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Krach: on nous raconte des craques

Les Etats esclaves des marchés

Publié le 11 août 2011 à 9:55 dans Économie

Mots-clés : , ,

crédits photo : EPA

Ce lundi, le CAC 40 enregistrait sa onzième séance de baisse consécutive, du jamais vu de mémoire de courtier ! L’indice boursier parisien a donc perdu plus de 18% en quinze jours, ce qui nous place à la limite de la définition technique d’un krach. Cet épisode inquiétant constitue un nouvel exemple de la folie d’un système où les gouvernements se mettent à la remorque de la corbeille, pour reprendre l’expression de De Gaulle. Tout cela donne l’impression que l’économie mondiale vogue comme un radeau sans voile sur les flots agités de l’économie néolibérale, voire qu’elle est à deux doigts de se disloquer en plein mois d’août !

Certes, à la moindre information alarmante, la réaction des marchés est toujours exagérée, accentuant les hauts et les bas. Mais par delà leur exubérance irrationnelle, ils expriment une crainte légitime sur le modèle de croissance des pays que l’on dit développés. Les marchés constatent simplement qu’austérité et croissance ne vont pas de pair. C’est pourquoi ils s’inquiètent autant du climat économique (morose) à venir que du remboursement des dettes souveraines. L’indécision manifeste de nos dirigeants politiques, qui ne réagissent qu’au coup par coup, n’arrange rien à l’affaire.

Tel Ulysse, nos gouvernants écoutent les sirènes des marchés qui, il y a encore deux ans, leur demandaient de sauver les banques et de relancer l’économie. Aujourd’hui, les marchés exigent des États la reprise des dettes souveraines dont les banques ne veulent plus et la poursuite de politiques d’austérité sauvage pour rembourser ces mêmes créances.

Mais vous êtes fous ? Oh oui !

Si cette austérité est proprement suicidaire, c’est parce que le poids d’une dette s’apprécie en fonction de la richesse nationale. Logiquement, toute baisse de la richesse fait augmenter le poids de la dette. Comme nous l’observons en Grèce, l’austérité casse la croissance et diminue les recettes fiscales, compensant en grande partie l’impact de la réduction des dépenses sur le budget de l’Etat. In fine, dans un contexte de récession, le poids relatif de la dette grimpe et la situation financière des États ne s’améliore que très marginalement.

Curieusement, les politiques et économistes orthodoxes n’ont que le mot austérité à la bouche. Le médiatique Elie Cohen prônait récemment l’instauration d’une camisole budgétaire dans tous les pays européens. Plus royaliste que le roi Sarkozy, Jean-Louis Borloo n’a pas hésité à réclamer une réduction du déficit à 3% du PIB dès 2012 au lieu de 2013. Si cette mesure était appliquée en France, l’austérité britannique passerait pour une aimable plaisanterie à côté des sacrifices qu’elle impliquerait pour notre pays.

Que faire ?

Naturellement, les gouvernants engagés dans des plans d’austérité cherchent à faire croire qu’il n’y a pas d’autre solution possible et que la rigueur serait la seule voie raisonnable. Leur stratégie de communication vise à faire accepter aux plus pauvres de se serrer la ceinture. Une ceinture sans cesse rétrécie au bouillon de la mondialisation pour payer à la place des créanciers des Etats, qui sont pourtant les principaux bénéficiaires de la croissance de ces dernières années. Le refrain est connu : ma bonne dame, il n’est pas possible de faire autrement dans ce monde globalisé !

C’est bien le problème. Par un retour aux frontières nationales régulant les mouvements de biens, de capitaux et de personnes, les Etats pourront retrouver leur capacité d’action et reconstruire un système économique plus juste. Seul cette « démondialisation » mettra le dragon de la finance aux arrêts à travers toute une série de mesures protectrices (taxe Tobin, réforme bancaire séparant les banques d’affaires des banques de dépôt, renationalisation de la création monétaire, interdiction des pratiques spéculatives dangereuses et des parasites fiscaux…).

Dans le même temps, l’Europe n’enrayera le chômage de masse qu’en installant un véritable protectionnisme conjugué à une politique industrielle ambitieuse et une fiscalité sur les entreprises plus favorable à l’emploi. En parallèle, le retour aux monnaies nationales offrira la possibilité à chaque Etat européen d’adopter une politique monétaire adaptée à sa réalité nationale, bien loin des errements actuels de l’euro.

