Débat présidentiel: beaucoup de bruit pour presque rien | Causeur

Débat présidentiel: beaucoup de bruit pour presque rien

Cinq candidats dans la tour TF1: qui est tombé à l’eau?

Auteur

Daniel Saoud

Daniel Saoud
est journaliste.

Publié le 21 mars 2017 / Politique

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François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Marine Le Pen sur le plateau de TF1 lors du premier débat de la présidentielle, mars 2017. SIPA. AP22029732_000025

Le pugilat annoncé a eu lieu. Hier soir, sur TF1, face à deux journalistes insipides (Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau, pour ne pas les nommer), le club des cinq mieux placés dans les sondages a donc débattu. Mention spéciale à François Fillon et Emmanuel Macron pour leur petite larme liminaire versée en vibrant hommage aux six autres candidats absents du plateau. Leur lamento légèrement hypocrite avait un vague parfum de Cérémonie des Gérard, séquence nostalgie, lorsque toute la profession verse des larmes de crocodile pour rendre hommage aux acteurs défunts. S’ils avaient vraiment à cœur d’organiser un débat contradictoire entre les onze prétendants au fauteuil élyséen, que n’ont-ils boycotté ce format antidémocratique ? C’est bien simple, sans Fillon ou Macron, l’émission aurait été annulée et le pluralisme sauf. Mais à l’impossible, nul présidentiable n’est tenu…

Pugilat cacophonique

Passons. Comme on pouvait s’y attendre, la disputatio à cinq a viré au combat de catch de trois heures et demie, avec les rituelles prises contrôlées et indignation forcées. Chacun occupait son emploi jusqu’à la caricature, tels des comédiens du cours Simon : Fillon en ordolibéral austère, Mélenchon en candidat des petits, Macron en champion du « renouveau », Le Pen en porte-parole des sans-grade assoiffés de frontières. Dans un premier temps, l’ancien Premier ministre empêtré dans une guerre des nerfs avec le parquet financier, a paru au-dessus de la mêlée, prenant bien soin de ne pas interrompre ses adversaires et d’éviter le combat de chiffonniers. Difficile lorsque la purge néolibérale qu’il annonce se voit brocardée, notamment par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, l’une dénonçant une prétendue « privatisation de la Sécurité sociale », l’autre dévoilant au plus grand nombre le projet LR de libéralisation totale du temps de travail (« Vous ne pouvez pas au-delà de 48 heures par semaine, c’est la durée maximale légale en Europe », a-t-il fait valoir avec raison).


Le Grand Débat: si vous l’avez raté par LEXPRESS

Aux côtés d’un Macron fin équilibriste, au point de souvent friser le sophisme (une cuiller pour la droite libérale, une cuiller pour la gauche de l’assistanat ; un coup contre le Revenu Social des Indépendants (RSI) qui ratiboise les petits commerçants ; un coup contre leur retour dans le régime général des impôts, une fois républicain laïque intransigeant, une autre adepte du multiculturalisme sans l’aimer), Mélenchon a brillé d’éloquence. Quoi qu’on pense de sa VIe République constituante, de son droit opposable à l’emploi, de sa Sécu qui rase gratis, de son écologisme planificateur, de son angélisme sécuritaire, et j’en passe son amour de la belle langue, doublé d’un lyrisme rappelant les très riches heures du socialisme français, laisse admiratif. En face, le réformisme petit bras d’un Benoît Hamon fait pâle figure : le revenu universel dès 2018 (dans quelles limites ? avec quel argent ?), la défense de la veuve voilée et de l’orphelin, c’est un peu court jeune homme…

