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Damas sur le chemin de Tripoli ?

A Harasta, les rebelles ont frappé au cœur du système Assad

Publié le 17 novembre 2011 à 17:27 dans Monde

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Photo : jean_chamel

Lâché par la Ligue arabe et de plus en plus clairement menacé par la Turquie, le régime syrien a reçu un coup redoutable le 16 novembre : les rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL) ont frappé les services de renseignements de l’armée de l’air (Idarat al-Mukhabarat al-Jawiyya), cœur du système Assad. Certes, il ne s’agit pas d’une version moyen-orientale de l’offensive du Têt1. Mais cette fois-ci, contrairement aux embuscades et aux petites opérations de guérilla qui constituaient jusqu’à mercredi dernier le mode opératoire de l’ASL, ceux que le régime qualifie de déserteurs se sont montrés ambitieux dans le choix de leur cible et bien organisés militairement. Ainsi, quels que soient les dégâts subis par les forces loyales au régime, l’ASL a remporté une victoire d’une grande portée symbolique.

Car comme leur nom ne l’indique pas, les services de renseignements de l’armée de l’air n’ont pas grand chose à voir avec l’aviation militaire. Pour comprendre cette curiosité typiquement syrienne, il faut rappeler que Hafez el-Assad, fondateur de la dynastie au pouvoir, a commencé sa carrière dans les années 1950 comme pilote de chasse. Il a ensuite fait de l’armée de l’air son principal instrument de pouvoir en élargissant les fonctions traditionnelles du renseignement militaire pour le transformer en police politique et en service d’ordre personnel.

Hafez el-Assad a maintenu pendant un quart de siècle (1963-1987) le général Mohamed el-Khouli à la tête de cette organisation chargée d’assurer les intérêts vitaux du régime : la sécurité physique de la famille Assad, la lutte contre les opposants à l’intérieur comme à l’extérieur de la Syrie et la surveillance des minorités. L’un des « faits d’armes » les plus célèbres d’el-Khouli et de ses hommes fut la répression de l’insurrection des Frères musulmans en 1982 et notamment la sanglante « pacification » de Hama.

En s’attaquant à la base principale de ce service à Harasta (non loin de Damas, sur la route qui mène à Alep), les rebelles syriens visaient le centre névralgique et symbolique du régime. Ce choix audacieux pourrait se révéler payant : jusqu’ici, les services de sécurité et la plupart des unités de l’armée syrienne ont tenu bon aux côtés du régime. Dépêchés d’une ville insurgée à une autre depuis neuf mois, les agents du régime n’arrêtent pas de faire le sale boulot d’Assad. Hormis quelques sadiques, on peut imaginer que nombre de ces hommes sont à bout et que la multiplication récente des embuscades tendues par les rebelles n’arrangent ni leur moral ni leurs nerfs.

Dans ce contexte, l’offensive de Harasta est de celles qui précipitent le cours des événements. La crise syrienne est entrée dans une nouvelle phase, probablement décisive. Alors que l’insurrection armée gagne de plus en plus en organisation, en efficacité et en audace, le régime risque de ne plus atteindre ses deux objectifs majeurs sur le terrain : empêcher les opposants de créer une place Tahrir ou une Benghazi, c’est-à-dire des sanctuaires de résistance, et garder le nombre de morts sous un seuil jugé « tolérable » pour éviter un trop important tollé dans l’opinion publique mondiale et donc un scénario libyen à l’ONU.

Dans son palais de Damas, le fils du pilote de chasse ferait donc bien de chercher la poignée du siège éjectable avant qu’il ne soit trop tard…

  1. Une campagne militaire menée en 1968 par les forces combinées du Viet Cong et de l’armée populaire vietnamienne, qui avait profondément affecté l’administration et l’opinion publique américaines, au point de changer le cours de la guerre
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  • 19 Novembre 2011 à 21h17

