Comment peut-on être islamophobe ? | Causeur

Comment peut-on être islamophobe ?

Apéro-Saucisson, Acte II à Charenton

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 21 décembre 2010 / Société

Mots-clés : , ,

Ils ont bravé bien plus que la neige pour participer à ces « Assises contre l’islamisation » : la réprobation unanime de ceux qui savent ce qu’il faut penser, aimer, détester, approuver. Rassemblés, par-delà leurs divergences, sous haute protection policière à l’Espace Charenton, à quelques encablures du périphérique, ils n’en reviennent pas d’être là, aussi nombreux – un petit millier selon les organisateurs, pas loin à vue de nez – et d’entendre à la tribune ce qu’ils osent à peine penser.

La bonne nouvelle, c’est que le battage organisé par Forsane Al Izza n’a pas eu le succès escompté. Après avoir diffusé l’enregistrement de la conversation téléphonique dans laquelle ils menaçaient clairement les propriétaires de la salle, les responsables de ce site islamiste avaient promis « une énorme mobilisation inch’Allah » contre le rassemblement des « nazillons sionistes », mais attention, rappelaient-ils, « les frères avec les frères, les sœurs avec les sœurs ». Visiblement, Allah n’a pas voulu que ses fidèles se gèlent pour défendre la minorité d’entre eux qui a fait de sa religion le vecteur de la haine de l’Occident, de la France et des juifs. Et il a eu bien raison.

Derrière les cars de CRS, à peine 200 personnes ont répondu à l’appel des organisations de la gauche compassionnelle où on pense que le seul problème de la France, ce sont eux, les fachos, les beaufs nés quelque part qui n’aiment pas la culture et la religion des autres.

Dans ce face-à-face virtuel, tous se voient sincèrement comme des résistants. Dehors, ils entendent lutter contre le fascisme qui (re)vient, le vieux, à tendance brune, dont ils décèlent régulièrement les miasmes dans le discours du président. À l’intérieur, ils sont convaincus d’être les seuls à défendre nos libertés contre le fascisme nouveau, le vert, celui qui, selon eux, prétend « islamiser la France ». Ils en sont certains, ils ne mènent pas un combat d’arrière-garde, ils sont l’avant-garde. « Nos idées gagnent du terrain », répètent-ils, confiants. Sur ce point, il n’est pas sûr qu’ils se trompent. Mais comme toujours, les gens bien – les « belles personnes », dirait Jean-Luc Mélenchon -, si fiers de tolérer ce qu’ils ne subissent pas, préfèrent la gratification de la condamnation morale à l’âpre satisfaction de comprendre ce qui leur déplait.

Laïcards et catho-tradis

Des dizaines de journalistes sont venus voir de près à quoi ressemble un islamophobe. Encore qu’à l’air dégoûté qu’ils arborent ostensiblement, comme pour bien marquer qu’ils n’en sont pas, beaucoup semblent plutôt être venus chercher la confirmation de ce qu’ils savent déjà, qu’il n’y a là qu’un ramassis de gens d’extrême droite, de racistes qui camouflent leur haine des Arabes derrière le combat contre une islamisation qui relève du pur fantasme.

Il serait pourtant fort intéressant d’analyser ce qui rassemble dans un même lieu des laïcards purs et durs et des cathos-tradis – qui hoquettent en entendant Anne Zelensky rappeler qu’elle a été l’une des initiatrices du « Manifeste des 343 salopes » pour le droit à l’avortement -, des électeurs du Parti de Gauche et des partisans du Front national, des profs écœurés et des petits vieux effrayés, des antisémites (par tradition plus que par conviction) et des sionistes, des défenseurs d’une France blanche et des amoureux de la République, des gens horrifiés par la dépravation des mœurs et d’autres que révolte l’ordre prétendument moral qui, dans leurs quartiers, interdit à des adolescentes de découvrir le bonheur d’être femmes.

