Comme un trop-plein de vide
Quand “PS” devient synonyme de post-scriptum
Publié le 09 septembre 2008 à 15:57 dans Politique
Suivre les débats internes qui font rage au PS est un passe-temps comme un autre. A coup sûr on s’amuse bien, même si on n’y comprend rien – et moins encore à la fin qu’au début…
Les règles de ce jeu nous restent totalement hermétiques (un peu comme, disons, la différence entre feue la Constitution européenne et son “Mini-moi” de Lisbonne).
Sans parler du but du jeu : prendre d’assaut une forteresse vide ? Ou bien ?
En vérité, à la question “Où en est le PS ?”, la réponse qui s’impose nous vient tout droit de Michel Audiard dans Les Tontons flingueurs : “éparpillé aux quatre coins de l’Hexagone, façon puzzle”.
Pour comprendre ce Dallas socialiste qui va encore durer deux mois quand même (dans la meilleure hypothèse), mieux vaut poser les vraies questions : où en sont nos Ewing du PS ? Qui est JR ? Et Bobby ? Sue Helen est-elle vraiment alcoolique ? Et qui trompe qui avec qui ? Présenté comme ça, tout de suite ça devient plus intéressant, non ?
Les “motions” actuellement en gestation sont autant d’OPA exclusivement destinées à séduire le plus grand nombre d’actionnaires possible – et notamment les gros porteurs. Le but, c’est de s’imposer, tout simplement – au prix de tous les bluffs et de toutes les trahisons (intellectuelles, personnelles, cartes de crédit acceptées). Retraduite en termes politiciens, cette logique ultralibérale est la seule qui réunisse nos prétendants socialistes : “Vive le rassemblement, pourvu qu’il se fasse autour de moi.”
C’est une loi naturelle : l’affaissement des idées fait gonfler les ego. La droite a connu ça bien avant la gauche : depuis 60 ans au moins, voire 200 pour les plus pessimistes. Ayant tourné le dos, par inconscience ou par lâcheté, aux idéaux authentiquement providentiels dont elle fut la “servante inutile”, la droite fourbue et gâteuse n’en finit plus de se raccrocher à de prétendus “hommes providentiels” (c’est-à-dire, en bon allemand, au Fürherprinzip).
J’ai bien peur que notre bonne vieille gauche “Mamie Nova” n’en soit désormais rendue là, elle aussi… Comme si l’idée d’un progrès irréversible de l’homme et de sa condition en avait pris un sacré coup dans l’aile au XXe siècle (20e peut-être, mais à coup sûr n°1 au hit-parade des siècles les plus massacreurs ; et ce n’est pas seulement une question de technologie, ne m’interromps pas !)
Bref, vous avez remarqué ? Plus les idéaux sont morts et enterrés , plus ils trouvent de porte-parole. Un ou deux illuminés au début ; une foule de Rastignac vers la fin.
“Après moi, disait De Gaulle, ce ne sera pas le vide, mais le trop-plein.” Et Dieu sait qu’on en a vu défiler, depuis trente ans, de ces glands qui tentaient d’enfiler le costume du Chêne. Rien à faire : ça flotte !
Mais voici qu’entre-temps, le petit monde de Don Demago, de droite comme de gauche, consciemment ou non, a glissé du modèle gaullien au mitterrandien. Et le mieux, c’est que le mitterrandisme qui tue tout ce qu’il n’avale pas, c’est Sarko qui l’incarne ! Au PS, on est prêt à s’entretuer jusqu’au dernier pour rien – ou au mieux pour empêcher les autres de survivre…
Bref, tout fout le camp ! Nos amis socialistes ne sont même plus dignes de lacer les mocassins de Mitterrand. A force de papillonner entre Bayrou et Besancenot, ces oiseaux-là ne savent même plus où se poser ; alors, comment pourraient-ils s’opposer ?
Entre eux, tout simplement.
-
L'auteur
Basile de Koch est chroniqueur des nuits parisiennes à "Voici" et du PAF à "Valeurs actuelles". Il est aussi essayiste à 16h.
-
Plus








La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés
37Nos offres
1 an : 55 € ............................................ >
1 an : 34,90 € ....................................... >
Gilles dit
@Joelle
Je suis d’accord avec vous.
EXPIONS DEFINITIVEMENT CAMARADES !
