Débat présidentiel: un bon téléfilm du lundi soir | Causeur

Débat présidentiel: un bon téléfilm du lundi soir

Le club des cinq à la campagne

Auteur

Laurent Cantamessi
co-anime le site http://idiocratie2012.blogspot.fr/

Publié le 21 mars 2017 / Politique

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Les cinq candidats à la présidentielle choisis par TF1 pour débattre sur son plateau, lundi 20 mars 2017. SIPA. 00798839_000001

Il en fallait du courage pour aller jusqu’au bout du premier débat de l’élection présidentielle 2017. Trois heures vingt au compteur, un lundi soir en plus ! C’est presque aussi long que Lawrence d’Arabie ou Ben Hur, et même si ce n’est pas bien de s’attaquer au physique, les oreilles décollées de Benoit Hamon, le gueuloir de Marine Le Pen, les poses de jeune premier de Manu Macron ou les mimiques de papa ours de Mélenchon, ça ne vaut ni Charlton Heston, ni le regard limpide de Peter O’Toole en Technicolor. Même Fillon ne fait pas le poids avec ses costards à 15 000 €. C’est bien d’ailleurs la première fois qu’on fait ce coup-là au citoyen et téléspectateur lambda : lui sortir un débat-fleuve de premier tour entre cinq candidats, c’est du (presque) jamais vu en Ve République.

Après les primaires qui sortent les ténors de LR et du PS, les juges qui se mettent en campagne et obligent François Fillon à changer de costume et de slogan, il va falloir arrêter un peu les innovations sinon on se demande ce qui restera à Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon pour nous surprendre avec leur changement de République. Depuis quelques mois on a l’impression d’avoir changé trois fois de président et mangé quatre Républiques au petit-déjeuner. On est blasé vous comprenez ? Pourquoi ne pas embaucher les gardes du corps comme assistants parlementaires et Jean-Marc Ayrault comme ministre des Affaires étrangères tant qu’on y est ? Ca devient n’importe quoi là : un débat de de trois heures en semaine ! Comme dirait l’autre, il y a des gens qui bossent. Et quand je pense que les six autres voulaient aussi en être, on aurait aussi bien pu organiser une nocturne et bruncher à sept heures du matin. Ils prennent les électeurs pour qui ces gens ? Des rentiers qui n’ont que ça à faire ?

Mélenchon fait le spectacle

Bon, visiblement, soit l’électorat compte beaucoup d’oisifs, soit les gens aiment se faire du mal ou sont vraiment – au choix – terrifiés ou chauffés à blanc par cette élection. 9,8 millions de téléspectateurs auraient suivi le débat selon France Info avec un pic à 11,3 millions et 47% de part d’audience, écrasant au passage le débat de la primaire de droite (deux fois moins), le débat de la primaire de gauche (trois fois moins), Cyril Hanouna, Une flic entre deux feux (la série TV de la 2), Super Nanny, Wolfgang Amadeus Mozart sur France 5 et Alain Delon sur Arte. Tout ça pour entendre Emmanuel Macron et Marine Le Pen déterrer le burkini de guerre, Jean-Luc Mélenchon demander à cette dernière si elle comptait abroger le Concordat, Benoit Hamon parler de vote utile et François Fillon compter les milliards distribués par ses camarades, tout à leurs promesses. Cela valait-il vraiment le coup de snober Amadeus ou Mort d’un pourri pour assister à ça ? Oui, et pour de nombreuses raisons.