Ce qui frappe, en effet, quand on se promène dans la salle, c’est l’extraordinaire hétérogénéité du public. (Mes confrères qui accordent beaucoup plus d’importance aux différences ethniques qu’aux divergences idéologiques auront plutôt remarqué que la « diversité » n’était pas très présente). Tous ont en commun d’avoir été confrontés, dans leur vie quotidienne, à l’avancée des revendications religieuses et surtout, au recul de la République devant ces revendications. Tous ont peur de voir changer leur pays comme ils ont vu changer leur cité ou leur quartier.

Ils ne comprennent pas pourquoi ce sont eux les réprouvés et supportent de moins en moins qu’on les somme, en prime, d’applaudir une évolution, qui pour eux, est une régression : le durcissement des relations sociales sur des bases ethnico-religieuses, le rejet de leur mode de vie qu’ils lisent dans le regard de certains de leurs concitoyens, l’invocation de l’islam à tout propos et pour juger de tout, les provocations de petits crétins qui affichent leur satisfaction après un attentat islamiste. L’une raconte que sa fille s’est étonnée de manger des raviolis parce qu’à la cantine, c’est le « plat des musulmans », l’autre que son fils se fait traiter de « sale Français », un troisième que sa gamine refuse d’aller à la piscine parce que toutes ses copines sont exemptées « pour raison religieuse », un autre évoque un collègue qui parle de racisme dès que survient un désaccord.

Christian, qui se présente comme « catholique et hétérosexuel », est cadre dans une multinationale dans les Yvelines. « Dans ma boite, de plus en plus de musulmans pratiquent ostensiblement leur religion et imposent à tous leurs habitudes alimentaires. Dans les pots d’entreprises, il n’y a plus de porc. » Cette focalisation sur les interdits alimentaires peut sembler dérisoire quand on oublie que la nourriture est l’un des premiers éléments de la culture – au sens anthropologique du terme – et de la socialisation. Manger ensemble, c’est déjà appartenir au même monde. Et manger ce qu’on veut une liberté fondamentale. Mais alors, dira-t-on, et les juifs ? Christian n’a pas d’opinion. Enfin pas trop. « Les juifs vivent entre eux et ils n’emmerdent personne. Dans ma boite, il n’y en a presque pas et ils ne demandent rien. » Bon alors, et les juifs ? La question à cent balles. Celle qui me vaudra des flots de commentaires excités de tous les bords : ceux qui trouvent la question elle-même antisémite et ceux qui pensent que c’est pareil. D’autant plus que je n’ai pas de réponse, pas de réponse claire en tout cas. La pratique religieuse à forte dose isole, mais pour ceux que je connais, les juifs religieux le sont en dépit de l’isolement. Et quant à la minorité ultra qui a choisi de vivre séparée, au moins a-t-elle le bon goût de le faire discrètement, sans récriminer ni brûler de voitures. Or, à tort ou a raison, on a l’impression que, parmi les musulmans nouvellement convertis au hallal, il s’agit moins pour certains d’un choix religieux que d’une volonté d’afficher leur différence, voire leur non-appartenance à la collectivité. Manger hallal, pour des gamins qui ont du Coran une connaissance assez lointaine, c’est d’abord affirmer qu’ils ne sont pas comme ces impies de Céfrancs. Christian a longtemps hésité entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Mais puisque cette dernière est la seule à parler du problème qui l’obsède, son choix est fait. Et il faut absolument qu’elle gagne contre Gollnisch qui, selon Christian, rêve d’une France blanche : « Pour moi, cela relève de l’obscurantisme. » Marie-Josée, infirmière, a toujours voté à gauche et, à la dernière présidentielle, pour Ségolène Royal. « Mais je n’en ai pas honte », dit-elle, sans réaliser ce que cette proclamation a de cocasse. Elle ne sait pas à qui elle donnera sa voix la prochaine fois, « mais certainement pas à Marine, ça jamais ». Denis, qui dirige une petite entreprise avec son beau-frère, d’origine algérienne, n’a pas voulu voter Sarkozy : « Je pensais qu’il était raciste ». Dans sa famille, on a toujours habité en banlieue et on a toujours été de gauche. « On ne peut plus se cacher la réalité, le changement visuel de mon quartier, avec de plus en plus de femmes voilées, a accompagné un changement des mentalités. »