D’étonnants rapprochements se sont opérés au cours des échanges souvent cacophoniques. Aux dialogues désaccordés entre Hamon et Macron (parfaitement ironique dans son rôle de méchant banquier fier de son parcours…) qui leur ont valu les sarcasmes d’un Mélenchon (« c’est bien qu’il y ait un débat au PS ! ») ont succédé de profondes convergences économiques entre Macron et Fillon. Dans le domaine international, survolé en quelques minutes à la fin de l’émission, ce sont plutôt Fillon et Mélenchon qui communient d’une même voix raisonnablement pro-russe alors qu’Hamon a, dans une sortie aussi courageuse qu’inattendue, durement critiqué l’Arabie Saoudite et le Qatar pour leur œuvre prosélyte en faveur du salafisme. L’ennui, c’est que le candidat du PS se refuse à toute alliance, fût-elle pragmatique, avec la Russie ou l’Iran. De son purisme diplomatique, pourrait donc sortir une France seule, un comble pour ce pourfendeur du « nationalisme » trumpo-mariniste !

Mélenchon au-dessus du lot?

Des déclarations de Miss France (« Je serai le président de la paix ») indignes de l’intelligence mélenchonienne, on ne tirera pas grand enseignement. La péroraison de Marine Le Pen, présidente de « l’ordre » (comprendre : en lieu et place de la chienlit actuelle), témoigne d’une inquiétante absence de vision pour la France, au-delà du refus de l’utopie sans-frontiériste et néo-libérale dans laquelle voudrait nos emmener certains de ses opposants. Aucune perspective de long terme tracée, des questions aussi essentielles que le défi écologique et la révolution transhumaniste peu ou pas abordées, voilà qui fit bailler le spectateur somnolent que j’étais devenu hier à minuit passé.

In fine, Mélenchon aura peut-être tiré son épingle du jeu, malgré sa phraséologie marxiste hors d’âge et son immigrationnisme très impopulaire. Idem pour Macron, dont le costume de jeune premier frais émoulu d’une école de commerce habille ce VRP de la mondialisation heureuse. En-deçà, une Marine Le Pen très IIIe République n’aura su se défaire de ses mauvaises manières ni crever le plafond de verre de la crédibilité. Il ne suffit pas de répéter ad libitum quelque slogans (« patriotisme économique », « priorité aux entreprises françaises ») pour répondre aux interrogations sur son programme. Quant à François Fillon, malgré quelques envolées gaulliennes, sa politique de sape sociale risque de lui coûter électoralement bien plus cher quele harcèlement judiciaire qu’il subit depuis des mois.

En somme, tout concourt à donner raison à Belinda Cannone, dont le constat désabusé ne cesse de me hanter : ainsi que l’énonce cette grande féministe dans La bêtise s’améliore,  on ne débat plus sur des contenus, mais sur des postures… Contre toute attente, et si les vrais gagnants de la soirée étaient les six candidats privés de débat ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 23 Mars 2017 à 11h59

      keg dit

      Faut-il se farcir des non-lieux d’émissions insipides où ils sont tous beuax, ils sont tous gentils.
      C’est quoi un débat? Un étalage de pub?
      Choisissez le meilleur slogan, qu’importe si par derrière vous vous faites baiser (les plus “humains” fournissent la vaseline….)

      http://wp.me/p4Im0Q-1BF

    • 23 Mars 2017 à 7h03

      Livio del Quenale dit

      Les medias n’ont qu’un but faire le spectacle pour l’AUDIMAT et vendre de la pub, le reste, l’honnêteté, la vérité, la réalité, la bonne foi, l’information (la vraie), ils s’en foutent.
      Et les candidats aux élections vont s’y vautrer.
      S’en sortent, mais pas par le haut, les rhéteurs et posticheurs qui souvent ne sont que ça.
      Effectivement ceux qui n’y sont pas invités seraient gagnants sous réserve que l’électeur soit mature.

      La TV des journaux et autres tabloïds ressemblent à du dessin animé pour moutons suiveurs, sans indépendance d’esprit, de libre arbitre et autre anticonformisme.