>> A lire aussi: Débat présidentiel: beaucoup de bruit pour presque rien

D’abord, pour Jean-Luc Mélenchon, assurément le roi de la répartie ce soir-là. La présence du leader de la France Insoumise chez TF1, tout comme celle de la chef de file du Front national sur un même plateau télé constituait en soi un puissant argument. La dernière fois que ces deux-là avaient vraiment croisé le fer, l’entretien s’était révélé saignant. En 2012, dans l’émission Des paroles et des actes de David Pujadas, Marine Le Pen avait quand même fini par bouder et refuser de débattre avec le candidat du Front de gauche, faisant mine de lire ses notes et le journal, affectant d’ignorer un Jean-Luc Mélenchon déchaîné. Mais à l’époque, le Front de Gauche pouvait encore prétendre jouer dans la même cour que le Front national, encore sous le coup de sa formidable gamelle du premier tour des élections de 2007. En 2017, les sondages entonnent une autre chanson et Mélenchon a d’autres cibles. Il y a les ennemis idéologiques et les adversaires d’appareil. Et Mélenchon ne pouvait que se réjouir de voir Emmanuel Macron et Benoit Hamon s’empoigner en direct sur le plateau de TF1. Mélenchon et Hamon ont des parcours étrangement liés. Pour tous deux, le Congrès de Reims en 2008 a signifié la rupture, vécue et assumée de manière différente puisque Mélenchon a quitté le PS à cette occasion, après l’arrivée en tête de la motion Royal, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite », tandis que Benoit Hamon, homme d’appareil et apparatchik de second rang, commençait à ce moment à se tailler le costume de « rassembleur des frondeurs » qu’il endossera sous le gouvernement Hollande avant de devenir le champion surprise de la gauche1. Au terme d’un cycle politique riche en retournements et en paradoxes, un Mélenchon plus insoumis que jamais qui a mis ses alliés communistes dos au mur et un Hamon lâché par ses ex-camarades du PS se retrouvent en position de se disputer le leadership d’une extrême-gauche recomposée.

C’est Machiavel qu’on assassine!

De son exil idéologique, Hamon, dénoncé comme trop clivant par ses ex-camarades, désormais pour partie aspirants-macroniens, regarde avec aigreur le nouvel astre briller au-dessus des cendres du défunt PS. Alors, Hamon, qui s’était déjà fait voler en 2008 son combat contre Royal par Aubry, tente encore durant le débat, de se hisser au niveau de son nouvel adversaire. Las ! Durant tout le débat, Hamon aura beau tenter d’écorner la belle image lisse d’Emmanuel Macron, de proposer un « futur désirable » et de défendre son revenu universel, dont il ne reste déjà plus grand-chose dans son programme, on le sent tout du long ravalé au rang de second couteau. Tout juste bon à traiter Marine Le Pen de « droguée des faits divers » – ce qui est assez drôle -, à dénoncer un « débat politique nauséabond » et à dérouler l’insipide rhétorique d’un réformisme bien-pensant, il ne parvient pas à exister face à un Mélenchon qui en fait des tonnes dans l’utopisme tonnant. Ce dernier ricane franchement quand Macron et Hamon se font reprendre par Gilles Bouleau à l’issue d’une longue passe d’arme. « C’est un débat à cinq », leur rappelle le journaliste. « Mais il faut bien qu’il y ait un débat au PS », ajoute, perfide, Mélenchon en arrière-plan.

En face du pauvre Hamon et du tonitruant Mélenchon, Marine Le Pen se démène elle aussi, comme une diablesse, pour taper à la fois sur Fillon et sur Macron, et faire contrepoids à Mélenchon. Mais si les arguments de ce dernier apparaissent souvent aussi généreux que surréalistes, il réussit cependant à conserver pour lui l’avantage d’une rhétorique flamboyante, à défaut d’être vraiment convaincant. Marine Le Pen, elle, donne l’impression de manier, toujours avec la même dextérité de camionneur chevronné, le même rouleau compresseur sur les mêmes sentiers battus. C’est la fêlure dans la carapace du démagogue qui apparaît : celui qui s’appuie sur des vérités pour s’élancer vers l’abstraction séduisante voit sa course s’achever dans le domaine du ressassé et du slogan. Marine Le Pen tance, répète, réaffirme, mais ce que son discours recèle de vérité se mue en obsessions qui oblitèrent progressivement tout ce que, de son projet futur, l’on pourrait demander que la candidate expose.