« Le sanglot de l’homme blanc » de Pascal Bruckner avait 25ans d’avance déclare enfin un journaliste du Monde. Ouf, il était temps… La presse et les partis de gauche ont-ils toujours 25 ans de retard ? On dirait bien que oui !
Pour Bruckner, l’idéologie tiers-mondiste dominante, pourrait se résumer de la sorte : l’homme occidental est, ou en tous cas se sent coupable de presque tous les maux de la terre (esclavagisme, colonialisme, ethnocentrisme, domination technique et économique, exploitation etc…). Il doit donc réparer et expier pour ses fautes (recyclage du catholicisme dans la culpabilité quasiment ontologique de l’homme occidental). A contrario, un individu originaire du Tiers monde ou un ex-colonisé (l’opprimé type) ne saurait commettre le mal et si par malheur il advenait qu’il le commette ce serait par pure innocence ou par manque d’expérience historique (le mythe du bon sauvage). Cette idéologie structure toute la posture pro immigration de gauche. RESF veut ouvrir totalement les frontières pour expier et tenter de se « racheter » (aimons nous les uns les autres) et si cela crée de la violence je tends aimablement l’autre joue (gauche). Il faut donc absolument EXPIER et on entraine donc tout un pays dans cette punition que çà lui plaise ou non. C’est le totalitarisme pervers de la fausse charité. On se donne bonne conscience à peu de frais car l’on n’habitera évidemment JAMAIS les cités sensibles totalement acculturées que l’on contribue à alimenter sans fin et l’on ne mettra jamais ses enfants en ZEP où se produisent les violences grandissantes. Tout çà, c’est pour le bas peuple (l’horrible Beauf) qui est sommé de se coltiner le réel de la charité de la gauche caviar et avec le sourire s’il vous plait. Ce bon peuple râlera et prétendra qu’il souffre de l’insécurité. On lui répondra alors qu’il s’agit d’un fantasme de pauvre type et qu’il n’est qu’un minable facho (Jospin 2002). C’est çà la gauche, surtout dans ce domaine, une assemblée de TARTARINS qui pérorent et font les beaux pour pas un rond. Ne croyez pas ce qu’ils disent, croyez ce qu’ils font. Le jour où ils vivront en masse avec les immigrés on les croira. En attendant, leur baratin est l’une des plus grandes arnaques politiques, intellectuelles et morales de tous les temps. Le problème, c’est que c’est le pays tout entier qui trinque et les conséquences de ces tartarinades sont gravissimes. Je suis loin d’être lepéniste ou ultralibéral, mais en matière d’immigration, la gauche a fait un mal terrible à notre pays (la droite, de son coté s’est frottée les mains du dumping social ainsi créé). Et le pire, c’est que la gauche continue de plus belle, par le biais d’associations comme RESF à qui Libé, le Nouvel Obs, Le Monde, Télérama et les chaînes de télévision offrent complaisamment des tribunes quotidiennes.
toto dit
Gilles, je ne sais pas à qui s’adresse le “vous”, mais si c’est à moi en tant qu’individu, je doute avoir une quelconque influence sur les grands flux migratoires de notre planète.
Ce qui est amusant avec l’extrême droite, c’est cette idéalisation de la Nation originelle, qu’il aurait fallu (et qu’il faut encore) figer définitivement. Ils sont encore dans cette recherche du paradis perdu, de la nation perdue, et semblent ignorer que les flux migratoires existent depuis le début de l’humanité, et qu’ils existeront jusqu’à la fin de l’humanité.
Croire l’immigration responsable des problèmes de la France (de quels problèmes parle-t-on?), c’est faire preuve d’une énorme ignorance politique et historique. C’est une vision enfantine du monde, qui évite de devoir réfléchir aux enjeux économiques et sociaux, et autres choses un peu plus compliquées que “c’est la faute aux immigrés, ils viennent manger notre pain et voler nos femmes”.