Hélas, ces propositions se heurtent à la doxa des marchés et des dirigeants politiques. Il ne nous reste plus qu’à espérer que l’absurdité du système en place entraine une vaste prise de conscience qui fasse émerger de nouveaux Roosevelt ou un nouveau 1958 (re)fondateur.

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  • 14 Août 2011 à 13h59

    pirate dit

    Saintex, et à la madame au-dessus qui résume un peu trop facilement les choses. Dans le texte : les meychants qui foutent la zone et réclame plus d’austérité pour l’état (et nous) et moins pour eux. Mouais, je crois que les acteurs du marchés, les économistes et autre back office people sont limité dans leur réflexion, qu’ils le savent, et donc s’orientent dans le sens qu’ils connaissent mieux. Ils pensent aux états comme on pense à un groupe industriel, une entreprise : faut dégraisser comme on disait joliment dans les années 80-90 (maintenant ils disent autre chose, Mme Parisot et ses amis se sont aperçu que ça avait un petit côté camps de concentration). Et en face, les hommes politiques qui pour la plus part envisagent leur boulot comme une affaire de carrière personnelle, sans sens ni de l’histoire ni de la nation, se contentent de les écouter… et d’obéir doctement parce que dans les écoles on leur a formé l’esprit en ce sens : vous êtes des gestionnaires, laissez l’histoire et la nation aux grand hommes. Mais non. Le marché attends autre chose, et c’est assez paradoxal parce que lui ne travaille pas en ce sens en terme de spéculation, il veut des politiques à long terme, une vision. Il veut de la réassurance. Je commence à penser, en réalité que la crise des subprime ne vient pas d’un marché tout caca qui veut juste s’en mettre plein les fouilles, mais d’un marché tout paumé, naviguant à vue et qui s’en met pleins les fouilles parce que demain il pourrait sérieusement pleuvoir. En gros, l’acte réflexe des gens quand ils dévalisent les rayons de sucre, huile et autre produits de 1er nécessité parce qu’ils craignent l’hiver nucléaire.
    Thatcher et Reagan ont été des gourous parce qu’ils donnaient une perspective. Evidemment elle n’allait que dans un seul sens, et nous subissons aujourd’hui les limites de ce système. Mais c’était un plan sur le long terme. Le marché réalise que le plan est donc limité, qu’on ne peut justement pas fait l’économie d’une régulation. c’est la première fois, par exemple (C dans l’air) que j’entends un libéral pur et dur trouver du charme à la taxe Taupin, en ceci qu’elle limiterait justement le flux énorme des échanges. Bref ce n’est pas des actuels tête de gondole qu’on peut attendre une vision sur le long terme. La faute au libéralisme puisque c’est lui qui a fabriqué cette race de politique glamour, plus VRP de luxe que gouvernant, pensant qu’on pouvait désormais dépasser cette notion (la gouvernance). Mais apparement pas. Gageons, ou plutôt espérons que la génération suivante sera plus concerné, énervé politiquement et que le bordel actuel et futur, mettera du plomb dans le crâne des politiques. Parce que sinon ils vont définitivement perdre leur boulot.

  • 12 Août 2011 à 15h32

    Lady dit

    En écoutant (distraitement en faisant mes bagages) C dans l’air hier soir, j’ai fini par relever la tête pour découvrir les mines effarées de tous ces experts nous expliquant avec le sourire des soumis et dociles que nous n’avions qu’un choix, celui poursuivre la folle route de la globalisation, que notre souveraineté, d’ailleurs qu’est-ce que c’est cette antiquité, on pouvait définitivement l’oublier pour survivre…à quoi et comment et pour quelle vie?

  • 12 Août 2011 à 11h25

    Lady dit

    Saintex, Eclair et Guenièvre,
    je vous recommande “Mélancholia” de Lars Von Triers,
    Histoire fantastique, symbolique et esthétique d’une beauté stupéfiante qui pourrait illustrer vos développements…

    • 12 Août 2011 à 15h12

      saintex dit

      Yes Ma’am ! Euh pardon, Milady. Dont acte.

