Vers un futur axe Israël-Iran-Turquie? | Causeur

Vers un futur axe Israël-Iran-Turquie?

Entretien avec Thomas Flichy de la Neuville

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 02 septembre 2016 / Monde Religion

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Pour l'historien Thomas Flichy de la Neuville, éradiquer l'Etat islamique passe par une alliance avec la République islamique d'Iran, dont les forces spéciales combattent Daech au Moyen-Orient. Etat des lieux d'un monde en pleine recomposition.
flichy iran turquie israel daech

Hassan Rohani en Turquie. Sipa. Numéro de reportage : AP21883448_000016.

Daoud Boughezala. L’Europe et la France sont confrontées à un afflux inédit de migrants en provenance d’Afrique et du Proche-Orient. Comme vous le rappelez dans votre dernier essai Les grandes migrations ne détruisent que les cités mortes (L’Aube, 2016), la civilisation perse a survécu à mille ans de migrations. Notre pays pourra-t-il relever le même type de défi ?

Thomas Flichy de la Neuville1La France donne l’impression d’être en fin de course. Or, seule une culture forte permet l’intégration des immigrés. D’une manière générale en Occident, l’absence d’une conscience de soi, d’une identité et d’une culture assumées fait que les petites minorités doivent déployer une énergie exceptionnelle pour s’intégrer. Certains, s’intègrent malgré leur environnement. Les différents indicateurs dont nous disposons (la créativité, la qualité de la production artistique, notre capacité à innover et à surmonter les obstacles, notre confiance en nous-mêmes) ne sont pas très favorables. Je ne prendrai qu’un exemple : nous savons d’expérience que l’enseignement de matières artistiques comme le dessin ou le théâtre, occupe une place fondamentale dans la formation d’élites créatrices et innovantes. Ces matières ont été insidieusement évacuées des cursus de nos grandes écoles au profit d’un enseignement technique et desséchant. Cela montre que nous nous inscrivons de plus en plus dans un système figé, tenu par des gestionnaires sans vision, qui considèrent les sciences humaines comme quantité négligeable.

Le portrait que vous dressez de notre société a quelque chose d’apocalyptique. Un système mort peut-il renaître de ses cendres ? 

Oui mais cela passe par un changement de classes dirigeantes. Face au chaos, la montée d’élites vivantes – c’est-à-dire dotées de courage et d’imagination – permettrait un sursaut. L’accès à l’appareil dirigeant de ces catégories aujourd’hui « périphérisées » par le système en place - artisans et intellectuels indépendants, patrons de petites et moyennes entreprises, agriculteurs, citoyens issus de l’immigration – donnerait naissance à une société nouvelle. L’histoire nous apprend en effet que les élites non-innovantes, même si elles tâchent de se maintenir par la violence ou le parasitisme, peuvent connaître un sursis, mais sont promises à la dissolution à moyen terme.

On se croirait revenu au temps du déclin de l’Empire romain. Dans la Rome antique, écrivez-vous, « l’accueil des migrants se heurte à l’hostilité de la population tout en bénéficiant de complicités parmi des élites désireuses de prolonger leur propre pouvoir ». L’histoire se répèterait-elle ?

En effet, au deuxième siècle avant Jésus-Christ, les très grandes fortunes romaines promouvaient des esclaves et des affranchis issus de l’immigration, notamment grecs ou syriens (déjà !) malgré les protestations des petits romains autochtones. C’est un affranchi qui a remis au pas la Bretagne, c’est-à-dire l’Angleterre actuelle, secouée par des révoltes. A l’époque, le grand capital romain, l’appareil d’Etat et les élites romaines mondialisées se sont appuyés sur les esclaves et les affranchis récents aux dépens des Romains dépossédés.

Mais quel intérêt nos élites technocratiques auraient à faire venir quantité d’immigrés ?