Pendant ce temps, François Fillon calcule les dépenses de ses adversaires pour la Défense, l’Ecole, contre le chômage, pour la relance, la croissance, la consommation des ménages. Celui que les journaux et la justice questionnent depuis deux mois sur le salaire de son épouse et de ses enfants, et le prix de ses costumes, n’en peut plus d’entendre les autres candidats promettre, promettre et promettre encore. Emmanuel Macron, lui, est d’accord, la plupart du temps, avec tout le monde. Quand on l’attaque, il fait le dos rond, sourit finement, répète « c’est pour moi ça ! », en mettant les rieurs de son côté. Le reste du temps, il acquiesce, abonde, « un coup à gauche, un coup à droite », comme lui reproche Mélenchon. Le rusé Macron a, paraît-il, étudié Machiavel. Il doit donc sûrement avoir en tête le début du chapitre XVIII du Prince : « Chacun comprend combien il est louable pour un prince d’être fidèle à sa parole et d’agir toujours franchement et sans artifice. De notre temps, néanmoins, nous avons vu de grandes choses exécutées par des princes qui faisaient peu de cas de cette fidélité et qui savaient en imposer aux hommes par la ruse. Nous avons vu ces princes l’emporter enfin sur ceux qui prenaient la loyauté pour base de toute leur conduite. » Emmanuel Macron pourrait se souvenir que si Machiavel conseille d’être quelquefois renard, il recommande aussi de savoir être lion et qu’il faut également savoir « déguiser cette nature de renard », ce que Macron, apparemment n’a pas su faire, paraissant si constamment souple, aimable et calculateur qu’il en devenait presque grossier dans ses manières si rondes.

Mais, après tout, le reproche pouvait, lundi soir, s’adresser à tous les candidats qui semblaient avoir adopté cette autre maxime machiavélienne : « les hommes, en général, jugent plus par leurs yeux que par leurs mains, tous étant à portée de voir, et peu de toucher. Tout le monde voit ce que vous paraissez ; peu connaissent à fond ce que vous êtes, et ce petit nombre n’osera point s’élever contre l’opinion de la majorité, soutenue encore par la majesté du pouvoir souverain. » L’opinion, comme chacun sait, ça se travaille. Chacun des candidats s’y applique avec ferveur et comme dit, encore une fois, Machiavel : « un trompeur saura trouver toujours quelqu’un qui se laisse tromper. » Mais la politique n’est pas seulement la conquête du pouvoir, elle en est ensuite l’exercice. Et le débat de lundi ne laissait deviner aucun homme ou aucune femme qui semble vraiment en mesure de s’acquitter de cette tâche. Le plus difficile dans l’art de gouverner est peut-être de savoir décevoir après avoir tant voulu séduire.

  1. Pour en savoir plus sur les très riches heures du congrès de Reims, on recommandera chaudement la lecture de Hold-ups, arnaques et trahisons,signé des journalistes d’Europe 1 Antonin André et Karim Rissouli

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 22 Mars 2017 à 17h57

      Martini Henry dit

      Quand à l’allié de la ridicule et incompétente Merkel, voilà ce qu’il déclare, après lui avoir craché à la gueule en la traitant de nazie : “Je m’adresse une nouvelle fois aux Européens (…) La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peut bafouer l’honneur, dont on peut expulser les ministres. Le monde entier suit ce qui se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun Occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde.”
      Elle en pense quoi la grosse nullarde?
      Je signale que les négociations concernant l’entrée dans l’UE de ce fanatique ne sont pas enterrées, ce qui en dit assez sur ce que représente cette UE de merde concernant le respect de ses citoyens… Que cette institution de crevures crève enfin définitivement, qu’on retrouve enfin notre rang dans le monde!
      https://www.valeursactuelles.com/monde/erdogan-menace-les-occidentaux-plus-un-pas-en-securite-nulle-part-74551

      • 22 Mars 2017 à 18h03

        Warboi dit

        Avec Le Pen ?? Ah ah ah.