    pirate dit

    JMS je trouve merveilleusement naïf. Vous en êtes encore à faire appel à l’ONU…. le principal bailleur de l’ONU c’est les USA. Si les USA ne veulent pas, l’ONU aura beau faire, les USA auront le dernier mot. Voir à ce sujet l’intervention en Irak. L’ONU a démontré son impuissance de nombreuses fois, sans parler de pure et simple complicité avec tel ou tel régime. L’ONU est tout sauf neutre. La question de l’Iran n’est PAS rétrocédable du reste de la donne, loin de là. Pour plusieurs raison. Si je ne crois nullement à la théorie faustienne d’un “fou” à la tête de l’arme nucléaire visant Israel c’est simplement parce que si tel avait été le voeu de Théhéran, ça serait déjà fait. Il y assez de plutonium en liberté dans le monde, assez de connection entre ici et le Pakistan, assez d’ennemis commun pour que les uns pretent aux autres (logistique, stratégie, organisation). En revanche la possession du nucléaire implique un siège au conseil de sécurité, et là nous entrons dans un autre cadre. Les alliés objectif de la Syrie (elle même allié de l’Iran) sont la russie et la Chine, tout deux au conseil de sécurité. L’admission de l’Iran dans ce club fermé peserait un poids évidant dans la balance diplomatique relative à l’équilibre de la terreur, et de facto péserait sur Israel. Les russes ont déjà deplacé leur flotte pour faire passer le message. si l’OTAN s’amuse à foncer sur la Syrie, ça va chauffer de partout, et pas juste les esprits. L’OTAN le sait parfaitement, alors il agit d’une autre façon. En fournissant très probablement les renseignements nécessaires pour une telle attaque. Les “rebelles” de la CNT ont des canaux que ne possède pas les SR occidentaux, et une capacité logistique propre et visiblement efficace. Le danger que l’on court ici, ce n’est pas la fin d’El Assad, elle est souhaitable, mais la destabilisation par des islamistes. Si l’on pousse le jeu plus loin, on peut aussi s’en “réjouir” parce que ceux qui remplaceront El Assad ici seront des sunnites, appuyé par les occidentaux avec l’aval par omission de la Ligue Arabe. C’est la Ligue qui ici accorde son blanc seing à l’action. Les iraniens risquent donc de se trouver isoler d’une part, et de l’autre appuyé par les nouvelles puissances. La question syrienne est donc lié directement à la question iranienne, et dans ce cadre, implicante dans le conflit israelo palestinien. La Syrie tient le Liban, le Hezbollah y fait la pluie et le beau temps, un renversement de la donne au Liban pourrait avoir des conséquences dangereuse tant pour le Liban que pour Israel.

    • 20 Novembre 2011 à 6h37

      JMS dit

      Les Iraniens sont déjà isolés.
      Ils font peur à tout le monde.
      Et quand tout le mode est concerné, il existe une organisation qui s’appelle l’ONU même avec toutes ses limites.
      Ceci posé je ne crois pas comme vous que les Iraniens ont l’intention d’atomiser Tel Aviv, simplement il veulent être les gros bras de la région, ce qui est inacceptable pour la Turquie, l’Egypte les Saoudiens etc.
      Déjà les Turcs menacent d’intervenir en Syrie alliée de l’Iran, et je ne suis pas convaincu du suivisme du hezbollah au régime d’Assad si il venait à s’effondrer.
      Il y a peu d’amateurs pour soutenir un régime qui s’effondre, même chez des extrémistes.  
      L’arme nucléaire iranienne, est un problème mondial et ne peut être résolu que mondialement via l’ONU, je vois mal un pays se lancer dans l’aventure seul, confer l’Irak.

