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Comment le changement a changé

La leçon d’Alain Finkielkraut 1/5

Publié le 21 novembre 2011 à 14:30 dans Société

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Je suis né à Paris le 30 juin 1949. J’ai donc grandi et passé une partie de ma vie d’adulte, personnelle et professionnelle, dans une France bien différente de celle que nous habitons aujourd’hui. Dans cette France de naguère, on croyait à la politique, c’est-à-dire à la force de la volonté collective, on avait foi dans le pouvoir des hommes de façonner leur destin. Dans cette France d’autrefois, l’Histoire semblait porteuse de sens.

Vinrent les années gauchistes, puis les années de reflux avant que, sous l’effet du combat antitotalitaire, s’opère la réconciliation avec la démocratie parlementaire et, comme on disait, « bourgeoise ». Mais même si le vote avait succédé à la révolte, il s’agissait encore de « changer la vie » comme le proclamait le slogan de la campagne présidentielle de Mitterrand en 1981.
Rien de tout cela n’est arrivé. Aiguillonnés par le sentiment démocratique de l’égalité des conditions, nous avons fait, certes, évoluer les mœurs, mais nous n’avons changé ni le monde, ni la vie. Sommes-nous devenus plus raisonnable ou, pour reprendre le célèbre mot par lequel Simone de Beauvoir termine ses mémoires, avons-nous été floués ?

À première vue, ce cheminement n’a rien d’original. Depuis que le monde est monde − ou du moins depuis que le monde est moderne −, c’est finalement le lot de toutes les générations. Les hommes, devenus autonomes, doivent composer avec la force des choses.
Mais, première nouveauté, ces grands objectifs ne semblent même plus être à l’ordre du jour.
Certes, on s’indigne à nouveau, parfois avec de bonnes raisons, et l’indignation fait même un tabac comme l’atteste l’opuscule de Stéphane Hessel. Mais qu’est-ce que l’indignation sinon ce qui reste des passions politiques lorsqu’on ne croit plus vraiment à la politique et dans son pouvoir de transformation ?
Cependant, deuxième et stupéfiante nouveauté, au moment même où nous devenons, toutes générations confondues, réalistes, l’impossible est survenu sans crier gare : le monde a changé, la vie a changé, et ce changement est radical. En 1968, nous disions : « Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. » Essoufflés, nous avons ralenti le pas, nous nous sommes arrêtés, et le vieux monde a disparu.

[...]

Cet article est issu de Causeur magazine n ° 41.

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  • 23 November 2011 à 11h02

    Ellroy dit

    @ Saul, je vous rejoins sur la notion de “carrefour des peuples” qui n’est pas une propriété franaçaise, ce que j’entendais par là c’est plutôt que la France n’est pas une simple “expression géographique” comme on pouvait le dire de l’Italie avant son unité et c’est de ça je crois que Finky parle

    • 23 November 2011 à 11h16

      Saul dit

      entièrement d’accord. On a l’habitude de décrire la nation, ou le peuple français comme le fruit d’une construction artificielle.
      Ce n’est pas faux dans le sens où il y a bien eu construction à travers les siècles, mais faux dans sa qualification artificielle. on retrouve une conscience collective dès les Francs (je ne dirais pas depuis Clovis, ce serait hasardeux, mais dès le 7ème siècle au moins, on retrouve ce sentiment d’appartenance à une même communauté. Ce que l’on peut par exemple voir dans les différents partages du royaume franc. Il en résultait plusieurs états mais qui avaient conscience, tant dans les classes dirigeantes que dans le peuple, d’appartenir à une structure supérieure, à un espace commun, le “regnum francorum”)