Ces élites savent pertinemment que les Etats Européens ont besoin de réformes économiques draconiennes s’ils veulent se maintenir dans le jeu de la concurrence internationale. Face à des puissances émergentes comme la Chine ou l’Inde, l’Europe vieillissante doit mettre en place des réformes structurelles de façon urgente. Or ces réformes seraient tellement impopulaires qu’aucun gouvernement n’aurait le courage politique de le mener de front. L’ouverture des frontières, décidée par les élites mondialisées, permet en fin de compte de mener ces réformes malgré l’hostilité de l’opinion publique. Cette ouverture leur donne accessoirement un sursis. En effet, le fractionnement en communautés ethniques de plus en plus repliées sur elles-mêmes limite le danger d’une opposition unifiée.

Après l’attaque du Bataclan, François Hollande et Manuel Valls ont appelé à l’unité nationale autour de la lutte contre le terrorisme puis annoncé le renforcement des bombardements contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Que pensez-vous de cette stratégie militaire ?

À l’encontre de l’Etat islamique, les Occidentaux mènent ce que les historiens appelleront dans vingt ans une drôle de guerre. Certes, la guerre est déclarée, toutefois les Américains ont donné des ordres très clairs : ne pas bombarder les camion-citerne de l’Etat islamique qui faisaient la noria entre les champs pétroliers de l’Etat islamique et la Turquie sous prétexte que leurs conducteurs n’étaient pas islamistes ! Si l’Etat islamique en Irak et en Syrie existe aujourd’hui, c’est que des puissances régionales y ont eu intérêt.

Malgré tout, cela va devenir compliqué pour l’Etat islamique de se maintenir. Son territoire se réduit, son projet de connexion entre la Libye et Boko haram a été mis en échec par l’armée française, mais son drapeau reste puissant d’un point de vue symbolique. Sa principale force reste dans l’organisation d’attentats spectaculaires en Europe qui provoquent, malgré leur gravité, peu de victimes par rapport à une véritable guerre, mais qui ont un impact psychologique important.

Pour gagner la guerre psychologique, sans doute-il faudrait-il rallier des puissances musulmanes à la guerre contre Daech. Pourquoi défendez-vous la stratégie de la « carte chiite » à l’exclusion de toutes les autres ?

Si nous voulons mener une guerre, il faut choisir un camp, a fortiori si nous voulons lutter par puissances interposées sans envoyer nos soldats au sol. Parmi les trois grandes puissances régionales concurrentes (l’Iran, la Turquie et l’Arabie Saoudite), seul l’Iran a mené une lutte effective contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

Pour des raisons internes, la Turquie et l’Arabie saoudite  ont laissé l’Etat islamique se développer puis l’ont lâché en raison des menaces qu’il faisait planer sur leur propre sol. Mais, dans le sillage des Américains, la France a clairement fait le choix des puissances sunnites.

Concédez que Téhéran et ses affidés chiites irakiens portent une lourde responsabilité dans la marginalisation des sunnites en Irak qui a profité à l’Etat islamique…

Au cours des derniers mois, le conflit entre Irakiens s’étant envenimé, les massacres commis par les chiites n’en sont pas moins violents que ceux commis par les sunnites. Mais qui a combattu véritablement l’Etat islamique sinon l’Iran et la Syrie ? Le problème est que l’Occident a rejeté géopolitiquement l’Iran qui est au monde musulman ce que fut la Grèce pour l’Empire romain : la Perse a fourni la plupart des scientifiques, des penseurs, et des hommes de lettres musulmans. C’est donc une grave erreur que d’avoir relégué le plus vieil Etat du Moyen-Orient et la seule puissance qui représente un véritable contrepoids politique, religieux et culturel au projet subversif de l’Etat islamique.

Le meilleur moyen de mettre à bas l’E.I serait peut-être de réconcilier les puissances sunnite et chiite. Croyez-vous un compromis possible entre Ryad et Téhéran ?

