De la germanophonie comme vaseline

Pas sûr que Merkel parle comme Le Maire

Publié le 17 décembre 2008 à 7:30 dans Monde

De Bruno Le Maire, successeur de Jean-Pierre Jouyet au secrétariat d’Etat aux Affaires européennes, les médias, bien cornaqués par la com’ élyséenne, ont retenu deux traits marquants: son passé villepiniste et sa capacité à s’exprimer plus que correctement dans la langue de Goethe. Passons rapidement sur la nouvelle humiliation que Nicolas Sarkozy jubile d’avoir ainsi infligé à son prédécesseur honni : attirer dans son orbite le plus brillant de ses conseillers et réduire l’espace politique de ce dernier à un Sainte-Hélène symbolique, et non plus à l’île d’Elbe (la passion littéraire de Galouzeau pour les Cent-Jours n’était pas dénuée de toute arrière-pensée !). Entouré de quelques grognards réduits à la fidélité parce que trop stupides pour être invités à trahir, l’ancien Premier ministre attend son procès dans l’affaire Clearstream, qui pourrait bien être son Waterloo.

La germanophonie dont est crédité, à juste titre, Bruno Le Maire est, elle, mise en avant pour clouer le bec aux mauvais esprits, ceux qui murmurent çà et là que Nicolas Sarkozy a massacré la relation franco-allemande, et ne s’entend pas, mais alors pas du tout, avec une Angela Merkel qui, de son côté, ne peut pas voir en peinture l’agité du faubourg Saint-Honoré.

Remarquons tout d’abord qu’il est aujourd’hui considéré comme exceptionnel, voire exotique, qu’un homme politique français ministrable de la nouvelle génération (Le Maire n’a pas quarante ans) sache parler l’allemand. Il fut une époque où tout lieutenant d’infanterie, d’active ou de réserve, maîtrisait suffisamment cet idiome pour comprendre les consignes données par l’ennemi à ses troupes sur le champ de bataille, et vice-versa. Cela permettait, en dehors des périodes de castagne, à ces mêmes officiers, rendus à la vie civile ou à l’ennui des garnisons, de nourrir leur esprit de la littérature, de la philosophie et des beaux-arts venus d’outre-Rhin. Rien de tel aujourd’hui : les saint-cyriens apprennent le global English militaire (plein de sigles et d’apocopes imbitables) et les plus futés d’entre eux se mettent au farsi, au chinois ou à l’arabe, langues qui pourront leur assurer de confortables planques à l’Etat-major où dans les légations militaires de nos ambassades.

Ne parlons pas des lycéens : ces branleurs fuient les cours d’allemand pour se réfugier dans l’anglais ou l’espagnol réputés plus faciles, à moins que leurs stratèges de parents ne les forcent à aller se farcir le rejet du verbe en fin de subordonnée et la déclinaison de l’adjectif, au motif que c’est dans les classes allemand 1ère langue que l’on rassemble les meilleurs. Une fois le bac avec mention obtenu, ils s’empresseront de tout oublier. Et comme l’Allemagne n’est pas une destination de vacances trendy, il ne reste plus que Tokio Hotel pour inciter des hordes de lolitas à choisir l’allemand comme seconde langue, phénomène qui trouve ses limites dans l’évolution hormonale des intéressées, et le côté assez casse-couilles des efforts à produire pour aller au-delà du “Ich… euh… liebe… euh… dich…”

Au bout du compte, on en arrive à faire des Le Maire des êtres exceptionnels et indispensables du seul fait qu’ils peuvent se passer d’interprètes dans leurs engueulades avec leurs homologues d’outre-Rhin. Tant mieux pour lui, mais contrairement à ce que veulent nous faire avaler les spin-doctors de l’Elysée, germanophone et germanophile ne sont pas des synonymes, bien au contraire.

Il arrive plus souvent qu’on ne le pense qu’une bonne connaissance de la langue, de la littérature, des codes sociaux d’un peuple voisin, mettons l’Allemagne, ne vous porte pas à plus d’indulgence, sinon d’amour, à son égard.