        • 22 Mars 2017 à 18h08

          Martini Henry dit

          Vous trouvez ça très drôle? Effectivement, c’est tordant. Vraiment. Tordant. Quand votre candidat à vous offre une occasion inespérée à Al Quaïda de faire sa propagande. Oui, vraiment. C’est tordant.

      • 22 Mars 2017 à 18h17

        Laurence dit

        C’est sûr qu’en baissant son slip et en exhibant sa pine d’huitre en Algchérie chérie, votre poupée des Sires poupées des çons a su placer la France au niveau des pays musulmans. Statut enviable que le monde entier, mais que dis-je notre galaxie, nous envie. Well done les péteux.

      • 22 Mars 2017 à 18h37

        C. Canse dit

        Et cet abruti nous prend en plus pour des cons, on n’est plus en sécurité nulle part, nous le savions.
        3 lycéens de Concarneau blessés à Londres. 

        • 22 Mars 2017 à 18h55

          Martini Henry dit

          Eh oui… Notre “allié” Erdogan sait de quoi il parle. Il ne lance pas des menaces en l’air et connaît parfaitement l’état d’esprit de ses coreligionnaires dans le monde…

      • 23 Mars 2017 à 17h20

        Patrick dit

        Mais QUI en parle, en dehors de “Valeurs actuelles” ?

      • 23 Mars 2017 à 17h27

        Patrick dit

        Il faut lire la presse allemande, par exemple Frankfurter Allgemeine qui titre que l’ambassadeur de Turquie a été convoqué par l’UE pour demande d’explications.

    • 22 Mars 2017 à 17h52

      Martini Henry dit

      Quand les propos de Macron servent la propagande d’Al Quaïda! C’est parfait pour un prétendant à la présidence de la République française! Remarquable!
      De la nécessité de fermer sa gueule quand on n’a pas les capacité nécessaires pour peser les conséquences de ses propos. Ce type est d’une nullité crasse!
      https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-la-propagande-dal-qaida-evoque-les-propos-de-macron-sur-la-colonisation-74532

      • 22 Mars 2017 à 17h58

        C. Canse dit

        Au nom de la “morale”, le PS devrait exiger son retrait de la course à l’Élysée.

      • 22 Mars 2017 à 18h01

        C. Canse dit

        Et qui sait, au nom de la loi, il devrait être poursuivi pour intelligence avec l’ennemi.
        Mais rien ne se passera, tout le gouvernement attend pour se jeter dans ses bras. 

      • 22 Mars 2017 à 18h02

        Warboi dit

        De fait vous donnez raison à la propagande d’al Qaida. Vous citez ces ordures ? Vous accordez de la valeur à ce que disent ces tarés ?
        Vous nous recommandez de vivre comme des rats en craignant d’être instrumentalisés par ces pros de la com ?
        Vous êtes leur cœur de cible.
        Ils comptent sur vous et les gens comme vous pour porter la guerre de tous contre tous chez nous et ils auraient tort de se gêner parce que vous ne marchez pas, vous courrez.
        allez, on retourne dans les bois et on se fait encore deux ou trois sangliers à mains nues pour se calmer.

        • 22 Mars 2017 à 18h10

          Martini Henry dit

          C’est pas moi qui offre à Al Quaïda une occasion en or de développer sa propagande et de recruter. C’est votre abruti irresponsable et immature de candidat nain. N’inversez pas les rôles.

    • 22 Mars 2017 à 14h59

      L'Ours dit

      saintex,
      je suis désappointé.
      Je pensais que votre correctif serait de dire que j’étais jeune et beau.
      :o)

    • 22 Mars 2017 à 14h47

      Warboi dit

      De plus en plus pathétique, Fillon était en contact par sms pendant tout le débat avec sa communicante, Anne Méaux.
      Tricheur et faible.
      Le “président” de la honte !

    • 22 Mars 2017 à 13h43

      C. Canse dit

      TF1 s’est assis sur les règles démocratiques avec la complicité de près de 10 millions de téléspectateurs. En effet, 11 personnes se présentent à l’élection présidentielle, seules 5 étaient présentes ce soir là.
      Mais c’est “moral” sûrement…
      Satanée morale, ce nouvel opium du peuple avec la TV pour grand messe et les journalistes pour prêtres.

