De la crise permanente | Causeur

De la crise permanente

Sur “La crise sans fin”, de Myriam Revault d’Allonnes

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 03 octobre 2016 / Culture Politique

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Mystère et mélancolie d'une rue

Oscar Dominguez, Mystère et mélancolie d’une rue, vers 1924-1925

J’errais autour de la Bastille. J’avais une heure à tuer avant de prendre le train.
Je suis entré à la Belle Lurette, 26 rue Saint-Antoine. J’aime beaucoup cette librairie : on y prend en deux minutes le pouls exact du boboïsme — et plus particulièrement celui du Marais, qui en est l’émanation suprême. Les notices manuscrites, résumant l’avis toujours enthousiaste du libraire, accrochées à certains livres, flattent ce que le Parisien branché a de plus personnel — sa dose élevée de moraline, comme disait Frédéric N***, son appartenance à l’espèce Homo Festivus, comme disait Philippe M***, et sa totale déconnexion de la France périphérique, comme disait Christophe G***.

Coincé entre trois piles de succès présumés de la rentrée, il y avait quelques minces exemplaires de la Crise sans fin – Essai sur l’expérience moderne du temps, paru initialement en 2012 et qui vient de sortir en poche (Essais Points Seuil).
J’ai travaillé en 1986 avec son auteur, Myriam Revault d’Allonnes. Nous nous étions partagé le programme Lettres d’HEC portant sur le Langage, à elle le côté philo, à moi le versant littéraire et linguistique. Chez Belin — rue Férou, où habitait Athos. Trente ans ! C’était hier. Elle était alors prof de prépas à Lakanal, elle allait entrer au Collège international de philosophie, elle a depuis été associée au Centre de Recherches politiques de Sciences-Po et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. C’était — et c’est toujours, sans doute — un petit bout de femme à l’intelligence étincelante et aux yeux bleu cobalt. Contact perdu — ainsi va le monde.

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli.  

 

 

 

 

 

 

 

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    • 5 Octobre 2016 à 15h32

      Médée dit

      C’est très très bien ça, Monsieur Brighelli ! Le Temps ..

    • 4 Octobre 2016 à 21h54

      lili23 dit

       Avec les politiciens français on a un contrat on a signé une CDI Crise à Durée Indéterminée

    • 4 Octobre 2016 à 21h28

      lili23 dit

      1 jour de Brahmā (1 kalpa) = 8,71 milliards d’années (la durée d’une ronde). 1 heure de Brahmā = 360 millions d’années. 1 minute de Brahmā (concerne les chakras planétaires, lieux actuels 8:) = 6 millions d’années. 1 seconde de Brahmā = 100 000 ans 1/10e de seconde de Brahmā (soit un éon de temps) = 10 000 ans 1/100e de seconde de Brahmā = 1 000 années terrestres 1/1000e de seconde de Brahmā (1 siècle de vie de l’humanité terrestre) = 100 années terrestres Un Kalpa, soit un jour de Brahma correspond donc au 1/36 000e d’un siècle ou d’une vie (ou d’une incarnation) de Brahmā

      • 4 Octobre 2016 à 21h33

        GigiLamourauzoo dit

        Et il t’a fallu combien de temps pour écrire ça? En unité Brahma,pls.

    • 4 Octobre 2016 à 20h12

      lili23 dit

      le “sans fin” le concept antitétique de la proximité absolue si jouissif dans le cas de leur argents le jour de l’avis d’imposition 

    • 4 Octobre 2016 à 19h48

      beornottobe dit

      “ah mon cher, que faites vous ici???????”

      • 4 Octobre 2016 à 19h49

        beornottobe dit

        on rit (gole) un coup ????????

    • 4 Octobre 2016 à 19h38

      lili23 dit

      Les travaux engagés en 1904 aboutirent à l’inauguration du canal le 3 août 1914, au moment même où éclatait en Europe le Première Guerre mondiale.