Même Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, co-organisateur des festivités avec « Riposte laïque » a un discours assez raisonnable. S’il reconnaît avoir été violemment « antisioniste », il prétend être aujourd’hui villipendé par la presse d’extrême droite comme « suppôt d’Israël » ; il défend l’identité européenne mais assure que pour lui, elle n’exclut pas ceux qui ne sont ni blancs, ni chrétiens : « Ceux qui arrivent doivent accepter la culture française. Les musulmans voudraient imposer leurs valeurs, mais c’est à eux de s’intégrer. »

S’il était possible de sortir des invectives, peut-être découvrirait-on là le véritable désaccord. La plupart des gens rassemblés à Charenton se disent ouverts, prêts à accepter leurs concitoyens issus de l’immigration comme des Français à part entière. À une condition : que ceux-ci s’adaptent à leur pays d’accueil au lieu de demander qu’il s’adapte à eux. « Ils sont les bienvenus chez nous s’ils adoptent nos valeurs et nos mœurs. » Ce qui suppose d’admettre qu’il y a des accueillants et des accueillis, un « chez nous » et un « chez eux ». Mais comment expliquer à tous ceux qui sont nés ici et qui n’ont guère d’attaches, sinon mythologiques, avec le pays de leurs parents ou de leurs grands-parents, qu’il existe une « culture dominante » à laquelle ils devraient se conformer ? Encore faudrait-il que cette culture soit elle-même autre chose qu’une mythologie que l’on brandit, encore faudrait-il que l’école soit capable de la transmettre, encore faudrait-il que la République tienne sa promesse. Encore faudrait-il que droits et devoirs marchent ensemble. Et inversement.
Sur l’écran, entre les interventions, défilent des images de manifestations violentes, de prières de rues ou de quartiers où, pour les filles, le voile est la règle et les cheveux au vent l’exception. Toutes montrent la même chose : dans les endroits où les musulmans sont majoritaires, les plus radicaux imposent leur ordre et leurs coutumes. Que cela nous plaise ou pas, voilà à quoi ressemble le multiculturalisme au quotidien pour des millions d’Européens.

Il n’empêche, les huées qui saluent ces images mettent franchement mal à l’aise. A l’évidence, si dans l’assistance, tous se battent contre la même chose, tous ne défendent pas la même chose. Certains ont allègrement franchi la limite qui sépare le rejet des pratiques de l’exclusion des individus. L’ennui, c’est que les images sont authentiques et qu’il ne suffit pas de se pincer le nez pour faire disparaître ce qu’elles montrent et inciter ceux qu’elles effraient à établir une claire distinction entre le refus d’un islam radical-agressif et le rejet des musulmans.