      Quand on a compris ça, on s’informe ailleurs et surtout avec circonspection, c’est alors que l’on s’aperçoit que la majorité des français qui votent ont les politiques et les gouvernements qu’ils méritent.

      Comme on nous a spolié de la seule voix que la république nous doit il ne reste que la rue, les faux, les fourches et le courage.
      -
      A cheval une “civilisation” n’est que tribus barbare, la civilisation ne nait que dans le calme, la paix et la motivation dans la foi l’espoir en qq chose ne serait-ce qu’eux même.

    • 22 Mars 2017 à 14h58

      Flandres dit

      J’ai oublié d’ajouter :
      J’attends avec impatience le débat sur F2.
      11 candidats et toujours le même modèle d’animateur

    • 22 Mars 2017 à 14h55

      Flandres dit

      Débat soporifique.
      Je l’ai regardé jusqu’au bout, en luttant contre le sommeil… A aucun moment les animateurs du débat n’ont su élever le niveau. Plus personne n’a besoin de la récitation lancinante de nos candidats sur les 35 heures ou sur l’âge de la retraite. Même les arguments sur l’identité ou la laïcité ne font plus rire personne.
      Il faut parler d’Europe conquérante, de la façon de nous redonner – à nous – la stature de ce que nous étions.
      Nous nous faisons tondre par le dynamisme chinois, et tout ce que nous arrivons à faire, nous les franco-allemands – c’est de marcher à pied, empêtrés dans les chaînes de nos boulets réglementaires ! Quel gâchis !
      Il y a un gars célèbre – l’un de vos lecteurs dira peut-être son nom – qui a dit :
      La civilisation meurt quand elle descend de cheval.

      • 23 Mars 2017 à 6h52

        Livio del Quenale dit

        la civilisation meurt quand elle n’est plus que cupide, gavée, dévergondée.

    • 22 Mars 2017 à 11h22

      HuxWells dit

      RSI signifie “Régime” Social des Indépendants et non “Revenu”. Si c’était un revenu, ça se saurait. Sauf que c’est tout le contraire : un ponctionnement incessant (de nos revenus). Merci de corriger cette approximation fautive. Bien à vous. Un indépendant

    • 22 Mars 2017 à 10h06

      GAB251 dit

      Monsieur Saoud, Vous dites être journaliste alors apprenez (ou souvenez-vous) que votre formule “pour ne pas les nommer” est ridicule, la formule juste est “pour ne pas les citer”; ça veut dire que n’ayant pas de temps pour les citer ou pas les sources, vous préférez les nommer justement! Bon ça c’est dit; vous dites que les journalistes étaient insipides, alors que c’est votre seul avis ; ils ne l’ont pas été, de mon point de vue surtout la dame fort pertinente. Votre qualificatif de “profondes convergences” est un curieux concept. Converger en creux, il faut le faire! Enfin quand vous aurez la culture, le culot, le charisme et l’intelligence de Macron, le seul à pouvoir battre Le Pen au second tout on reparlera ensemble. Prenez exemple sur la seule personne digne de respect intellectuel chez vous, j’ai “nommé” FINKIE, (sans le citer!). Bon je vous donne crédit de votre critique de l’apprentie sorcière qu’est Le Pen, c’est la SEULE chose qui compte, pour le reste vous savez que c’est fichu n’est-ce pas? La France, sauf miracle du Centre (vertu aristotélicienne) va sombrer dans le fascisme soft dans 5 ans; on a peut-être un sursis si Fillon (écrabouillé par le Pen) ne passe pas devant Macron. Voyez…

    • 22 Mars 2017 à 9h13

      ALCA11 dit

      Nous aurons Mélenchon comme Président, c’est le seul qui soit en mesure de s’imposer face à des idées qui renvoie la France dans les années 30 et d’autres qui déroulent le tapis rouge aux spéculateurs de tous ordres. Nous avons la chance d’avoir quelqu’un d’intelligent, de charismatique, entouré et de femmes et d’homme de valeur, pacifiste et intègre, et nous nous priverions de sa volonté à donner de l’espoir aux jeunes générations et de permettre aux plus  anciens de vieillir en paix dans une France où la haine qui attise chaque jour les braises de la discorde serait éteinte. Ceux qui n’ont pas compris les enjeux de ce choix devraient s’y intéresser un peu plus au carnets qui sont en ligne et qui nous apporte tous les éclairages et nous garantissent qu’au moins lui il ne sera pas une marionnette de la finance.

