Mail Facebook Twitter RSS

Inscrivez-vous à la Newsletter

Recevez chaque lundi la synthèse de l'actualité de toute la semaine



X

Décomplexé, ma non troppo

Il vaut mieux se dire « pas de gauche » que « de droite »

Publié le 06 décembre 2012 à 12:00 dans Politique

Mots-clés : , ,

droite gauche liberalisme

Même quand il ne ressemble pas aux caricatures faites par les bien-pensants, l’homme qui n’est pas « de gauche » y réfléchira à deux fois avant de se dire « de droite ».
La droite varie en même temps que la gauche ? Normal, elle n’est à droite que de la gauche.
D’ailleurs, la droite est plus souvent définie par la gauche que par elle-même.
Que dirait-elle, la droite, si elle était vraiment décomplexée ?
Elle dirait : « Je ne suis pas de gauche, et ça ne m’oblige pas à soutenir l’extrême contraire en tout point. »

[...]

*Photo : G!zM() 17.

voir les commentaires / réagir         envoyer
 

Article publié dans Causeur et réservé à nos abonnés.
Pour le lire dans son intégralité...

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 

Nos offres

A lire aussi

La rédaction de commentaires nécessite d'être inscrit

27

Déjà inscrit, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 
  • 12 Décembre 2012 à 21h55

    MONCHERETBEAUPAYS dit

    On ne juge pas ses parents…qu’il est tort ou raison c’est mon pays…on ne confond pas le bien et le mal…tout ne se vaut pas…on ne porte pas les valises des assassins de son propre peuple…le bon sens existe…on préfère les notres aux autres…et on veut des enfants….

    C’est cela être de droite, sans fierté et sans honte, parce que c’est le sens de la vie…tout simplement

  • 12 Décembre 2012 à 21h50

    MONCHERETBEAUPAYS dit

    On ne juge p

  • 6 Décembre 2012 à 23h44

    ylx dit

    “Dans les textes de Corneille ou Racine, ce n’est pas Athènes qui est donnée en exemple, c’est Rome”.
    Rome et Athènes ne sont comparables à aucun titre.. Rome n’a jamais connu de menaces “exterieures” sérieuses et a donc pu étendre indéfiniment son empire sans limites ni concurrence.Alors que Athènes a été confrontée en permanence à la concurrence et à la menace des autres Cités “grecques” longtemps hostiles, et en particulier de Sparte son ennemi hérédidaire, à quelques centaines de lieues seulement d’Athènes. Avec, en plus, la menace permanente du très puissant et richissime empire perse. Malgré son basculement à mi-parcours vers le régime “impérial” l’empire romain tiendra encore 5 siècles …Mais le record de longévité absolu dans l’Antiquité c’est sans doute l’Egypte, un régime fort peu démocratique !

    • 7 Décembre 2012 à 10h57

      Thalcave dit

      Pas plus Rome que Venise n’étaient des démocraties, c’étaient des républiques ou empire oligarchiques exerçant leur domination sur de vastes ensembles coloniaux. Leur longévité n’est donc pas imputable à un mode de gouvernance démocratique.
      Dire que Rome doit sa longévité à l’absence de menaces extérieures au contraire d’Athènes est une question de perspective. Il est vrai qu’après avoir vaincu Carthage, la Gaule, la Grèce, les monarchies asiatiques, l’Egypte et les tribus germaniques, Rome n’a plus eu pendant quelque temps d’ennemis extérieurs ce qui a permis de se consacrer pleinement à d’abominables luttes intestines qui a imposé une concentration des pouvoirs dans les mains d’un empereur.

      • 7 Décembre 2012 à 11h10

        saintex dit

        Et même que la démocratie athénienne n’était pas une démocratie. Un fois otés les femmes et les esclaves, il devait rester au plus le quart des habitants pour avoie le droit de cité. Dans ce groupe, il y avait des riches et des aristocrates vivant sur place, avec du temps pour la politique et puis la plus grande partie, agriculreurs et plus occupés à leurs moutons et oliviers qu’aux discours sur la colline.