Cela me paraît difficile en raison de la fracture culturelle et religieuse entre Arabes et Persans, ainsi qu’entre sunnites et chiites mais il existe des espaces de conciliation. D’ailleurs, on a parfois tendance à exagérer l’antagonisme chiites/sunnites. Ainsi, les tribus irakiennes, dont la naissance est antérieure à l’arrivée de l’islam, comportent à la fois des sunnites et des chiites.

Sur un plan stratégique, le Qatar partage une nappe de gaz importante avec l’Iran et joue un rôle d’intermédiation diplomatique entre puissances sunnites et puissances chiites, à l’instar du sultanat d’Oman. A plus long terme, on pourrait imaginer une alliance non-arabe entre les territoires de paix que seront l’atelier turc, un Israël menacé mais toujours vivant, et l’Iran, gigantesque marché en devenir.

Pourtant, l’Iran et la Turquie s’affrontent en Syrie par milices interposées. Et malgré sa relative modération sur la question nucléaire, la République islamique n’a rien renié de son antisionisme virulent…

Ne soyons pas captifs de l’écume du moment. Malgré leur opposition géopolitique, l’Iran et la Turquie ont décuplé leur collaboration économique ces dix dernières années. Et le rapprochement russo-turc permet aujourd’hui à la Russie d’aplanir les antagonismes politiques entre les deux puissances. Une partie des Iraniens et des Israéliens savent qu’ils ont intérêt à collaborer. Entre Israël et l’Iran, il existe une compétition – non pas technologique et militaire comme on l’entend souvent – mais culturelle parce que ce sont des puissances créatrices qui ont conquis le monde avec leur capacité d’innovation et leur don pour la poésie. Ceci étant, un tel rapprochement serait une prise de risque pour les Israéliens qui savent les Iraniens dotés d’une forte imagination, donc moins maîtrisables que les Saoudiens. Il faut d’autant moins exclure ce retournement historique que les relations entre les communautés juives et l’Iran ont été très bonnes sur la longue durée.

Quel optimisme !  Puisque nous spéculons sur l’avenir, si Donald Trump accédait à la Maison Blanche, le possible retrait américain du Moyen-Orient vous paraît-il positif ?

Le retour à une politique isolationniste américaine serait sûrement une bonne chose. Depuis des années, la politique étrangère américaine s’est effondrée sous le poids de ses propres contradictions. Les Etats-Unis ont longtemps vécu sur l’idée que leur propre puissance financière les dispenserait de penser. Or l’intelligence politique est en train d’opérer une revanche spectaculaire : le rapprochement réaliste de cet été entre la Russie et la Turquie en témoigne amplement. Mais quelle que soit l’attitude des Américains, dans le monde arabo-musulman, il sera compliqué de reconstruire des Etats qui ont été complètement cassés. En dehors d’Israël, de l’Iran et de la Turquie, il sera difficile de maintenir la paix. Les expéditions militaires des dernières années au Moyen-Orient ont donné à l’Occident l’illusion d’une puissance intacte. C’est une grave erreur. En réalité, l’expansion militaire des civilisations est le premier indicateur de leur fragilité. La grandiose conquête de l’Empire perse par Alexandre le grand peut impressionner, elle n’en signe pas moins la mort des cités grecques.

  1. Agrégé d’histoire et docteur en droit, Thomas Flichy de la Neuville est spécialiste de l’Iran. Il enseigne à Saint-Cyr et a notamment publié L’Etat islamique. Anatomie du nouveau califat (avec Olivier Hanne, Bernard Giovanangeli Editeur, 2014) et Les grandes migrations ne détruisent que les cités mortes (L’Aube, 2016).

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    • 7 Septembre 2016 à 10h27

      beornottobe dit

      il FAUT revenir aux fondamentaux européens ET surtout français ! (et UNIQUEMENT CEUX-CI)avant toute chose !….. (je sais, ça va faire hurler certains(es)….)

