Veut-on entraver tout débat sur l’IVG? | Causeur

Veut-on entraver tout débat sur l’IVG?

Le «délit d’entrave à l’accès à l’information sur l’IVG» est liberticide

Auteur

Claire de La Hougue
est docteur en droit et avocate au barreau de Strasbourg.

Publié le 27 septembre 2016 / Politique Société

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delit entrave ivg avortement

Sipa. Numéro de reportage : 00651082_000013.

Au pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression, un sujet demeure tabou : l’avortement et la souffrance qu’il engendre. Le Professeur Nisand, pourtant défenseur dès la première heure de la possibilité d’avorter, parle à ce sujet d’un véritable négationnisme. Celui-ci est organisé au plus haut niveau de l’Etat.

Tolérance zéro sur la liberté d’expression

En effet, après avoir créé un « délit d’entrave à l’avortement » étendu à toute pression morale ou psychologique, délit flou et interprété de façon extensive contrairement au principe d’interprétation stricte de la loi pénale, le gouvernement a inventé un «délit d’entrave à l’accès à l’information sur l’IVG » et parle maintenant d’un « délit d’entrave numérique » : toute personne qui oserait diffuser sur Internet des informations sur les aides existantes pour les femmes qui souhaiteraient garder leur bébé ou sur la souffrance que beaucoup de femmes connaissent après un avortement serait accusée de tromper les femmes et menacée des foudres de la justice.

Le gouvernement veut ainsi mettre en œuvre la « tolérance zéro » qu’il avait annoncée. Peu lui importe que cela implique de violer allègrement les libertés d’expression et d’information, fondements essentiels d’une société démocratique. Rappelons que le Cour européenne des droits de l’homme insiste régulièrement sur le fait que ces libertés valent non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives  ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Elle souligne aussi que cela fait partie du pluralisme, de la tolérance et de l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’y a pas de société démocratique.
Le ministre accuse les sites visés de donner une information fausse ou manipulatrice mais on pourrait aussi lui reprocher de diffuser une information partielle voire partiale : ni le site Internet officiel ni la brochure d’information donnée aux femmes qui envisagent d’avorter ne disent un mot sur la possibilité de garder son enfant ni sur les aides existantes. La seule issue proposée en cas de grossesse imprévue est l’avortement, présenté et revendiqué comme un droit et un choix.

75 % des femmes ayant avorté auraient préféré un autre choix

Cela n’empêche pas que, selon l’institut de recherche du Planning familial américain, 75 % des femmes qui ont avorté l’ont fait sous la pression de circonstances sociales ou financières mais auraient préféré faire un autre choix. Peut-on encore parler d’un droit ? D’une liberté ?

Il est temps de sortir des affrontements idéologiques stériles entre partisans et opposants pour regarder la réalité. Comme le dit depuis longtemps le Professeur Nisand, « Tout le monde peut s’accorder sur l’idée qu’il vaut mieux prévenir les IVG chez les jeunes plutôt que d’avoir à les réaliser, que ce soit du point de vue éthique, psychologique ou économique ». La nécessité de la prévention est omniprésente dans la loi Veil, et a même été rappelée comme ayant un « rôle majeur » dans la résolution de l’Assemblée nationale du 26 novembre 2014 « réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe ». C’est aussi un engagement international des Etats, répété notamment lors de la Conférence du Caire sur la population et le développement et la conférence de Pékin sur les droits des femmes.

C’est la perspective choisie par une équipe de juristes, sous la direction de Grégor Puppinck, qui publie un ouvrage intitulé Droit et prévention de l’avortement en Europe chez LEH édition. S’appuyant sur des recherches approfondies fondées sur des sources françaises et internationales diversifiées (études juridiques, scientifiques et sociologiques, presse etc), cet ouvrage examine les causes et les conséquences de l’avortement et propose des mesures concrètes de prévention pour que l’avortement ne soit plus une fatalité. Les femmes ont aussi le droit de ne pas avorter.

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    • 3 Octobre 2016 à 8h55

      Philvar dit

      Bon ! Je vais un peu élever ce débat qui patine dans la choucroute ! Si j’ai une prochaine vie j’élèverai des chiens qui sont bien plus fidèles, bien moins coûteux et qui ne ratiocine pas sur la toile ; et, de plus, ils vivent moins longtemps !
      C’est-y pas une bonne provo ?

    • 2 Octobre 2016 à 11h00

      kelenborn dit

      Rappelons que le Cour européenne des droits de l’homme insiste régulièrement sur le fait que ces libertés valent non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent. Elle souligne aussi que cela fait partie du pluralisme, de la tolérance et de l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’y a pas de société démocratique.

      Personne n’a , me semble-t-il commenté ce passage qui est le seul vraiment intéressant dans cet article!!! C’est la raison pour laquelle je prise moyennement les souverainistes qui certes, sont plus enclins à défendre la civilation contre les barbares que la CDEH mais pour lesquels, le plus grand défenseur de la démocratie doit être….le conseil d’Etat!!!
      Comme quoi, il y a à boire ou à manger!!

    • 1 Octobre 2016 à 10h59

      persee dit

      Tout à fait d’accord . Je pense que la-” démocratie , le pluralisme , la tolérance” imposés au pas de charge dissimule une pulsion nihiliste ,le suicide assisté de l’occident et de sa blancheur habilement et redoutablement criminalisée . IVG , théorie du genre, LGBT luttant contre la “barbarie ” de l’hétérosexualité , harcèlement à l’école des bons et gentils ; Sans penser à Péguy , Ceux qui font encore des enfants sont des héros. En face ,polygamie , quatre fois plus d’enfants (que l’on élève dans le ressentiment ); Que croyez vous de votre destin futur quand votre présent l’annonce déjà.