Gilles dit
@ Toto
A longue échéance, vos actions à courte vue peuvent générer une véritable catastrophe pour l’Afrique et pour la France. Là, nous sommes dans la véritable RESPONSABILITE A LONG TERME. Vous semblez tout ignorer des paradoxes de l’action humaine et des effets pervers prévisibles et gravissimes lorsqu’il s’agit de tels phénomènes de masse. Vous donnez de faux espoirs à tout un continent et vous amplifiiez gravement les problèmes de la France en créant un inexorable cercle vicieux. De plus, vous transformez les enfants en passeport émotionnel pour l’immigration clandestine. Les malheureux que vous faites venir ne s’installeront pas dans votre salon et à vos frais, ils iront grossir la désespérance et les problèmes des banlieues qu’aucun gouvernement n’a jamais pu régler tant ils sont profonds et exponentiels. J’appelle cela une inconscience infantile mais criminelle. C’est pour toutes ces raisons que je vous trouve totalement irresponsable
toto dit
@Gilles : “Par exemple on soutient RESF, qui a la radicalité des sectes”
Ce que vous dîtes est deux fois faux :
- d’abord le PS ne soutient pas RESF.
- ensuite RESF n’est pas franchement “radical”, leur revendication s’arrête aux enfants scolarisés (pas aux travailleurs etc)
Faut-il rappeler que le nombre de charters sous le gouvernement Jospin?
Le PS n’a pas grand chose à envier de ce côté là aux Sarkozy, Hortefeux, & cie
Tu craches ta haine des 68ards (j’ai d’ailleurs du mal à percevoir ce que les gens mettent derrière la définition d’un 68ard), mais tu ne peux nier les disparités sociales grandissantes entre le Nord et le Sud.
Ni ignorer le phénomène migratoire inévitable qui en découle.
Après il y a plusieurs manières d’envisager le problème, mais une bonne chose serait d’abord d’arrêter de piller et d’appauvrir les pays du Sud…
Sur le sujet de l’immigration, je crois que c’est plutôt les fascistes qui font preuve de naïveté en pensant qu’ils pourront fermer hermétiquement les frontières.
Après, le patronat est lui simplement pragmatique : mieux vaut maintenir les immigrés sans droits, afin de pouvoir les exploiter du mieux possible.
Et comme sur tout le reste, le PS est incapable de défendre une position claire et audible sur cette question!
Joëlle dit
@ Gilles
D’habitude, je n’aime pas qu’on fasse de l’immigration un problème, qu’on agite des peurs à ce propos, qu’on théorise. Une certaine souplesse sied mieux à l’évocation du sujet.
Mais, vous avez raison, RESF en manque, de souplesse, et lorsque vous parlez de naïveté de leur part, je doute. Je me demande si je ne serais pas plus encline à parler d’instinct de destruction, de mort, maquillé en générosité.
Gilles dit
Le PS : une entreprise politique qui vend de la bonne conscience pour trouver des jobs à ses salariés-militants. La politique, c’est des milliers de jobs dans les mairies, les départements, les régions et l’état.
Par exemple on soutient RESF, qui a la radicalité des sectes, sans se soucier le moins du monde des conséquences pour le pays. Il faut faire bosser « l’appareil » et saupoudrer des jobs vers les extrêmes. Comme le dis très justement L. Lefrvre, il faut avoir « le profil ».
Je cite Richard Noyon directeur de RESF :
« Pour la première fois, des centaines de milliers d´humains vont s’installer ailleurs sans que cela donne nécessairement lieu à des guerres. C´EST EVIDEMMENT UNE CHANCE ENORME. Pas plus que l’empire romain n´a pu contenir la poussée des «Barbares » venus de l´Est, l’Occident riche ne pourra, à terme, contenir la pression du Sud »
C’est sidérant de naïveté. Cet angélisme bêlant s’apparente à la fois au délire idéologiquo-messianique et au crétinisme le plus simplet. Nous avons déjà un problème d’intégration gigantesque et pratiquement insoluble mais RESF veut encore surcharger la barque jusqu’à l’absurde, jusqu’à la catastrophe finale, la libanisation du pays et le chaos. Cette irresponsabilité abyssale est tout simplement criminelle. Même un enfant de cinq ans peut comprendre les effets pervers de cette posture débile.
RESF veut donc admettre tout le monde sur le territoire français, c’est une expérimentation de type secte d’illuminés mais à l’échelle de notre pays !
