Dalida, glamour toujours! | Causeur

Dalida, glamour toujours!

Paris expose ses plus belles tenues de scène

Auteur

Thomas Morales

Thomas Morales
Né en 1974, Thomas Morales est journaliste indépendant et écrivain.

Publié le 17 juin 2017 / Culture

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Le musée de la Mode de la Ville de Paris a pris une initiative à la fois intelligente et populaire : exposer les tenues de scène de Dalida. Nos tristes chanteuses d’aujourd’hui seraient avisées de s’en inspirer.

Dalida lors d'une émission sur TF1, 1980. Photo: Keystone-France

Il y a trente ans, le 3 mai 1987, Dalida baissait le rideau. Sa détresse continue d’émouvoir les hommes nés sous Giscard. Les Français n’ont jamais oublié ce regard perdu dans la fosse, comme happé par la gloire. Même les moqueries sur son strabisme pourtant si érotique étaient une manière de reconnaître sa singularité, un hommage à sa puissance évocatrice. Elle était unique dans le paysage radiophonique d’alors. La seule capable de transformer une ritournelle en une complainte douce, tellement langoureuse qu’elle s’infiltrait dans les replis de l’âme. Son interprétation toujours à fleur de peau venait invariablement voiler les sentiments, leur redonner une pureté originelle.

Elle avait tous les attributs de la femme fatale et de l’enfant incomprise. À la fois gauche et terriblement conquérante, ses audaces suivies de profonds doutes chahutaient, sans cesse, son esprit. Plusieurs fois par jour, elle empruntait cet ascenseur émotionnel. Sa voix méditerranéenne patinée aux accents montmartrois ne trahissait jamais ses élans intimes. Le public a follement aimé cette Égyptienne égarée dans les rues de Paris. Lisa Azuelos, dans son très beau film sorti en début d’année, a su capter cette intensité-là.

Populaire et sincère. Cet inlassable combat intérieur qui fait la différence entre une simple vedette et une véritable star. Du côté de l’Olympia, sa seconde maison, on prétend que l’écho de « Bambino » résonne à la date anniversaire de sa disparition. Dalida la chanteuse a aussi marqué les téléspectateurs des shows des Carpentier ou de Guy Lux par la variété de ses tenues, jouant sur tous les registres, tantôt tragédienne, tantôt vamp, toujours sexy en prime time.

Un succès en partie dû à son sens du style…

L’artiste osait les paillettes, l’imprimé léopard, la tunique orientale ou le justaucorps. Sa liberté de se vêtir ne connaissait aucune

[...]

« Dalida, une garde-robe de la ville à la scène » – Palais Galliera, 10, avenue Pierre-Ier de Serbie, 75016 Paris. Jusqu’au 13 août.

 

  • couv.causeur.#47

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    publié dans le Magazine Causeur n° 106 - Juin 2017

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    couv.causeur.#47
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    • 18 Juin 2017 à 22h54

      ji dit

      Merci pour votre article qui me donne envie de concrétiser le vague projet d’aller voir l’expo, et d’être immergée dans l’univers de cette artiste si émouvante.
      Bravo Causeur !

      • 19 Juin 2017 à 10h59

        clark gable dit

        C`est toi JiJi dans le noir ?

    • 17 Juin 2017 à 11h38

      clark gable dit

      J`espére que cet article est au second degré !
      Si Causeur nous sort des articles niveau TV Magazine on est définitivement foutu !

      • 17 Juin 2017 à 12h12

        saintex dit

        Bah ! “On” foutu pourra toujours aller se rhabiller.

      • 18 Juin 2017 à 22h59

        ji dit

        Je ne lis pas Tv magazine, vous devez confondre avec Télérama.
        Dalida était futile et tragique, incandescente et emouvante.

        • 18 Juin 2017 à 23h16

          saintex dit

          ))))) Oui mais Clark Gable était moustachu.