Encourager l’islam qui s’acculture et décourager celui qui déculture

Reste que quand Christine Tasin, la présidente de « Riposte laïque », appelle tous ceux qui sont « malheureusement, nés musulmans » à les rejoindre, quelle place laisse-t-elle à mes copains Sélim et Daddy qui tiennent le seul troquet parisien de mon quartier bobo, à mon ophtalmo d’origine marocaine, à Sihem Habchi, la présidente de « Ni Putes Ni Soumises » qui, tous les jours, se fait insulter par ses coreligionnaires ? Faudrait-il, sous prétexte que certains ont fait de l’islam une arme idéologique, interdire à tous les autres de pratiquer leur religion tranquillement, conformément à la lettre et à l’esprit de notre laïcité ? Devrait-on leur donner le choix entre la valise et la conversion ? Peut-on oublier que ce sont eux, ces Français comme vous et moi, qui souffrent le plus de la progression d’un islam identitaire et régressif ? « Sans doute, mais pourquoi ne les entend-on pas ? », répliquent unanimement mes interlocuteurs. C’est précisément le boulot auquel devraient s’atteler tous les républicains conscients : aider tous ceux qui « sont nés musulmans » et entendent le rester sans pour autant réclamer que l’on change les règles pour eux à se faire entendre. Encourager l’islam qui s’acculture et décourager celui qui déculture. Soutenir l’imam de Drancy et virer ceux qui prêchent la haine. Réprimer la délinquance et se bagarrer pour que tous ceux qui réussissent le parcours du combattant qu’est l’intégration quand on vient d’une cité et qu’on a un nom arabe aient droit aux mêmes chances que les autres. Beaucoup, dans la salle, sont d’accord. D’autres n’en démordent pas : le problème, pensent-ils, c’est l’islam, pas un islam particulier, pas celui de la mosquée intégriste de leur coin, l’islam tout court. Celui dont on entend parler à la télé, qui lapide les femmes adultères et punit ceux qui mangent pendant le Ramadan.

Alors, bien sûr, il est tentant de n’entendre que les plus excités, de pointer les propos haineux, de dénoncer vertueusement « les assises de la haine antimusulmane » ou le « Grand barouf de l’extrême extrême droite ». Il est tellement plus gratifiant de condamner que de comprendre, de dénoncer en bloc que de s’intéresser aux nuances, d’en appeler aux tribunaux que de débattre avec ceux dont on ne partage pas les points de vue.

De toute façon, on ne la fait pas aux antifascistes. Pour eux, les discours modérés révèlent forcément une euphémisation du langage qui n’est qu’une ruse des fachos pour échapper aux rigueurs de la loi : « C’est quand même dingue que notre droit ne nous permette pas d’interdire ça », a expliqué, dépité, un membre du Parti de Gauche. Peut-être mais si on demande aux juges de se prononcer sur les pensées camouflées derrière les mots, on n’a pas fini de rigoler.

La journée se termine sous la tempête. Dedans ou dehors, chacun s’est renforcé dans ses certitudes. Les uns ne voient que ça, les autres ne voient rien. C’est un peu décourageant. On voit mal comment l’affrontement de deux hémiplégies pourrait produire autre chose que de l’aveuglement collectif.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 27 Décembre 2010 à 11h04

      Pierre Régnier dit

      @ Claudine

      Je n’ai donc pas plus de chances d’échanger avec vous qu’avec le premier pilier rencontré dans une église. Pourquoi ne pas l’avoir dit tout de suite ? Nous aurions économisé, vous et moi, du temps et de l’énergie. Je souhaite que 2011 ajoute un peu de spiritualité à votre tête et votre cœur de marbre.

      @ tous les autres lecteurs de Causeur

      Je souhaite une année de réflexion sérieuse sur l’enracinement de la croyance, dans la religiosité, en une “bonne” violence “voulue par Dieu” et qu’il faut “bien interpréter”.

      Je souhaite surtout une forte mobilisation des croyants pacifiques pour la déraciner. Dans le judaïsme, dans le christianisme et dans l’islam.

      Et dans la Foi bahaïe où, je crois bien, elle est beaucoup moins vivace qu’ailleurs.

      Je crois que les catholiques ne doivent pas rêver : Benoît XVI ne changera plus maintenant, et c’est seulement sous le pontificat de son successeur que le nécessaire rejet sera réalisable.

      Mais il est urgent de l’exiger dès maintenant.

    • 27 Décembre 2010 à 10h12

      Bobby Ewing dit

      @Chère Claudine, comme je vous comprends; La négation de l’identité chrétienne de ce pays par la république, dont le dogme de la laïcité fonctionne comme un puissant outil de destruction depuis 1789, produit devant vos yeux une formidable transformation de la nature même de cette société. Le manque de respect dû à votre Pape en est la triste illustration. Cependant, quelque chose m’échappe : comment pouvez-vous développer un quelconque ressentiment envers une population immigrée, qui elle s’efforce d’échapper à une société vide de sens ? Pax Christi

    • 27 Décembre 2010 à 9h28

      quadpater dit

      Bravo Claudine, dégommez-moi tous ces insectes !