    • 7 Décembre 2012 à 11h20

      saintex dit

      Rome n’a jamais eu de menaces extérieures sérieuses.
      C’est l’exemple même de la vision a posteriori. Puisqu’ils ont toujours vaincu, c’est que les menaces n’étaient pas sérieuses.
      On peut penser au contraire que, ce qui caractérise Rome est son acharnement à croire en elle et à vouloir croître pour continuer à vivre. Et ceci indépendemment du régime puisque cela se retrouve dans le royaume, la république et l’empire.
      Et cette volonté d’affirmation était telle que même la chute des empires successifs d’occident et d’orient n’en ont pas eu raison. Ainsi, l’Allemagne a été le Saint Empire Romain Germanique et l’empereur un Kaiser (césar), Moscou a été la nouvelle Rome, ville du Tsar (César) et j’ai même un ami Turc allaouite qui se prénomme Sezer (oui bon ça va saintex, on a compris les traductions).
      On peut répondre que la référence à Rome est surtout religieuse. Elle l’est, mais par conséquence. L’Eglise Romaine s’est constituée sur le modèle de l’empire dont elle est devenue un pilier. Les deux sont indissociables, mais le modèle initial reste bien celui de l’empire quelle que soit sa religion de référence. Et c’est à ce modèle que l’histoire a référé.

      • 7 Décembre 2012 à 12h38

        ylx dit

        saintex dit :”Elle l’est, mais par conséquence. L’Eglise Romaine s’est constituée sur le modèle de l’empire dont elle est devenue un pilier.”
        Je suis tout à faitd’accord avec vous. On voiten effet comment l’ Eglise prend progressivement en charge toutes les fonctions sociales, administratives, religieuses évidemment de l’ex-empire romain. Mais aussi économiques avec les premiers monastères bénédictins qui joueront un rôle moteur important pour le développement de l’agriculture, prolongeant celui des grandes villas gallo-romaines. Ce qui est intéressant de noter c’est que l’Eglise a hérité de tous les attributs de l’Empire romain sauf celui dela force militaire, ce qui mettra les dépouilles de l’ex-empire romain à la merci des invasions dites “barbares”, mais beaucoup moins méchantes que les ont décrites les rares commentateurs de l’époque. C’était plutôt de l’immigration sauvage, mais ces immigrés se convertiront et s’assimileront très rapidement à l’exemple de Clovis. Mais au même moment très loin de chez nous naissait un nouvelle religion qui elle, contrairement à ” l’Eglise catholique, apostolique et romaine” se dotait dès son départ d’une force militaire de conquête. On connaît la suite….

      • 8 Décembre 2012 à 0h14

        saintex dit

        Tout de même, les rois chrétiens faisaint allégeance à Rome et mettaient leur épée à son service. Plus exactement au service du Christ, dont Rome décidait fort souvent de la demande.

      • 8 Décembre 2012 à 0h39

        Mangouste1 dit

        Saintex,

        En mettant leur épée au service de Dieu, ils ne s’oubliaient pas pour la cause. De plus, assez rapidement, ils se firent volontiers tirer l’oreille pour servir Rome ; et sans oublier les princes qui furent habités d’un réel souci de suivre l’enseignement chrétien, on doit bien constater que ceux qui se servirent de Dieu avant de le servir furent les plus nombreux.

      • 8 Décembre 2012 à 0h49

        saintex dit

        Pensons à Godefroy de Bouillon qui ne fut jamais une horde déferlante de brute nordique et paillarde comme veut le faire croire M. Ben Jelloun avec tout son talent (relayé par tous les comptempteurs de notre monde). Cet ostrogoth, de surcroit Belge avant l’heure, eut l’audace d’avoir l’humilité de ne pas se faire couronner.
        Pensons à Louis IX sur lequel j’ai entendu les pires âneries venant d’une élève de l’Ecole des Chartes abonnée Terra Nova et Guide à Royaumont.
        Et merde pour le roi d’Angleterre qui nous as déclaré la guerre.

      • 13 Décembre 2012 à 11h22

        MONCHERETBEAUPAYS dit

        Pas de menaces extérieures sérieuses?

        Vous plaisantez je suppose…sauf à oublier Hannibal et les guerres Puniques!

  • 6 Décembre 2012 à 18h46

    Mangouste1 dit

    Thalcave,

    Je suis d’accord quand vous parlez de surenchère obligatoire dans la démagogie, cause de la chute rapide de la démocratie, et je pense malheureusement que les poses uniquement incantatoires d’une MLP ou d’un JLM sont l’avenir d’un régime qui en mourra. Je vous suis moins quand vous la voyez d’abord à gauche : les pauvres sont bien sûr plus nombreux, mais les riches aiment tout autant qu’eux être flattés par des discours simplistes qui les confortent dans leur vision du monde. 

    Quant à la supériorité de Rome sur Athènes, et à la capacité d’un régime politique à donner du pain à sa population comme unique critère pour en juger l’excellence, j’ai mes réserves, principalement morales. J’aimerais développer, mais je dois y aller. Bonne soirée.