    • 5 Septembre 2016 à 9h13

      beornottobe dit

      quel joli monde que ce monde politique, n’est ce pas !? (à Gauche comme à Droite – Chiraco/Sarkosienne – )

    • 4 Septembre 2016 à 19h44

      RED (From Tex) dit

      ” il sera compliqué de reconstruire des États qui ont été complètement cassés “…

      Ça tombe bien, c’était exactement l’objectif des USA ! C’est la “doctrine Wolfowitz” exposée dès 1991, pour éviter que des états qui avaient été alliés à l’URSS puissent à l’avenir servir à une nouvelle super puissance…

      Les USA s’étaient donné 15 ans pour y parvenir… ce fut un peu plus long, mais c’est fait.

      Pour s’en convaincre : https://www.youtube.com/watch?v=CobsDw3qBfQ

    • 4 Septembre 2016 à 15h58

      QUIDAM II dit

      Compte tenu du danger du nucléaire iranien, on se souvient que Gilles Kepel, il y a peu d’années (2013) évoquait une alliance entre Arabes sunnites et Israéliens (une coalition salafo-sioniste en quelque sorte, disait-il, avec un brin d’humour)…
      Ah ! L’Orient compliqué !…

      • 4 Septembre 2016 à 16h14

        i-diogene dit

        Pas une collaboration, mais une exploitation siono-salafiste..: financement occulte..

        • 5 Septembre 2016 à 7h34

          QUIDAM II dit

          Idiogene, épargnez-nous vos petites obsessions complotistes malodorantes, simplificatrices et finalement le plus souvent ineptes.
          Les relations internationales, toujours très complexes sont, au Proche-Orient, infiniment complexes et ne se réduisent jamais à une seule dimension fût-elle économique (la puissance financière des pétro-monarchies, le futur très vaste et très dynamique marché iranien) ; diplomatique (la pression exercée par des dizaines d’Etats musulmans) ; militaire et géostratégique ; ethnique (rivalité entre les Perses, les Arabes, les Turcs, les Kurdes) ; religieuse (antagonismes entre les sunnites, les chiites, les juifs, les chrétiens) ; etc.
          Les acteurs politiques du Proche-Orient ne sont pas des gangs mais des Etats luttant soit pour leur survie, soit pour un leadership régional ou religieux.
          Et Gilles Kepel faisait confiance à l’intelligence de son auditoire en s’exprimant sur le registre de l’humour : il n’y a jamais eu de « coalition salafo-sioniste » bien que le roi d’Arabie ait demandé aux USA de couper la tête du « serpent iranien », selon l’expression utilisée en l’occurence ; ni d’« exploitation siono-salafiste »… selon votre expression vide de sens et symptomatiquement paranoïaque, comme à votre habitude.

        • 5 Septembre 2016 à 9h20

          eclair dit

          le moyen orient complexe?

          Pas vraiment c’est juste une cour d’école maternelle

    • 4 Septembre 2016 à 11h34

      beornottobe dit

      CHICHE !?

      allez !….. axe toi-même !

    • 4 Septembre 2016 à 11h19

      beornottobe dit

      ce sont des “politiciens (nes)”…….cqfd!…….
      C’EST TOUT DIRE!

      nous sommes “assez grands (es)” pour penser et analyser par nous mêmes !….

      • 4 Septembre 2016 à 11h22

        beornottobe dit

        enfin…… : beaucoup! (car les autres …… oupsssss ras les pâquerettes ! autant dire “socialistes”) (et/ou: doite chiraco/sakosienne)

    • 3 Septembre 2016 à 20h28

      kelenborn dit

      steed59 dit
      ce type est historien ? eh bien le niveau baisse comme on dit à l’EN

      Oui oui… vous vous étiez sociologue dans “chapeau melon et bottes de cuir” ?
      La charité n’a vraiment rien à craindre des moqueries de l’hôpital!
      MK