  • 11 Août 2011 à 23h47

    eclair dit

    @saintex
    Je vous lis même si je n’interviens pas comme la plupart des autres commentateurs. Je n’interviens pas systématiquement.

    Pour le FN je suis d’accord avec vous il n’est pas un remede juste ce qui peux permettre de passer le cap sans trop de degats.
    Les partis traditionnels ont trop mis en avant l’individualisme et l’interet individuel avant l’interêt commun. C’est une machine à broyer qui est en place.

    Les mauvaises racines , sans doute il y en a. Mais l’important n’est pas les mauvaises racines l’important est ce que les racines principales sont saines et est ce que cela peut permettre à d’autres arbres de pousser.
    Le problème de l’UMP et du PS c’est qu’ils ont essayer de tuer tout ce qui avait fait la france. Et ce qu’il nous montre comme avenir c’est un avenir individualiste et communautaire.

    Actuellement le régime actuel asphyxie toute idée. Le seul moyen pour un renouveau et de tuer les partis existants.

    on est dans une période matérialiste. La nourriture de l’esprit n’est justement pas recherché car on se focalise sur le matériel.
    Ce qui fait peur c’est de perdre son petit confort.

    • 12 Août 2011 à 7h43

      saintex dit

      Forcément, si vous avez la foi, il n’y a pas grand chose à ajouter.

      Pas d’accord sur l’importance relative des mauvaises racines. D’accord sur l’UMP (surtout le boss) et le PS (toutes les têtes), l’asphyxie et le matérialisme.

      Mon optimisme se résume à penser que les gens attendent tout de même autre chose que le ventre plein et un smartphone. Si ce n’est pas le cas, il n’y aura de changement que je jour où le système financier basculera de lui-même.

  • 11 Août 2011 à 22h25

    Guenièvre dit

    @ saintex,

    “En revanche, je crois à l’harmonie qui sort du chaos. L’histoire nous l’a montréà moult reprises.”

    Votre croyance est tout à fait fondée, Harmonie est la fille d’Arès.

    • 11 Août 2011 à 23h07

      saintex dit

      Et il n’y a pas si longtemps, le big bang se nommait dieu.

  • 11 Août 2011 à 20h40

    eclair dit

    @saul
    si les allemands se retrouvent seul avec leur deutschmark voilà ce qui risque de leur arriver.
    http://www.lepoint.fr/societe/la-suisse-malade-de-la-bonne-sante-du-franc-11-08-2011-1361640_23.php

    Une monnaie trop forte penalise l’économie d’un pays et cela se retrouve pour la suisse.
    SI l’allemagne se retrouvait avec de nouveau une monnaie forte elle ne pourrait plus exporter vers les autres pays européens et se verrait de facto plonger en récession.

    L’allemagne profite de l’euro actuellement et sans doute le pays qui a le plus interêt à ce que ‘euro perdure

    Avoir une monnaie forte n’est pas un avantage.
    Je rappellerais une chose chiffre de la BCE la grece était compétitive pour 0.7 eur pour 1 dollar.
    l’espagne à 0,85 euro pour 1 dollar
    la france à 1 euro pour 1.02 dollar
    l’allemagne 1euro pour 1,3 dollar.

    et l’euro actuellement est à 1,4 dollar

    Soit vous appliquer du protectionnisme
    soit vous dévaluer pour regagner en compétitivité.
    soit vous baisser les salaires et vous matraquer d’impots.

  • 11 Août 2011 à 20h22

    eclair dit

    la crise économique c’est un peu ça. les états qui creusent de plus en plus profond dans du sable avant que tout s’écroule.

    http://streetgeneration.fr/news/breves/51758/faits-divers-il-senterre-vivant-dans-le-sable-et-reste-coince/

  • 11 Août 2011 à 18h49

    saintex dit

    Eclair,

    J’ai reçu la visite d’une représentante de la Banque de France il y a peu de temps. Il semble que cette institution n’a gardé que son nom et perdu la plpart de ses attributions.
    Je ne suis pas bien au fait, mais je crois que les lois datant de 1973 ont du disparaître au profit de nombreuses lois européennes, traités de Lisbonne et autres BCE.