    • 1 Octobre 2016 à 2h46

      IMHO dit

      Veut-on entraver tout débat sur l’IVG?
      C’est le titre ci-dessus .
      La réponse à cette question est non .
      Personne et aucune loi n’empêche qui que ce soit de discuter avec qui que ce soit de l’IVG.
      Ce qui rend impossible cette discussion, c’est le fait que la partie qui demande à discuter refuse de reconnaître que les principes de l’autre partie, qui ne demande rien, sont cohérents et bien argumentés, et refuse même de parler le même langage.
      Or sans langage commun il n’y a pas de discussion possible.
      Si l’on ajoute à cela que la condition sine qua non d’un débat est que les parties ne se critiquent et ne s’agressent pas en dehors des débats, ce qui est apparemment au-dessus des forces des pro-life, on voit clairement qu’un débat sur l’IVG ne pourrait être que l’équivalent d’une de ces négociations entre Etats qui n’aboutissent jamais parce qu’un des parties a des exigences inadmissibles par l’autre, qu’elle refuse d’abandonner ou d’échanger contre des concessions.
      La devise des Gromyko pro-life est que leurs dogmes sont indiscutables et que les principes des autres sont négligeables.
      Ce qui ne donne pas aux autres l’envie de discuter !
      Donc, conseil aux pro-life: commencer par reconnaître le bien-fondé des principes des autres et tenter d’y trouver des erreurs de raisonnement en employant le vocabulaire et la logique des autres.
      Sinon, allez vous faire voir, pour le dire simplement !

    • 30 Septembre 2016 à 19h28

      Henri dit

      Inquiétant. va- t-ton demander aux jeunes de dénoncer leurs éducateurs ou leurs parents comme cela s’est passé pour des établissements sous contrat N’est-ce pas ce que l’on faisait dans l’Allemagne Nazie? .
      L’idéologie de massification est revenue bravo Madame Rossignol, quand vous quittez votre poste…

    • 30 Septembre 2016 à 12h00

      C. Canse dit

      À n’en pas douter, la sécurité de l’Etat est mise en danger par ces sites comme ceux qui appellent au terrorisme, Madame le Ministre nous protège, qu’importe si elle censure. 

      Ben, non. 
       

      • 30 Septembre 2016 à 18h24

        IMHO dit

        Liebling, quand tu fais le ménage chez toi, est-ce que tu laisses de la poussière là où personne ne regarde ? Non, n’est-ce pas ?
        De même, les toiles d’araignées des sites pro-life, il vaut mieux les enlever, même si on ne les voit pas .
        Et il faut les enlever, s’il y a une grosse araignée velue qui trône en son centre, car elle pourrait mordre les petit enfants qui la toucheraient .

        • 30 Septembre 2016 à 19h52

          C. Canse dit

          IMHO 

          J’aime les araignées, leurs toiles sont de purs chefs-d’œuvre et elles servent d’insecticide ! -;)

          Attenter à la Liberté, ici la liberté d’expression par ce projet de censure afin de “protéger” des gens de leur ignorance, inculture ou sottise est très néfaste, à mon sens.

          La gauche ne gouverne que par clientélisme, elle ignore l’intérêt général, ce qui revient à acheter son élection, ce qui n’est pas démocratique.
          Mais si les français veulent être considérés tels des enfants, qu’ils adressent un mail à leur député.  

        • 1 Octobre 2016 à 21h17

          kelenborn dit

          Comme la poussière sous le tapis dirait …Bourdin!!! Tiens voila du bourdin!

    • 29 Septembre 2016 à 17h31

      Aristote dit

      Un article du Point s’offusquant de la distribution d’un « manuel de propagande anti-avortement » propageant « des mensonges » dans les établissements scolaires privés.

       Les exemples de « mensonge » allégués par le journaliste sont éclairants :

      1) “Le stérilet est un procédé abortif.”

      Qu’on le veuille ou non, le stérilet empêche l’implantation dans l’utérus d’un oeuf fécondé, il est donc bien abortif. On peut juger de peu d’importance morale d’avorter d’un oeuf tout juste fécondé, mais après conception il s’agit toujours d’un avortement, la contraception ayant pour objectif d’empêcher la fécondation.

       2) “Il arrive qu’on procède à des avortements par démembrement.” 

      Bien sûr que c’est vrai. Ce n’est peut-être pas fréquent mais requis pour les avortements tardifs, autorisés dans plusieurs pays et en France pour les avortements thérapeutiques. En France on peut poster sur Internet des videos filmées dans les abattoirs, essayez donc de poster la video d’un avortement par démembrement…

       3) “Un « enfant » né d’un viol ne mérite pas la peine de mort.” 

      Le journaliste conteste bien sûr que l’embryon soit un « enfant ». C’est son droit, mais il ne peut accuser ceux qui ne partagent pas son jugement de « mentir ». Et pour ceux qui considèrent qu’il s’agit déjà d’une vie humaine, il est cohérent d’affirmer que le fruit d’un viol n’est pas responsable du viol dont il est issu et ne peut être condamné à ce motif.

      Sujet à discussion bien sûr, mais « mensonge » ? Prétexte à brandir la pénalisation de la «désinformation» ?

      On peut être inquiet…

      • 30 Septembre 2016 à 3h12

        IMHO dit

        Pfffuu ….

      • 1 Octobre 2016 à 21h20

        kelenborn dit

        Oh que oui!!! quel que soit la position que l’on a vis à vis de l’avortement il y a de quoi être inquiet!!! Belcassine ne produira pas de descendance de ses conneries mais Vichinsky en produit chaque jour de ses méthodes

      • 2 Octobre 2016 à 15h14

        Rico dit

        @Aristote

        Je me permet de donner une opinion en matière d’avortement après le crime de viol.