      • 22 Mars 2017 à 10h07

        accenteur dit

        Mélenchon année 30, bien vu. Ah ! non, c’est le contraire que vous disiez ? Mais Mélenchon , année 3à c’était bien pourtant. Allez, vareuse Mao, je vous le fais à année 50, 60, 70, ça vous va ?

    • 22 Mars 2017 à 8h02

      accenteur dit

      Aurons-nous Macron la mère porteuse du PS ?

    • 22 Mars 2017 à 7h54

      joke ka dit

      les médias sont devenus une source de désinformation ou manipulation à partir du moment où les journalistes ont tous la même orientation …et depuis Mitterrand ,la justice et les médias sont verrouillés par la gauche …

    • 22 Mars 2017 à 7h28

      QUIDAM II dit

      Emmanuel Macron le dit clairement : il n’est pas « ni droite ni gauche »… il est « de droite et de gauche ».
      Il est parfaitement hollandiste :
      « de droite » économiquement et socialement (libéral et antisocial) ;
      « de gauche » pour les moeurs, la culture et l’immigration.
      Exactement ce que ne veut pas la majorité des citoyens qu’il fascine pourtant par ses allures faussement modernistes et progressistes.

    • 22 Mars 2017 à 7h05

      Naif dit

      J’en ai marre de ces gens qui tente de se faire passer pour objectif en mettant tout le monde sur au même niveau font passer leurs idées de gôche, d’ailleurs existe il encore des journalistes qui ne soit pas de gôche ?
      si je résume cet article : tous nul mélenchon un peu moins… Et de nous balancer des postions sur l’immigration “impopulaire” des propositions délirantes dont l’auteur ne prendra pas la peine de le dire alors qu’il ne se gêne pas de dénoncer une inquiétante absence de vision pour la france, comme ci mélenchon avait une vision plus réaliste,  ou des mauvaises manières de la représentante du FN.
      Personnellement je trouve mélenchon  bien plus dangereux que marine le pen son antisémitisme étant bien plus virulent, et jamais dénoncé, et ses délires idéologique au moins aussi dangereuse que celles des autres participants.
      Là où je suis d’accord avec l’auteur c’est qu’aucun des candidats n’a montré la moindre qualité à diriger le pays. Fillon a raté une chance incroyable lorsqu’il a dénoncé le sort des “petits” candidats privé d’antenne il aurait dû partir quitter le plateau et refuser de participer à cette mascarade.
      Il ne l’a pas fait, il n’a pas eu le courage de le faire et c’est dommage car c’était peut être le seul a pouvoir défendre une position d’un homme politique digne de ce nom !
      Je reste consterné car je n’en vois aucun qui sort du lot ! absolument aucun ! 

    • 21 Mars 2017 à 18h29

      ophyrs dit

      Nous n’avons pas dû voir le même débat que votre journaliste.

      Mélenchon a tout “mélanché” ! Vieux gaucho sur le retour qui ne parle que de politique alors qu’on veut voir la France se redresser et les gens au boulot, surtout les fonctionnaires qui sont loin de faire 35 h !

      • 21 Mars 2017 à 21h31

        Warboi dit

        C’est un clown, c’est Marchais ! Après sur le fond c’est d’une démagogie galopante inchiffrable, comme Le Pen mais en plus rigolo.
        c’est sa dernière campagne, il est complètement mégalo et allumé, on s’ennuiera après lui.