      • 20 Novembre 2011 à 12h23

        pirate dit

        Vous vous accrochez à ce songe qu’est l’ONU apparement. La SDN avait démontré son impuissance en étant soutenu par aucune armée, et si peu par les pays concernés, les réglement de la SDN se sont retrouvé notablement impuissant vis à vis d’Hitler. L’ONU, en dépit de son armée de mercenaire en bleu, si disparate au demeurant, et si variabalement efficace selon qui est de service, a exactement le même problème. Bush a passé outre les demandes de l’ONU, mieux, quand l’alibis des ADM a été totalement éventé, cela n’a eu aucune conséquence sur le conflit irakien. D’ailleurs comment aurait-il pu y en avoir ? L’Irak rasé de près pour mieux y faire fleurir les barbes, le motif est noyé dans le sang, et les accusés éliminés avant que l’ONU ai pu bouger un doigt. Il y a t-il eu des représaille diplomatique ? Pas la moindre. L’ONU est comme le FMI, l’OCDE ou l’OMC des outils au service des nations les plus puissantes. La Syrie risque le démembrement, les conséquences de l’isolement iranien ici, ne peut avoir qu’une seule suite, un appuis renforcé des russes (ils ont commencé à se reparler sérieusement l’année dernière) et des chinois pour qui l’existence de l’Iran reste un point important dans la mesure où c’est le seul contre pouvoir au sein même de l’islam, face à la puissance sunnite et à son soutient saoudien. Autre conséquence, la révolte. L’Iran a lancé en réalité le printemps arabe. C’est le premier pays à avoir bougé. Sa population est éduquée, occidentalisé au-delà de ce qui est admissible par les pasdaran, et surtout connait la nature exacte d’une “révolution islamiste” ou “ique”. En vérité, si les occidentaix cessaient de jouer aux apprentis sorcier il comprendrait que l’Iran peut définitivement être un allié objectif. Tous les régimes voisins sont d’obédiance sunnites. Négocier en Afghanistan signifie renforcer ce pouvoir, cette coallition d’intéret jusqu’à Karachi en passant par Ryad et Dubaï. C’est aussi l’intérêt des républicains. Leur électorat juif n’a aucune grâce vis à vis de l’Iran et la question pétrolière compte beaucoup trop pour les poids lourds du parti des Elephants. Sans compter le contentieux bien réel qui existe entre les deux gouvernements. N’oublions pas que c’est en large partie grâce à Khomeiny que Reagan a été élu. Car c’est sur l’échec de la libération des otages, probablement téléguidé depuis l’armée de campagne de Reagan, qui a déterminé le renvois de Carter à ses chers études. Les turques ne peuvent pas intervenir en Syrie sans l’aval des saoudiens et surtout le soutien des américains, mais il faudra faire avec les russes, qui sont très clairement du côté des syriens. Cette question ne pourra donc se régler sur le plan frontal que par la bande, l’intervention récente des rebelles lybiens en est un éclatant exemple.

      • 20 Novembre 2011 à 15h54

        JMS dit

        Mais je suis assez d’accord avec ce que vous dites, mis à part que l’ONU me semble le lieu ou il convient de discuter au niveau mondial.
        Bien sûr c’est “le machin”, mais  que faut-il faire ? le supprimer ?
        Bien sûr que ce sont les rapports de force entre grandes puissances qui pèsent à la fin.
        Moi aussi je pense que l’Iran va se débarrasser de ce régime de dingue.
        Je connais indirectement des détails sur la société iranienne qui vomit ce régime;
        Donc je garde espoir.
        De la même façon je garde espoir dans le fait que les révolutions arabes déboucheront tôt ou tard sur plus de démocratie, même si pour l’instant nous arrive des nouvelles très inquiétantes quant à leur devenir à moyen terme. 

      • 20 Novembre 2011 à 22h35

        pirate dit

        Les révolutions démocratique est une invention moderne et dans les faits une stupidité complète. Au fait de la fameuse révolution de velours on a décidé qu’il pouvait il y avoir des révolutions démocratique. Imposer un ordre contre un autre, par la contestation n’est pas démocratique. Les révolutions ne sont jamais démocratique. La révolution française a mit 20 ans à se stabiliser, et encore il a fallu qu’elle passe par un empereur… et quand je parle de stabilité c’est très relatif. La révolution arabe risque de prendre le même temps. Khomeiny a prit le pouvoir en 79, en 2011 l’Iran n’est plus du tout le même pays. Qui plus est à la différence de la révolution française, ce printemps intervient en pleine résurgence fondamentaliste. Il est totalement de l’intérêt de pays comme l’Arabie Saoudite que cela ne débouche SURTOUT PAS sur une démocratie. Donc pour le moment c’est mal barré, surtout si on prend en compte l’origine du vote tunisien récent, les électeurs tunisien vivant en France…

  • 18 Novembre 2011 à 13h36

    L'Ours dit

    OUI GM,
    mais les alliances objectives soupçonnées par JMS, toujours possibles effectivement, pourraient se mettre au front des arguments à la seule condition qu’à la suite du départ de tous les juifs de cette contrée, Gaza n’ait pas été un territoire parfaitement libre pour en faire ce qu’ils voulaient!
    Il faut tirer les conséquences des actes commis par les palestiniens eux-mêmes et ne pas toujours accuser les autres.