        J’ai dit plus bas être contre l’avortement,car ce n’est pas défendre le plus faible qui reste un enfant en devenir avec étude et prise en compte d’une situation sociale et morale,la encore,pour la sécurité de ce dernier une fois né en prenant bien conscience que les femmes qui avortent ne sont pas toutes d’éventuels mauvaises mères ou manquant de moyens financiers.

        Mais,concernant le crime de viol,je considère la femme comme la première victime et que le fruit d’une malfaisance perverse,ne peut inclure a obligation pour elle,ce qui serait un comble et que je ne comprendrais pas. 

        C’est évidemment un avis personnel sur le sujet. 

    • 29 Septembre 2016 à 16h17

      durru dit

      27 Septembre 2016 à 19h42 IMHO dit
      Ah te voila, troll ! Content de te relire !

      Elle est trop bonne, je peux la sortir une autre fois?
      27 Septembre 2016 à 19h45 i-diogene dit
      Ceux qui défendent les intox des pro-life sont quoi..? … Des fanatiques..!^^

      Des intox, comme par exemple l’affirmation tout à fait farfelue qu’un avortement ne serait pas complètement neutre pour la femme, ni de point de vue physique, ni psychique? T’en as d’autres, idrogène?

      • 30 Septembre 2016 à 4h20

        i-diogene dit

        Houlà, Durru,

        Ces infos sont systématiquement données par le planning familial..

        Quels droits s’ arrogent les pro-life, pour mettre la pression sur une femme qui a fait le choix de l’ IVG..?

        - Augmenter sa culpabilité..?
        - la forcer à garder un enfant sans connaître son histoire..?

        De quoi j’ me mêle..?

        Bien sûr que les pro-lifes sont des fanatiques..!

        • 30 Septembre 2016 à 11h26

          durru dit

          “Ces infos sont systématiquement données par le planning familial..”
          A croire qu’idrogene a fait des avortements dans chacun des départements de France et de Navarre :D
          “Bien sûr que les pro-lifes sont des fanatiques..!”
          Disait un fanatique très propre sur lui.

        • 1 Octobre 2016 à 0h55

          i-diogene dit

          Durru,

          Encore une fois, de quoi ils se mêlent les pro-life..?

          Qu’ ils s’occupent de leur cul-coincé au lieu d’ interférer dans la vie des autres… Qui ne leur ont rien demandé..

          Sur le plan de l’ IVG, ils ont exactement la même posture que les imams radicaux..!^^

    • 29 Septembre 2016 à 14h52

      Martini Henry dit

      @IMHO
      Il va de soi que je ne parlais pas de mettre en parallèle les conditions d’abattage et l’avortement. Je parlais du problème éthique qui consiste à tuer un être vivant même “incomplet” (fœtus de 3 mois pour lesquels le problème se pose avec un peu plus d’acuité que lors de l’utilisation de la pilule du lendemain, par exemple) et qu’on préfère ne pas savoir comment ça se passe. Le faire loin des yeux, pour ne pas troubler notre tranquillité d’esprit et la jouissance de notre propre corps, de son plaisir, etc.

      • 29 Septembre 2016 à 15h09

        C. Canse dit

        Martini Henry

        Chacun fera selon son désir, voir ou non.

        Chaque parturiente a-t-elle déjà vu un accouchement ? 

        • 29 Septembre 2016 à 15h12

          C. Canse dit

          Idem pour le papa.

        • 29 Septembre 2016 à 15h33

          Martini Henry dit

          Non, mais personne ne parle d’interdire des sites qui prétendraient, ce qui est juste, qu’il y a des risques à enfanter (médicaux, professionnels, esthétiques, etc) sous prétexte que cela pourrait décourager certaines femmes de devenir mères…

    • 29 Septembre 2016 à 10h53

      IMHO dit

      Quand on y est réfléchi, le meilleur moyen d’éviter les gestations non désirées, c’est d’arrêter ces gestations le plus tôt possible, et non de les éviter par la contraception chimique, qui a une action quotidienne sur l’organisme alors qu’elle est inutile cinq fois sur six, car la fécondation ne se ferait de toute façon pas .
      Donc, l’interruption de grossesse des la fécondation ou nidation serait le meilleur instrument de limitation de ces gestations, si son action chimique sur l’organisme n’était pas sujette à caution, et si on pouvait donc l’employer souvent sans ou avec peu d’effets indésirables et aussi sans risques potentiels, ce qui n’est sans doute pas le cas.
      L’instrument biochimique idéal serait une molécule qui “ferait croire” à l’organisme de la femme fécondée que l’embryon est défectueux, molécule qui est, hypothétiquement, sécrétée par l’embryon réellement défectueux et déclenche les avortements spontanés .
      Ce moyen de limitation des gestations, s’il existe et si on peut le découvrir, permettra aux femmes actuellement encore contraintes par la coutume de faire plus d’enfant que leur société peut en nourrir, surtout les Africaines, de ramener leur fécondité à un niveau soutenable .
      Et il permettrait aux femmes des autres pays de décider vraiment quand elles veulent enfanter, sans être ballottées entre des états d’âmes incohérents et antagonistes .
      Donc, vous tous ici qui vous opposez à l’IVG, comprenez en y réfléchissant que le remède aux inconvénients actuels de l’IVG c’est une IVG plus efficace . -

      • 29 Septembre 2016 à 11h05

        Martini Henry dit

        Ou une contraception plus efficace. Le stérilet est la meilleure des solutions, quand il est possible. Beaucoup plus simple que ce que vous envisagez et déjà disponible.

        • 29 Septembre 2016 à 11h19

          IMHO dit

          Vous croyez qu’il est vraiment possible d’en implanter un dans l’utérus de toutes les Maliennes au Mali ?
          Et pourquoi les anti-IVG sont-ils également hostiles au stérilet, ou le passent sous silence ?

