De Perpignan à Hénin-Beaumont

Les électeurs sont bons clients

Publié le 29 juin 2009 à 16:44 dans Politique

Bien que s’étant déroulées à mille kilomètres de distance, les deux élections municipales partielles de Perpignan et de Hénin-Beaumont sont révélatrices du poids du clientélisme dans les mœurs politiques françaises, au moins au niveau local. À Perpignan, le maire sortant, Jean-Paul Alduy, invalidé après le scandale des bulletins dans les chaussettes d’un de ses sbires lors des municipales de 2008, fait un triomphe avec plus de 53 % des voix au deuxième tour. À Hénin-Beaumont, dans le Nord, le FN avec Marine Le Pen arrive largement en tête du premier tour, avec près de 40 % des voix, et a de bonnes chances de l’emporter au second. À première vue, on pourrait en conclure qu’à Perpignan les électeurs ont sanctionné les mauvais perdants, comme c’est souvent le cas dans de telles circonstances, et qu’à Hénin-Beaumont, le Front National bénéficie de l’effet “tous pourris” après la mise en examen et l’incarcération du maire PS Gérard Dalongeville.

Comme toujours, c’est plus compliqué : les deux résultats peuvent aussi être mis sur le compte de la permanence du clientélisme comme élément structurant du comportement politique des électeurs de ces deux villes. À Perpignan, les malheurs de Jean-Paul Alduy, dont la presse nationale a fait ses gorges chaudes, ont eu l’effet inverse de celui escompté par les moralisateurs autoproclamés de la vie politique française : cela a soudé les Perpignanais autour de leur maire attaqué par “ceux de Paris”. Le récent suicide en prison du maire d’une commune voisine, Saint-Cyprien, accusé de malversations dans le cadre de la gestion municipale a conforté le sentiment, dans le bon peuple catalan, que des édiles appréciés de la population étaient en butte à une persécution judiciaire et médiatique exercée par une bureaucratie sans âme ou des journalistes sans foi ni loi.

Jean-Paul Alduy, 67 ans, est un parfait exemple de ces rejetons de dynasties locales qui impriment leur marque à la vie politique de quelques villes de France, comme les Baudis à Toulouse ou, jadis, les Médecin à Nice. Il est fils de Paul Alduy, ancien directeur de cabinet de Guy Mollet, maire, puis député de Perpignan de 1959 à 1992, et c’est tout naturellement qu’il lui succèdera après une crise et la dissolution du Conseil municipal en 1993. L’opportunisme, le népotisme, le clientélisme se pratiquent dans la famille comme l’équitation chez les Windsor : Paul Alduy quitte la SFIO en 1972 pour rejoindre les démocrates sociaux (ancêtre du MODEM) et Jean-Paul Alduy, d’abord élu sous l’étiquette UDF, passera à l’UMP en 2002. On peut supposer que son fils, qui devrait, en bonne logique, récupérer la mairie de Perpignan en 2014, recommencera le cycle en se présentant sous les couleurs du PS…

Décédé en 2002, Paul Alduy avait été sévèrement condamné en 1997 et privé pour cinq ans de ses droits civiques pour avoir fait bénéficier son épouse d’un emploi fictif au centre communal d’action sociale de Perpignan. La présence d’une forte communauté de gitans sédentarisés au centre-ville a alimenté les rumeurs, toujours démenties avec la plus grande énergie par les intéressés, de l’achat de “blocs de voix” dans ce secteur par les Alduy père et fils. Ces pratiques avaient fait l’objet d’un livre écrit par une journaliste du New York Times, Fernanda Eberstadt, Le chant des gitans, dont l’édition française, parue en 2007 chez Albin Michel, fut fortement édulcorée sous la pression de Jean-Paul Alduy.

À part ça, Jean-Paul Alduy est un homme brillant, polytechnicien sorti dans la botte, et son épouse, Dominique, ancienne directrice générale de France 3 et ancienne administratrice générale du Monde sous Jean-Marie Colombani, est une femme charmante, cultivée et compétente.