  • 23 November 2011 à 9h19

    pirate dit

    Ellroy et Saul, je ne dis pas le contraire à propos des Etats Unis, mais j’y mettrais plusieurs bémols. D’une part la révolution américaine est fabriqué sur une volonté historique sans précédent, après tout ce n’est qu’un ensemble disparate de “colonies” qui se révoltent (la grande blague anglais et de qualifier justement les USA d’ancienne colonie) et des colonies hétérogène puisque composé non pas des seuls citoyens anglais mais plus globalement nord européen. C’est une première en ceci que ce n’est pas un peuple natif qui se révolte contre ses maitres, c’est un peuple qui s’attache à une terre, la fait complètement sienne, et décide non seulement de tourner le dos à son histoire individuelle et collective (en tant que peuple européen), mais d’en prendre tous les aspects positif pour se créer entièrement, en tant que nation. C’est assez unique dans l’histoire. Et si indéniablement les Lumières ont une influence, ça serait bien quand même de ne pas donner à la France seule la paternité des Lumières. Le mouvement maçonnique, Newton, l’innovation scientifique, la révocation de l’Edit de Nantes, les monarchies européennes qui accueillaient et finançait les penseurs de l’époque, jusqu’au mouvement de population ont fait les Lumières. Le seul soucis que maintenant ça nous hypnotise comme un genre d’horizon indépassable. Il suffit simplement de regarder justement les intellos français pour s’en convaincre… et là dessus messieurs dames je retourne en cuisine parler bouffe, cul et bagarre… hue là !

    • 23 November 2011 à 10h33

      Ellroy dit

      La seule existence des termes Aufklarung et Enlihntment signifient déjà qu’il y a bien eu des Lumières allemandes et Anglaise. Maintenant je ne me risquerait pas à une interprétation de la Révolution américaine , je reste persuadé qu’il s’agit pourtant d’une révolution pour l’indépendance d”une colonie contre sa métropole, il drôle de constater que la Révolution américaine a accéléré – par l’aide apportée aux insurgés-  la ruine de la Monarchie française et sa banqueroute , à l’origine de 1789…Mais on a tout de même coutume de dire – analyse historique à l”appui – et aussi par orgueil que la Révolution française eu un côté plus porté vers la Gloire, l’universalisme , etc avec un certain Romantisme (il est vrai plus représentatif des contre-révolutionnaires)….La référence constante au Lumières , je vous rejoins, est une facilité de penser, une paresse même, puisqu’elles ne sont pas que je sache l’an 0 de la pensée, ni sa fin….. 

    • 23 November 2011 à 11h04

      Saul dit

      une petite rectif sur les peuplements des 13 colonies : à l’époque de la domination britannique, il n’y avait pas d’hétérogenéité concernant les européens y vivant. Il s’agissait bien de colns d’origine britanniques, pas issus des divers pays d’europe, il y avait une homogénéité question population et immigration. Ce n’est qu’à partir de l’indépendance que l’immigration vers les USA s’est diversifiée. (une petite exception tout de même, les Hollandais de New York, mais c’est du au fait que cette ville fut colonie neerlandaise pendant un laps de temps)

      • 23 November 2011 à 15h23

        pirate dit

        hollandais, français et allemands, il faut bien voir que si l’immigration est essentielement anglaise, c’est une immigration qui fuit les guerres de religions, et se pointent tous à Portsmouth faire le grand bond, sous tutelle britannique.

  • 23 November 2011 à 9h17

    Saul dit

    Définir “l’esprit français” reste tout de même une sacré gageure..
    A mon sens on peut le résumer à ce gout pour “la beauté du geste”. On cherche à se distinguer des autres par une espèce de perfectionnisme que l’on se donne, et cela se voit dans tout les domaines : dans le domaine militaire c’est toujours les glorieuses défaites qui marquent plutôt que les victoires faciles, “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire”….Ou le gout que l’on a pour la polémique. Ca parait futile et oiseux aux yeux des autres peuples, donnant l’impression que l’on privilégie la forme que le fond. Mais ce gout pour les jeux de mots (Expat disait que ça n’existait pas chez les ricains), cette compétition dans la recherche du “bon mot”, c’est en réalité pour mieux faire ressortir le fond, la forme appuyant le fond.
    ou bien la bouffe, on ne se contente pas du coté pratique mais cherchant à l’ériger en art.
    Ou encore dans le sport, rappellez vous de la main d’Henry : l’équipe de France avait gagné, mais la conscience collective se refusait à celebrer cette victoire par une tricherie et un “mauvais geste”
    le gros défaut est que ça nous fait perdre tout sens du pragmatisme, contrairement aux anglosaxons

    • 23 November 2011 à 15h30

      pirate dit

      Expat voit de son point de vue franco-américaine, parce qu’il y a beaucoup de jeu de mots, de glissement sémantique, de mots imagé, d’utilisation d’acronyme qui ont un sens litteral (surtout les services de l’armée, ex Navy Seal, seal, phoque, seal : sea air land)
      ex de jeu de mot typique : fuck you very much, pour thank you very much, on joue sur la sonorité plutôt que le double sens du mot.