        • 29 Septembre 2016 à 11h21

          C. Canse dit

          Allez leur demander, la loi est là, ils ne la changeront pas. En l’état actuel…

        • 29 Septembre 2016 à 11h36

          C. Canse dit

          IMHO

          La liberté n’est pas à sens unique, respectez la vôtre et respectez celle d’autrui, à moins que vous ne supportiez pas qu’on ne pense comme vous. 

        • 29 Septembre 2016 à 11h37

          C. Canse dit

          IMHO

          C’est pas simple d’être libre. 

        • 29 Septembre 2016 à 11h40

          C. Canse dit

          Reconnaître en l’autre un égal n’est pas simple non plus. 

        • 29 Septembre 2016 à 11h43

          C. Canse dit

          En l’espèce le législateur a bien fait son travail car il ne reconnaît pas d’existence légale au futur bébé qu’il appelle fœtus s’ôtant ainsi toute culpabilité.

        • 29 Septembre 2016 à 11h57

          Martini Henry dit

          Ah et parce que votre solution futuriste qui n’existe pas, il est possible d’en faire bénéficier les maliennes? Vous vous égarez.
          Pourquoi les anti-avortement sont contre le stérilet? Parce que, pour la plupart, ils s’opposent à l’avortement en raison de convictions religieuses qui défendent également la contraception et le sexe en dehors de la procréation.
          C’est très simple.
          Mais pour les autres, le stérilet est une solution actuelle et efficace. Même pour les maliennes.

        • 29 Septembre 2016 à 12h09

          IMHO dit

          Chatouilleuse !

        • 29 Septembre 2016 à 12h16

          C. Canse dit

          IMHO

          ??? Heu, et la suite… 

        • 29 Septembre 2016 à 12h32

          eclair dit

          le stérilet si tu es enceinte cela ne sert plus à rien

        • 29 Septembre 2016 à 14h50

          Martini Henry dit

          Non!?! Sans déconner!?! On m’aurait menti? Evidemment que ça ne sert à rien quand on est enceinte! Mais cela reste la meilleure méthode de contraception, or c’est sur la contraception qu’il faut jouer si on veut voir diminuer le nombre des avortements.

        • 1 Octobre 2016 à 21h37

          kelenborn dit

          IMHO dit
          Vous croyez qu’il est vraiment possible d’en implanter un dans l’utérus de toutes les Maliennes au Mali ?

          Ah non …t’as raison mais celles qui sont en Thaïlande ça doit pouvoir se faire!! L’Eugene peut faire ça!
          Pour les thaïlandaises qui sont au Mali on trouvera bien une solution!!
          MK

      • 29 Septembre 2016 à 11h24

        C. Canse dit

        Travailler à la contraception masculine.

        • 29 Septembre 2016 à 12h00

          Martini Henry dit

          La vasectomie est effectivement très efficace.

        • 29 Septembre 2016 à 12h03

          C. Canse dit

          Ha, ha. J’ai dit “contraception” pas “stérilisation” !

        • 29 Septembre 2016 à 12h19

          IMHO dit

          Je m’en suis fait faire une en 1986, sans aucun inconvénient, sauf qu’il y a moins de jus, mais un peu à sec, ce n’est pas mal non plus.
          Mais voyez comme la nature est taquine: entre la prise de rendez-vous et l’opération, mon épouse et moi nous étions cru dispensés de contraception .
          Ah ben ouiche, voilà ma femme grosse à quarante-et-un ans, il lui a fallu une pilule du lendemain alors qu’elle n’avait jamais eu recours à aucune arrêt de gestation jusque là .
          Et l’étrange c’est qu’elle ne se souvenait pas de cet incident quand je le lui ai rappelé il y quelques années .

        • 29 Septembre 2016 à 12h26

          C. Canse dit

          Elle aura, peut-être, considéré que votre stérilisation était bien plus marquante que sa pilule.

      • 29 Septembre 2016 à 12h10

        Pom’ Potes dit

        L’éducation, la communication entre partenaires, la contraception masculine sont de bons moyens d’éviter les gestations non désirées même si perfectibles. En bout de course il y aura toujours l’IVG mais ce n’est pas une raison pour y arriver direct dans les écrits: il y a beaucoup d’évènements intermédiaires sur lesquels nous avons prise, même si relative, la prise.

        Si une femme n’avait qu’à glisser en elle ses doigts pour retirer l’importun qui s’y est installé, je n’aurais rien à dire. À partir du moment où elle n’est pas autonome et doit requérir une aide extérieure, ça me regarde, surtout quand on dit que c’est un droit (= chez la gauche, un dû de la société).

        Et les jeux de langages je m’en moque. Cette femme sera à la croisée des chemins et elle devra choisir en son âme et conscience de donner la vie ou de donner la mort. Ce ne sera pas un meurtre car l’embryon n’est pas une personne. Mais il est vivant -c’est une évidence- et si, à l’instant suivant, il ne l’est plus, c’est que la mort fut donnée.

        La réalité, et la vie, c’est comme ça. Y a que les gamins qu’on essaie de protéger contre, pour pas qu’ils s’en prennent trop, trop vite. On n’a pas à faire pour les adultes, encore moins pour les citoyens.

        -

        En outre, il est de bon ton d’éviter l’amalgame entre une grossesse non désirée et un bébé non désiré, i.e. entre un processus et son résultat. À savoir que, peut-être, devant le fait accompli d’une gestation inattendue, une femme peut désirer le bébé et faire fi de la surprise de sa grossesse. Et aller jusqu’au bout et accoucher.

        Gestation non désirée = considération des 2 options: avorter ou accoucher.

        Et non “gestation non désirée = merde je voulais pas = c’était mieux avant = arrêtez ça (car je peux pas)”.