Mais voilà, dès lors que des traditions ancestrales, remontant à l’époque romaine, sont encore ancrées dans les mentalités de cette France occitane, on n’échappe pas à la fatalité clientéliste.

Il n’y a pas qu’au sud de la Loire que ces pratiques se perpétuent : moins familiales, mais plus claniques et proto-mafieuses, elles peuvent s’observer dans les pays de langue d’oïl et notamment chez les Chtis, où la domination politique de la SFIO puis du PS a transformé un système de solidarité mutuelle, mis en place au XIXe siècle pour faire face aux aléas de la vie et aux vilénies patronales, en une machine politique et électorale. Le pouvoir local distribue emplois municipaux, logements et autres sucres d’orge pour asseoir sa domination et garantir aux élus qu’ils seront reconduits par ceux qui en ont bénéficié et par ceux qui espèrent que ce sera bientôt leur tour. Ce qui est arrivé à Gérard Dalongeville à Hénin-Beaumont est à mettre sur le compte de l’hubris qui s’empare de ceux qui croient qu’ils peuvent tirer infiniment sur la corde sans que la sanction judiciaire ou politique vienne les frapper. Il n’est pas certain que Dalongeville, s’il avait pu se représenter dimanche devant ses électeurs, n’eût pas été réélu, comme, par exemple, Patrick Balkany, qui récupéra facilement son siège de maire de Levallois après avoir purgé sa peine d’inéligibilité pour diverses malversations dans le cadre de ses fonctions. C’est la révolte des “clients” privés de leur dispensateur habituel d’avantages et de passe-droits qui s’est traduite, à Hénin-Beaumont, par le vote massif en faveur du Front national.

Si l’on veut se faire une petite idée de l’évolution possible de ce système lorsqu’il n’est pas, de temps en temps, tempéré par une intervention administrative, judiciaire ou médiatique, il suffit de passer la frontière belge toute proche et d’observer le fonctionnement et les mœurs du PS wallon, qui domine la région depuis plus d’un demi-siècle. Il n’est pas possible d’obtenir le moindre emploi public sans être “encarté” au PS, qui, grand prince, en laisse quelques-uns aux affidés d’autres formations politiques avec lesquelles il fait tour à tour alliance. Dans les années 1980, les luttes internes pour le pouvoir au sein du PS de Liège ont provoqué l’assassinat d’André Cools, le boss politique de la région, par des tueurs recrutés par des Siciliens en Tunisie. L’accumulation de scandales frappant des dirigeants du PS en Wallonie n’a eu qu’un effet mineur sur ses résultats électoraux de juin 2009. S’il perd 4 %, il demeure, avec 32 % des voix, le premier parti de Wallonie et le maître d’œuvre de toute coalition de gouvernement.

En réalité, le clientélisme est à la démocratie ce que le gui est au chêne : à dose normale, il n’empêche pas l’arbre de prospérer et présente même un avantage décoratif, mais il risque de l’étouffer s’il devient par trop envahissant.

C’est un dommage collatéral de la décentralisation et des pouvoirs accrus délégués par l’Etat aux collectivités locales, dont les élus sont, c’est humain, tentés d’assurer leur position par des distributions ciblées de petits et gros cadeaux. Dans le vocabulaire crypté de ce petit monde, cela s’appelle les “crédits cantonalisés”, attribués par le Conseil général à tous ses membres pour qu’ils puissent jouer les pères Noël dans les communes de leur canton, arrosant ici un maire, là une association, en fonction des retombées électorales possibles. Dans ma Haute-Savoie, on appelle cela la “boîte à sucre”.

