Agriculteurs: «L’UE organise la compétition et leur extermination» | Causeur

Agriculteurs: «L’UE organise la compétition et leur extermination»

Entretien avec Philippe Collin

Auteur

Manuel Moreau

Manuel Moreau
est journaliste et syndicaliste.

Publié le 01 mars 2016 / Économie Société

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Pour Philippe Collin, agriculteur et ancien porte-parole de la Confédération paysanne, la crise agricole que nous connaissons interroge tout simplement «le modèle de société dont nous voulons». «Voulons-nous, demande-t-il par exemple, sacrifier notre autonomie et notre sécurité alimentaire?»

Un stand du Salon de l'agriculture (Photo : SIPA.AP21864432_000005)

Causeur : La part des subventions dans les revenus agricoles n’a cessé d’augmenter depuis 1991, passant de 18% à 97% en 2005. Ce, malgré une production multipliée par deux depuis les années 1960 alors que les prix, eux, ont été divisés par deux. .. L’Etat français doit-il lui aussi soutenir financièrement plus avant le monde agricole ?

Philippe Collin : Il faut se méfier des chiffres. Antérieurement, les « soutiens » — terme que je préfère à celui de « subventions » — n’étaient pas donnés aux paysans mais aux transformateurs et n’apparaissaient donc pas dans les aides directes aux paysans. A la fin des années 70-80, existait ainsi un mécanisme d’aide aux exportations. On donnait par exemple comme aide aux exportateurs, pour envoyer du blé à destination de l’ex-URSS, l’équivalent de ce que l’on donnait aux producteurs pour rémunérer leur travail.
Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est en fait définir un projet européen qui se fixe pour objectif de maintenir des paysans en état de vie et pas seulement en état de survie. L’enjeu est de redéfinir les conditions dans lesquelles on organise la compétition en faisant concourir de manière égalitaire un cheval de course, une formule 1 et un coureur avec un boulet au pied — ce qui est le constat que l’on peut faire de la concurrence d’aujourd’hui. Car il existe des fermes de 1 000, 2 000, 3 000 vaches en Europe qui coexistent avec des paysans qui ont 40 à 50 vaches — c’est la moyenne française.
Il faut donc rompre avec une logique de compétition alors même que l’Europe est appelée « Union ». Peut-on faire une « union » en organisant une compétition et l’extermination de son prochain, en voulant toujours être meilleur que lui ? Assurément non. Si cette Europe n’est pas capable de redéfinir son projet, elle risque donc d’exploser et de conduire à la renationalisation des politiques agricoles. Ce qui est un peu en marche et n’est pas, à terme, une solution très salutaire pour la France qui est un exportateur net de produits agricoles à la différence de la quasi-totalité des autres pays de l’UE. Le Front national devrait d’ailleurs y réfléchir à deux fois avant de proposer la nationalisation de la politique agricole.

Plusieurs modèles d’exploitations agricoles existent : de très petites exploitations (30% en 2000) et de très grandes (30%) qui tendent à se développer au détriment des exploitations de taille moyenne. Au vu de ce constat peut-on envisager une politique publique unique à la crise agricole ?

En effet, il faut cesser de penser que l’on peut avoir une seule politique agricole alors qu’il existe plusieurs agricultures. La supercherie tient à considérer que ces agricultures sont équivalentes. D’abord parce que les soutiens financiers ne sont pas distribués en fonction du nombre de personnes qui y travaillent, mais uniquement en fonction de la taille des exploitations – ils sont même proportionnels. Ensuite, parce que les lieux dans lesquels se pratiquent ces agricultures ne sont pas les mêmes non plus. Il faut admettre la nécessité de politiques agricoles différenciées centrées autour d’un objectif social, et non pas uniquement un objectif de conquête des marchés internationaux au sein desquels ni la France, ni l’Europe ne sont bien placées pour être les meilleures.

Qu’en est-il des différents plans de soutien annoncés par le gouvernement ? Les allègements de charges promis ont-ils portés leurs fruits ?

L’Etat ne peut pas dans des contextes budgétaires contraignants, mettre énormément d’argent sur la table vu l’ampleur de la crise. Il est question du lait, mais on évoquera probablement dans les années qui viennent le secteur céréalier. Dès lors, les mesures de soutiens ponctuelles permettent de traverser les périodes difficiles mais elles ne sont pas de nature à assurer un revenu réel. Les plus fragiles souffriront probablement beaucoup. Il faut ajouter qu’il y a un cadre communautaire extrêmement rigide qui s’applique aux Etats, au nom de la loi sur la concurrence, qui leur interdit de prendre des mesures considérées par l’Union européenne comme anti-concurrentielles. Par l’exemple, il est interdit aux Etats de donner plus de 15 000 euros de soutien direct à un agriculteur.

Comment pourrions-nous lutter efficacement contre la concurrence intra-européenne, notamment celle de l’Allemagne qui fait appel à une main d’œuvre à bas coût venue des pays de l’Est ?