        Ok pour dire que un meilleur IVG est le remède aux inconvénients actuels. Mais c’est un peu la définition de “meilleur” mon cher IMHO. Y a pas débat ici.

        Le débat, c’est de dire qu’on ne présente l’IVG tout seul en face d’une gestation inattendu.

        • 29 Septembre 2016 à 12h23

          C. Canse dit

          Pom’Potes

          On en revient toujours à l’éducation et l’instruction mais c’est pas avec des tarés comme NVB que le niveau remontera, on observe les dégâts dénoncés sur Causeur depuis belle lurette, mais bon,tant pis pour les mômes des autres, moi, j’élève les miens et je surveille (nous surveillons) et nous adaptons au système pour en tirer le plus d’avantages pour nos gamins. 

        • 29 Septembre 2016 à 13h24

          IMHO dit

          ??? Croyez-vous que les femmes qui se découvrent enceintes et qui interrompent leur grossesse, ne savaient pas que si elle laissaient leur grossesse poursuivre, elles finiraient par accoucher ?
          Faut-il un site kryptocatho pour le leur apprendre?
          Et pour que,”devant le fait accompli d’une gestation inattendue”, elle choisissent daller d’aller jusqu’au bout et d’accoucher ?
          c’est comme ça que j’ai une fille, née bien avant internet.
          Et il y a gros à parier que dans les huit-cents mille naissances annuelles, il y en a cent-mille d’inattendues, c’est-à-dire la moitié quand même des IVG .

          ‘lle

        • 29 Septembre 2016 à 15h17

          Pom’ Potes dit

          N’y a-t-il pas tout un monde entre laisser la grossesse se poursuivre et choisir de la poursuivre? Ai-je jamais prétendu que les femmes doivent apprendre ce que c’est que ce ventre tout rond et à quoi il amène?

          Sous couvert de dire, “je prends pas les femmes pour des connes”, vous prenez une situation que seule une très très conne ne comprendrait pas!

          Informer sur l’accouchement n’est pas informer qu’elles vont accoucher. C’est informer sur ce que cela implique et donner des repères.

          Je suis sûr que les femmes dans cette situation vont un partout pour en trouver, des repères. Pour savoir qu’est-ce que ça exige niveau finance, niveau social… au niveau de la vie quoi! C’est leur vie qui peut se retrouver chamboulé si elles choisissent l’option accouchement.

          Alors pourquoi d’un côté autant favoriser officiellement l’accès à l’information sur l’IVG et pas sur avoir un bébé? Cette deuxième option, ça vaut pas le coup d’en parler à ce point?

        • 29 Septembre 2016 à 17h14

          IMHO dit

        • 29 Septembre 2016 à 17h16

          IMHO dit

      • 30 Septembre 2016 à 4h23

        i-diogene dit

        Mais ça existe: La pilule du lendemain..!

      • 1 Octobre 2016 à 21h31

        kelenborn dit

        Ah non!!!! le meilleur moyen , (et je m’étonne que Belcassine n’aie pas déjà inscrit cela comme enseignement obligatoire à côté de la théorie du genre), le meilleur moyen c’est la sodo!!
        Au surplus, Rossignol nous dirait que ce moyen ne discrimine pas entre les hommes et les femmes!! même traitement!!
        Et la mère de Haas serait ravie!! On aurait bien la preuve que le vagin n’est pas un instrument sexuel !!!
        Et IMHO et l’Eugene sauraient comment faire au lieu de venir éjaculer dans Causeur!!
        C’est pas génial cette idée!!! On peut même rendre obligatoire le port de cuissardes pour faire plaisir à Baupin!

    • 29 Septembre 2016 à 10h38

      Martini Henry dit

      Il me vient à l’esprit un parallèle qui peut choquer mais nous sommes des grands garçons… L’avortement soulève les mêmes questions éthiques que l’abattage des animaux d’élevage. On veut bien manger un steak mais on ne veut pas savoir comment on abat l’animal. On ne veut pas le voir. L’avortement c’est pareil : on veut bien le pratiquer mais on ne veut pas savoir comment ça fonctionne, ni connaitre sa réalité. Et les vidéos des défenseurs de la cause animale sur les abattoirs sont reçues de la même façon que celles des anti-avortement sur la réalité du processus. Notre tranquillité et la jouissance de nos droits individuels ne doivent surtout pas être perturbés par la réalité.
      Il n’en reste pas moins que je continue de manger des steaks et que je suis favorable à l’avortement mais je ne me voile pas la face. Je veux savoir exactement, sans être épargné, sans qu’on me mente. Ce n’est qu’à une telle condition que l’on peut être responsable de ses choix, en toute conscience.

      • 29 Septembre 2016 à 10h53

        C. Canse dit

        Martini Henry

        Croyez-vous vraiment que la majorité veut être libre et responsable de ses actes ?

        Moi, je suis convaincue du contraire. 

        • 29 Septembre 2016 à 10h59

          Martini Henry dit

          Non, je ne le crois pas, comme vous. Il est beaucoup plus facile, confortable de ne pas savoir. De ne pas savoir les conséquences de nos actes. C’est immature mais tellement plus tranquille.
          Mais ce n’est pas une raison pour supprimer ou interdire les sources d’informations alternatives pour que les rares qui veulent savoir, le puissent.

        • 29 Septembre 2016 à 11h03

          C. Canse dit

          Martini Henry

          Vous répondez vous-même à la question “les rares qui veulent savoir.”, ceux-là quoi qu’il arrive trouveront le moyen de s’informer et trouveront l’information.

        • 29 Septembre 2016 à 11h03

          C. Canse dit

          Martini Henry

          Vous répondez vous-même à la question “les rares qui veulent savoir.”, ceux-là quoi qu’il arrive trouveront le moyen de s’informer et trouveront l’information.
           

