Dater sa tristesse

Comme un garçon, de Pierre-Louis Basse

Publié le 13 octobre 2009 à 15:34 dans Culture

Nina Hagen

Nina Hagen.

Pierre-Louis Basse aime la gauche du monde d’avant, le football et l’histoire. Au point, parfois, de rendre ces trois passions consubstantielles, ce qui donne chez ce grand journaliste des livres d’écrivain, chose pas forcément évidente. Des livres d’écrivain, c’est-à-dire des livres qui ont toujours tendance à déborder leur sujet, comme dans son Séville 821, où il raconte un des combats les plus tragiques du onze tricolore, quand la France perdit le “match du siècle” avec un héroïsme surhumain en demi-finale de la Coupe du monde, face à une équipe d’Allemagne d’une brutalité peu commune. De même, bien avant l’OPA sarkozyste, il avait donné un essai biographique sur Guy Môquet2 qui était aussi une histoire de famille : sa mère, Esther, militante communiste, avait été chargée de récupérer les lettres et les planches sur lesquelles les fusillés de Chateaubriand avaient écrit leurs adieux.

[...]

  1. Séville 82, La Table ronde, Petite Vermillon.
  2. Une Enfance fusillée, Stock.
  3. Ma ligne 13, Le Serpent à plumes.

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