      Starship Pater.

    • 27 Décembre 2010 à 3h28

      Claudine dit

      @ Pierre Regnier
      “vous avez le droit de ne pas lire mes textes” heu, dit comme ça je suis donc allée voir mais je suis terriblement allergique aux sigles tels que FO, CFDT, CGT, et figurez-vous que c’est que ce j’ai vu en premier sur votre page. J’ignore pourquoi , j’ai ça depuis les années 68/70. Je n’ai donc pas poursuivi ma lecture. Je doute avoir quelque chose à apprendre de ceux qui ont si bien bousillé mon pays en quarante ans. En fait non, je ne doute pas, j’ en suis certaine.Aucun intérêt. Mais je ne me fais pas de soucis, vous en trouverez plein ici qui seront intéressés. Je comprends mieux votre hargne contre les catholiques et leur Pape… je ressens la même chose envers la gauche.La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui c’est elle qui nous nous l’a concoctée en ne cherchant qu’ à atteindre les catholiques. C’est presque réussi, mais c’est vous qui allez bientôt le plus déchanter. Ils n’aiment pas les mécréants, nous, nous n’en sommes pas et en plus c’est connu, plus nous souffrons plus ça renforce notre foi. Too bad !. Bon courage à vous.

    • 27 Décembre 2010 à 1h19

      Le 5000ème visiteur dit

      Sophie, 5000ème pas 50 000…

      Bobby Ewing a raison, on vous a déjà donné des réponses précédemment.

      pour rebondir sur ce que disait Esmé : depuis 1977, une fraction intégriste chrétienne occupe illégalement une église dans Paris, Saint Nicolas du Chardonnet.
      église qui est un bien public communal.
      il y a eu un arrêté d’expulsion de pris mais l’évéché n’a jamais demandé son application.
      doit on en déduire que les catholiques soutiennent ces integristes ?

    • 27 Décembre 2010 à 1h02

      Sophie dit

      Oui, BE, cela ne peut être que cela. C’est forcément moi qui entends (comprends) mal. Il ne peut y avoir d’autres causes, pas vrai?

    • 27 Décembre 2010 à 0h12

      Bobby Ewing dit

      @Sophie : Oreilles bouchées ?

    • 26 Décembre 2010 à 23h36

      Sophie dit

      @ 50000

      “l’erreur que vous faites ici pour beaucoup est d’assimiler les Arabes, Africains et autres d’origine musulmane à un bloc homogène : les « musulmans »
      et en déduisez qu’ils sont en plein accord avec les islamistes, ou les provocateurs de la rue Myrrha.”

      C’est vrai, mais on les entend très peu, les opposants du dedans. Mutisme? Solidarité religieuse? Intimidation? Menaces?

    • 26 Décembre 2010 à 23h33

      Esmé dit

      expat dit :
      26 décembre 2010 à 22:51
      “Exacte. Vous êtes con.”

      Pas loin.
      Allez, je vous aide. (l’esprit de Noël et toussa et toussa)

      “Exact. Vous êtes conne.”

      What else ?

    • 26 Décembre 2010 à 23h19

      slider dit

      De quoi jugnon est il le nom?
      http://www.youtube.com/watch?v=LConXBpcv8I

    • 26 Décembre 2010 à 22h51

      expat dit

      @ esmé :”Ben moi, je ne vois pas non plus la différence entre un catholique et un pédophile.
      D’ailleurs Eux non plus.
      Voyez, c’est facile d’être con.”

      Exacte. Vous êtes con.

    • 26 Décembre 2010 à 20h33

      Pierre Régnier dit

      …/… (suite 2)

      Comme le disent quelques très rares mais très courageux responsables musulmans tels que Soheib Bencheikh, c’est au caractère sacré de cette BASE qu’il faut s’attaquer.