L’adulte comprend que toute décision est un dilemme. Mais il doit choisir la moins mauvaise solution, souvent avec remords. Ce que je reproche aux angélistes c’est leurs solutions irréalisables de potaches arriérés. Ce pays n’est pas une colonie de vacances idéologique pour soixantehuitards attardés et qui seraient censés se permettre des expériences RADICALES à l’échelle d’un pays tout entier !! .Si, au moins, ils étaient ultra majoritaires ! On pourrait se plier en pleurant devant la démocratie ! Mais là, ils sont 2 % à tout casser ! Admettez que leur connerie est effrayante ! On est dans la radicalité maladive des Kmers rouges ! On sait ce que çà a donné ! N’ont-ils pas comprit, vu l’histoire de toutes ces expériences radicales, que l’enfer est pavé de bonnes intentions ?
PHIL dit
Le PS a toujours fait passer le bon sens populaire pour un simplisme de beaufs ignorants, fachos, lepenistes et gavés de pastis. A ces « terribles simplificateurs » l’on opposait la logorrhée soixantehuitarde de « terribles complexificateurs » qui vous démontraient par A plus B que les vessies étaient bel et bien des lanternes. Aujourd’hui, il va bien falloir appeler les vessies par leur nom car c’est la matière même du PS, les profs, (son élite et sa clientèle festivalière), qui subie un choc d’une violence sans précédent. L’histoire est facétieuse, car (juste retour des choses ?) ceux là même qui niaient l’évidence de l’insécurité liée à l’immigration il y a peu de temps encore subissent un effet de boomerang terrible et sans précédent historique. C’est dur d’être sur le front du réel. N’est-ce pas mes chers camarades ? Alors l’immigration, toujours « forcément » une immense chance pour le pays ? C’est un peu niais la langue de bois non ?
toto dit
@L’Ours : c’est vrai que gauche comme droit, ils revendiquent un peu tout et n’importe quoi.
De l’autre côté, Chirac s’était lui-même déclaré contre le libéralisme, et Sarkozy de l’héritage de Blum et Jaurès.
Le grand écart et la contradiction ne leur fait pas peur. Ils font des déclarations au rythme des sondages et selon les stratégies de com.
Ca donne de belles girouettes, on n’a pas fini de rire! ;)
Ludovic Lefebvre dit
Ce n’est plus le parti socialiste, mais bien le parti social liste qui fonctionne aux assocs pleurnichardes, à la régularisation massive de clandestins, au public relation chic, à l’”artiste” en tout genre (les artistes ne le sont tellement plus que je mets des doubles guillemets :” ” artiste” “). Il faut être dans la bonne liste pour être au parti social liste et ce dernier exige la bonne étiquette ethnique, religieuse, sexuelle. Avant le choix politique se faisait d’après l’opinion, la classe sociale, l’emploi… c’est maintenant sur la personnalité, le caractère, l’appartenance que tout se joue, dans le privé, en somme.
Un slogan pour 2012 : Le P S, pour une gauche sans pauvres.
Woland dit
Les attitudes putassieres de tous ces m’sieurs-dames du PS a quelque chose d’assez rejouissant… Et vu que le facteur les devore par leur gauche, on est pas pret de reentendre parler d’eux…
Franade dit
Permettez-moi de vous dire, cher Basile de Koch, que votre “bon” allemand sera sans doute défini par Trudi Kohl comme du sale boche…
L’OURS dit
Toto,
pour Fabius, j’étais ironique, bien sûr, compte tenu de l’image qu’il essaie de se donner et dans laquelle il n’est pas crédible.
Sinon, bien sûr que les socialo sont des libéro-sociaux, c’est même pour ça que je votais pour eux (il y a longtemps), mais on les entend revendiquer tout le contraire. Quand on veut ratisser aussi large qu’ils veulent le faire, on a un discours qui n’a plus aucune épaisseur.
Ludovic Lefebvre dit
Voici des mois que je dis que Sarkozy est un homme de gauche, il vient d’ailleurs d’avoir son prix spécial repentance américain pour bons et loyaux services rendus aux droits de l’ôm (tien c’est drole, ça !) donc à l’ultralibéralisme (lire Michéa).
Et je lis avec plaisir que tu as compris cela aussi, cher Basile, mais je ne suis évidemment pas étonné.
Le combat est perdu, mais il faut le mener tout de même pour s’amuser et puis sur un malentendu l’Histoire peut nous faire le coup du père Frankenstein au lieu de celui du père François, qui sait ?
En lisant Basile de Kock et quelques autres de Causeur, je me sens moins seul, mais moins d’une intelligence unique, c’est donc gai et triste à la fois comme les histoires d’amour et les aventures de Rocambole qui ne cesse de mourir et revivre.
