slip des hommes politique pour voir s’ils sont conforme au bon parfum de probité qu’un slip est censé témoigner dans cette logique ? Pourquoi ? Parce que le féminisme masculin des années 60 et comme il a évolué aux USA s’est transformé en puritanisme pour invertébré. Ne remarquez vous pas que jamais il ne viendrait à chacun qu’une femme politique puisse entrer dans la catégorie des prédateurs sexuel ? Parce que dans l’imaginaire mâle, et dans celui de ces féministe là c’est impossible. L’homme de pouvoir devient deux fois coupable, de sa position dominante d’homme, et de celle de sa position sociale. Alors il faut lui couper les couilles et le ramener au commun, même pire, moins que le commun puisqu’on pardonne que son pote trompe sa femme, mais pas que le président le fasse (lire Kapla…). Ce féminisme là, un féminisme qui veut faire des femmes des hommes les autres a infantilisé notre rapport à la sexualité, et dans ce cadre, un gros lourd qui fait le beau et que n’importe quel femme sait envoyer paitre ( demandez à ma copine si son chef peut lui sucer les orteils, tout chef qu’il soit) devient un abominable agresseur, prédateur sexuelle limite violeur.

  • 31 May 2011 à 18h44

    pirate dit

    Rien à dire, parfaitement d’accord avec cet article. Et bien entendu c’est effrayant. On va bien tôt vivre dans un monde infantile où il ne s’agira plus de dénoncer le viol de l’état par quelques politiques et leurs comparses financiers, et où ça aura le moindre poids (bizness is bizness hein) mais les partouzes interministériel, comme l’a raconté une fois Luc Ferry (et la vidéo ressort du cloaque comme un cadavre vidé d’air). Mais peut-être que c’est cela qu’on désire, que la moralité du slip soit au dessus de toute éthique politique.

  • 31 May 2011 à 18h18

    Florence dit

    Je suis assez d’accord avec Sal et Skar.

    L’Ours,
    je suis bien d’accord que les femmes devraient se rebeller mais il est un peu facile de se retourner contre elles.
    C’est l’auteur de l’abus de pouvoir qui est à blâmer en premier. Cela encouragera ainsi les femmes à ne pas se laisser faire.

    J’ai déjà été harcelée au boulot et je dois dire que cela n’a rien d’évident de se défendre même si je n’aime pas trop qu’on m’emmerde.

    • 31 May 2011 à 18h19

      Florence dit

      D’accord avec Saul, pardon pour la coquille.

  • 31 May 2011 à 17h53

    Saul dit

    on m’excusera pour ce HS, mais je ne peux résister …

    Laborie, vous vous sembliez inquiets sur le Vénézuela en écrivant
    “Et si JL nous parlait un peu de Chavez au lieu de poster sur des futilités? ”

    soyez de suite rassuré, ça a plutôt l’air d’aller pas trop mal par là bas :

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=10&ved=0CGMQFjAJ&url=http%3A%2F%2Fwww.larevolucionvive.org.ve%2Fspip.php%3Farticle1510&ei=4ArlTd-TJoyDhQer9eDzBw&usg=AFQjCNE1t8VTTnqmoWQOj_qnQVNWJYe5LQ&sig2=lw8h1WY-mqMZHZW8dinwLw

    bon pour équilibrer je vous mets aussi un journal de drouate :

    http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=11&ved=0CB4QFjAAOAo&url=http%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Fflash-eco%2F2011%2F05%2F17%2F97002-20110517FILWWW00714-venezuelapib-45-au-t1.php&ei=0AzlTYThMdGDhQehk53qBw&usg=AFQjCNEswshe-mWMk1YeOgWZPVBpUZK3Vg&sig2=HqHiu6-fMzPKKTAS-r9Ypg

    ce n’est toujours pas l’effondrement imminent que l’on nous annonçait (dont ici même…)
    (ajoutons que la dette exterieure est passée de 31,9 % du PIB à 27,9 %…)

    fin de la parenthèse

  • 31 May 2011 à 15h55

    hathorique dit

    Bonjour à tous et toutes que j’ai plaisir à lire
    Je crois que dans ce billet de Mr Leroy Saul  dans son post de 12 H 47 en a parfaitement pointé (je crois que c’est la bonne expression :=))) la contradiction.
      