Alors quel remède, à supposer qu’il en faille un ? La réduction du “millefeuilles” des collectivités territoriales proposée par la commission Balladur est un pas dans le bon sens, car en diminuant d’un tiers le nombre des élus locaux, elle tarit la source clientéliste dans la même proportion. Mais cela ne suffira pas. Une conversion de la fille aînée de l’Eglise au protestantisme serait certes plus efficace, car le clientélisme est rarissime en terre luthérienne, mais cela semble hors de portée, du moins dans l’immédiat.

Photo de Une, Procession de la “Sanch” à Perpignan, Midnight Digital, flickr.

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  • 2 July 2009 à 14h19

    Ludovic Lefebvre dit

    Quelle confusion ? Quel mépris pour le peuple ?
    Je me suis abaissé à causer avec Barry, MLF et même avec le souffle tiède Mandon et son pseudo schizophrénique Alice (victime oubliée d’une explosion en vol), mais une conversation avec une personne tant perchée par l’émotionnel que la raison s’est enfuie telle que vous, Dieudo. C’est impossible !

    Oui, j’aime les valeurs de la noblesse et la grandeur qu’elles ont donné à la France, oui, j’espère son retour dans quelques siècles. Oui, je suis dans une République et je suis ses règles, le souverainisme s’il n’était régi par des neuneus transparents m’apparaîtrait la meilleure solution pour mon pays. Vous appelez cela de la confusion quand c’est juste un peu trop compliqué pour vous. Je ne suis pas cruel, aussi je vais vous épargner les convergences avec le marxisme.

  • 2 July 2009 à 13h14

    Zyva dit

    Vous avez raison, Sire, je vais me faire une joie de suivre vos ébats sur ce site, et de relever vos incongruités avec un bonheur non dissimulé. Quoique j’ai mieux à faire, mais même les petits esprits ont droit à un peu de détente.
    De Ludovic 1er, roi des Francs : “Si vous n’avez pas compris, que pas Le Pen, mais la nation était une solution pour les juifs face aux hostilités musulmanes, que le monde n’est pas figé et qu’il faille s’y adapter”( je passe le reste, des insultes..)
    Le monde n’est pas figé, et c’est en rétablissant une monarchie que messire compte nous sortir du marasme de la “menace musulmane”. Quelle confusion ! souveraineté nationale et despotisme, ce n’est pas tout à fait la même notion. Inutile d’attendre le réveil des masses que vous méprisez tant, Ludovic 1er, vous êtes déjà sacré !

  • 2 July 2009 à 12h47

    Ludovic Lefebvre dit

    Oui, je suis dénué d’humour, d’intelligence, merci de votre perspicacité et certainement, c’est celui qui le dit qui y est dans votre infantile raisonnement, on ira loin.

    Je suis royaliste si j’en ai envie, je pense et aime ce que je veux et vous m’emmerde. vous n’avez pas à me dicter mes goûts,mes appartenances etc, je ne suis pas votre esclave ou votre inférieur.

    Si vous n’avez pas compris, que pas Le Pen, mais la nation était une solution pour les juifs face aux hostilités musulmanes, que le monde n’est pas figé et qu’il faille s’y adapter, c’est effectivement que vous êtes très con et de cela, je ne suis en rien responsable.Il y a de plus jeunes, de plus informés, de plus réfléchis qui ont effectivement assimilés la problématique, c’est rassurant !

    Quant à votre rapprochement avec Dieudonné, j’ai démontré à quel point il est grotesque, improbable. Votre amour pour le métissage, l’absence de frontières, votre indifférence exprimée pour Israël vous donnent bien plus de points communs avec l’humoriste déchu. Dieudonné, c’est vous, la citoyenne du monde !