Il faut remettre une dose ponctuelle de soutien direct au niveau communautaire. Certes, les montants distribués en valeur absolue sont déjà très importants. Mais la question tend à interroger le modèle de société dont nous voulons. Nous avons une alimentation relativement abordable avec des produits de qualité. Voulons-nous remettre cela en cause et sacrifier autonomie et sécurité alimentaire ? C’est une question éminemment politique. Je considère pour ma part que l’Europe devrait prendre des mesures adaptées, grâce à des fonds communautaires, pour permettre aux paysans de dépasser la crise agricole actuelle. Dans un second temps, la PAC devrait être remise à plat. Validée récemment, elle est déjà inadaptée car adoptée dans un contexte international moins complexe qu’il ne l’est aujourd’hui. La surproduction est désormais mondiale, car la consommation a évolué et s’est contractée. Il y a trop de lait, trop de céréales. Les pays exportateurs de pétrole ont des revenus en baisse et les pays importateurs de produits agricoles tentent de devenir autonomes. Récemment, la Chine a incité le développement de sa production laitière pour ne pas dépendre d’un marché international fluctuant. La Russie, elle, va profiter de l’embargo pour redémarrer sa production laitière. A cause des sanctions économiques contre la Russie, on ne retrouvera jamais le potentiel d’exportation que l’on avait vers ce pays.

N’existe-t-il pas une forme d’absurdité à ce que le monde agricole se soit offert majoritairement à la FNSEA alors même que son président, Xavier Beulin, incarne à travers l’entreprise qu’il préside, Avril, cette industrie agro-alimentaire qui participe activement à la mort de la paysannerie traditionnelle ? Est-il vraiment contesté par sa base, comme on nous le dit ?

Xavier Beulin est contesté de façon de plus en plus visible. On a beaucoup évoqué les sifflets réservés à François Hollande lors de sa visite au Salon de l’Agriculture, mais il y en a certains qui étaient destinés au patron de la FNSEA. D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que la FNSEA, au travers de ses multiples tentacules, a sous sa coupe une grande partie des institutions et des outils économiques du monde agricole par le biais des coopératives, des Chambres de l’agriculture, des centres de gestion et autres organismes assimilés, qui assurent des missions de conseil et des services.

Pourquoi, après tout, maintenir une agriculture en France ? Au-delà du simple aspect productif, quel rôle social joue l’agriculteur au sein des campagnes ?

Les Anglais ont considéré au XIXème siècle que plutôt de maintenir une agriculture coûteuse avec des prix élevés, il valait mieux avoir une politique coloniale qui assure la sécurité alimentaire. Ce modèle est très fragile et nécessite une domination militaire…
Si l’on maintient l’agriculture en France, c’est pour assurer une alimentation à l’ensemble de nos concitoyens. Ce n’est pas un objectif si marginal que ça ! La France suffit très largement à ses besoins, mais assure également l’approvisionnement du Benelux. Notre pays est le premier exportateur européen et le premier producteur en volume.
Mais une chose apparaît essentielle aujourd’hui : il faut casser cette spirale infernale de la baisse du coût de l’alimentation. Depuis plusieurs décennies déjà, le coût de l’alimentation baisse, mais est-il pertinent par exemple d’assurer dans le même temps le développement des rentes des propriétaires immobiliers ? Cela génère un coût d’accès au logement qui est considérable et des aides qui, elles, sont peu contestées, alors que le prix de l’alimentation l’est sans cesse.
Au sein des campagnes, l’agriculteur n’a pas toujours un rôle social important. Il y a plusieurs catégories de paysans. Ceux qui participent au marché européen avec une production de masse et pour lesquels le voisin rural est avant tout un problème, et ceux pour lesquels ce voisin et non seulement un atout, mais un auxiliaire : il achète les produits des agriculteurs, visite leur ferme et la fait découvrir à ses enfants. On a en fait deux types d’agriculture. Dans ce contexte, la vente directe a tendance à se développer. Pourquoi d’ailleurs devrait-on nourrir les 12 millions de Franciliens avec un maraîchage venu du sud de l’Espagne ? Au XIXème siècle, la région parisienne était couverte de productions maraîchères et fruitières, qui ont totalement disparues aujourd’hui.
La reconnaissance du rôle social des agriculteurs est encore trop peu prise en compte dans l’acte d’achat. L’élévation des normes et l’amélioration de la qualité sont tout de même désormais porteuses d’espoir. Les poulets de Loué, garantis sans OGM, se vendent aujourd’hui beaucoup mieux que les poulets de Bretagne par exemple. Il faut véritablement redonner un sens au vivre-ensemble au travers d’identifiants tels que la qualité, la sécurité alimentaire et la proximité.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 4 Mars 2016 à 10h24

      salaison dit

      et je ne parlais pas de ceux (ou celles) qui sont décriés !…..