    Cependant je redoute les méfaits de la totale transparence comme pour WikiLeaks et  je commence à trouver assez glauque cette atmosphère de traque à laquelle se livrent les médias, pour faire monter les audiences et si au début, il est vrai il y a eu union sacrée autour de la personne DSK qui selon les uns et surtout les autres n’était  pas le premier “quidam” venu, par esprit de classe ou de caste, la rectification en a été faite assez vite et pas que par des féministes mais aussi par des journalistes hommes.
    Je n’aime pas ces moeurs  journalistiques qui nous (me) transforment en voyeurs passifs fouillant dans les alcôves.   
    Ce désir de transparence absolue, cette intrusion publique dans la vie privée m’apparait comme une dictature moraliste et me donne la fâcheuse impression que ces  vertueuses, ces vertes tueuses,  couvent leur morale, comme la poule couve ses oeufs. 
    Nul n’est à l’abri du fiel du soupçon les femmes tout autant que les hommes,  elles aussi jouent de leurs meilleurs atouts dans l’exercice du pouvoir, et à cet égard, elles égalent en stratégie les meilleurs des détrousseurs de soubrette.
    Mais ce qu’a surtout révélé au grand jour cette affaire c’est la consanguinité entre journalisme et politique, j’ai lu quelque part que c’est Françoise Giroud qui au temps de l’Express avait commencé à envoyer  en première ligne ses plus belles amazones considérant que  lutinage et batifolage étaient  les deux mamelles du journalisme d’investigation, telle Catherine de Médicis avec son escadron volant dont d’ailleurs  toutes les belles cavalières finirent richement dotées et mariées d’ailleurs, je crois qu’il en fut de même pour les toutes aussi belles investigatrices butineuses de  Giroud  

    mais dans les deux cas qui nous occupent il s’agit de viol ou d’agression sexuelle ce qui relève quand même d’un délit majeur et ce sera à la justice des deux pays à le prouver et à en juger, il me semble que Tron soit pas en si mauvaise posture eu égard à notre Justice que DSK aux U.S.A

     Puisqu’il est aussi question de Mladic et du massacre de Srebrenica 

     http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110527.OBS4024/srebrenica-quand-les-bourreaux-parlent.html

  • 31 May 2011 à 15h53

    lisa dit

    @Alpin,
    Merci pour le lien,
    @Marie, Isa
    Chantal Delsol, encore une mère de famille nombreuse qui bosse !

    • 2 June 2011 à 16h29

      isa dit

      Pour moi, ces femmes qui disent “il suffit de savoir s’organiser”, c’est un grand mystère.

      quele est le rapport entre l’organisation et une nuit passée debout à changer le linge d’un enfant ayant une gastro? Et allaer le lendemain, hébétée, au travail, en devant absolumentdonner le maximum de soi-même à chaque heure.

      N’étant pas une wonderwomen, je me suis déjà trouvée achement forte de ne pas craquer avec deux enfants.

  • 31 May 2011 à 15h49

    Marie dit

    Bonjour Alpin!

  • 31 May 2011 à 15h49

    Marie dit

    @l’Ours
    ” Croyez-vous donc que cette peur, les hommes en sont dispensé? Vous n’imaginez pas ce que j’ai pu voir comme baudruche se dégonfler dans ma carrière, de peur de” j’en vois m^me au sein de notre petite assos, grande gueule par derrière , point!
    @Saul
    “(dont est parfaitement conscient l’homme qui a un pouvoir, car sur de son impunité)”
    je vous renvoir pour le conscient aux extraits que j’ai mis sur le fil

    • 31 May 2011 à 17h22

      Saul dit

      sur quel post ? (je n’ai pas trouvé…)

  • 31 May 2011 à 15h38

    Alpin dit

    Un fort texte fort intéressant ,et avec un point de vue original, qu’un ami m’a signalé:

    “morale et politique, les liaisons dangereuses

    Le Figaro 17 mai 2011

    “Nous sortons de campagnes infâmantes sur la voiture de D. Strauss-Kahn, son train de vie, sa fortune, pour passer aussitôt à cette affaire de femme de chambre, où il s’agit finalement d’un témoignage contre un autre. Et rien ne prouve pour l’instant qu’il ne s’agit pas d’une affaire montée de toutes pièces, destinée à en ajouter encore par dessus les millions d’euros de fortune. Même si, vu le passé du personnage et sa réputation, on a envie de demander aussitôt : et ça lui prend souvent ?