    • 21 Mars 2017 à 18h00

      madecalain dit

      Un journaliste interrogeait un jour Maurice Faure, député du lot (radical)
      “A quoi attribuez-vous votre longévité politique ?”
      Réponse de M Faure :”Je n’ai jamais rien fait………alors je n’ai jamais mécontenté personne ”

      Macron a du l’entendre dans son inconscient !

    • 21 Mars 2017 à 17h40

      AMA dit

      Quelle idée a pu avoir MLP d’accepter d’aller se commettre dans une telle mascarade? Une contre tous, elle ne pouvait que de prendre des coups pour rien.

      • 21 Mars 2017 à 17h49

        François dit

        C’est vrai ça. Elle aurait bien mieux fait de rester chez elle à préparer la bouillie pour son papa…

      • 21 Mars 2017 à 19h16

        Sancho Pensum dit

        Elle a surtout été très nulle. Ce genre de prestations a révélé les limites du personnage. Dans un exercice comme celui-ci, il fallait se monter un peu allant, ne pas négativer à tout bout de champ. Si au sommet d’une tribune, avec à ses pieds une foule acquise à ses obsessions, ou en tête à tête virulent avec un journaliste, elle sait donner le change, on a bien vu ici qu’elle ne tient pas la route. Elle n’a rien d’un présidentiable.

        • 21 Mars 2017 à 19h39

          isa dit

          Elle ne fout rien, elle était nulle sur tout, seule son agressivité lui tient lieu de savoir.
          Faudrait sûelle Arrete de trop boire et de trop fumer, elle disjoncte,

        • 21 Mars 2017 à 20h28

          ZOBOFISC dit

          Vous aussi ISA, vous mélangez les lettres !

        • 21 Mars 2017 à 21h07

          marrosie dit

          “se monter un peu allant”,” ne pas négativer”. Sûr qu’en tenant compte de vos conseils, elle aurait amélioré sa prestation!

        • 21 Mars 2017 à 21h34

          Warboi dit

          “c’est la faute aux étrangers et à l’Europe”.
          Un peu court.
          ça a pris chez les Anglais pourquoi pas chez nous s’est-elle dit… parce qu’on est moins insulaires ?

        • 22 Mars 2017 à 6h21

          isa dit

          Oui mais moi je ne cherche pas à être
          President de la République.

    • 21 Mars 2017 à 17h03

      Martini Henry dit

      Macron c’est Hollande. La gauche le dit, comme lui, à droite, la droite, à gauche. C’est un clone du culbuto, qui ne cherche qu’à retomber sur ses pieds sans décider quoi que ce soit. D’accord avec tous, disant tout et son contraire, cirant des bottes ici, faisant des courbettes là bas, partout affairé, ne tranchant nulle part… Un radical socialiste pour banquet républicain… Un bateau ivre de lui-même, sans port d’attache, poussé par les vents mauvais de tout ce que la mondialisation compte de lobbies intéressés et pourris jusqu’à l’os.

      • 21 Mars 2017 à 17h24

        i-diogene dit

        .. Sauf que Macron a renvoyé plusieurs fois MLP à la niche..!^^

        … De même que tout les autres candidats l’ ont tournée en ridicule..

        Elle n’ a rien gagné dans l’ affaire..!^^

        • 21 Mars 2017 à 17h53

          François dit

          Arrêtez de parler de MLP en suggérant qu’elle mériterait une laisse et une muselière, ça va exciter Martini…

        • 21 Mars 2017 à 18h32

          Kernoa dit

          En effet, Marine Le Pen n’avait rien à gagner à débattre avec des gens qui sont responsables et coupbales, de près ou de loin, de la ruine de la France. Les téléspectateurs ne pouvaient attendre de ces gens-là qu’il se comportent dignement ni qu’ils soient crédible.
          De plus, pour certains électeurs plutôt durs d’oreilles comme moi, le bruit de leurs casseroles est plus fort que le son de leurs discours.