    • 3 Septembre 2016 à 17h48

      AMA dit

      Un axe Israël- Turquie- Iran, c’est un bouleversement géostratégique considérable, si par ailleurs il est tenu compte d’un rapprochement Turquie-Russie et Iran -Russie. La Turquie,le piler de l’OTAN dans la région se promettrait des infidélités? Quelle va être la réaction américaine? Voilà une question qui devrait animer les conversations américaines entre les pro-Donald et les pro-Hillary plus que l’antagonisme viscéral des chiites et des sunnites, ou celui des perses et des arabes. Cette fameuse Question d’Orient qui dure depuis des siècles n’a pas l’intention de s’éteindre.

    • 3 Septembre 2016 à 15h02

      steed59 dit

      ce type est historien ? eh bien le niveau baisse comme on dit à l’EN …

    • 3 Septembre 2016 à 14h49

      Bibi dit

      Shalom amici, 

      Mais où donc est-ce que Daoud trouve-t-il ces doux experts pleins d’idées? Merci chef, j’ai bien rigolé. 

    • 3 Septembre 2016 à 12h04

      Saul dit

      Entrevue très intéressante. C’est vrai que c’est un peu court mais des choses très justes sont dites.
      L’Occident n’a toujours pas compris que l’Iran est parfaitement conscient d’être un foyer civilisationnel et d’avoir été une puissance de 1er ordre, bref de sa singularité. Que son objectif c’est de retrouver un rang dans le concert des nations qu’ils estiment légitime.

      • 3 Septembre 2016 à 15h05

        steed59 dit

        oui sauf que l’Iran n’a jamais perdu son rang dans le concert des nation, sauf à considérer les USA comme le monde. Même certains leaders israéliens reconnaissent avoir gardé des contacts avec les rayeurs de pays de la carte du monde. Je pense notamment à moshé katsav de par ses origines iraniennes

        • 3 Septembre 2016 à 15h21

          Saul dit

          Bien sur que si qu’il l’a perdu, au 19ème et début du 20ème il n’est devenu qu’un état totalement en plein déclin joujou des ambitions occidentales (le Grand Jeu). Dans la seconde moitié du 20ème il s’est retrouvé en marge du monde musulman, et encore plus après la révolution islamique. Avec l’histoire du nucléaire il s’est retrouvé au ban des nations. Pari payant d’ailleurs puisqu’avec tout le bordel actuel, il revient en force et est en train de retrouver un statut qu’il n’avait plus. Jusque là, il n’avait plus voix au chapitre.
          N’oublie pas que l’Iran a été constamment la puissance régionale, les USA du coin quoi. Ce pays a même été à plusieurs reprises de son histoire l’une des principales puissances (et même LA) du monde connu (Europe/Asie/Afrique du nord et orientale).

        • 3 Septembre 2016 à 15h28

          Bibi dit

          Katsav est enprison (pas pour ses ‘liens’ iraniens), mais il faisait partie des “originaires” qui contribuent leurs connaissances, comprhéhension, des langues et cultures de leur ancienne diaspora et, éventuellement – et de plus en plus – aux liens entre ces états et Israël.

        • 3 Septembre 2016 à 15h37

          Bibi dit

          Solo mio et Steed,
          Depuis la Révolution islamique, c’est la cata au plan mondial, pas seulement régional. La tournure actuelle est sanglante, il est difficilement concevable comment le “monde éclairé” laisse cette boucherie continuer. Quand ce sera terminé, il faudra bcp pour vivre. Ensemble. 

        • 3 Septembre 2016 à 15h58

          Saul dit

          mais ça a toujours été sanglant ce coin là. C’est simple, les périodes de paix durable en 5000 d’histoire, on les compte sur les doigts de la main.

        • 3 Septembre 2016 à 18h53

          steed59 dit

          shalom shabbat bibi

        • 3 Septembre 2016 à 21h21

          Bibi dit

          C’est vrai Solo mio, mais avec des hauts et des bas, et là c’est un haut haut.