    • 4 Mars 2016 à 7h51

      salaison dit

      il n’y pas que les “politiques” qui nous “gavent” !……

    • 3 Mars 2016 à 16h51

      Martini Henry dit

      un peu de ce monde qui s’éteint. Bon PSR va me demander de la chanter moi-même, mais, non, franchement… Alors je me défile en mettant un lien.
      https://www.youtube.com/watch?v=2SgiC2PaDdA

    • 3 Mars 2016 à 16h28

      golvan dit

      @ infern
      Même si mes posts sont un peu vifs, j’ai toujours défendu les agriculteurs en Bretagne, face aux néo-ruraux en particulier.
      Mais je ne vous suis pas dans la négation de la pollution entraînée par des pratiques qui ont été imposées aux agriculteurs et que l’on vient leur reprocher ensuite.
      Je pense qu’il faudra longtemps pour sortir de ces pratiques mais que cela n’est possible qu’en protégeant les producteurs que l’on contraint à un “aggiornamento” douloureux et onéreux.
      Mais si l’on autorise la concurrence à partir de pays qui se moquent éperdument de l’environnement comme des pays de l’est de l’Europe qui en sont restés à la fin de la seconde WW, il est très probable que les éleveurs de l’ouest de l’Europe disparaîtront, ce que personnellement je ne souhaite pas.
      C’est la raison pour laquelle je souhaite sortir de l’UE et de son libre-échange forcené et suicidaire qui va finir par dresser les pays européens les uns contre les autres.  
      Mais je comprends que ça ne soit pas votre point de vue, puisque c’est justement grâce au fossé entre les coûts de production et les marchés de l’ouest que vous vous enrichissez, comme des marchands de fringues en Europe de l’ouest font fortune depuis l’ouverture de l’Europe aux produits asiatiques en revendant ces vêtements au prix qui serait le leur s’ils étaient fabriqués en Europe de l’ouest.  

    • 3 Mars 2016 à 10h33

      golvan dit

      @ enfer
      Si je comprends bien, vous avez quitté la région brestoise pour aller produire votre porc dans des régions de l’est de l’Europe où les critères environnementaux et sociaux sont bien plus laxistes et permettent de réaliser de meilleures marges. 
      Mais ça ne vous empêche pas de nous bassiner avec votre excellence zootechnique !
      Dans le même genre il y a les céréaliers français qui ont acheté des terres en Pologne et en Ukraine, pas très cher, et qui réalisent également de gros profits.
      Et dans l’industrie on trouve les producteurs automobiles qui se sont installés en Slovaquie par pure empathie envers les travailleurs de l’est “une belle jeunesse qui a envie d’entreprendre”, sauf qu’évidemment cela entraîne quelques dommages collatéraux avec un chômage qui augment en France dans l’industrie automobile, et un cours du porc qui s’effondre en Bretagne.
      Mais qu’en avez-vous à faire du cours du porc en Bretagne ? Puisque vous vous enrichissez ailleurs ? Et vraisemblablement en empochant au passage des aides destinées à l’agriculture des pays de l’est qu’il faut aider à se moderniser.
       
       

      • 3 Mars 2016 à 11h13

        enfer dit

        On a quitté la Bretagne parce que vous nous avez chassés avec toutes vos conneries…Manque de chance, les emplois partent avec les producteurs et ça ne fait que commencer.
        Et nous faisons ailleurs ce que nous faisions très bien au pays.Les marges ne sont pas meilleures puisqu’en France il n’y plus de marge, il y a simplement une marge qui est totalement réinvestie.
        Pourquoi, si c’est si facile n’allez vous pas vous installer en Ukraine?”Pas très cher” !!! C’est de l’humour? “Gros profits”!!! c’est cynique.
        Je vous signale qu’il n’y a aucune aide à la production porcine en Europe, juste des cataplasmes sur jambe de bois dont plus personne ne veut. On veut juste un prix rémunérateur.
        Quant aux aides européenne, 120€/ha en Bulgarie, ça ne paie même pas le gasoil pour labourer et c’est tellement compliqué qu’on préfère s’en passer.
        Les dommages collatéraux c’est vous et les ordures corrompues que vous élisez depuis 40ans qui sont responsables de la récession en Bretagne.

        • 3 Mars 2016 à 13h49

          golvan dit

          @ infern
          Je n’ai chassé personne avec quelque connerie que ce soit et j’imagine que vous aussi vous votez, sans guère plus de satisfaction que moi.
          Mais il est évident que concurrencée par des porcs produits en Bulgarie, l’agriculture bretonne va continuer à souffrir et aucun candidat éventuel à une élection en Bretagne n’y pourra rien.
          En conséquence ce n’est pas moi qui provoque les dommages collatéraux mais des gens comme vous, qui, comme vous le remarquez très justement avez parfaitement le droit de vous enrichir.  
          J’ajoute que ça ne vaut la peine de produire en Bulgarie que pour vendre dans l’Europe de l’ouest, parce que le pouvoir d’achat bulgare est tellement nul que dégager des marges sur le marché bulgare relève probablement de l’exploit.
          On se retrouve donc dans le même cas de figure promu par les champions de la mondialisation: produire dans des pays à bas coût de main d’oeuvre et sans exigence environnementale, et vendre dans des pays supposés être encore riches, en détruisant l’économie desdits pays au passage. 
          C’est bien pour cette raison que je souhaite que la France sorte de l’UE, parce que je considère que ce type de comportement est inacceptable, mais inéluctable puisqu’on l’autorise.
          D’autre part, je sais que la production de porc n’est pas subventionnée, mais je sais aussi que les transferts vers l’agriculture des pays de l’est est une réalité, aux dépens de nos pays de l’ouest, et je ne crois pas un instant que vous passiez à côté des 120 euros à l’hectare qu’on vous propose.  
          Enfin, pour ce qui est des terres agricoles achetées par de gros céréaliers en Pologne ou en Ukraine, dont certains possèdent d’ailleurs des fermes en Argentine, je maintiens que leur prix est dérisoire en comparaison des terres en Beauce ou en Brie, nul cynisme là-dedans, la simple réalité. 