        • 29 Septembre 2016 à 11h06

          C. Canse dit

          Quant à censurer l’info, cela n’a pas lieu d’être car ne protègerait que quelques particuliers quand l’intérêt supérieur du pays est ailleurs mais la gauche est spécialiste du fait :

          La gouvernance au bon “sentimensonge.”

        • 29 Septembre 2016 à 11h08

          Martini Henry dit

          Il ne faut pas, pour autant, la cacher et encore moins l’interdire. Et si les gens ne veulent pas savoir, ce n’est pas pour autant qu’il faut les tenir dans l’ignorance confortable. Il se passe exactement la même chose avec l’islam en France : les pouvoirs se disent, il ne faut rien dire sinon cela risquerait de provoquer des réactions…
          Moi je suis pour que l’on sache, pour que l’on accepte de regarder la réalité en face, de voir la vérité plutôt que de la masquer pour préserver une tranquillité factice.

        • 29 Septembre 2016 à 11h14

          C. Canse dit

          Martini Henry

          Nous sommes bien d’accord.
          Et j’en arrive à penser que leurs seuls intérêts particuliers motivent nos élus quels que soient les moyens pour y parvenir et cela fonctionne.

      • 29 Septembre 2016 à 11h12

        IMHO dit

        Sophisme .
        Il y a plein de site médicaux sur internet qui expliquent en détail comment se passe une IVG chirurgicale ou médicamenteuse, qui n’ont d’ailleurs rien de spectaculaire ou de choquant.
        Je ne crois pas que, même en cherchant beaucoup, vous trouverez un video montrant une femme prenant un pilule de misoprostol qui soit aussi poignante que l’abattage d’un veau, même si la video a été faite par les Studios Lejeune, avec une musique de film d’épouvante .
        Et en fait, tout le monde sait comment on abat les animaux et l’a souvent vu faire à la télé, mais personne ne veut le regarder, parce que ça nous rend coupables de ce qu’on voit, qui est de tuer pour notre compte un être plein de vie et innocent .
        PS ne vous rendez pas ridicule en allant déterrer des video des pro-life américains, c’est du grand-guignol .

        • 29 Septembre 2016 à 11h18

          C. Canse dit

          Non, je ne me sens pas coupable de manger de la bête abattue par d’autres.

        • 29 Septembre 2016 à 11h20

          C. Canse dit

          Ni de voir quelqu’un tuer pour me nourrir. 

        • 29 Septembre 2016 à 11h21

          IMHO dit

          Et si vous la voyez tuer ? Ça nous fait rien ?

        • 29 Septembre 2016 à 11h26

          C. Canse dit

          Je ne vais pas vous raconter ce que je ressens, cela ne vous regarde pas.

          J’assume le fait qu’il faille tuer pour me nourrir idem déraciner des légumes et cueillir des fruits. 

        • 29 Septembre 2016 à 11h53

          Martini Henry dit

          Alors, si c’est tellement anodin, pourquoi cette loi?

        • 29 Septembre 2016 à 11h57

          C. Canse dit

          M. H.

          Pour protéger la pauvre malheureuse qui fait pleurer Margot et faire passer la pilule (ha,ha) du chômage, d’Alsthom qui manqua fermer quand on ferme des voies ferrées pour lutter contre la pollution (?!!!) et faire parler tous ceux qui “marchent” au bon senti mensonge; et ça marche ! 

        • 29 Septembre 2016 à 12h00

          C. Canse dit

          Enfin, cela marche apparemment, qu’en est-il des 6 (?) millions de chômeurs ?

          Pleurent-ils sur les pauvres filles qui vont se faire “désinformer” sur la Toile ? 

        • 29 Septembre 2016 à 12h02

          C. Canse dit

          Pour le coup d’essai attenatoire à la liberté et ici, la liberté d’expression, cela fonctionne.

        • 29 Septembre 2016 à 12h06

          C. Canse dit

          On voit que le bon sentiment a prééminence sur la Liberté, c’est ainsi dans une société en déclin.

          C’est dommage, et pis ça va me casser le moral que d’y penser. Pff. 

    • 29 Septembre 2016 à 0h12

      Lector dit

      Négationnisme ? Carrément ?! A galvauder le sens des mots…
      Le sujet n’est pas tabou, il est d’ordre privé. L’information est délivrée au planning familiale lorsque nécessaire. Dont la contraception, logiquement.
      Quant au débat public il a eu lieu en son temps.

    • 28 Septembre 2016 à 15h46

      Zinho dit

      Tous ces écolos et dérivés pour qui les animaux sont sacrés et qui considèrent un fœtus comme une saucisse de Frankfort avariée que l’on jette à la poubelle !!!

    • 28 Septembre 2016 à 13h51

      Pom’ Potes dit

      Pour résumer (vraiment, si si j’vous jure): le gouvernement n’a pas la position d’un interlocuteur mais celui d’un guide.

      • 28 Septembre 2016 à 14h47

        i-diogene dit

        Mouaif,

        Il s’agit plutôt de salubrité publique, des lois liberticides, il y en a d’ autres:

        - port de la ceinture de sécurité,
        - lois anti-pub sur le tabac et l’ alcool,
        - etc…

        Avant la loi sur l’ IVG, non-seulement beaucoup de femmes mourraient de sépticémie, mais des nourrissons abandonnés, ou finissaient dans le congélateur, ou enterrés dans le jardin..

        Entre deux maux, il faut choisir le moindre:

        https://www.youtube.com/watch?v=1ZDJYm0hzTs

        • 28 Septembre 2016 à 15h56

          Pom’ Potes dit

          On s’est mal compris.