    Ceci dit, il est toujours possible de changer les lois. Je doute de la volonté politique réelle et profonde d’aucun de nos prétendants au trône, incluant M. Mélenchon et Mme Le Pen.

    Chaque cas est bien évidemment particulier, et toute évolution induit une transition difficile. Mais si les Grecs décidaient de faire comme les Russes en 1916, qu’auraient-ils à perdre ?
    Ils achètent des armes. OK, la Turquie ne va pas leur tomber sur la parano pour autant.
    Ils exportent de l’Ouzo ? ouais.
    Ils reçoivent des devises des touriste. Là, c’est tout bénef.

    Sans réduire la France à la France, est-ce que l’Europe aurait beaucoup à perdre à sortir de l’OMC ? Est-ce que ses peuples plongeraient dans la misère sans écrans plats et consoles videos ? Est-ce que les producteurs de pétroles refuseraient de vendre leur produit ?
    Je ne le crois pas.
    Mais il n’y a pas plus de volonté politique en Grèce, qu’en France et qu’en Europe. Pourquoi ? Je crois que lorsque’on a la réponse à cette question… on perd ses illusions.

    • 11 Août 2011 à 19h09

      eclair dit

      @Saintex en deux trois mois la banque de france pourrait avoir reimprimer une nouvelle monnaie.
      Les stocks d’or qu’a pas vendus la france merci sarko pour avoir vendu plus de 500 tonnes d’or sont pour partie dans les stocks de la bannque de france.
      Soit 2400 tonnes ce qui en fait le troisième pays detenteur d’or dans le monde derrière l’allemagne et les USA. D’(ou possibilité pour la france de reimpirmer sa monnaie.

      Et vous avez raison mais si on quitte l’euro on quitte les traités européens actuels liés à l’euro obligeant à emprunter sur les marchés. Donc on reviendrait à la loi de 1973.
      Mais cela ne serait pas suffisant il faudrait revenir sur la loi des années 90 autorisant les banques d’affaires à fusionner avec les banques de depots. Ce qui protegerait l’économie réelle des impacts de la finance car derrière les banques d’affaires ne pourraient plus emprunter aux banques centrales autant d’argent.

      L’islande a refusé de payer la dette des banques islandaises. Ses taux d’interêts ont baissé.
      La grece a accepté de payer la dette de ces banques ce qui l’a mis dans la merde et elle a vut ces taux d’interêts augmenté.

      Les accords de l’OMC sont mauvais et les pays africains ont tout interêt à les quitter.
      L’OMC ne sert que les interêts des USA.

      Si marine le pen est élue sur un programme de sortie de l’euro qu’un referendum le confirme et qu’elle ne le fait pas le pays exploseras dans des manifestations très violentes contre le pouvoir. Elle n’aura pas le choix.

      Effectivement il n’y a pas lieu d’avoir d’illusion. sauf que pour marine le pen elle est pour un capitalisme non plus basée sur la fincance mais sur l’investissement réel dans l’économie.
      Grosse difference avec la plupart des autres intervenants.

      Après c’est pas la panacée, Cc’est qu’un pis aller en attendant que le systeme économique actuel s’effondre.

      • 11 Août 2011 à 19h31

        saintex dit

        Je crois que si Mme Le Pen est élue, ce sera un facteur suffisant pour provoquer un grande explosion.
        Elle n’aura ni le temps, ni le besoin de lancer des réformes ou d’infléchir une politique dans telle ou telle direction.
        Il y aura probablement une période de grand trouble, et très difficile au terme de laquelle, d’une façon ou d’une autre elle devra finalement laisser le pouvoir, probablement pour aboutir à une sixième république.
        Je ne crois pas que la France deviendrait un Reich raciste comme je ne crois pas qu’il soit réellement possible qu’elle soit suivie jusqu’au bout. En revanche, je crois à l’harmonie qui sort du chaos. L’histoire nous l’a montréà moult reprises.
        Ce que j’écris me fait peur en ce que je lis quelque chose du genre, “il faudrait une bonne guerre”. En soit la guerre n’est jamais bonne, mais ce qui en découle peut avoir bénéficié de salutaires remises à l’heure des pendules.

        C’était le prophète Phillipulus, gong en main, en direct de la rue de la Paix, ex maître du monde amuse de l’après-midi.
        Duuuuur !!!