  • 2 July 2009 à 11h19

    Zyva dit

    Ludovain,
    Dieudonné n’est qu’un clown triste un peu dans votre genre, il s’agissait d’un petit trait d’humour, mais visiblement vous en êtes dénué.
    Quoiqu’ ici vous dites “je vous rappelle que j’essaie plutôt d’inclure l’intérêt des juifs à mes réflexions”. Là c’est à mourir de rire, vous êtes en train de nous expliquer qu’en ralliant le FN, on défend la cause des juifs. Si il y a un juif ici, j’aimerai qu’il réagisse ! Un pauvre mec qui se dit royaliste et pro-lepéniste justifie ses prises de position dans l’intérêt des juifs !!!!!! Mais ayez donc le courage de vos opinions, et ne vous cachez pas derrière “les juifs”, qui ne vous ont rien demandé.
    Quant à vos petites réflexions sur mes capacités intellectuelles, faut-il relever ?
    Visiblement, vous êtes la preuve vivante que culture ne rime pas avec intelligence.
    Vous n’êtes qu’un con (je vous rends là votre politesse) fat, triste et creux en mal de reconnaissance, champion dans sa catégorie.

  • 2 July 2009 à 11h10

    Ludovic Lefebvre dit

    Ou, j’ai vu la photo et c’est de l’humour, de la caricature, pas de soucis, je ne crois pas une seconde la rédaction de Causeur aussi simplette. La fin de l’article de Luc Rosenzweig est d’un autre acabit,mais nous sommes habitués à ses mines antogoyistes.

    Delanoë fait dans le clientélisme en inondant de pognon diverses associations juives, musulmanes, gays, noires avec l’argent du contribuable qui n’est pas communautaire donc qui a en partie l’odeur nauséabonde du terroir. Il n’est pas catholique que je sache, mais un ancien du Monde ne pouvait que faire ce type d’omission, de raisonnement anticatholique réducteur.

  • 2 July 2009 à 10h57

    Ludovic Lefebvre dit

    Zyva,
    Vous trouvez Dieudonné sympathique, libre à vous. Personnellement, il me glace le sang, car je le crois jusqu’au boutiste à la différence de Soral. Ou encore de Maurras, de Mirbeau qui n’ont pas accepté un certain degré d’antisémitisme, mais visiblement la finesse d’esprit n’est pas votre qualité première.

    Si je ne suis pas fan du patriarche du FN, que je ne cautionne toujours pas ces phrases et que je ne suis encarté dans aucun parti, il me semble plus que léger de faire de la politique sur deux phrases et vos petits nerfs. Car la France a à obéir à elle même, pas à vos humeurs. Faire de la politique avec un fond si mince relève de la déficience morale.

    Vous me ramenez au rang d’un nazi génocidaire et d’un humoriste qui a pété les plombs avec un raisonnement de douanier ivre, je vous rappelle que j’essaie plutôt d’inclure l’intérêt des juifs à mes réflexions quand votre nombril est devenu votre cerveau. Appendice qui vous conduit à leur disparition par amour des couleurs. Qui est le génocidaire entre nous ?
    Mais j’ai décelé tout de suite que vous étiez d’intelligence moyenne pour être gentil, souvenez-vous.

    Tout ceci ne me fera pas dire que le Front Républicain pour la malversation est une bonne chose. Ces messieurs dames de la politique contemporaine se servent de l’émoi national, de la bonté des français pour indigner de façon dirigée et continuer leur désastre. La Shoa est devenue un traitement des objections pour corrompus patentés et décivilisateurs, un outil de chantage. Libre à qui veut d’approuver, de continuer dans cette voie.
    Vous êtes assez commune pour vous faire avoir; juste, on ne me la fait pas. Ce système nous fait mal vivre, ne construit rien pour nos enfants et la naïveté de gens comme vous est son fond de commerce.

  • 2 July 2009 à 10h21

    Ludovic Lefebvre dit

    MLF,
    Si on pouvait cesser de réécrire mes goûts, ma personnalité, mon physique dans ce salon où on ne cause plus, mais où on aboie, ce serait sympathique.
    Céline est incontestablement un maître de la littérature, un écrivain qui compte dans la pléïade, je l’ai lu avec plaisir et attention, mais il est loin de mes lectures de chevet.
    Histoire de ne pas faire d’Histoire partielle, indiquez-nous des ouvrages où sont mentionnés les faits musulmans.