        • 3 Mars 2016 à 15h25

          enfer dit

          Depuis 40ans les gens au pouvoir en Bretagne ont appris aux bretons à détester leur agriculture, je n’oublierais jamais ma fille 12ans à l’époque revenant en larmes du collège parce qu’une prof avait décri la profession comme des assassins de la nature et des gens…
          Et puis c’était tellement facile: on était les”riches”… A 14h par jour 7jours /7 et endettés à bloc parce qu’au départ justement on était pas riche…Mais ça faisait l’affaire.
          Puis sont arrivé les néoruraux, fonctionnaires ,trotskistes généralement qui nous ont fait le procès de l’eau. Les fameux 50mg d’azote dans l’eau…Il fallait “reconquerire” la qualité de l’eau…On nous a contraint à des investissements monstrueux et inutiles, nous les producteurs de porcs alors que le lisier de porc est très faible en azote…Mais c’était nous les coupables désignés…
          Les quelque politiques qui ont crié au fou ont été trainés dans la boue.
          Celui qui a fait, après de nombreux scientifiques dans le monde, remarquer que les 50mg n’étaient qu’une norme a failli se faire assassiner quand il a fait remarquer que si 1 litre d’eau à 50mg était toxique, il fallait interdire aux gens la laitue à 500mg la portion et les pots pour bébé à 1000mg . alors que l’azote est un composant naturel des végétaux….

        • 3 Mars 2016 à 16h03

          pirate dit

          AHAHAH l’eau polluée par sa production c’est un complot des trotskyste…. fabuleux, s’il pollue et qu’on lui demande d’arrêter évidemment c’est des extrémistes…. la rhétorique basique du FN. Tout explication par le prisme de “c’est rien qu’la faut au gauchiss”…. on va lu faire avaler de l’eau au méthane histoire de voir s’il va continuer de nous vendre ses salades avec un cancer du foie. Ah non c’est vrai il a une alimentation saine à base de porc aux médoc, mais ventilé, trop bien.

    • 3 Mars 2016 à 7h25

      radagast dit

      Les commentaires d’enfer sont très intéressants puisqu’il est acteur du problème.
      Mais quand je les lis je me dis que ce n’est pas ce que j’appelle un agriculteur ou un paysan, chez moi dans ma jeunesse on disait plutôt un cultivateur , c’est un industriel de l’agriculture , ,petit ou grand je ne sais pas mais c’est un industriel pas un homme de la Terre.
      Je sais , je sais , que les agriculteurs sont des chefs d’entreprise ,il leur faut bien vivre , rembourser leurs emprunts et payer leurs charges s’ils ont des salariés , mais la ferme de 1000 vaches n’est pas l’agriculture que nous défendons , même et surtout si c’est celle que veut imposer Bruxelles.
      L’économie ce n’est pas qu’une contribution à un P.I.B.(je rappelle qu’on ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance), c’est une façon d’organiser la production, la distribution , la consommation qui permettent à chacun de trouver sa place dans la société et rende justement la vie en société possible .
      Il est très vrai de dire que le consommateur s’est accoutumé à chercher avant tout du prix , il a comme de juste de la merde au prix de la merde …et comme ça il peut rêver de s’acheter un smartefone pour faire plaisir à Bruxelles et relancer l’économie numérique US .
      Ily a bien des examens de conscience à faire.
      Et puis sa “génétique porcine ” ça sonne très bien à première audition , mais il faudrait qu’il nous en dise davantage sur ses finalités…
      J’ai été un temps adhérent de la société d’ethnozootechnie ,et j’ai par ailleurs entendu sur les élevages intensifs de porcs des choses qui laissent pour le moins perplexe (utilisation massive d’anti-dépresseurs ou apparentés pour éviter le cannibalisme notamment).
      Si sa génétique porcine doit faire aux races qu’il élève ce qui est advenu à la Holstein ….on peut tiquer.
      Face à ce rouleau compresseur , je pense qu’il faut de plus en plus devenir des résistants de l’intérieur , avec tout ce que cela implique .