      La religion est morte, vive la morale !

       Et la loi, le seul truc qui soit débattu à l’Assemblée, le seul truc qui permette au pays de tenir debout, un grand nombre s’en moque. Le reste de la population a décidé de s’abstenir de voter, à quoi bon puisque c’est la “morale” qui gouverne l’opinion. La morale, elle, ne nécessite pas de débat, elle nous est imposée. Une démocratie ? Non. Une dictature.
      Mais, c’est pas grave. Nombreux sont les français qui approuvent. Mais est-ce la majorité ? 

      • 22 Mars 2017 à 13h47

        C. Canse dit

        J’avais oublié le trait d’union à “grand-messe”, c’est drôle. : D

        • 22 Mars 2017 à 18h38

          lisa dit

          C.Canse, la religion n’est pas du morte, au cas où vous auriez oublié la propension à crier “alouakbar” à diverses occasions, la moraline vient en plus.

      • 22 Mars 2017 à 18h36

        lisa dit

        C.Canse, la religion n’est pas du morte, au cas où vous auriez oublié la

        • 22 Mars 2017 à 18h38

          C. Canse dit

          Lisa

          Entendez “officiellement”. 

        • 22 Mars 2017 à 18h42

          lisa dit

          Ca m’étonnait aussi de vous, d’habitude je suis d’accord avec vous ce que je lis tout du moins)
          Elle est morte officiellement, c’est à dire pour les gens qui sont sourds et aveugles.

        • 22 Mars 2017 à 18h50

          C. Canse dit

          Lisa

          Si, au moins, ceux-là s’appliquaient la “morale” en vigueur, nos gamins pourraient visiter Londres tranquillement. 

    • 22 Mars 2017 à 12h53

      saintex dit

      Nous avons eu droit à un Henry Cap Corse très en verve et lyrique comme une Taubira de printemps. Au cœur du sujet, le manque de virilité de nos politiques.
      Nous avons eu droit à de nouvelles salves de François contre les femmes et la féminisation de notre monde.
      Normalement, ils auraient du s’embrasser sur la bouche, et bien ils se sont embrasés sous la douche, douche d’invectives bien sur. Et tout ça grâce à quoi ? Grâce au fait que Marine Le Pen est une femme. Elle est pas belle la vie ? ))) pardon, ha ha ha ha et ^^^^

      • 22 Mars 2017 à 13h24

        José Bobo dit

        Avec vous le niveau du débat n’arrête pas de monter, on commente maintenant des commentaires sur les commentaires, c’est captivant !

      • 22 Mars 2017 à 13h49

        Martini Henry dit

        Le respect des femmes est un des témoins de la virilité. Un marqueur. Un des plus évidents même. Et lier les homos et le manque de virilité est d’une connerie sans nom. Je connais bien des homos, certains ont été et sont toujours des frères d’armes. Ils sont tous bien plus virils que les beaufs insulteurs de femmes.