    • 18 Novembre 2011 à 16h42

      JMS dit

      On parle de la Syrie…

      • 18 Novembre 2011 à 17h17

        L'Ours dit

        Ah! bon?
        Je réponds à ceci:
        ” …inadmissible qu’Israël réserve au droit légitime du peuple palestinien à disposer de lui même.
        C’est la raison pour laquelle à mon avis, un petit jeu assez trouble entre le gouvernement actuel d’Israel et le hamas est à bien avoir en tête…

      • 19 Novembre 2011 à 5h03

        JMS dit

        Ah ok, je n’avais pas compris…

      • 19 Novembre 2011 à 7h09

        L'Ours dit

        pas de problème.

  • 18 Novembre 2011 à 12h37

    Gil Mihaely dit

    JMS : les alliances objectives sont toujours possibles mais pour ce qui concerne la Syrie je pense pas qu’Israël doit s’exprimer ou participer à quelconque initiative. Israël est déjà accusé par les uns d’être, avec les Etats-Unis, derrière le complot qui vise la chute d’Assad, tandis que d’autres signale les quatre décennies de clame sur le front nord pour insinuer un accord tacite avec Damas… La vérité est que personne n’en sait rien et que les changements en cours pourraient être favorables aussi bien que porter préjudice aux intérêts d’Israël. d’un côté l’axe iranien pourrait être affaibli mains en revanche l’irakisation de la Syrie risque de déstabiliser toute la région. Une seule chose est sûre : les évènements sur le terrain prennent tout le monde de court… Tous les acteurs naviguent à vue…  

    • 18 Novembre 2011 à 16h41

      JMS dit

      Oui bien sûr, le jeu est très complexe et il n’est pas de choix politiques qui n’aient des inconvénients.
      Ce que vous dites est parfaitement exact, il peut sortir pour Israël de ces affaires sanglantes un surcroît de préoccupations voire de dangers ou à contrario un apaisement local.
      Mais pour ma part, je n’ai jamais été séduit en politique par la formule célèbre “l’immobilité est le plus beau mouvement du soldat”. 
      Il me semble (mais je ne suis pas concerné) que dans ces cas là il faut en revenir aux principes avec un grand “P” et être simple.
      Assad est un tyran.
      Israel est une Démocratie.
      Les Démocraties se doivent de marquer leur désapprobation vis-à-vis  des tyrans.
      C’est tout.
      Tôt ou tard cette position de principe vaudra à Israël la considération des victimes syriennes de la bête fauve.
      Quand ? On ne sait pas, peut être jamais mais ça n’a pas d’importance.
      Ce qui compte c’est que quand on se tait on se fait au mieux indifférent au pire complice. 
      Et ça, ça reste. 

      • 21 Novembre 2011 à 7h10

        RotilBis dit

        “Les Démocraties se doivent de marquer leur désapprobation vis-à-vis des tyrans.”
         Ça, c’est bien vrai.  Qu’elles commencent donc par ne pas inviter les dictateurs à leur fête nationale, voilà un bon début… 

  • 18 Novembre 2011 à 9h02

    RotilBis dit

    JMS,

    “Mais où sont les déclarations de soutien du gouvernement israélien à ceux qui meurent dans les rues pour se débarrasser de cet assassin ? ”

    Pouvez-vous simplement comprendre que si le gouvernement israélien mettait son grain de sel, cela serait immédiatement récupéré par Bassar el Assad ?

    Il se tait et a bien raison. Mais il y a d’autres voix en Israël que celle du gouvernement, vous savez… 

    • 18 Novembre 2011 à 12h06

      JMS dit

      Heureusement qu’il y a d’autres voix que celle de ce personnage de Netanyaou.
      Menteur, truqueur manipulateur et manipulé au sû et au vû de l’ensemble des peuples civilisés. 
      Au point d’avoir contraint la chancelière Merkel à lui savonner la tête le jour même ou l’Allemagne votait contre l’admission de la Palestine à l’UNESCO.
      Le dénommé Lieberman a même été contraint de se fendre d’un communiqué sur le sujet, quant à Sarkozy, et Obama au moins les choses sont claires. 

      • 18 Novembre 2011 à 12h16

        RotilBis dit

        Mais oui bien sûr… 

      • 19 Novembre 2011 à 5h58

        isa dit

        JMS n’intervient que sur les fils consacrés au PO ou au MO, c’est tout, et c’est pour dire sa haine d’Israël, pour ne pas dire plus.

        C’est notre éclair palestinien.
        De ma part, in ne récoltera plus que la même totale indifférence que celle accordée à flash.