      • 3 Mars 2016 à 9h33

        enfer dit

        Désolé d’avoir tardé à vous répondre, je cherchais mes sabots pour avoir l’air d’un paysan.
        Il faudra vous y faire, l’agriculteur n’est plus le serf taillable et corvéable, encore que certains citadins y rêvent encore avec les AMAP qui sont une forme de servage branché.
        Vous m’expliquerez ce qui est déshonorant à vos yeux d’avoir une conception industrielle de l’agriculture. En fait c’est très simple: on rationalisme le travail et on applique au mieux les connaissances techniques en évitant de sombrer dans la technique pour la technique.Grâce à l’informatique et aux communications on peut gérer des sites à distance en temps réel.
        Oubliez Bruxelles qui nous fait fuir la zone €, vous seriez étonné du nombre d’européens qu’on rencontre à l’est et surtout étonné de leur jeunesse et de leur envie d’entreprendre.
        Votre histoire d’antidépresseur pour porcs est amusante et absolument fausse, pourquoi pas des fumigations de beuh ou des suppositoires au Prozac.En fait le stress se gère par la ventilation , la climatisation , la composition de l’alimentation et la sélection génétique d’animaux moins sensibles.(ce qui est quasiment réglé)
        Quant à la sélection génétique qui vous fait si peur, on fait comme l’homme depuis la préhistoire on sélectionne des critères pour les fixer génétiquement par croisement. Elle porte sur les qualités maternelles des truies, leur prolificité,homogénéité des porcelets à la naissance et sur les mâles, sur la qualité de la viande, conformation des carcasses,absence d’exsudation, tenue et couleur du gras .
        Et oui, je mange tous les jours de mes cochons,et, bloqué à la maison pour rééducation d’un genou je vais de ce pas (boiteux) aider mon épouse à faire des rillettes.

        • 3 Mars 2016 à 12h09

          pirate dit

          immonde… le stress des porcs est réglé… on va pouvoir les abattre sans que ça gène. La sensibilité animale ? Des conneries mon bon monsieur, un animal qui braille de peur parce qu’on le conduit à l’abattoir ? Un détail. La pollution des nappes phréatique par le méthane ? Pfff des racontards. La raréfication des même nappes à cause de la quantité de bétail qu’il faut nourrir ? Encore des inventions de hippy, la désertification à cause du tout céréalier en raison toujours du même bétail, allons, allons monsieur il ne faut pas croire les écolos moi j’sais mieux chuis un industriel de la viande. Bon je préfère qu’on dise que je suis un agriculteur, ça fait plus nole que fabriquant de cadavre à la chaine. Et pis attention en plus ce mec qui a fait de son ethique un business bouffe sa propre merde, alors hein…. pourvu qu’un porc les lui pète les genoux.

        • 4 Mars 2016 à 21h00

          radagast dit

          Enfer

          Merci de prendre la peine de me répondre .
          Je sens qu’une partie de vos arguments se tiennent mais pas tout.
          Le hic de votre conception industrielle qui ne fait pas de vous un paysan noble et estimable c’est que vous n’êtes pas enraciné dans un terroir , incardiné en quelque sorte , pour moi c’est une tare.

    • 2 Mars 2016 à 20h47

      salaison dit

      “«L’UE organise la compétition et leur extermination»”
      …….
      ben c’est “Bruxelles”…….
      CQFD 
      Bruxelles c’est Toi Bruxelles…………! 

    • 2 Mars 2016 à 13h54

      Sancho Pensum dit

      Ne pas oublier non plus le rôle d’aménageur du territoire des paysans français. Ce sont eux qui modèlent nos paysages : champs, vignes, forêts… Une parcelle de terre non cultivée, non entretenue, ça devient très rapidement un fouillis de jeunes arbustes et de ronces. Qu’il faut un jour où l’autre aussi entretenir. Ce qui a un coût.

    • 2 Mars 2016 à 12h09

      golvan dit

      @ enfer
      Je vois que ce que j’écris ne vous plaît pas beaucoup, et je m’en doutais.
      Je vis moi-même à Brest, et il se trouve que votre discours je l’ai entendu mille fois.
      Et pourtant, si vous savez lire, vous aurez remarqué que mes posts ne sont pas bêtement anti-agriculture, que je soutiens la filière agro-alimentaire, que je ne confonds pas l’économie de niche type circuit court avec la nécessité de nourrir les grandes villes.
      Mais vous ne supportez visiblement pas la moindre critique quant à votre démarche personnelle, jusqu’au point de défendre cette imbécillité de nourrir des herbivores avec des protéines animales, ou de contester les conséquences de l’épandage de lisier sur la qualité de l’eau en Bretagne.
      C’est un peu dommage de défendre l’indéfendable, car les normes, certaines excessives peut-être, sont une nécessité face à la concentration dans les élevages. Cette nécessité entraîne des surcoûts, c’est un fait, et comme certaines fermes en Allemagne, on se retrouve avec ce paradoxe que c’est la vente de l’énergie de la méthanisation qui permet d’équilibrer les comptes ! Autrement dit, la production des protéines animales selon ce modèle du gigantisme n’est pas rentable.  
      Alors vous pouvez toujours m’insulter si ça vous permet de vous sentir supérieur, mais vous n’en êtes pas plus convaincant pour autant.
      Vous défendez seulement le modèle qui vous enrichit pour l’instant et c’est de bonne guerre, mais vous remarquerez que je ne conteste pas la qualité de vos produits, je conteste seulement le modèle économique qui se prétende le seul viable alors qu’il ne correspond qu’à une fuite en avant. 
      J’ajoute que si le consommateur ne souhaite qu’un prix, comme vous l’affirmez, alors les agriculteurs au faîte de la technique comme vous mais produisant en Europe seront balayés tôt ou tard par des producteurs au faîte de la technique mais produisant au Brésil par exemple ou en Chine, c’est totalement inéluctable.  