L’histoire récente nous enseigne que les plus éminents francophones allemands de l’entre-deux guerres se sont révélés francophiles à leur manière, celle d’Otto Abetz, Ernst Jünger ou Gerhard Heller. Ces derniers, on a tendance aujourd’hui à l’oublier, jouèrent avec un talent certain et une compétence linguistique incontestable les arbitres des élégances littéraires et artistiques françaises entre 1940 et 1944. Cela consista à cajoler Drieu La Rochelle et à fusiller Marc Bloch.

Du côté des germanistes français, on compte de nombreux résistants, proportionnellement plus nombreux que dans d’autres disciplines, dont les plus célèbres sont Jacques Decour et Pierre Bertaux. Je me souviens de ce dernier, brillant universitaire et ancien commissaire de la République à Toulouse en 1944, ce fameux 11 novembre 1983, où François Mitterrand et Helmut Kohl se tinrent la main à Verdun. Il murmurait entre ses dents : “Je ne lui serrerai pas la main, ah ça non !”, en désignant du menton Ernst Jünger, invité personnel de Mitterrand aux cérémonies, que le protocole avait placé à côté de lui dans l’avion revenant à Paris. Aujourd’hui, un sondage au sein des entreprises et institutions mêlant Français et Allemands, comme EADS, Arte et autres parangons de la coopération transfrontalière révèlerait quelques surprises sur l’image réciproque des uns chez les autres : quelques échauffourées entre techniciens ressortissants des deux pays travaillant pour Airbus à Toulouse, brièvement signalées dans la presse, donnent une idée de l’état de l’amitié franco-allemande dans ces entreprises…

Depuis le traité de l’Elysée, en 1963, qui scellait la réconciliation entre la France du général Gaulle et l’Allemagne de Konrad Adenauer et lançait d’ambitieux projets de coopération industrielle, commerciale et culturelle, beaucoup d’eau a coulé dans le Rhin. L’exaltation régulière des vertus conjugales du couple franco-allemand et des affinités électives unissant les plus hauts représentants des deux pays (de Gaulle-Adenauer, Mitterrand-Kohl, Chirac-Schröder), qui nourrissait naguère le narratif idyllique de la mutation d’ennemis héréditaires en amis pour l’éternité, ne parvient plus maintenant à peindre en rose une réalité beaucoup plus prosaïque. Les intérêts de la France et de l’Allemagne sont parfois convergents – comme dans l’opposition à la guerre d’Irak – mais sont aussi, de plus en plus souvent, divergents, comme cela apparaît dans l’attitude respective des deux pays face à la crise actuelle. Ainsi, l’Allemagne ne voit pas pourquoi elle puiserait dans sa caisse pour stimuler sa consommation intérieure alors qu’elle n’a qu’à attendre tranquillement que les autres relancent pour que son économie fondée sur l’exportation de biens d’équipement se remette à tourner plein pot.

Que Bruno Le Maire vienne dire en allemand à la chère Angela qu’elle commence à nous les briser menu (par exemple : Verstehen Sie, gnädige Frau, dass Sie uns die Eier zerbrechen ? ) ne changera rien de fondamental à une situation objective, où chacun doit défendre son bout de gras sous peine de se faire équarrir lors des prochaines élections. En revanche, si Angela Merkel, pour contrer l’opération Le Maire, appelait Claudia Schiffer, dont le français est tout à fait convenable, à faire partie de son cabinet, elle pourrait semer le trouble dans la défense adverse. Heureusement, une fille de pasteur mecklembourgeois ne peut, même en rêve, caresser de projet aussi méphistophélique. Et c’est tant mieux pour nous.

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  • 19 December 2008 à 12h00

    Parkane dit

    “Passons rapidement sur la nouvelle humiliation que Nicolas Sarkozy jubile d’avoir ainsi infligé à son prédécesseur honni : …” ???
    C’est de Villepin qui a été président ou c’est Sarkozy qui est Premier Ministre ?