      • 23 November 2011 à 18h05

        Saul dit

        exact, on le voit aussi avec “seabees” qui est un surnom tiré de la sonorité des initiales des ces unités du génie, CB (construction bataillon).
        Bigeard avait fait un sketch sur des termes US en usant du même procédé que tu décrivais, fuck, thank

    • 23 November 2011 à 15h40

      Ellroy dit

      Là où nous pourrons peut être tomber d’accord sur quelque chose de plus léger, encore que… c’est que le dandysme comme proposition de vie a au moins été le fruit de l’imagination anglo-française (voir Byron, Brummel, Huysmans, de Montesquiou, etc) et tente grosso modo de réconcilier le fond et la forme…

  • 23 November 2011 à 9h16

    lisa dit

    @Pirate et Saul
    Pirate, Je pensais à une solution d’action pratique, parce que sinon tout ça c’est de blabla pour se faire plaisir (vous me direz c’est déjà ça).

    Pirate et Saul,
    Le texte sur les français de Pirate est peut-être vrai, mais que sur une partie des français, car justement le problème, si c’en est un), c’est qu’il n’y a plus de valeurs communes à tous les habitants de la France.
    C’est ce que nous dit Finkie.

    • 23 November 2011 à 9h24

      Saul dit

      parce que nous sommes dans une période de délitement.
      il n’y a jamais eu de valeurs commune à toute la France mais la constante de ce pays a toujours été de ne faire qu’ ” un et indivisible”. C’est ce qui faisait “tenir” cet ensemble, et cette adhésion tacite à cette idée qui finalement faisaient de nous une nation

      La grande différence aujourd’hui est qu’il n’y a plus cette volonté, et ce de la part du sommet (que l’on pense à nos élites, à cette manie de l’autoflagellation qui a été matraqué par les intellectuels durant des décennies, à cette propagande que nous ne sommes qu’un “conglomérat de peuples”, c’est une volonté en vérité de détruire tout ce qui contribue à une conscience nationale…dans le but de faire l’”europe” notamment) et donc désagrégation

      • 23 November 2011 à 10h56

        Ellroy dit

        @ Saul, 

        il y a toujours eu effectivement cette volonté de faire tenir ensemble et je rappellerai que nous avons connu des problèmes autrement plus grand que la burqa (qui en est un sacré pourtant – sans mauvais jeu de mot)  notamment au lendemain de la Révolution et de l’Empire pour inventer une République qui face tenir ensemble, républicains, royalistes, ultra, anticléricaux et catholiques  fervents, noblesse désargentée et bourgeoisie , émigrés (notamment les nobles de retour d’exil) et nouveaux français, etc. Cela à marché malgré de nombreuses crises et il faut le dire dans un contexte tout à fait différent. Mais aujourd’hui l’exacerbation de l’individualisme, “du soi memisme” pour reprendre la formule de Renaud Camus rend impossible tout recul par rapport à soit même et sa petite personne et tout envie de grandeur et aboutit à une équation: la France est un pays libre (avec l’argument classique “‘c’est le pays des droits de l’homme”) donc j’y fais ou je fais ce que je veux! 