  • 6 Décembre 2012 à 18h27

    Mangouste1 dit

    Saintex,

    Les partis qui usent modérément – le choix de l’adverbe est assez osé, j’en conviens – de démagogie? En France, je dirais le PS, le Modem et l’UMP, dans les discours desquels tout n’est pas toujours réduit à l’état de caricature et de basses flatteries en direction de l’électorat. Mais bon, ça me fait tout drôle de l’écrire, pour être tout-à-fait franc avec vous… plus j’y pense d’ailleurs, et plus je me dit que la démocratie est mal barrée. Mais bon, bonne soirée quand même.

     

    • 7 Décembre 2012 à 12h19

      saintex dit

      J’adore cette réaction !
      Penser que UMPS utilise modérément la démagogie, c’est flancher, sans y penser, à leur permanent discours de dénonciation des autres. L’écrire revenant à l’affirmer, l’homme libre sent soudain sa plume accrocher le papier. Tant de choses pèsent alors sur elle, un certain féminisme ou autre communautarisme, des discours grenoblois et des p’tits pains au chocolat (la la la la…). Vain nom, ça gratte. Même un stylo à bille ferait des pâtés.

      • 7 Décembre 2012 à 23h56

        Mangouste1 dit

        Je ne vous le fais pas dire : mes touches me faisaient mal au doigt !

      • 7 Décembre 2012 à 23h59

        Mangouste1 dit

        …auX doigtS, d’ailleurs, maman m’en ayant légué dix…

      • 8 Décembre 2012 à 0h10

        saintex dit

        Quoi ? Plus d’un doigt pour taper sur le clavier ? C’est de la frénésie ou de l’acrobatie digitactile !
        C’est horaire espagnol à Liège, pas en Flandres pourtant ?

      • 8 Décembre 2012 à 0h29

        Mangouste1 dit

        Horaire espagnol? Non, je me calme un peu en rentrant du foute. Notez, le Standard a battu Charleroi par 6 à 1 ; Charleroi, ville ainsi nommée en l’honneur de Charles II… d’Espagne. Comme quoi, tout est dans tout et inversement. 

        Sinon, apprenez, mon Cher, que mes pérégrinations scolaires m’ont un jour fait atterrir dans un cours de dactylo – au grand malheur de ma pauvre prof, à qui je rends ici publiquement hommage. Depuis, je tape à dix doigts, les deux doigts dans le nez.

        Bonne nuit Saintex, je vais roupiller : mes deux filles se lèveront tôt demain, saint Nicolas est passé, la nuit sera courte. 

      • 8 Décembre 2012 à 0h40

        saintex dit

        Je voudrais une photo d’une mangouste au clavier !!!
        J’ai tapé sur Google (qui ne m’avait rien fait) et j’ai vu. Charleroi explose au Standard (6-1).Les Rouches ont corrigé les Zèbres ce vendredi soir… je répète, Les Rouches ont corrigé les Zèbres ce vendredi soir. Probablement que les sanglots longs des violons….
        C’est un peu abscon pour moi qui tire la langue dès que le terrain dépasse la taille réglementaire d’un baby-foot homologué compétition.
        Saint Nicolas ne passe pas par chez moi, mais transmettez mes salutations à cette tête de turc, et qu’il se réconcilie avec les saloirs (c’est pas gagné).
        Le dactylo, il joue en quelle division.
        Allez, bonne nuit à vous aussi et à vos trésors.