      • 2 Mars 2016 à 13h47

        enfer dit

        Un léger espoir pour que compreniez la situation des éleveurs ou la sainte trouille d’en voir débarquer un commando chez vous une soir?
        Je ne sais pas si je m’enrichis, je vis bien, mais normalement, je réinvesti tout ce que dégagent les élevages, le gaz et le photovoltaïque y contribuent mais l’activité élevage reste positive malgré les cours bas dans toute l’Europe, certains pays n’étant pas frappés par l’embargo russe.
        Je ne pense pas faire de fuite en avant, j’investis bien sur dans les bâtiments, le matériel, mais surtout en formation de mes salariés et en recherche et développement au niveau génétique et alimentation.
        Je suis personnellement navré d’avoir été obligé de déplacer ma production porcine hors de France, où je ne produis plus que des céréales. Ce qui me plais le plus dans cette activité si vilipendée par ailleurs, c’est de voir l’effet moteur qu’a l’installation d’un élevage dans un bled perdu de Bulgarie, d’Estonie, de Serbie ou de Biélorussie…

        • 2 Mars 2016 à 21h49

          Chaquehommeestuneile dit

          Vous dites ça mais une fois que vous aurez gouté à l’effet moteur au laos et au soudan, vous quitterez définitivement les pays de l’est de l’UE(en plus les salaires ont tendance à augmenter outrageusement)

        • 2 Mars 2016 à 23h11

          pirate dit

          bah quoi attendre d’un mec qui a fait de son éthique un business, des animaux qu’il est censé soigner des usines à payer sa retraite, qui explique que si on refuse de bouffer sa merde on est un fanatique, qui ne sait pas faire le distingo entre un végétarien et un végétalien parce que c’est un gros beauf de viandard satisfait qui a préféré se délocaliser pour pas qu’on touche au gras qu’il se fait à la banque, mais rassurons nous il paye très bien, ce qui signifie qu’il paye une somme ridicule mais quand même “très bien” pour le pays où il s’est délocalisé.

    • 2 Mars 2016 à 11h13

      Ex Abrupto dit

      Les paysans français: la dernière corporation qui était naturellement “UBERISEE”n (petits établissements indépendants). Et qui est en voie de des-uberisation galopante (fermes géantes etc…).
      Pour l’entretien du territoire et sa non desertification, sa vie, il nous faut ces petites/moyennes exploitations.  Qui de plus pourront faire de la qualité.
      Donc deux marchés. Et pour les petits : protectionisme. Pour les gros: qu’ils se battent. 

      • 3 Mars 2016 à 7h31

        radagast dit

        Avec le terme protectionnisme vous allez donner des symcopes aux européistes de ce site , même si leurs amis américains ont depuis longtemps maitrisé l’art de faire du protectionnisme sans en avoir l’air .
        (il y avait eu un article très intéressant sur causeur il y a quelque temps)
        Pour le reste c’est une piste , mais entre les gros et les petits il semble qu’il reste pas mal de “moyens” et je pense que ce sont ceux qui soufrent le plus aujourd’hui.

    • 2 Mars 2016 à 10h18

      golvan dit

      @ enfer, bu2bu
      J’ai écrit des posts sur l’agriculture hier (le fil sur le texte de Sapir) et ne vais pas les réécrire.
      Je me contenterai de dire que l’agriculture ne relève pas seulement de l’économie, même si elle en est un élément indiscutable, et que, paradoxalement, les acteurs du marché ne sont pas toujours les mieux placés pour en parler.
      Des docteurs Folamour vétérinaires avaient eu l’idée géniale de fournir des protéines animales à des herbivores et provoqué la crise de la vache folle, par simple cupidité. On oublie aussi un peu vite que, si le productivisme de la filière porcine n’est pas entièrement à condamner, les dégâts environnementaux qu’il provoque et qu’Enfer ne peut ignorer puisqu’il produit des porcs près de Brest, ont amené à prendre des mesures contraignantes qui amènent des surcoûts qui ne sont pas compatibles avec un marché totalement ouvert sur des pays sans aucune mesure environnementale. 
      On retrouve donc l’éternel problème des règles différentes qui ne sont pas compatibles avec la fameuse concurrence libre et non faussée.
      Il reste alors, comme l’encourage la FNSEA à construire des fermes de 1000 vaches, puis 10 000, des élevages porcins comme ceux, géants, d’Espagne et d’Allemagne, en prenant bien soin de ne pas déclarer l’origine de la production pour interdire un choix du consommateur, bref, à considérer que l’agriculture européenne en encourageant le gigantisme a la moindre chance de produire à moins cher que des pays sans lois sociales et environnementales. 
      Comme toujours, la vérité se trouve vraisemblablement entre les extrêmes, entre la frugalité prônée par quelques doux rêveurs et l’âpreté au gain des mêmes cupides qu’on retrouve dans toutes les activités humaines.  
      Sans oublier que les friches hostiles et impénétrables induites par la disparition des agriculteurs sont très éloignées de la vision bucolique du citadin amoureux d’ushuaïa.  