      • 20 Novembre 2011 à 4h04

        JMS dit

        Calmez vous ou soignez vous Isa
         

  • 18 Novembre 2011 à 8h38

    L'Ours dit

    JMS,

    il fallait écouter le discours de Netanyahu à l’ONU. Il a réussi à énoncer un soutien au printemps arabe avec beaucoup de finesse. Car c’est un vraie difficulté, voire un cadeau empoisonné aux révoltés. Vous sous-estimez la haine dont fait l’objet Israel même chez les “combattants de la liberté”. Ces derniers allant jusqu’à brandir en Lybie des panneaux: on veut pas de juifs. Car ils avaient peur que sans Kadhafi, ils viennent!
    Alors oui, ils ne sont pas assez salauds pour les soutenir.
    Rappelez-vous, lors de la première guerre d’Irak. Alors qsue c’étaient eux qui prenaient des bombes sur la gueule, les alliés suppliaient Israel de ne pas s’en mêler de peur que ce soit mal interprété par les pays arabes.
    Alors un peu moins de naïveté serait la bienvenue et si les palestiniens veulent mon soutien, qu’ils commencent par faire leur printemps avec le hamas! 

    • 18 Novembre 2011 à 12h01

      JMS dit

      Il ne s’agit pas de faire le printemps avec les gens du hamas mais de les éliminer, et pour les éliminer il faut leur retirer ce qui est à la fois leur alibi, leur cache sexe, et leur justification à savoir le sort inadmissible qu’Israël réserve au droit légitime du peuple palestinien à disposer de lui même.
      C’est la raison pour laquelle à mon avis, un petit jeu assez trouble entre le gouvernement actuel d’Israel et le hamas est à bien avoir en tête…
      “Extrémistes de tous les pays unissez-vous” comme disait l’autre; 

      • 19 Novembre 2011 à 20h57

        pirate dit

        Voilà une pause que je trouve amusante. Ici il faut éliminer, sur un autre fil il faut faire un réglement politique vu que c’est censé être une affaire strictement politique. C’est un peu confus dans votre crâne JMS on dirait…

      • 19 Novembre 2011 à 21h01

        rackam dit

        pirate,
         ce ne serait pas plutôt une “pose”? Pour le reste, bien d’accord avec ton soupçon… 

      • 20 Novembre 2011 à 9h52

        JMS dit

        Pas du tout confus…
        Il y a deux choses différentes, le nationalisme palestinien qui consiste à disposer de lui-même, et donc d’avoir un état.
        Ca c’est l’autorité palestienne.
        Et je trouve celà aussi légitime que de disposer d’un état pour les Israéliens.
        Et puis il y a des islamo-fascistes, manipulant la cause palestinienne, avec qui il est impossible de s’entendre et qui de ce fait devront soit changer soit être éliminé, les seuls qui puissent le faire sont les Palestiniens eux-mêmes et pour celà le hamas doit être politiquement isolé.
        Mais ne faites pas semblant de ne pas comprendre.

  • 18 Novembre 2011 à 8h23

    isa dit

    Je ne soutiens absolument aucun dirigeant israélien, à vrai dire je n’adore vraiment pas particulièrement celui pour qui ils ont voté actuellement, mais cela ne me regarde pas, je ne suis pas israélienne.

    En revanche, m^me s’ils le trouvent “menteur” ‘eux, non, bien sûr), ils sont en désaccord total sur L’UNESCO et Obama a bien reproché à Sarko son “oui”, si vous voulez vous en tenir aux propos “off”.

    • 18 Novembre 2011 à 8h26

      JMS dit

      Oui il est toujours douloureux pour un Président américain de se rendre compte que la France n’est pas un protectorat…

      • 18 Novembre 2011 à 8h34

        isa dit

        Si vous voulez.
        Laisser supposer que la France est aux ordres des USA, c’est digne du caniche de Bush!

  • 18 Novembre 2011 à 7h39

    isa dit

    Mai sIsraël sait que ce seront peut-être les Frères Musulmans après, vous ne voulez pas qu’Israël vienne défendre les Syriens qui les maudissent chaque jour et qui vivent la création d’Israël comme la nakba?
    non, mais soyez raisonnable, ils ont à s’occuper en ce moment d’une urgence, un fou en Iran qui risque fort d’avoir la bombe nucléaire dans le seul but d’éradiquer ce pays; Et puis, le saviez-vous? ils ont comme voisins des gens qui ne sont ni suisses, ni Luxembourgeois;

    • 18 Novembre 2011 à 7h50

      JMS dit

      Le mal c’est mieux que le pire…
      Tout est dans le “peut être”.
      Quand à l’Iran c’est un autre débat, un débat plus global, et pas le sujet de l’article, car là il ne s’agit plus d’Israël seul, mais de la sécurité de tout le MO, éventuellement de la notre et du risque évident de prolifération à la Turquie, l’Arabie, l’Egypte.
      Il y a l’ONU pour ça, ce n’est pas à Israël de décider seul.