    • 23 November 2011 à 10h45

      Ellroy dit

      @ isa , 

      je n’osais le dire …et sans vouloir désigner des ennemis intérieurs dont il n’est pas question d’ailleurs…La crainte pour beaucoup de français (dont une partie est visible sur Causeur) c’est la “décivilisation” càd la fin en France, de cet art de vivre – qui  je le rappelle n’est pas l’apanage d’une pseudo élite – , le goût des lettres, la galanterie cher à finky et claude habib, la civilité, etc, etc…. Disons le clairement que la France soit multiculturel  c’est un fait (ne serait ce qu’avec les différentes coutumes des anciennes province du royaume: Bretagne, Dauphiné, etc) mais le multiculturalisme (comme idéologie) porté par le Droit et le Marché pose la question de la dilution de la culture Française dans un espèce de patchwork mondialisé…Et la question que l’on me pose souvent ( notamment quand je parle d’importation culturelle ou cultuelle) c’est: “mais en quoi cela te dérange, toi ta petite personne?” argument ad hominem classique …

      • 23 November 2011 à 10h48

        Ellroy dit

        mais auquel je peine à répondre, puisque il est de bon ton , de tout accepter, lorsque notre Moi n’est pas en cause, typiquement narcissique d’ailleurs comme raisonnement

      • 23 November 2011 à 14h47

        Ellroy dit

        il faut que je me relise (l’écran tue l’orthographe)

      • 23 November 2011 à 15h39

        pirate dit

        Lisa ? Mais moi je n’aime que les solutions pratiques, mais encore une fois ça sera seulement ma percepetion, pas la nôtre. Mes solutions pratiques, et rien d’autre.

        Et Saul c’est pas le délitement, c’est une transition, plus nous freinons des 4 fers à nous dire qu’il y en a de plus français que d’autres, ou moins que d’autres, plus nous démontrerons de nottre faiblesse en tant que nation. D’ailleurs vous n’avez qu’à être un peu plus observateur, les revendications de légitimité des “moins français que les autres”, bin il l’a font à la française… par la discussion, la dispute, la revendication politique, etc… même cette connasse d’Houria bidule, elle se prend pour une sorte de nouveau Césaire crachant sur la colonisation, mais sans l’ombre d’un talent sinon pour se faire remarquer. Elle a beau faire, beau dénoncer, nous expliquer qu’elle parle mieux la France que nous, elle est tellement typiquement françaouis que s’en est pathétique.

  • 23 November 2011 à 8h52

    Saul dit

    @ Ellroy
    non je n’employais pas le terme mix dans le sens carrefour des peuples et mélange ethnique, mais sur un plan culturel.
    La France est composé d’un fond ethnique de plusieurs peuples celtes ayant totalement abandonné leurs cultures d’origine (vous m’objecterez les Bretons, mais ceux ci sont une exception et un apport celte exterieur), ayant adopté la civilisation greco latine, le nom d’un peuple germanique et s’étant construit sur une religion moyen orientale.
    La notion de carrefour des peuples est en réalité subjective, ce n’est pas une caractéristique de ce pays, plusieurs pays du continent étant aussi des carrefours de peuples.
    Que l’on pense par exemple à la Russie ou a la plaine germanopolonaise qui ont toujours été les voies d’invasions venues d’Asie.
    ou encore aux Balkans qui ont constitués aussi des carrefours de peuples.

    @ Pirate,
    sur la France inventeur des droits de l’homme, si je maintiens. les states ont bien été les premiers à l’appliquer institutionnellement mais en s’inspirant (ce dont ils ne se cachaient pas d’ailleurs) et même en se revendiquant des Lumières, qui sont bien une innovation intellectuelle française

  • 23 November 2011 à 7h52

    L'Ours dit

    Pirate,
    tout à fait d’accord avec “cet instinct grégaire venant de frontières”.

    Et, je l’ai déjà dit par ailleurs, j’ajouterais que jeunesse aidant et dans des temps plus prospères, l’idéal humaniste veut abroger les frontières car chacun a un certain universalisme dans son coeur. Mais cela repose sur un socle qui doit être solide: des valeurs qui sont protégées bec et ongles par l’Etat.
    Avec le temps, les coups et un sentiment non partagé par beaucoup au-delà de nos contrées, un repli a lieu qui fait que nos frontières retrouvent un attrait, un repli qui peut aller jusqu’à notre maison si les temps sont vraiment durs. Une idée de la nation refait surface et les rangs se resserrent car le but n’est plus de prospérer vers et avec les autres, mais de protéger ce que l’on a, notre façon de vivre, notre liberté, liberté qui n’est pas notre victoire, mais un legs qu’il ne faut pas dilapider.
    Je crois qu’on ne doit certes pas se recroqueviller comme il ne faut pas prêter son flanc, c’est peut-être même cela être un homme. 