  • 18 December 2008 à 20h04

    Patrick dit

    L’excellent article de M. Rosenzweig maltraite Pierre Drieu la Rochelle. Libre à lui de le faire. Libre à moi de dire ici combien j’admire l’écrivain (L’homme à cheval est un chef d’œuvre). Quant à l’homme, égaré, guidé seulement par le désir de déplaire et de se perdre (l’un des masques de la «panoplie littéraire» dont l’affuble justement Bernard Frank) je le regarde comme un frère aîné, que sa famille ni ses amis n’auraient su aimer. En outre, je ne lui connais aucune vilaine action intime pendant la guerre. Pour le reste, la collaboration, Doriot, les amitiés allemandes, cela suffit à l’accabler, comme il le souhaitait. Il a laissé suffisamment de traces et d’empreintes derrière lui pour que les policiers et les juges instruisent à charge…
    J’exprime mon accord avec les mots de Vingtras (solidarité dont ce dernier se passerait volontiers).

  • 18 December 2008 à 17h16

    Chris du Fier dit

    Certes… On a tous attendu Tovaritch pour s’ occuper de nos relations avec nos cousins germains.

    Heureusement que vous êtes là pour nous rappeler à nos devoirs de bon voisinage.

    Ou alors vous lisez de travers les messages qui ont été postés. Dans tel cas, je vous recommande de vous circonscrire à la lecture de Black et Mortimer, voir même de Tintin et Milou.

    Sérieux ?… Où avez vous pêché que j’ étais germanophobe ?…. Je ne suis ni germanophobe, ni anglophobe (sauf pendant les matchs de rugby.. fumier de rosbifs..), ni arabophobe, ni juivophobe, ni sinophobe, même pas bretonophobe, etc….

    Je suis Français et je ne prend pas mes rêves pour des réalités, surtout lorsque nos voisins pratiquent la Real Politik.. Alors là, chacun défend son bifteck…..

    C’est quand même bien clair ça, non ???

  • 18 December 2008 à 13h34

    tovaritch dit

    …beaucoup de germanophobie non déguisée chez les intervenants (en particulier “Chris du Fier”), et même, plus subtile , chez Rosenzweig (pourtant, avec son nom, “branche de roses”…)
    En réalité -et celà ne se borne pas à l’Allemagne-la majorité des Français, en dépit de la fameuse “construction européenne”, n’en a rien à f….e des autres peuples européens…en dehors d’Arte et de la Cinq, on ne parle pratiquement jamais de ce qui se passe , non seulement en Allemagne, mais dans la + part des pays européens. Exemple : il y a eu récemment un scandale autour des services sociaux qui a secoué la Grande-Bretagne suite à la mort d’un bébé victime de mauvais traitements : quelqu’un sur cette affaire peut-il me donner le nom du bébé en question que pratiquement tout Britannique connaït? çà m’étonnerait!
    Aujourd’hui comme hier, les Français regardent au-delà des mers , vers leurex-Empire dont de trés nombreux ressortissants vivent en France,et les grandes puissances dont elle s’estime la rivale (USA, Chine, Inde…), les autres pays européens,,en dehors des “soeurs latines” dans une certaine mesure, la plupart les ignorent et même instinctivement s’en méfient (trop proches au fond, pas assez exotiques, et en même temps différents, des “faux frères” quoi, ce qu’on retrouve beaucoup dans les propos de café du commerce sur les “rosbifs “, “la perfide Albion”, on n’ose plus dire les “boches”politiquement correct oblige, mais on le pense trés fort, etc., ERASMUS ne s’adresse qu’à une élite.
    Une raison de plus de penser que l’Europe technOcratique actuelle, si loin d’une Europe du coeur que j’aurais appellé de mas voeux, est sur la mauvaise voie….

  • 17 December 2008 à 23h15

    Rotil dit

    Cher Luc (permettez-moi, parce que j’ai peur d’écorcher l’orthographe de votre patronyme), vous écrivez:

    “Il arrive plus souvent qu’on ne le pense qu’une bonne connaissance de la langue, de la littérature, des codes sociaux d’un peuple voisin, mettons l’Allemagne, ne vous porte pas à plus d’indulgence, sinon d’amour, à son égard.”

    Je suis assez d’accord avec vous. Perso, j’ai connu le phénomène en Suède.

    Tant que je ne parlais pas du tout la langue, je ne comprenais pas ce qui se disait, et donc j’avais toute liberté d’idéaliser mes interlocuteurs.

    Une fois que j’ai pu échanger, que j’ai évoqué Israel et mes origines, beaucoup de mes amis (heureusement pas tous) m’ont tourné le dos: j’étais alors avec la Suède réelle, moins “cool” que celle que j’idéalisais.