Il y a bien des acronymes autres que post scriptum (qui se dit oralement post scriptoum, une fois pour toute, nom d’un chien), mais à l’heure où la vulgarité est devenue une norme, je vais m’abstenir de les énoncer.
Pour le PS, ils sont au Vietnam : dans le bourbier, voire le merdier. Une opposition qui ne peut en être une, dur à gérer. Ils n’ont qu’à prendre le programme du camarade Sarkozy et un dictionnaire des synonymes, il y en aura pour se laisser avoir, je le sais.
toto dit
Désolé pour le dernier message hors-sujet, il concernait un autre article. Erreur de manip! ;)
toto dit
L’intérêt d’une approche matérialiste de la religion, c’est quand-même que ça permet de comprendre qu’une religion n’est que le reflet de l’organisation sociale, des modes de vie, de l’environnement à une époque et un contexte donné.
Ça permet de se libérer du blabla mystique pour s’intéresser aux règles concrètes pour organiser la société et les rapports sociaux.
Parce que mine de rien, ce qui compte dans la société d’aujourd’hui, c’est justement toute ces règles plus ou moins existentes, interprétées ou imaginées, qui enchaînent les croyants dans des modes de vie décalés par rapport à la société actuelle.
Après, ça veut pas dire que le blabla mystique est inintéressant, c’est juste décorrélé des règles religieuses.
Mais il y a évidemment plein de choses à creuser du côté du mystique pour ceux que ça intéresse.
toto dit
@L’Ours : En dehors de son aile gauche, le PS est déjà entièrement pour le libéralisme économique, joliment renommé en social-libéralisme. Et au passage, Keynes est un économiste libéral.
Par contre, je te corrige : l’aile gauche du PS ce n’est pas du tout Fabius. C’est plutôt les Mélenchon, Filoche, etc.
Mais bon, ils ne pèsent strictement rien dans le parti de toute façon.
David dit
Oui au Keynesianisme d’état.
Mendes France, réveille toi…
L’OURS dit
Le PS a manqué le tournant de la social démocratie par manque de courage. Il s’est dit qu’il valait mieux garder la gauche de la gauche dans ses rangs et surtout ne jamais prononcer les mots économie de marché!
Bayrou a bien vu cette lacune et a essayé de s’infiltrer dans ce trou béant mais en parlant de centrisme, l’idée la plus idiote qui puisse puisque ce style de centrisme ne propose rien d’autre que d’être un entre deux, au lieu d’être une autre voie!
La vraie idée, c’est de dissoudre le PS et de créer un nouveau parti, débarrassé des scories communistes, ouvert à un libéralisme contrebalancé par des lois sociales et une espèce de Keynésianisme d’Etat!
Ainsi, ce parti aura un spectre très large car il devrait pouvoir phagocyter le modem et, sans avoir besoin de faire les yeux doux à l’extrême gauche, cette dernière ne pourrait que voter pour eux au dernier tour pour ne pas voter à droite!
Mais en plus d’un courage libéral pour nettoyer les écuries d’Augias, il faut un leader. Qui? Ségo l’autoritariste. Fabius l’extrême gauchiste (à mourir de rire)? Hollande le tribun aux trémolos qui ne disent rien? etc.
Vous voyez, on n’est pas sorti de l’auberge!
Baudricourt dit
Que j’aurais aimé savoir ce qu’a bien pu faire le 6 juin dernier le maire PS d’Evry Manuel Vals,
Avec Védrine et Ockrent au banquet annuel des Bilderberg ?
Suis-je bête, ces réunions d’intronisations n’existent pas !
Donc pas besoin d’en parler.
Et le PS c’est les gentils parce que de gauche…
Et Edwige c’est la méchante parce que de droite…
Fermez le ban et circulez !
Bon, quand c’est qu’elle commence la guerre contre l’Iran ?
toto dit
Le PS est mort.
Certes il survivra encore quelques temps, un grand parti ne disparaît pas comme ça (voir le PCF). Mais il ne représente plus rien, il n’a plus d’idées, juste des egos.
Certains font remonter la crise du PS à 2002, d’autres à 1997. Personnellement je la ferais plutôt remonter à 1981.
Bien qu’elle ait mis du temps à vraiment éclater au grand jour.