  • 22 November 2011 à 22h12

    skardanelli dit

    Pirate, vraiment j’aime ce que vous nous apportez.

  • 22 November 2011 à 21h17

    Ellroy dit

    @ Pirate, 
    “je vous dirais que ce pays se sentirait mieux s’il comprenait son histoire (et non pas connaissait, les français sont à ce sujet des bibliothèques, il suffit de vous lire tous).” Je ne saisis pas bien la nuance , enfin je comprend bien vos propos mais je ne suis pas vraiment sûr vos conclusion, même si je vous suis en grande partie sur vos intuitions …. Finalement par votre interprétation tout a fait intéressante   vous essayer de saisir “l’esprit français” comme il y a un esprit germanique  , etc. Mais votre interprétation me mets un peu mal à l’aise (ça n’est pas forcément négatif) , vous aborder la question de l’identité française (Finky parlerait de “Civilisation française”)  qui se pose – et encore récemment – depuis grosso modo que la France est France càd  le règne de Clovis  ( 500 environs) …je pense que vous n’allez pas assez loin . Je pense pour ma part que la France ( et donc ses gouvernants)  a oublié qui elle était, ou plutôt ce qu’elle est , les causes sont multiples mais tiennent essentiellement à ce qu’elle n’est pas “outillée” ou ne la pas été , pour faire face et rester elle même, face  à la mondialisation économique, culturelle, face au marché, etc. On dit souvent que l’Italie est le laboratoire de toute les innovations politiques contemporaines (fins du XX-XXI) on songe ainsi au fascisme, à la lutte armée (brigades rouges) ou le berlusconisme ….et bien je pense que la France (on peut la définir comme cela pour commencer) à été le laboratoire de ce qui fût inventer à gros traits  depuis le moyen-âge à la modernité, on pense à la royauté, la chrétienté , l’alliance de l’Etat et de l’Eglise ( la “France, fille aînée de l’Eglise”), la figure de l’intellectuel, la théorie moderne de l’Etat, la Révolution,   la Terreur et le terrorisme d’Etat, le droit moderne, l’anticléricalisme, la laïcité, le colonialisme etc, etc. Elle partage un certain nombre de ces inventions avec les états unis et nos cousins anglais mais à cet époque les échanges était fréquents entre les pays, et c’est en France que la Révolution a eu l’ampleur la plus importante  à mon sens… Or il se trouve que la France a semblé perdre la mains au milieu de XXeme et ses fondamentaux s’en sont trouvé fragilisé , ce qui fut inventé par la post-modernité la France l’a subit et cela vient contre son héritage , et son leg….

    • 24 November 2011 à 1h51

      pirate dit

      Ce qui est certain c’est que la france a été trahie par Pétain et vel d’hiv’ et qu’en raison de la paix des ménages, on a voulu lisser la question, comme on a lissé la question des guerres coloniales et de l’emprise de la france sur l’afrique et le Vietnam. cette façon française de se flageller n’est rien de plus qu’une façon de ne pas répondre à une question posé. Nous pensons, dans notre mentale chrétien, que faute avoué, conspué et flagellé est à moitié pardonné. alors qu’en fait non seulement nous ne faisons pas illusion sur la finalité de l’entreprise, mais qu’en plus cette façon de fuir une question en abaissant son pantalon et en s’appliquant le knout nous-même, inspire du mépris aux plus vindicatifs envers la France. Quand à mon introduction c’est simple, les français sont des encyclopédies sur leur propre histoire, qu’il la connaissent à fond ou partielement, Clovis ou Charlemagnes, Philip Lebel ou Louis Philippe, ils savent, alors qu’un américain sur trois ne doit même pas savoir qui est Jefferson. Mais quand à comprendre le sens exact à donné au mouvance de cette nation, ils en sont incapables, trop préoccupé par le sens logique et légaliste pour s’autoriser un début d’interprétation.