    C’est peut-être l’explication de ce que vous rapportez.

    @ Chris du Fier,

    De gustibus coloribusque non disputandi causa !

    J’aime beaucoup l’Espagne, j’ai des amis là-bas, et je connais mal la musique espagnole, même si j’en ai quelques notions.

    Je préfère – c’est subjectif- Beethoven, Schumann et Brahms à la musique espagnole et portugaise réunis.

    Où je suis un peu en désaccord avec vous, c’est quand vous dites que les musiques d’Espagne et du Portugal valent la musique germanique “et de loin”. C’est votre opinion. Je la respecte.

  • 17 December 2008 à 18h02

    Chris du Fier dit

    Mr. Berger,

    J’ appartiens à une génération qui avait 20 ans (et quelques) lorsque nous avons vu ces deux grands hommes – De Gaulle et Adenauer – s’ embrasser et assurer leur amitié respective qui aurait pu alors enclencher une véritable amitié entre nos deux peuples, et nous avons rêvé… Once upon a time..Europa… and I have a dream….C’ était pas pour nous.

    Hélas, trois fois hélas, la Real Politik a repris ses droits et jamais l’ Allemagne n’ a osé rompre avec se sujétion aux USA afin de lancer une véritable union européenne.

    Vous dites : puisqu’ elle paye, elle a tous les droits. Mais elle paye avec quoi si ce n’ a été d’ abord avec le plan Marshalll et ensuite avec les consommateurs européens qui ont fait sauter les verrous des taxes de douanes.Au détriment de nos entreprises et surtout de nos laboratoires.

    Vous dites qu’il faut apprendre la langue de Goethe pour que nos enfants prétendent obtenir une position sociale professionnelle avantageuse !.. C’est un leurre.

    Que des gens aussi cultivés que les Allemands ont pu porter au pouvoir un primaire comme Hitler m’ a toujours étonné et m’ a rendu méfiant sur la ‘logik’ germaine.

    Vous citez Heine, Schiller, Goethe, Beethoven, etc…. et alors ?.. Les auteurs Italiens, Espagnols, Portugais les valent et de loin et ont eu notre préférence depuis trés longtemps.

    Alors, on en est on aujourd’ hui entre nos deux pays ? Au même point qu’ en 1963 ?.. Pire je dirais, dans la mesure où il est évident que les Allemands regardent de plus en plus à l’ Est et veulent faire valoir leur droit séculaire à la prééminence industrielle, commerciale et politique dans ces régions, y compris en Russie..

    Le mise en route de l’ Union Baltique sous l’ impulsion des Allemands est révélateur de cet état d’ esprit. La France n’ a absolument pas été conviée aux préparatifs de ce mariage……

    Certes Sarko n’ a pas inventé la poudre, et son côté bateleur de foire est irritant pour des gens ‘sérieux’, mais dans le fond, je pense qu’ il a raison de conforter nos relations avec la G.B et l’ Espagne. et avec les USA. même au détriment de nos relations avec la nouvelle Allemagne.

    Ceci dit, gardons les pieds sur terre. Il ne peut y avoir en Europe d’ amitiés exclusives. Au mieux des marques d’ intérêts communs et réciproques. Et pour l’ heure ceux-ci se trouvent au Sud et à l’ Ouest.

    Le projet de Constitution européenne est mort. Et le moteur franco-allemand aussi. Voyons autre chose.

  • 17 December 2008 à 18h00

    vingtras dit

    Merci pour votre papier cher Luc Rosenzweig… vous êtes en bonne marche pour la mention “TB”. Tout à fait d’accord sur le rôle actuel de la germanophonie à l’usage du petit président et de l’apprentissage de l’allemand (première langue). Mais pourquoi laissez vous entendre que le rôle d’Abetz, Ernst Jünger et Gehrard Heller a consisté “à cajoler Drieu et fusiller Marc Bloch”… Ce n’est pas juste. Vous faites un amalgame sans valeur historique, sinon du point de vue de ceux qui n’aiment pas “les boches”. Ce qui n’est pas mon cas. Abetz était un paltoquet bling bling… les deux autres méritent un peu plus de circonspection dans le rejet “jankélévitchien”. Je n’apprécie que modérément qu’on refasse l’épuration à la manière des “nouveaux historiens” (français… qui plus est) Nous vl’à chez les trotskards tchékistes, une fois encore.

