A Créteil, on forme les futurs profs au racialisme! | Causeur

A Créteil, on forme les futurs profs au racialisme!

L’Education nationale à l’école des Indigènes de la République

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 19 mai 2017 / Société

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Najat Vallaud-Belkacem visite une école à Lyon, juin 2016. SIPA. 00758925_000006

Depuis hier et jusqu’à aujourd’hui, l’école supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Créteil organise un colloque intitulé « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation » — un joli charabia pour fortifier le communautarisme et le racialisme.

À cette heure, le rectorat de Créteil hésite encore à interdire le colloque organisé sous son égide (et sous celle de certains syndicats enseignants, SUD-Education par exemple) à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Enseignement (ESPE) de Créteil en milieu de semaine. Un coup d’œil rapide sur le programme doit pourtant faire dresser les cheveux sur la tête de tout responsable un peu lucide : les « travaux » de ces « chercheurs » en éducation s’articulent autour de la notion de « race » — un concept rejeté avec raison par les instances officielles, mais réintroduit depuis quelques années par le Parti des Indigènes de la République, afin de dissocier à jamais les « indigènes » (les descendants des anciens « colonisés », tous victimes, étant entendu qu’il n’y a jamais eu, par exemple, de traite transafricaine et musulmane) des « Français de souche », « Céfrans » ou « souchiens » dans le doux langage banlieue.

Connaissez-vous l’intersectionnalité?

On trouvera avec le programme complet, l’état de la recherche sur cette notion sémantiquement barbare d’intersectionnalité. En clair, il s’agit d’étudier l’effet sur l’éducation « des effets produits par le croisement des dominations, qu’elles soient de classe, de « race », de genre, mais également religieuses, ou encore liées aux sexualités ». Qu’on se le dise : « L’occultation de l’ethnicité à l’école paraît conduire à la mise en œuvre occulte d’une série de discriminations fines en défaveur des enfants d’origine étrangère et de leurs familles ». Le but du complot, bien sûr, étant de conforter « l’idéal républicain et universaliste d’une école égalitaire, qui traiterait tou-te-s les élèves de la même manière et permettrait leur « intégration ». »
On appréciera au passage le tic d’écriture qui sous prétexte de n’oublier personne, rend le texte illisible. Le communiqué final tout récemment envoyé en guise de salut par Najat Vallaud-Belkacem à tous les « Cher.e.s professeur.e.s et personnels de l’Éducation nationale » (sic !) est bourré de ces solécismes politiquement corrects. Je défie de lire à voix haute ce merveilleux « tou-te-s » en respectant les effets de dissociation phonétiques et graphiques. Mais ce n’est pas l’essentiel.

Des guillemets à « intégration »

L’essentiel, il est dans les guillemets autour du mot « intégration ». Les gens qui participent au dit colloque ne visent absolument pas l’intégration : ils veulent la différenciation sur des critères « ethniques » — tout comme le Parti des Indigènes de la République qui au même moment appelle au lynchage de Sophia Aram. Alors même qu’il est formellement interdit, dans l’Education nationale comme ailleurs — et c’est bien heureux — d’opérer une quelconque discrimination (il n’y a ainsi aucune étude statistique sur la réussite ou l’échec des élèves en fonction de leurs origines, que l’Ecole n’a pas à prendre en compte), un tel colloque rétablit, sous prétexte d’analyser des discriminations qui n’existent pas dans les pratiques de classe (encore heureux !), un point de vue « ethnoracial ». On se demande souvent à quoi servent les sociologues : sans doute à « mettre au jour les inégalités scolaires selon la classe, l’origine migratoire et le genre ».

Rappelons au lecteur non informé que les copies d’examen ou de concours sont soigneusement anonymisées ; que le correcteur ignore par définition le « genre » de l’élève ou de l’étudiant, encore plus son origine « ethnique » ou la couleur de sa peau ; que je peux témoigner que ça n’a, dans les oraux, aucune espèce d’importance — sauf aux yeux des imbéciles qui se croient sacqués parce qu’ils ont telle ou telle apparence, alors qu’ils ne sont notés que sur leurs performances. « C’est parce que je suis black que vous me notez mal ! » « Non, c’est parce que tu es analphabète, ce qui est pardonnable, mais de surcroît analphacon. »

Toute politique qui viserait à différencialiser les élèves en fonction de leurs origines serait une politique de…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 23 Mai 2017 à 22h55

      francause dit

      C’est ce socialisme paradoxal qui veut lutter contre le racisme en en faisant une cause ‘républicaine’, contre les discriminations en discriminant, pour l’égalité des genres en les niant, contre les inégalités en écrasant les populations d’impôts pour sauver les banques, contre la pauvreté en appauvrissant tout le monde au nom de l’équité, contre le communautarisme en protégeant les minorités… bref qui fait le contraire de ce qu’il dit et dit le contraire de ce qu’il fait. Le solécisme est bien LE sujet: utiliser le barbarisme pour éduquer!

    • 23 Mai 2017 à 16h57

      Livio del Quenale dit

      &&& et de rappeler que les repentances liées à des faits anciens voir même très anciens ne sont pas acceptables. &&&
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       ”si ce n’est toi, c’est donc ton frère – Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens !”, déjà ancienne, la fable du loup qui, non content de faire peur, tente de justifier l’acte qu’il va commettre.

      Oui, Eh bien , les morts avec les morts.
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       l’homme n’est coupable s’il l’est, que de ce qu’il fait ou commet.
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       Allons nous reprocher aux Sarrazins les razzias en Méditerranée qui perdurèrent jusqu’au XIXe siècle au moins en Afrique.
      Et d’avoir envahi le Sud de la France jusqu’au XVe Siecle +/-(711 à 1492) en fait sous Napoléon 1er en 1830. ce n’est pas si vieux.
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       Pourtant il y aurait de quoi ! au lieu d’allez se vautrer en terre mauresque et de trouille  faire des courbettes aux organismes tellement douteux. HONTE!