    • 3 Septembre 2016 à 10h45

      QUIDAM II dit

      «  … il sera compliqué de reconstruire des Etats qui ont été complètement cassés. », dixit Thomas Flichy de la Neuville.
      Pourquoi donc faudrait-il reconstruire des Etats qui ont échoué historiquement, socialement, politiquement et se sont effondré dans les massacres et la haine ?
      Afin d’obtenir des pays stables et cohérents, sans doute vaudrait-il mieux en créer de nouveaux selon le célèbre principe des nationalités, c’est-à-dire en tenant compte des ethnies, des religions, des tribus ?

    • 3 Septembre 2016 à 7h53

      L'Ours dit

      Comme tous les antisémites qui ne disent pas leur nom et qui s’offusquent même si on ose les traiter ainsi, idiogène nous montre un lien sur les orthodoxes juifs.
      Ces connards qui n’ont encore commis aucun attentat et ne veulent pas soumettre la terre entière à leur croyance existent… mais… combien de divisions? Peu importe, cela suffit pour la propagande bonnet blanc, blanc bonnet.
      Combattons d’abord les ravages de la peste islamique mondiale, dont chez nous, on verra ensuite pour les deux pelés trois tondus orthodoxes qui ont une grosse grippe de débilitante.

      • 3 Septembre 2016 à 10h37

        QUIDAM II dit

        L’Ours a raison de relever le caractère sournois de l’intervention d’idiogène à propos des orthodoxes juifs qui ne constituent qu’un infime minorité des Israéliens… lesquels, malgré ces orthodoxes, organisent ces chaque année, à Tel Aviv et Jérusalem, les gay pride les plus déjantées du littoral méditerranéen.

        • 3 Septembre 2016 à 10h59

          Danny Wolf dit

          A signaler que c’est leprix de la liberte…Les gays en Israel sont l’equivalent de la 13legion romaine …Ils sont antisemites a peu pres comme i.diogene,et ne revent que de la destuction d’Israel…Antisemitisme et homosexualite vont main dan la main , comme un couple de lesbienne.
          Le fait d’avoir des parents Juifs les genent ,quand ils revent d’etre grecs.. 

        • 3 Septembre 2016 à 11h03

          Danny Wolf dit

          Ceci dit , ils ne sont que 5% de la population , et sont tous au parti antisioniste Meretz..Celui des copains de i.diogene..Ils font du bruit comme 10 millions, et emmerdent tout le monde..
          La liberte est quelquefois une croix. 

        • 3 Septembre 2016 à 11h18

          Danny Wolf dit

          Vous aurez rectifie de vous meme ,
           c’est de la 10 eme legion dont je parle…

        • 3 Septembre 2016 à 20h31

          kelenborn dit

          Laissez tranquille l’Idiogénétique !!! vous allez avoir des emmerdes avec Aymeric Caron la rat con!!

      • 3 Septembre 2016 à 11h39

        Saul dit

        Orthodoxes dont la représentation politique reste ultra minoritaire en plus d’être divisée. C’est dire s’ils sont en plein boum :-)))
        Bien vu maître l’Ours

      • 3 Septembre 2016 à 12h59

        i-diogene dit

        Les ultra-orthodoxes représentent 1/4 de la population israélienne..

        AUx USA, ils sont nettement plus influents que l’ islamisme..

        Tu confonds sionisme (politique), judaïsme (religion) et judéïté (communauté)..

        Mais, ça, on a l’ habitude..!^^

        • 3 Septembre 2016 à 13h19

          Saul dit

          non 10%. Ce sont leurs enfants qui représentent 1/4 des enfants israéliens. Enfants qui ne sont pas inéluctablement voués à être ultra orthodoxes une fois adulte…
          Et L’Ours a raison, politiquement ils sont minoritaires et morcelés en partis qui souvent s’opposent.
          Bref tu racontes des conneries.