          Je ne parle pas de la loi de l’IVG, que je soutiens à 100%. Je parle et dénonce qu’il me semble que l’IVG est soutenu à 100% puisqu’il n’est tout simplement pas fait référence à l’autre option: accoucher.

          La dualité IVG/septicémie est une vraie dualité dans le combat pour l’accès à l’IVG. Mais elle appartient au passé. Ce qui ne signifie pas qu’il faut l’oublier et je ne l’oublie pas car c’est la raison pour laquelle je soutiens l’accès à l’IVG.

          Il se fait juste que la dualité du moment présent -qui est malheureusement absente!- c’est IVG/accouchement et l’accouchement… désolé mais ça n’a rien à voir avec la septicémie.

          Nous ne sommes plus dans une dualité de choisir entre deux maux, ce genre de dualité qui a fondé le combat pour le droit à l’avortement.

          Nous sommes dans une dualité entre deux options qui méritent d’être toutes les deux présentées et, excusez-moi du peu, il y a en une des deux qui, si elle peut être assumée, est bien plus belle que l’autre.

          Entre deux options, si on considère les femmes libres et donc responsables, il faut informer au mieux sur les deux, sans langue de bois et surtout sans faire d’impasse sur celle qui ne convient pas idéologiquement.

          Et laisser les femmes choisir.

        • 28 Septembre 2016 à 16h02

          Pom’ Potes dit

          Vidéo très pertinente. Il faudra y penser: “madame, si vous choisissez de ne pas avorter, mettrez-vous votre enfant à la poubelle ou dans l’écuelle de votre chien?”

        • 28 Septembre 2016 à 16h07

          C. Canse dit

          Diogène

          Concernant l’IVG, nous sommes d’accord.

          Concernant cette idée de surveiller les sites de la Toile, je n’y vois aucun intérêt, encore moins d’intérêt général.

          Nous sommes 66 millions, il y a 200.000 avortements par an, combien consultent ces sites, combien sont “désinformés”, combien parmi ces ” désinformés” changeront d’avis ?

          On n’en sait strictement rien !

          En revanche, on a 6 millions de chômeurs, combien d’illettrés ?
          Gouverner aux apparemment bons sentiments n’est pas une bonne gouvernance, à mon sens. 

        • 28 Septembre 2016 à 16h16

          i-diogene dit

          Oui, mais:

          - «délit d’entrave à l’accès à l’information sur l’IVG » .

          Cette loi ne vise que ceux qui entravent d’ une manière ou d’ une autre à l’ accès à l’ information sur l’ IVG.:

          Les pro-lifes utilisent toutes les méthodes, même les plus déloyales:
          - culpabilisation,
          - intox pseudo-médicales,
          - actions diverses sur les médecins ou les cliniques,
          - etc..

          Je pense qu’ une femme qui envisage une IVG a exploré toutes les solutions et que rien ne l’ empêche de s’ informer sur le net ou ailleurs..

          Cette loi vise les actes d’intimidations..

        • 28 Septembre 2016 à 16h20

          C. Canse dit

          Pff.

          Et cette “loi” infantilise les femmes.

          Pff. Et vous faites de même pour les livres, les films, le théâtre, l’opéra, les tracts etc. Ça s’appelle la censure ! 

        • 28 Septembre 2016 à 16h23

          C. Canse dit

          Diogène

          Je me répète : “Un État ne gouverne pas avec des bons sentiments, si on surveille ces sites on censure donc on attente à la liberté d’expression soit au principe de Liberté.”

        • 28 Septembre 2016 à 16h27

          C. Canse dit

          Peu importe si ces sites donnent des infos erronées, on ne peut protéger personne de la vie.

          En revanche, chacun peut prévenir une grossesse hormis les crimes de viol qui tombent sous le coup de la loi.

        • 28 Septembre 2016 à 20h54

          i-diogene dit

          C.Cance,

          Chacun peut prévenir, oui, mais parfois la passion trousse la raison à la hussarde..!^^

        • 28 Septembre 2016 à 20h56

          C. Canse dit

          Diogène

          : D Excellent. Encore des blagues ! 

    • 28 Septembre 2016 à 12h47

      Pom’ Potes dit

      Je me permets de mettre cette remarque en tête de file.

      Le gouvernement met en avant l’IVG, qui est un outil. Si on s’intéresse d’abord aux gens au lieu des droits, il est normal de considérer qu’il faille mettre en avant la situation des femmes. À savoir la grossesse non désirée.

      La question serait ainsi plus ouverte “j’ai une grossesse non désirée; que puis-je faire?” et la réponse serait alors “vous avez deux options: avortement ou accouchement; nous sommes là pour vous aider dans votre décision”.

      Au lieu de cela, la question qui est plus naturellement poussée est “comment puis-je avorter?”. Et la réponse semble être “laissez-nous vous guider dans ce nouveau super droit/produit très facile d’emploi, gratuit et instantané (blabla parlez-en à votre pharmacien)”.

      Où est le choix et la liberté quand il n’y a qu’une option présentée?

      De fait, les femmes -eh! pas connes- vont aussi se tourner vers d’autres sources d’infos, pour tout bonnement avoir des options et d’autres points de vue. Je veux bien concéder que certains sites ont leur agenda et veulent dissuader les femmes d’avorter. Mais n’est-ce pas ici le pendant du site gouvernemental IVG qui a son agenda propre et veut dissuader les femmes d’accoucher?

      Qu’est-ce qui est faux ou manipulateur dans les sites qui ont le malheur d’aller à l’encontre de la ligne du Parti? Pourquoi, en l’état, avons-nous besoin d’un nouvel outil légal spécifique pour lutter contre ces sites? Le mensonge et la manipulation ne sont pas des arguments suffisants?

      • 28 Septembre 2016 à 13h03

        C. Canse dit

        Pom’ potes

        Bah, si l’on considère que ces femmes sont incapables de penser par elles-mêmes retirons-leur le droit de vote.