      C’est ce qui me fait affirmer que S. Bencheikh est plus avancé que Benoît XVI dans la pacification des religions.

      Mais je ne désespère pas pour autant puisque des catholiques importants ont fait avancer le problème MALGRE le manque de Vatican II : le pape Paul VI faisant retirer les psaumes les plus violents des bréviaires où les prêtres réaniment quotidiennement leur foi, Christian de Chergé tentant de convaincre ses frères moines de Tibhirine qu’il ne faut plus les chanter…

    • 26 Décembre 2010 à 20h29

      Aventin dit

      .
      @Bobby,
      .
      Mais ils sont très peu..
      C’est ce que je dis, on leur a suffisamment tapé sur la tronche pour qu’ils aillent faire leur immoralités religieuses dans leur coin et ne la ramènent pas. Le catholicisme a été purgé de sa dimension politique, tout le monde est à la niche de ce côté là, et c’est très bien. Il n’en va pas de même pour l’islam qui entre en confrontation avec la laïcité à la française, stricte. Je souhaite pour ma part une laïcité intégrale, furieuse, qui réserve à la stricte sphère privée la misère religieuse, une laïcité totalement exclue de la sphère publique, ce quel que soit la forme de cette expression dans l’espace public. Pour ma part, le cureton, quel que soit sa secte, c’est la peste. Tout curé est un professeur de soumission.

    • 26 Décembre 2010 à 20h28

      Pierre Régnier dit

      …/… (suite 1)

      Il y a eu un grand raté aussi dans Vatican II : on n’y a pas cru devoir rejeter la mauvaise conception. Résultat : la NATURE du monothéisme n’est pas vraiment changée.

      et les catholiques cultivent à nouveau l’horrible croyance et la retransmettent dans leurs textes officiels (Nouveau Catéchisme et Bible de Jérusalem entre autres). Voir ici :

      http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

      (je ne suis plus sûr d’avoir bien fait de choisir le titre provocateur car je vois que ça détourne de la lecture surtout ceux que je voulais faire réfléchir)

      Parce que c’est, selon moi, l’impossibilité des musulmans pacifiques d’échapper à la violence islamique qui est aujourd’hui le plus gros problème de l’islam (et du monde face à la violence religieuse) il faut leur donner un exemple extérieur sur lequel s’appuyer. Un catholicisme qui REJETTERAIT le volet indirectement criminogène de sa stupide conception DUALE (incluant la croyance en la “vieille volonté criminelle de Dieu” SEULEMENT dépassée) serait un tel exemple.

      Le catholicisme qui conserve ce volet est sans utilité aucune pour les musulmans pacifiques puisque l’islam, lui, S’APPUIE sur la croyance, pour lui basique, fondamentale, dans la violence “voulue par Dieu” jusqu’à sa totale domination sur la terre entière.
      …/…

    • 26 Décembre 2010 à 20h24

      Pierre Régnier dit

      @ Claudine

      C’est votre droit de ne pas lire mes textes où je précise. Ici c’est 1500 signes et pas plus, et c’est très bien comme ça puisqu’on peut indiquer des endroits où trouver les précisions quand on les souhaite.

      Mais si vous me lisiez ailleurs vous verriez que je ne suis pas athée. Je considère cependant que je ne serais évidemment pas moins respectable si je l’étais, et la manière dont l’islam traite les athées est l’une de ses caractéristiques effrayantes.

      Vous verriez aussi clairement que “je ne mets pas toutes les religions sur le même plan”. Vous avez raison de dire que, depuis des siècles, les autres religions que l’islam ne pratiquent plus, n’encouragent même plus à la violence.

      Mais il y a eu un grand raté après Jésus et son message des Evangiles : le dogmatisme a repris le dessus chez les Pères de l’Eglise et ils ont réaffirmé, parallèlement à l’adhésion au “jésuïsme”, la nécessité de croire aux “bonnes” violences ANTERIEUREMENT “voulues et commandées par Dieu”.