      • 11 Août 2011 à 19h40

        Saul dit

        « il faudrait une bonne guerre ».

        malheureusement, je crains qu’on n’en soit rendu à un point tel, que renverser la table devient de plus en plus l’unique solution de sortir du trou

      • 11 Août 2011 à 19h42

        eclair dit

        @Non pas suffisant.
        Il y a quatre catégories explosives dans la societé française.
        les agriculteurs les ouvriers les jeunes et les banlieues.
        agriculteur non
        ouvrier avec un taux de presque 50% chez les ouvriers pour marine le pen peu probable ou manifestation marginale.
        Les jeunes avec un tiers d’accord avec elle . Cela ne serait pas 2002 les mentalités ont changés. Et au contraire le problème serait vite résolut.
        Et pour les banlieues, là non plus ils seraient attentifs mais s’il n’y a pas discrimination. Alors aucune raison que cela explose. Certes il y aura des problèmes mais cela sera dut à la délinquance comme à marseille notamment.
        Les habitants des banlieues ne demandent qu’une chose avoir la paix sociale eux aussi.

        Voir le risque dans ce sens là peu probable.

        Par contre un gouvernement sarkozy,
        le risque et qu’il se prenne les 4 catégories.

        Pour le PS, là c’est les ouvriers et ironiquement les banlieues aussi.

      • 11 Août 2011 à 23h06

        saintex dit

        Eclair,

        Je ne sais pas si vous avez l’habitude de lire mes interventions et, si c’est le cas, si vous avez remarqué que je dis rarement être sur.
        Pourtant là, j’en suis certain, le FN ne porte pas en lui-même de solution à la désagrégation de notre société.

        Je n’ai jamais participé à la diabolisation de JM Le Pen, et je l’ai même souvent dénoncée comme infondée la plupart des fois.
        Je ne peux pas croire non plus que 20% de la population d’un pays puisse être foncièrement mauvaise.

        Mais je suis sur qu’il y a dans ce parti de mauvaises racines qui portent une mauvaise sève.
        Je suis sur aussi que malgré cela, JM Le Pen avait l’avantage d’une sincérité que n’a pas sa fille, au même titre que les autres dirigeants de partis.

        Je crois que je ne ferai jamais partie d’une chapelle (même pas marcioniste comme le dit Ska) ce qui rend souvent ma parole inaudible. C’est d’ailleurs ma quête de trouver le langage, la clef du dialogue. Je ne sais pas si c’est l’époque qui ne peut l’accepter, si le temps est déjà résolument à l’engagement physique, y compris dans le verbe.

        Je ne crains pas la venue du FN ou du NPA mais je ne les veux pas comme aboutissements. S’ils arrivent, je serai au combat. Et lorsque j’emploie ce mot, ce n’est pas celui dans syndicaliste nanti qui prends son après-midi pour porter une banderolle.
        Ce n’est ni menace envers qui que ce soit, ni forfanterie, juste un héritage spirituel.
        La révolution n’arrivera pas sur des sondages, elle arrivera quand la faim fera sortir le loup du bois. Mon estomac est plein, la plupart des estomacs français le sont de même quoiqu’en disent certains. C’est un autre nourriture qui manque, qui laisse trop de gens affamés de l’esprit.

    • 11 Août 2011 à 19h17

      Saul dit

      chapeau Saintex, pour cette remise en perspective.

      en fait on est toujours dans une forme de TINA

      • 11 Août 2011 à 19h23

        eclair dit

        TINA?

      • 11 Août 2011 à 19h39

        Saul dit

        TINA = Ther Is No Alternative, c’est le credo liberal qu’avait lancé Thatcher, pour justifier la politique libérale

  • 11 Août 2011 à 18h45

    eclair dit

    @lesbire
    ENsuite vous nous faites peur avec l’augmentation de la dette suite à une dévaluation.
    Déjà comme dis precedemment l’euro sera devalué à la sortie de la france de l’euro.
    Ensuite admettons que cela ne soit pas le cas, la dette français e en 4 ans a augmenté de 25% du PIB sous sarkozy. En volume elle a plus que triplé. Les finances publiques sont dans le rouge.
    Avec le FESF , la france devra emprunter 400 à 600 milliards supplémentaire.dans les 10 prochaines années