        • 28 Septembre 2016 à 13h14

          Pom’ Potes dit

          Je pense qu’il vaut mieux les aider -et les hommes aussi- à bien voter. Le droit, c’est bien. Quand vous l’utilisez comme il le faut, c’est mieux!

        • 28 Septembre 2016 à 13h15

          Pom’ Potes dit

          Euh… ça passe peut-être pas bien à l’écrit mais j’ironise à bloc là…

        • 28 Septembre 2016 à 13h20

          C. Canse dit

          Pom’potes

          Moi aussi, à 13h03. :-)) 

        • 28 Septembre 2016 à 13h25

          Pom’ Potes dit

          Oui, oui, ne vous inquiétez pas :-)) J’ai bien compris où vous vous situiez question liberté. Je souhaitais juste éclaircir au cas où, et aussi pour d’autres lecteurs, ma position.

      • 28 Septembre 2016 à 13h07

        C. Canse dit

        Pom’potes

        Mensonges et manipulation ne sont pas arguments suffisants sinon vous censurerez tous les médias, livres, films, pièces de théâtre, opéras etc. Notre société ne peut protéger chacun de son ignorance, son inculture voire sa sottise. Notre société ne peut qu’instruire. 
        Instruire dans les Lumières, c’est déjà pas mal. 

        • 28 Septembre 2016 à 13h13

          eclair dit

          C.CANSE

          lesquelles de lumières? Celles promouvant l’esclavage, la non instruction de la masse. Les lumières disant qu’à part l’élite le peuple doit trimer et ne pas s’amuser source de fainéantise?

        • 28 Septembre 2016 à 13h18

          C. Canse dit

          Eclair

          Non, les idées qui ont permis donner à la France sa devise Liberté-Égalité-Fraternité, si à une époque on promouvait l’esclavage et l’interdit d’accès à l’instruction, c’était ainsi. Cela fait partie de l’Histoire sinon c’est un anachronisme.

          Mais peut-être faites-vous allusion à l’islam et sa soumission, vous savez parfaitement ce que j’en pense inutile de le rabâcher, je ne tiens pas à promouvoir des lubies d’incultes. 

        • 28 Septembre 2016 à 13h27

          eclair dit

          C.Canse

          Je ne parles pas de la révolution et d’après.

          Je parle bien des lumières. Contrairement à ce qu’on raconte les textes des lumières sont edifiants. Ce sont des textes promouvant une différence de traitement entre l’élite et le bas peuple. Et l’interdiction à l’instruction découle justement directement des lumières.

          Certains textes vantent que pour avoir les idées concentrés sur la création il faut utiliser les petits ramoneurs pour évacuer ces pulsions.

        • 28 Septembre 2016 à 13h29

          C. Canse dit

          Eclair

          Comme vous le dites : “Certains textes” idem pour Jules Ferry et je répète, il s’agit de notre Histoire.
          Si vous remontez aux Grecs, leur République a vraiment une drôle de tronche mais vous m’aviez comprise, non ? 

        • 28 Septembre 2016 à 13h40

          Pom’ Potes dit

          D’accord d’un point de vue théorique. Je voulais surtout signifier par là qu’ils me paraissent être une base suffisante mais à établir, prouver et détailler pour gérer les sites à problèmes. Je ne suis pas sûr de voir l’intérêt de faire une loi spécifique…

        • 28 Septembre 2016 à 13h45

          C. Canse dit

          Pom’potes

          Le seul intérét que j’y vois est de détourner l’attention de l’électeur.

          Le ministre de l’Éducation Nationale ” réforme” l’école à coup de décrets, le chômage croît toujours, on a failli fermer Alstom quand le nombre de voies ferrées diminue, impossible d’empêcher des attentats, l’insécurité croît et autres joyeusetés.
          C’est si facile d’actionner la corde “bons sentiments”, ah les pauvres filles qui n’auront pas accès aux bonnes informations, pleurant sur leur compte et surveillons les sites débiles. 

        • 28 Septembre 2016 à 13h50

          C. Canse dit

          Et ça marche, les “bons sentiments”. Le coup du burkini, tous les bons senti menteurs se sont jetés dessus. Bien sûr que ces femmes peuvent aller à la plage avec leurs vêtements, tout le monde s’en fiche à la limite.
          Seulement, il s’agit encore de principes.
          Les principes de Liberté, d’Égalité et Fraternité et ces femmes faisaient la promotion d’une option politico-religieuse contraire à ces principes, les gens conscients s’en sont émus.
          Les autres ont gémi sur leur droit à se vêtir comme elles l’entendent. Pathétique. 

        • 28 Septembre 2016 à 14h00

          Pom’ Potes dit

          Je vous rejoins. Il était en effet pathétique de voir des gens invoquer le droit et la liberté.

          En particulier ceux et (surtout) celles qui parlaient d’émancipation. J’aurais aimé qu’ils poursuivent un peu plus en avant et me disent de qui et/ou de quoi des femmes en France doivent-elles s’émanciper?

          Il s’agit en effet de principes. Mais aussi d’un contexte que les senti menteurs (joli celle-là ^^) ne font que frôler, et encore, de dos et quand on les y emmène.

          Ainsi, si l’intérêt de détourner l’attention est manifeste, je me demande s’il est calculé. J’ai parfois l’impression qu’il s’agit d’une fuite en avant.

        • 28 Septembre 2016 à 14h02

          eclair dit

          pom poltes

          il s’agit de créer un clivage artificiel droite gauche en vue des présidentielles.

        • 28 Septembre 2016 à 14h17

          Pom’ Potes dit

          eclair

          Ah, bien vu. C’est vrai que ça aiderait à mieux asseoir une identité pour chacun des partis en jeu.