      • 18 Novembre 2011 à 7h53

        isa dit

        Mais sur la Syrie, encore cent fois moins.

        Israël peut décider seul sur l’Iran si la menace est urgente et directe, mais ce sera toujours avec les USA, et certainement pas avec des français qui votent “oui” à l’UNESO et qui , comme vous, ont trop de peine pour “les povs” palestiniens”. ce discours lénifiant que l’on trouve dans 99% de la presse française.

      • 18 Novembre 2011 à 8h02

        JMS dit

        Ça vous n’en savez rien et moi non plus.
        Bien au contraire je pense que l’Iran est un tel morceau, que seul une coalition internationale peut en venir à bout, d’où l’importance de l’ONU.
        Et ça serait bien que vous évitiez de faire du confusionnisme sur les problèmes du MO, l’Iran c’est l’Iran, le problème palestinien c’est autre chose, l’annexion rampante de la Cisjordanie encore une autre etc.
        Je comprends bien que vous souhaitiez globaliser dans votre soutien à la politique de Netanyaou, mais cela ne trompe personne et surtout pas les différentes diplomaties, américaine comprise.  
        D’où un récent échange Obama/Sarkozy. 

      • 18 Novembre 2011 à 8h41

        eclair dit

        @JMS
        Attaquer l’iran c’est prendre le risque que le golfe persique et ces ports pétroliers soient complètement détruit.
        Ce qui provoquerais inévitablement une pénurie du pétrole.

        Sans compter que cela engendrerais très probablement des troubles en egypte qui viendrait fermer le canal de suez

        Sans parler du fait que s’ils bombardent le site de la centrale il y aura de l’uranium en son sein et il faudra s’attendre à un nuage radioactif.

        Que du bonheur une attaque contre l’IRAN, destabilisation du moyen orient destabilisation de l’économie mondiale qui lui sera fatale et par ricochet risqque de guerre mondiale.

        Mais des simplistes comme ISA ne voit qu’israel sans voir plus loin que le bout de leur nez. 

  • 18 Novembre 2011 à 4h26

    Impat1 dit

    Bonne remarque, JMS. A méditer.

  • 18 Novembre 2011 à 3h55

    JMS dit

    On ne peut pas éternellement terroriser tout un peuple, et le parallèle avec la Lybie est effectivement frappant.
    Il y aura des convulsions, peut être des régressions mais l’époque des despotes au MO est révolue. 
    Cela veut dire  que beaucoup de choses ne seront plus possibles en matière politique en particulier l’idée de l’immobilisme vis à vis du peuple palestinien de la part d’Israël.

    • 18 Novembre 2011 à 5h05

      isa dit

      L’obsédé qui dit ne pas y être a pû ramener l’affaire à israël.

      l’est content, l’a pu dire que si Israël ne plie pas, ce pays sera foutu.

      Saviez-vous qu’il va $etre difficile, pour le coup, de trouver pire ennemi que Bashar-El-Assad pour israël?

      Pis alors, on voit comme les pays arabes se jettent vers un vent de liberté quand le peuple a enfin le pouvoir! direct chez les islamistes!

      tout a changé, rien n’a changé!

      • 18 Novembre 2011 à 7h32

        JMS dit

        Ah bon ?
        Le pire ennemi ?
        Mais où sont les déclarations de soutien du gouvernement israélien à ceux qui meurent dans les rues pour se débarrasser de cet assassin ? 
        Pour débarrasser Israél de son “pire ennemi” par la même occasion…
         Ah bon ?
        On entends le silence ? 

  • 17 Novembre 2011 à 20h04

    Impat1 dit

    L’Histoire semble prendre effectivement à Damas le chemin que les Libyens ont tracé.
    Que cet exemple réussi serve à d’autres, cela constituerait un évènement magnifique.
    En tout cas, quelle que soit l’issue, je salue avec vous l’intelligente stratégie de l’ASL.