      • 2 Mars 2016 à 11h06

        enfer dit

        Non, il vaut mieux que des cornichons incultes se chargent de la communication…C’est bien connu, bien français…
        Je ne suis pas dermatologue, mais je ne me permettrais pas de m’inquiéter de l’effet de l’acide hyaluronique sur le museau de nos bonnes femmes dans 40ans….
        La “vache folle”? combien de cas avérés sur les humains? Moins que les doigts d’une main…C’était surtout les médias fous…Et ce ne sont pas des vétérinaires qui ont “prescrit” les farines de viandes, mais l’économie, brute et cruelle…Des protéines de qualité disponibles à proximité et dont il faut d’une façon ou l’autre se débarrasser.Elles sont d’ailleurs autorisées dans plein de pays.
        Vous me gonflez avec le “productivisme” de la filière porcine…Quelle entreprise n’est pas productiviste? De quels dégâts environnementaux parlez vous?Des milliers d’empois détruits et qui vont être détruits par incurie et clientélisme politique. Combien de projets de méthanisation bloquées par des comités Théodule? Combien d’élevage fermés parce que ne pouvant pas évoluer?
        En France il faut 5ans pour faire aboutir un projet de méthanisation, qui sera un projet boiteux car l’administration impose ses règles qui datent du moyen age technique de cette production… En Allemagne moins d’un an et aucune solution technique imposée…Je ne parle même pas de la création d’élevages que notre administration range dans la même case que les centrales nucléaires.
        Expliquez moi pourquoi du lait d’un élevage de 1000 vaches ou des porcs d’un élevage de 10000 (ce qui est très peu, ça correspond à 300 truies; un élevage moyen + français),( animaux élevés et nourris dans les règles zootechniques)pourquoi ces produits seraient moins bons, moins sains que ceux produits dans une exploitation moins technique, moins rationnelle.
        Le consommateur veut un prix…Tout le reste autour n’étant que rêves et fantasme…Comme le téléspectateur qui dit vouloir de l’opéra, mais regarde les Experts

        • 2 Mars 2016 à 17h31

          munstead dit

          Entièrement d’accord sur votre dernier point. Les consommateurs observent la situation actuelle en se disant que le Gvt, décidément, ne fait rien pour ces pauvres agriculteur, mais se laissent séduire par les affiches de grandes surfaces qui annoncent de la viande de bœuf à 5 € le kg. En dehors d’une productivité contrôlée (on ne nourrit pas 65 millions de Français de 2016 comme 30 millions en 1930), le problème n’est-il pas dans la déréglementation européenne qui a ouvert les frontières à des viandes produites dans des conditions salariales et sociales radicalement différentes ( et je ne parle pas de l’aspect sanitaire). Quand on dit “L’Europe” il s’agit bien entendu de nos gouvernements, des conseils des ministres qui ont accepté/voulu cette déréglementation et le Parlement européen qui a laissé passer.

          Néanmoins, titre détestable de cet article “L’Europe prépare notre extermination”.   

        • 3 Mars 2016 à 7h34

          radagast dit

          Effectivement , le maître mot de notre époque et de son système économique a été “donner de la confiture aux cochons” sauf que maintenant ce n’est même plus de la confiture mais un ersatz .
          Une seule question : quand vous mangez du porc , est-ce celui qui est produit par vos usines ?

        • 3 Mars 2016 à 7h35

          radagast dit

          “syncopes” !!! macadiou !

      • 2 Mars 2016 à 11h37

        enfer dit

        Je vous cite:Il reste alors, comme l’encourage la FNSEA à construire des fermes de 1000 vaches, puis 10 000, des élevages porcins comme ceux, géants, d’Espagne et d’Allemagne, en prenant bien soin de ne pas déclarer l’origine de la production pour interdire un choix du consommateur,…
        C’est ridicule,pourquoi de pas demander à Renault de me certifier que la voiture que j’achète a été montée par des grands blonds aux yeux bleu….?
        En Espagne ce ne sont pas les unités d’élevage qui sont géantes, mais les entreprises gérant ces élevages ou l’éleveur n’est que le salarié de ces consortiums familiaux.
        Je préfère un vrai salarié, formé et responsable, à ce système bâtard où l’”éleveur” n’est souvent là que parce qu’il possède le terrain où est bâti l’élevage et sans qualification réelle.