    En tout cas, les réactions nombreuses et immédiates nous renseignent sur certaines des relations qu’entretiennent aujourd’hui en Occident la morale et la politique.

    Une tendance bien française nous incite à dissocier le plus radicalement possible la vie privée et la vie publique. « Cela ne nous regarde pas », doit-on dire si on nous rapporte des cancans sur le comportement privé discutable de certains élus. C’est que l’hexagone entretient une idée désincarnée de la vie publique : le fonctionnaire est quelqu’un qui dépose sa vie privée au vestiaire de l’administration pour aller dans son bureau s’occuper exclusivement de l’intérêt général, le citoyen est cet individu nimbé d’universel, qu’aucune particularité ne devrait polluer.

    Pourtant, la vision américaine de la question nous influence lourdement. C’est une vision plus incarnée : la vie publique du gouvernant serait un reflet de sa vie privée – d’où l’importance de cette dernière quand il s’agit d’un futur gouvernant. On pensera alors volontiers qu’un gouvernant se conduit dans sa vie publique comme il le fait dans sa vie privée.

    Manière de voir qui émane davantage d’une opinion-peuple que d’une opinion-people (nuance !), et les convictions populaires françaises rejoignent ici la vision américaine. La majorité des citoyens a chez nous la conviction que si un gouvernant ment à sa famille, il ment aussi à ses électeurs ; que s’il bricole innocemment sa feuille d’impôt, il doit aussi chiper dans l’argent public. Pourquoi existerait-il des tiroirs pour la vertu ? Une personne est une entité, un monde à soi seul, où en général existe une certaine cohérence. La fidélité par exemple, est une disposition particulière au bien, qui s’applique dans tous les cas de figure. On peut être infidèle aux promesses faites à ses enfants, infidèle d’une autre manière à son conjoint, d’une autre manière encore à ses amis, et tout cela va ensemble, et rejoint une façon particulière de dire n’importe quoi à son électorat. Un honnête homme ne sera peut-être pas un gouvernant compétent (cela n’a rien à voir), mais il sera très probablement un gouvernant honnête. C’est pourquoi l’opinion-peuple n’aime pas ce genre d’histoire de femme de chambre, car le peuple a le sentiment, pas idiot, qu’il sera bientôt traité lui aussi comme la femme de chambre. D’où l’idée générale, courant sur les ondes depuis dimanche, que l’éventuel candidat à la présidentielle serait d’ores et déjà grillé.”

    La suite et la source:

    http://www.chantaldelsol.fr/morale-et-politique-les-liaisons-dangereuses/

  • 31 May 2011 à 14h51

    Saul dit

    en tout cas, c’est un sacré coup dur pour la réflexologie plantaire

    • 31 May 2011 à 15h40

      Alpin dit

      Terrible,les professionnels vont devoir rebaptiser leur discipline.

      • 31 May 2011 à 17h18

        Saul dit

        en écrivant ça, j’ai failli écrire en premier lieu “la réflexologie plantigrade”…
        je ne sais pas si c’est parce qu’on devisait avec L’Ours, mais je me suis repris à temps :-)

    • 31 May 2011 à 17h32

      Alpin dit

      @Saul,

      Bonsoir,

      A l’évidence vous avez bien fait,car vous savez il aurait pu vous faire ,en toute innocence (feinte) le coup du pavé de l’ours.
      Et là…?

  • 31 May 2011 à 14h47

    victor34 dit

    Toutes les situations sont possibles. Et que s’il y a des imbéciles machos qui pratiquent le harcèlement sexuel en utilisant une position dominante, pas forcement dans un secrétariat d’une direction générale. Peut être le soir dans un bureau, une femme de ménage pourrait céder à son petit chef, simplement pour pouvoir retravailler le lendemain. Il existe aussi des femmes qui sont les purs produits de la promotion canapé. Et qui si elles n’ont pas leur promotion pourrait bien dire qu’elles sont victimes de harcèlement sexuel.
    Les tribunaux sont faits pour démêler ces affaires.
    Cela dit on peu bien penser qu’il y a bien une salope pour neuf gros cons.