        • 22 Mars 2017 à 4h08

          chlomo dit

          idiogène , tu l’aimes pas cette là ça se sent .
          t’as la rage aussi hein pépère !

      • 21 Mars 2017 à 17h34

        Warboi dit

        La gauche le dit ultra libéral, la gauche le dit socialiste… Il est les deux. Pas casable dans vos petites boîtes.

        • 21 Mars 2017 à 17h39

          durru dit

          Il a effectivement récupéré la plupart des tares des deux camps. Bel exploit.

        • 21 Mars 2017 à 17h58

          François dit

          Si je lis bien le post de Warboi, il ne parle que d’un camp. Une coquille ?

        • 21 Mars 2017 à 19h42

          isa dit

          La droite le dit socialiste?

        • 21 Mars 2017 à 21h36

          Warboi dit

          socialiste et clone de Hollande.
          Il y a six mois c’était le parricide, le traitre, comprenne qui pourra.

        • 21 Mars 2017 à 21h55

          durru dit

          Il récupère tous les ministres, tous les conseillers du Mou, dont il a été lui-même conseiller et ministre. Comprenne qui pourra.

        • 22 Mars 2017 à 12h40

          saintex dit

          Ca fait cinq ans que notre Président se dit socialiste à cause du parti du même nom.
          Ca fait cinq ans que les gouvernements schizophrènes soignent fonctionnaires et associations, engraissant les effectifs de ces derniers par des appuis médiatiques et financiers, bref cinq ans qu’ils jouent à la maîtrise d’une forme de collectivisme.
          Ca fait cinq ans qu’ils suivent la politique de dérégulation ultra-libérale et dilapident, Micron en tête, le patrimoine industriel et de rentes de la France.
          Ca fait cinq ans qu’ils essaient de convaincre qu’être de gauche c’est marier les homosexuels, faire faire la vaisselle aux époux, ou faire voter les étrangers…
          Alors oui, l’aile droite du Parti Socialiste n’est pas de gauche au sens des décennies précédentes et n’en a gardé que les mauvais côtés, a “inventé” une nouvelle façon d’être de gauche pour ne pas perdre sa crédibilité, suit les commandements ultra-libéraux que Washington hilare inscrit sur la feuille de route de Bruxelles.
          La case est toute trouvée. Micron c’est le successeur direct et entier de Hollande, et En Marche devient le parti des membres du PS.
          La case est toute trouvée. Micron est socialiste côté majoritaire, et donc de droite.

        • 22 Mars 2017 à 20h29

          durru dit

          Déchaîné, Saintex. Il est perdu le CSP+, je prends le pari :)

      • 22 Mars 2017 à 1h23

        buddy dit

        Analyse un peu simple. Macron est à la fois le contraire de Hollande sur le plan social et le contraire de Fillon sur le plan des valeurs. C’est un ultra mondialiste, ultra libéral, la marionnette parfaite pour les maitres de la mondialisation qui tiennent la finance et tirent les ficelles.
        C’est le produit d’une étude de marché redoutable. Avec la brutalité de Fillon, tout serait parti vite en vrille. Les grands patrons le savent qui ont misé sur Macron parce q’il va faire leur boulot, mais avec de la veseline….

    • 21 Mars 2017 à 16h42

      Pyrrhon dit

      Si la confrontation policée à cinq a tourné très vite à la foire, on peut imaginer ce que le rassemblement des onze candidats aurait donné. Quant aux notations, je ne distribuerais pas les mêmes. La proposition de Mélenchon de régler le problème du chômage par le retour à l’agriculture d’avant 1945, est pour moi, qui vis à la campagne, tout simplement délirant.
      Les plus, et les moins, se sont annulés réciproquement, et il ne reste que les sentiments des auditeurs. Un seul a gagné à être mieux connu, Macron.