      C’était il y a plus de 16 siècles. Hélas les créateurs de l’islam ont repris cette horreur et les musulmans la disent toujours valable (l’islam est bien toujours, Esmé et nadia, “une doctrine théologico-politique de conquête” aujourd’hui en France incompatible avec la République).

      …/…

    • 26 Décembre 2010 à 20h22

      Claudine dit

      Il y a quand même une sacrée bande de faux-c*ls ici! Les catholiques qui ne comptent pas plus de curés pédophiles dans leurs rangs que d’imams pédophiles dans les rangs des muslmans ( tapez la profession et pédophiles sur google ça vous ouvrira les yeux) ou de profs pédophiles dans les rangs de l’E.N ne se sont pas tous excusés, n’ont pas demandé pardon à tous à travers leurs représentants religieux et leurs déclarations individuelles ? Mensonge, nous avons tous unanimement demandé que justice soit rendue que les brebis galeuses soient rejetées, tous dit que c’était terrible et que nous demandions pardon aux vicimes; quels autres communautés religieuses ou professionnelles ont demandé pardon comme nous ?
      Jugnon , politique et de conquête le catholicisme ??? Vous ne confondez pas ? Vous vivez dans ce pays depuis des décennies au milieu d’une trentaine de millions de catholiques, combien vous ont endoctriné, violé, forcé à entrer dans une église ?
      Rien à f…. des conquêtes, conquête des âmes ? C’est une blague ? Chacun fiche bien la sienne où il veut, on a bien assez à nous occuper des nôtres sans avoir à se préocciuper de celles des autres, nous prions pour les autres, même pour les imbéciles qui ne s’en doutent pas… ça leur fait du mal ? Vous sentez Jugnon quand je prie pour vous ? ça vous gratouille ?.

    • 26 Décembre 2010 à 20h16

      Aventin dit

      .
      @Esmé
      .
      Non, pas plus que l’Islam..
      .
      Relisez le coran et la sira et écoutons un commandeur de croyants sur la laïcité :
      .
      http://www.youtube.com/watch?v=TWaDh-QhXbY
      .
      Le catholicisme est en régression, il y a toujours moins de pratiquants, il n’en va pas de même pour l’islam ; le catholicisme s’est converti aux principes républicains – 1905 -, l’islam s’y confronte aujourd’hui. Mais peut-être pensez-vous que cette religion qui nie – contrairement à la bible Cf. Saint-Matthieu : Il faut rendre à César…. – par ses textes mêmes la séparation du temporel et du spirituel s’est d’elle-même soumise aux principes laïques français ?
      .
      En dernier lieu vous faites une faute de sens en comparant islamisme et pédophilie.
      .
      La pédophilie est une pratique qui n’a pas de lien avec le dogme catholique, il se trouve même que cette pratique condamnable existait avant le culte catholique figurez-vous. Vous comparez ainsi une déviance de nature sexuelle attachée à des individus et en contradiction avec le texte biblique, avec l’islamisme qui fait une lecture stricte des textes de l’islam. Votre comparaison n’a donc aucun sens.
      .
      En conclusion : pas de catholicisme conquérant, une doctrine qui admet la séparation temporel/spirituel, une église qui se soumet à la laïcité.

    • 26 Décembre 2010 à 20h15

      De Presle dit

      Puisqu’on en est à créer de nouveaux acronymes PAAM, rajoutons le PABJ (populations arabo-berbère juives) avec comme digne représentant Zemmour symbole de l’assimilation qu’on aime voir:)

    • 26 Décembre 2010 à 20h04

      Bobby Ewing dit

      @Aventin : Un catholique devrait répondre oui à votre question. Un vrai catholique, qui aujourd’hui fêterais Saint Etienne, premier martyr : Lapidé par les juifs, à Jérusalem, aux premiers jours de l’église. Mais ils sont très peu.