        • 3 Septembre 2016 à 15h33

          eclair dit

          c’est 20% les orthodoxes tout confondus.
          10% c’est juste les orthodoxe haredim.

          Dans un demi siècle les deux feront qu’environ 40-50% sera orthodoxe

          israel deviendra probablement une theocratie à ce moment là

    • 3 Septembre 2016 à 1h49

      Fioretto dit

      Saul tout à fait d’accord Idiogène planque ses désirs sur les mollah iraniens. Ceci dit ça me paraît totalement impossible que l’Iran prenne la tête du monde musulman. Le chiisme est de plus en plus considéré comme une hérésie.

      • 3 Septembre 2016 à 2h10

        Saul dit

        Salut Fio ;-)
        Oui c’est la grosse contradiction qu’ils essayent de dépasser. Quand la révolution islamique eut lieu, Khomeini prôna un internationalisme révolutionnaire et musulman (guidé bien évidemment par l’Iran) en mettant sous le boisseau les différences entre chiisme et sunnisme.
        Mais patatras, la guerre Iran/Irak mit à bas ce beau projet et accentua au contraire l’antagonisme chiisme/sunnisme à travers la vieille rivalité Arabes Vs Iraniens. Bref la catastrophe (au passage, guerre Iran/Irak qui vit Israël soutenir discrètement l’Iran par des fournitures d’armements au grand plaisir des ayatollahs, c’est te dire si leur antisionisme pur et dur fantasmé par Idiogène ne relève que d’une vue de l’esprit). Ce ne fut qu’une simple pause dans ce projet, l’Iran n’a pas renoncé à cette ambition, la rivalité constante entre les Saoudiens et eux a pour enjeu ce leadership justement. L’intervention US en Irak fut la divine surprise puisqu’aboutissant à un Irak désormais gouverné par les chiites et pro iranien, permettant de réaliser ce fameux arc chiite (les Ricains n’ont jamais rien capté aux subtilités orientales…).
        Les dirigeants iraniens ne cherchent sans doute pas une conversion massive et subite des sunnites, pas à court ou moyen terme, mais à ce que ceux ci les considèrent comme les champions du monde musulman. Ce qui n’est pas d’ailleurs impossible, les rivalités doctrinales n’ont pas empêché l’établissement de pouvoir ayant une foi opposée à celle de la population par le passé (la puissance fatimide par exemple)

        • 3 Septembre 2016 à 2h48

          i-diogene dit

          Saul,

          Rien à voir avec Soral ou mes hypothétiques désirs, je me fous de l’ avenir de l’ Israël, ça ne me concerne pas..

          J’ ai eu l’ occasion de travailler en Iran, et mon point de vue est basé sur des discussions avec des techniciens de l’ industrie iranienne de Khodro automobile..
          3 mois puis 6 mois d’ immersion, ça crée des liens et des discussions sur la marche du monde..
          Oui, les iraniens sont pragmatiques..

          Bizarrement, j’ ai trouvé ce reportage récement qui confirme peu ou prou la position de ces techniciens:

          https://www.youtube.com/watch?v=J-riq9Ucpus

        • 3 Septembre 2016 à 11h52

          Saul dit

          Pourtant qu’est ce que t’en causes d’Israël, pour quelqu’un qui s’en fout… :-)))

        • 3 Septembre 2016 à 19h29

          i-diogene dit

          Bin, oui, Saul: sur ce site, beaucoup de sujets ont trait à l’ Israël, et celui-ci en est un de plus..

          Il est vrai qu’ avant l’ opération bordure protectrice, je ne m’ y intéressais pas du tout..

          Mais vu le bordel dans cette région, je suis bien forcé de le prendre en compte..

          Quant à son devenir, je m’ en fous totalement..!
          Mais, il semble précaire, c’ est juste mon avis..!

    • 2 Septembre 2016 à 23h08

      AGF dit

      évidemment