  • 17 December 2008 à 15h44

    rossel dit

    Sarkozy fonctionne à l’affectif…
    Je nomme et surtout je fais savoir que je nomme un germanophone pour s’occuper des affaires européennes, et le problème Merkel est réglé.En plus Villepin ramasse un autre coup sur la figure…
    A force de réagir sans poser sa réflexion, Sarkozy collectionne les saisfactions de l’instant qui ressemblent à un bonheur stupide.

  • 17 December 2008 à 14h49

    Pépine iériste dit

    Les deux seules langues qui ont du succès sont : la langue de bois et la langue de pute. Les deux pouvant être complémentaires.

  • 17 December 2008 à 12h35

    BERGER dit

    Endlich,

    “Ich weiss nicht, wass soll es bedeuten
    dass ich so treurig bin”!
    Maintenant je peux dire “que je suis heureux”.
    Enfin un journaliste qui partage mon point de vue sur l’enseignement de la langue de Goethe dans le monde; en effet qui paye commande, c’est la BCE,installée à FRANCFURT AM MAIN qui paye les régions d’Europe, quant aux décisions politiques prises à BRUXELLES ou à Strassburg!
    J’ai obligé mes enfants et petits-enfants à prendre comme première langue l’allemand, résultat mention très bien au bac.
    Le coefficient est de 9 pour les concours au grandes écoles, alors que l’anglais est de 6: résukltat 60 points de gagner.
    La langue parlée demain sera le germain avec Wagner, la LORELEI et les mythes des peuples du RHIN,car qui paye, commande.
    Donc les enfants s’ils ne veulent pas être des chômeurs, mais des cadres doivent apprendre la langue de SCHILLER, de HEINE (“Vater, der Wind mein himlisches Kind”) , écoutez MOzard interprétée divinement par le cardinal RATZINGER, le Benoit XVI de service ou par son frère GEORG à l’orgue à FREIBURG-in-BREISGAU!

  • 17 December 2008 à 11h52

    David Desgouilles dit

    Je ne suis pas enseignant. Et encore moins dans la langue de Goethe.
    Mais je vous remercie néanmoins de cette précision. D’autant que mon aînée à 6 ans et que 3 ans, ça passe vite.

  • 17 December 2008 à 10h48

    CAubrée dit

    A David Desgouilles

    L’effet Tokio Hotel apparaît surtout chez les fillettes de 8-9 ans (et j’en ai quelques preuves de visu), c’est donc encore un peu tôt pour le percevoir pleinement. S’il perdure (car ces choses-là sont volatiles), la vague d’hystérie adolescente féminino-gerrmanophile vous submergera à la rentrée prochaine. Préparez-vous… et révisez l’accent saxon (car ces joyeux faux-rebelles hirsutes sont de Magdebourg): je vous souhaite bien du plaisir… Elles aussi risquent de vous zerbrechen les Eier et pas qu’un peu.

  • 17 December 2008 à 10h41

    Robert Marchenoir dit

    Hahaha! Ca fait du bien quand d’anciens journalistes du Monde se lâchent et énoncent quelques vérités, sans souci du politiquement correct.

  • 17 December 2008 à 9h13

    Rubin dit

    Tout cela est très juste et très bien écrit.

  • 17 December 2008 à 8h12

    David Desgouilles dit

    J’adhère à votre papier, Monsieur Rosenzweig.
    Et le passage sur l’apprentissage de l’allemand au collège (Cependant, votre anecdote sur les Tokio Hotel ne se traduit pas forcément dans les faits. Je viens d’aller voir la proportion filles/garçons dans les groupes d’allemand de l’établissement dans lequel je travaille et il y a une forte majorité de mâles).
    Il me revient aussi une anecdote. Dans un conseil d’administration de collège lorsque j’exerçais à Montbéliard (à une cinquantaine de kilomètres de la frontière allemande), j’avais suscité l’incompréhension de quelques parents d’élèves lorsque j’émis l’idée que le taux énorme de choix pour l’espagnol en seconde langue se serait davantage justifié si l’établissement avait été situé à Pau.