        • 2 Mars 2016 à 12h36

          pirate dit

          c’est ahurissant de lire des inepties pareille, peut-être que cet abruti devrait caser avec un vétérinaire, ou aller passer un séjour long dans un troupeau de vache, ça lui donnerait un relief d’humanité à ce pitre qui s’enchante de voir 1000 cochons gavés d’antibiotiques.

          Dites moi le couillon vous savez quoi je ne regarde ni les experts et n’aime pas l’opéra mais une chose est certaine votre industrie me donne la nausée, vos propos me font pitié, et c’est sans dote pourquoi je suis végétarien.

        • 2 Mars 2016 à 13h29

          enfer dit

          @pirate
          Désolé du con, mais je suis vétérinaire, ingénieur agricole, avec quelques diplômes de gestion et de marketing.
          Si les gaz de l’hémicellulose, que tout végétarien que vous soyez, êtes dans l’incapacité physiologique de digérer, ne vous ont pas encore grillé le cerveau, ça ne saurait tarder.
          Quand à l’humanité bovine à laquelle vous voulez me ravaler, elle n’est pas pire que celle des cercles de fanatiques que vous fréquentez.
          L’expression gavés d’antibiotiques est carrément diffamatoire et vous exposerait à des poursuites si j’étais vraiment méchant.Mais il ne s’agit que de 1000 porcs sur les 450000 que je produis de façon très rationnelle et en employant le minimum de médicaments avec un priorité au préventif (vaccins)…Mais que peu comprendre à ça un furieux comme vous qui, en plus n’aime pas l’opéra?

        • 2 Mars 2016 à 13h41

          pirate dit

          vétérinaire et vous n’avez pas honte de vous ? Ah non hein, les connards de votre espèce trahisse leur profession de foi ça ne peut pas avoir honte, bourrer ses porcs de médocs c’est normal hein, pour un viandard il est évident que si on refuse d’avaler la merde qu’il met dans nos assiette voyons c’est qu’on est un fanatique, ah oui et il parait donc que 40% de la population indienne ne peut pas digérer puisque c’est un viandard qui nous l’explique avec ses deux kilos de barbaque non digéré dans ses intestins… vous faites un peu pitié quand même avec vos menaces de procès “si vous étiez méchant” mais allez-y assignez moi le viandard qu’on rigole. Vous êtes le passé et vous n l savez pas encore c’est tout et vous crèverez d’un cancer du cul avec l’expression béate du vétérinaire en marketing.

    • 2 Mars 2016 à 9h55

      radagast dit

      Les problèmes agricoles sont tellement complexes que chacun peut monter en épingle une parcelle de vérité.
      Mais il me semble que vous oubliez une chose : un agriculteur , appelons le un paysan ce n’est pas une insulte dans toutes les bouches , c’est par définition , par essence , indépendant ! individualiste !
      Or cette europe là n’est pas du tout favorable aux petits indépendants , aux classes moyennes ,c’est pourquoi il faut la combattre , toujours ,partout et par tous les moyens possibles.

      • 2 Mars 2016 à 10h11

        C. Canse dit

        À Radagast

        Les agriculteurs (si le terme paysan est mal perçu ; dans ma bouche, ça n’a rien de péjoratif contrairement à “bouseux”) sont des chefs d’entreprise, cela doit expliquer la méconnaissance voire le rejet du monde ouvrier que j’ai senti parmi certains commentateurs.

        Je les remercie de nous fournir des aliments d’excellente qualité, d’entretenir la terre de France et de la garder si belle.   

      • 2 Mars 2016 à 10h38

        PSR dit

        Vous racontez une fois de plus sur l’Europe du baratin de propagande. D’où sortez-vous cette affirmation d’une “Europe contre les petits indépendants” ?

    • 2 Mars 2016 à 9h44

      PSR dit

      Comme on le constate, la société de récupération-excitation du FN est en marche.
      Tout ce qui pose des difficultés est du bon pain pour eux ! Que ce soit les coleres des agriculteurs, les migrants, l’Angleterre , tout est bon !
      Ils n’ont strictement rien à proposer … suffit de lire les militants FN ici, juste à “détruire”, “faire la peau”.
      Dans tous les domaines, le FN n’est que destructeur : il veut détruire notre monnaie, nos acccords internationaux, faire la peau e nos dirigeants, discredite nos institutions justice, education.
      Et ne propose strictement RIEN .. Leur monnaie est un “pas-euro”. leur fédération “pas-UE”, l’education “pas-NVB” …
      Que du négatif… Parti de negationisme ?
      Triste que notre agriculture se laisse berner par de tels irresponsables !

    • 2 Mars 2016 à 9h17

      bu2bu dit

      Enfer a un gros défaut pour ceux qui déblatérent ici : Il sait de quoi il parle …..