    • 31 May 2011 à 14h50

      Saul dit

      “en utilisant une position dominante”

      je me doute de laquelle il s’agit :-)

  • 31 May 2011 à 14h34

    Georges_Kaplan dit

    Je n’ai que faire des frasques de garçon de bain de nos politiciens. Qu’un homme qui réclame mon suffrage pour présider à la destinée de mon pays et réglementer ma vie ne soit même pas digne de la confiance de celle à qui il juré fidélité ne m’inspire que du mépris. Au pire, s’il pousse l’indécence jusqu’à s’en vanter ouvertement sur les plateaux de télévision où le cœur humide des journalistes aux ordres poussera la veulerie servile jusqu’à chanter les louange du « grand séducteur », je n’en éprouverais qu’un triste sentiment de dérision. Aussi minable soit-elle, c’est en effet leur vie privée et si leurs épouses – par lâcheté, par intérêt ou par simple indifférence – acceptent d’être traitée de la sorte, ainsi soit-il.
    Mais dans le cas de Georges Tron, comme dans celui Dominique Strauss-Kahn, il n’est plus question de coucherie ni même d’utilisation des deniers publics à des fins personnelles. Il est question d’« agression sexuelle ». Et là, Jérôme Leroy me pardonnera d’être pointilleux, mais ça n’est déjà plus du tout la même limonade : en France, on badine volontiers avec l’amour mais beaucoup moins avec les relations sexuelles obtenues sous la contrainte en général et le viol en particulier. Dénoncer et s’offusquer d’une agression sexuelle ne me semble pas relever du puritanisme. 

    • 31 May 2011 à 19h00

      pirate dit

      Vous êtes déjà américain Kaplan et vous ne vous en rendez pas compte. L’affaire DSK n’est pas jugé ni celle de Tron que vous en limitez déjà à l’accusation. Pas au fait, non, au motif invoqué. Or ce que dénonce ici justement Leroy c’est cette terminologie, harcelement, agression… (apparement Tron aime bien sucer les orteils, c’est pas forcément agréable quand on ne veut pas, mais de là à parler d’agression sexuelle…)… et voyez moi cette affaire Tron me fait penser incroyablement à cette conversation entre Jules et son copain dans Pulp Fiction. Est-ce que un massage du pied a un sens sexuel (foot massage)… et Marcellus bin c’est la bonne foule, soudain invité dans des slips que jusqu’ici on considérait comme appartenant au domaine privé. Privé, éventuellement amusant ou cocasse, parfois pas, mais privé. Et depuis qu’un de nos président est mort dans les bras d’une courtisane, la France, tout catholique soit-elle, ne s’est jamais offusqué des affaires de slip de nos responsables. Ici pas le moindre loisir d’ignorer les turpitudes, mais pire il faut considérer cela sous la forme la plus grave. Nos hommes politiques sont en fait potentielement des violeurs comme les autres. Déjà qu’il s étaient “tous pourris” voilà maintenant que “tous pervers”. Et avec ça on va exigé quoi ? Parce que ne soyons pas dupe, il couve des scandales sexuel réels et graves au sujet de certain politique (notablement de pédophilie) mais combien vous voulez parier que ces histoires là ne sortirons ja-mais. Parce qu’il y a une limite à la Vérité avec son V grand comme vertus et virginité, qu’elle ne doit en réalité pas mettre le pouvoir à mal, seulement donner un verni de moralité à l’ensemble. Et sous ce verni, pas de soucis, les apparences étant sauve, on pardonnera désormais plus facilement les portefeuilles trop bien garni. C’est bien ce qui se passe daux Etats Unis non. ?

  • 31 May 2011 à 14h07

    laborie dit

    Et si JL nous parlait un peu de Chavez au lieu de poster sur des futilités? 

    • 31 May 2011 à 21h56

      pirate dit

      Et si vous nous parliez de la “vraie révolution” au lieu de poster pour ne rien dire ?

  • 31 May 2011 à 13h58

    victor34 dit

    Je me demande si le fait qu’une actrice couche avec un metteur en scène ou un producteur en fait une victime de harcèlement sexuelle ? A moins que ; à moins qu’elle est usée de ses charmes pour avoir le rôle, ou être pour être embauché encore dans le prochain film. Ou alors c’est par amour ?

  • 31 May 2011 à 13h49

    L'Ours dit

    Saul, Skardanelli,

    vous faîtes bien de m’obliger à préciser.
    Cela ne dédouane pas la personne en position dominante. Bien au contraire, c’est elle la plus coupable, tout à fait d’accord! 

  • 31 May 2011 à 13h26

    Lady dit

    Alpin,
    Bonjour ami des cimes!