  • 2 July 2009 à 9h02

    MLF dit

    @Ludovic
    Dans la dernière quinzaine littéraire il y a un papier sur Céline.
    Bonne journée.

    ps/et sur Cordier.
    Un autre type de clientélisme: en 1945/1949, parmi les hauts responsables et l’Etat Français impliqués dans la collaboration, un certain nombre d’entre eux ont été blanchis.
    La bilan de la Haute Cour: 42 non lieu(sur 108 dossiers), raison invoquée: faits de résistance.
    Cela concerne les vichysto-résistants.Une forme de clientélisme a aidé et plaidé pour qu’ils ne soient pas poursuivis.
    Quel clientélisme?.

  • 2 July 2009 à 3h45

    Zyva dit

    On peut trouver indécent d’assimiler le FN aux chemises noires (vous avez vu la photo de l’article ? pas très gentil non plus ça) et à Dieudonné (c’est pourtant un mec bien, devriez être flatté), mais moi ce que je trouve indécent, c’est le “Durafour crématoire” et le “détail de l’histoire” entre autres joyeusetés républicaines et ethniques de votre chouchou. Après ça leur programme s’ils en ont un vous savez ce qu’ils peuvent en faire ? Maintenant vous pouvez toujours aller pleurnicher dans le giron des dames, à chacun ses indignations et ses consolations, très cher Ludovic. Quant à votre position de défenseur des peuples, c’est drôle ! Vous avez la même que cette grande démocratie qu’est la Chine “La République populaire de Chine reconnaît sur son territoire 56 ethnies ou nationalités dont les Han. Mentionnée sur la carte d’identité, l’identité de minorité permet, selon le gouvernement chinois, d’appliquer une discrimination positive, afin de préserver la culture et la langue des peuples non Hans.”
    On connaît leur façon d’appliquer la discrimination “positive”, notamment avec le Tibet..
    Pas d’ambiguité entre nous, Monseigneur, je n’en pince pas pour vous, mais alors pas du tout et j’espère bien que c’est réciproque.

  • 2 July 2009 à 0h46

    Saul dit

    “…Tout ça, ça vous fait de méchantes poussées
    Comme une guerre qui porte son nom
    A chaque prénom…..”

  • 2 July 2009 à 0h14

    MLF dit

    @Everell
    Votre méduse est là.
    Jetée sur la rive nord.
    On va pas s’arranger comme ça(Zebda).
    Faites nous un joli post sympa, voyageur, le nunc et le bunc, le vietnam et le reste.
    C’est drôlement joli Everell.
    Mais je vous jure que j’aimerais vous connaître dans la vie.
    Un enfant battu sera toujours un parent violent.
    Votre prose si douce et pleine de fiel me dit que vous avez été trop méprisé dans la vie.
    Et vous avez trouvé votre méduse.
    Je suis là Everell.

    Bonne soirée.
    Douce Méduse.

  • 2 July 2009 à 0h03

    expat dit

    MLF est arrivé(e) sur ce fil, moi je me barre. trop fatiguant.

  • 1 July 2009 à 23h58

    expat dit

    @ Ludo, et Bibi : je n’ai rien lu de ce fil. Je vous soutiens. Ludo please, écoute Nadia que j’ai lue sur le fil d’à côté – c’est la voix de la raison. Ici – une orage qui commence, j’adore ça. Bonne nuit à tous le monde (surtout à Angus ! qui doit connaître ça grave – bonne soirée à vous aussi !)

  • 1 July 2009 à 23h45

    Ludovic Lefebvre dit

    Saul, hélas, cela ne va pas l’achever de suite et ça peut durer encore très longtemps. Ce coup du Front Républicain pour la malversation risque de passer fort bien et ils le savent.