  • 6 Décembre 2012 à 15h41

    Thalcave dit

    La métaphore “droite-gauche” est une figure de la démocratie française qui est apparue furtivement lors de la Révolution française. Je ne suis pas sûr qu’elle soit aussi prégnante dans les autres démocraties, notamment les plus anciennes, Athènes, Angleterre et Etats Unis où l’on distinguait plus naturellement les riches et les pauvres. Pour gagner le pouvoir détenu le plus souvent, il fallait s’allier aux pauvres. C’est ce qu’a fait l’aristocrate Périclès, notamment avec ses prodigalités comme le mistos pour battre un autre aristocrate. Ce système conduit forcément à des excès par surenchères. C’est pourquoi l’histoire des démocraties est courte. Au siècle des Lumières, siècle des révolutions, les penseurs politiques n’accordaient pas d’attention à la démocratie qu’ils méprisaient car la démagogie y était inévitable. Dans les textes de Corneille ou Racine, ce n’est pas Athènes qui est donnée en exemple, c’est Rome. La véritable pierre de touche du régime souhaitable était, pour ces penseurs, sa longévité signe de stabilité et de robustesse qui en prouvait le bien fondé. A cette époque, c’était Venise qui en donnait le meilleur exemple car son système de gouvernement durait depuis près de 2000 ans. L’histoire a montré que ce n’était pas suffisant car comme en Finances, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La longévité d’un régime dépend fortement de ses ressources économiques. Athènes et Venise avaient perdu leur imperium économique et aucun régime ne pouvait leur donner une vie éternelle. On pourrait dire que l’excellence d’un système de gouvernement et de son idéologie, Gauche ou Droite, Progressiste ou Conservateur, Moraliste ou Opportuniste dépend exclusivement de sa capacité à donner du pain à son peuple. Le reste et surtout l’idéologie, ce sont des oripeaux utilisés cyniquement par les meilleurs esprits. Ce n’est pas par hasard que les dirigeants du PS sont sortis de l’ENA. Le PC qui avait une conscience de classe évitait soigneusement de nommer des bourgeois à son bureau politique. Ce ne lui a pas réussi.

  • 6 Décembre 2012 à 14h31

    ylx dit

    Pour simplifier je dirais que la gauche donne la prééminence à l’Egalité, alors que la droite la donne (ou devrait la donner) à la Libertè …et ça fait une sacrée différence idéologique et pratique. Toutes les expériences qui ont voulu imposer au forceps l’Egalité ont abouti “mécaniquement” à la suppression des Libertés et à la raréfaction des Biens (JF Revel parlait de régimes “privatifs à la fois des biens et des libertés”).

    • 6 Décembre 2012 à 14h51

      Marie dit

      Il semble cependant que beaucoup ne l’ait pas encore compris

      • 6 Décembre 2012 à 18h24

        Eugène Lampiste dit

        comme vos amis qui délocalisent leurs usines dans ce paradis socialiste qu’est la chine ?

  • 6 Décembre 2012 à 13h31

    Thalcave dit

    Excellent contrepoint à l’article Les deux sens du mot droite
    On peut être « à droite de » mais aussi « de droite » tout court
    dont le formalisme sémantique procédait au bout du compte d’un sophisme circulaire, comme l’Euthydème de Platon qui débitait intrépidement les arguments les plus bouffons, et pouvait démontrer par exemple qu’il était à la fois son chien et le père de son chien.
    Dans la Gauche, on trouve tout et son contraire, exactement comme dans la Droite, du protectionnisme et du libéralisme, de l’anarchisme et du totalitarisme, du progressisme et du conservatisme, du patriotisme et du collaborationnisme, et ainsi de suite.
    La ligne de césure la plus claire à mon sens est la démagogie, plus naturelle à la Gauche qu’à la Droite -encore qu’elle a fait en la matière de sérieux progrès depuis Chirac après les leçons prises auprès de Mitterrand- et plus efficace en Démocratie pour la conquête du pouvoir qui est en réalité la seule ambition des politiciens à plus de 95%.

    • 6 Décembre 2012 à 14h02

      Mangouste1 dit

      Thalcave,

      Je ne vois pas la démagogie comme une ligne de césure entre la gauche et la droite, mais bien entre les partis modérés, qui en usent modérément parmi d’autres, et les partis qu’on qualifiait autrefois d’”extrêmes”, qui en font leur unique fond de commerce populiste.

      Ceci dit, la démagogie de gauche a plus d’écho dans notre société : visant les riches au profit, dit-elle, des pauvres, elle rencontre forcément une plus large audience que celle de droite, qui fait plus ou moins l’inverse, et cela d’autant plus que les valeurs de solidarité et de charité auxquelles elle fait appel sont des piliers de notre civilisation. 

      • 6 Décembre 2012 à 14h03

        Mangouste1 dit

        Pardon: 

        “Je ne vois pas la démagogie comme une ligne de césure entre la gauche et la droite, mais bien entre les partis modérés, qui en usent modérément parmi d’autres TECHNIQUES, et les partis qu’on qualifiait autrefois d’”extrêmes”, qui en font leur unique fond de commerce populiste. 

      • 6 Décembre 2012 à 14h08

        saintex dit

        Mangouste217,
        Si vous parlez de la France, je voudrais savoir quels sont les partis modérés qui font un usage modéré de la démagogie. Accessoirement je me demande, et vous demande, ce que vous appelez un parti modéré, ou pour le moins, qui vous appelez de la sorte.