    • 22 Mars 2017 à 11h52

      José Bobo dit

      De toute évidence, et comme le confirme l’article ci-dessus, ce débat n’était pas organisé pour faire les délices des fins analystes politiques qui se complaisent à détailler les multiples anecdotes politiciennes dont notre presse se repaît quotidiennement. Le fait que Mélanchon soit ici trouvé une fois de plus amusant et éloquent n’est pas vraiment le sujet de cette élection tant il est évident qu’il disparaîtra près le 1er tour. Le rôle d’un débat comme celui-ci est de s’adresser au peuple qui n’a pas le temps de lire chaque jour, comme le fait probablement l’auteur de cet article, les excellents quotidiens que notre pays nous propose ni de suivre toutes les micro-péripéties qui agitent en permanence le monde médiatique. En à peine trois heures l’individu moyen peut écouter, voir et comparer entre eux les candidats les plus sérieux à cette élection présidentielle qui décidera en grande partie des orientations politiques de notre pays durant les cinq prochaines années. Que M. Laurent Cantamessi n’ait pas appris grand-chose en suivant ce débat est tout à fait hors sujet, ce qui importe c’est de savoir si nos concitoyens moins spécialisés ont pu en tirer des informations utiles à leur choix. Personnellement je pense que c’est le cas. Le vide sidéral de la pensée hamonesque par exemple n’a certainement pas échappé à la majorité des téléspectateurs. L’immaturité politique du charmant M. Macron s’est aussi révélée au grand jour par le grands vide de son discours ainsi que par ses attitudes puériles, à la limite de la naïveté. Marine Le Pen jouait effectivement son rôle pour la nième fois mais ce qu’elle disait avait le mérite d’être parfaitement clair, les électeurs qui voteront pour elles ne seront pas trompés sur la marchandise. Quant à Fillon, s’il est vrai qu’il a critiqué l’absence de financement des programmes de ses adversaires il ne s’est pas borné à cela. [suite ci-dessous]

      • 22 Mars 2017 à 12h12

        José Bobo dit

        [suite] Fillon a aussi montré qu’il était le seul capable de diriger notre pays d’une main assurée et compétente. Le seul à présenter un projet économique sérieux, le seul à exprimer ce qu’une politique étrangère doit comporter de pragmatisme, le seul à envisager un dispositif cohérent pour “intégrer” l’islam en France… Cela tout le monde l’a perçu, chacun l’a compris mais peu de commentateurs semblent vouloir le reconnaître publiquement. Reste que la Ve République Française ressemble de plus en plus à un cimetière d’occasions manquées. C’est comme si les Français redoutaient par-dessus tout de mettre aux commandes un homme capable de diriger réellement le pays, autrement qu’en louvoyant à partir des sondages de popularité. Les Français ont élu Hollande parce qu’ils savaient qu’il ne ferait rien et le même processus a eu lieu avec les élections de Chirac. Alors, cette fois-ci encore il y a de bonnes chances que les Français choisissent Macron, le plus petit dénominateur commun, celui dont nous savons tous qu’il n’est pas capable de diriger notre pays dans la situation extrêmement complexe où nous nous trouvons. L’intérêt de ce débat c’est que personne ne pourra dire : “je ne savais pas… je ne pensais pas que… on m’a menti…

      • 22 Mars 2017 à 14h04

        C. Canse dit

        José Bobo

        Qu’est-ce qui vous permet de dire “les candidats les plus sérieux à cette élection présidentielle” ?
        Votre petit doigt ? Les sondages ?
        On a vu leur adéquation avec la réalité lors de l’aberration que furent les “primaires”, aberration car tout citoyen éligible peut se présenter sans passer par les partis, l’une des raisons d’être de la Vème.
        À charge à chaque citoyen se présentant de trouver ses financements et toute l’infrastructure.

         À ce propos, on peut s’interroger sur l’origine de l’argent que M. Macron devra bien trouver pour régler les intérêts des 8 millions d’euros empruntés nécessaires au financement de sa campagne puisqu’il semble n’avoir plus comme revenus que la pension de son épouse et ses éventuels droits d’auteur, le tout après impôt, évidemment. 

        • 22 Mars 2017 à 14h10

          C. Canse dit

          Sans oublier la loi Neiertz qui limite à 30% le taux d’endettement maximal…
          Tant pour M. Macron que pour les autres français. 

        • 22 Mars 2017 à 20h30

          José Bobo dit

          J”ai en effet un petit doigt qui me conseille, il n’est pas génial mais tout de même suffisamment intelligent pour comprendre que sur les 11 candidats seuls trois d’entre eux ont encore une petite chance d’accéder à la présidence. Et je vais vous étonner en livrant les noms qu’il m”a soufflé : il s’agit de Le Pen, Fillon et Macron.
          Si votre petit doigt n’est pas capable de vous donner de pareilles indications coupez-le immédiatement, ainsi vous ne passerez plus pour un extraterrestre…