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Coluche, et après

Surévalué à gauche, sous-évalué à droite, même mort il ne connaît pas la crise

Publié le 17 octobre 2008 à 8:00 dans Culture

Il est beaucoup question de Coluche ces temps-ci, notamment à cause du film-catastrophe que lui consacre Antoine de Caunes. (À chaque fois que je vois un de ses opus, je me pose la même question : quel est le flatteur imbécile qui a persuadé ce sympathique non-voyant qu’il était cinéaste ?)
Tout le monde en parle, disais-je ; alors, pourquoi pas moi ? Eh bien, puisque vous me posez la question, mes sentiments à l’égard de Coluche sont partagés (au moins par moi).

Ce qui naturellement m’insupporte, en tant que chrétien des Alpes, c’est d’entendre depuis vingt-deux ans pleurer rituellement ce “saint laïc” ; je parlerais plus volontiers d’un bouffon opportuniste qui, au fil de sa vie – courte, mais intense – s’est mué en une sorte de Père Teresa.
Ou plus précisément, une Mère Teresa à l’envers : chez Coluche, les élans de transcendance semblent avoir été à peu près aussi fréquents que les bouffées de doute chez Teresa. (Mais j’ai pas les chiffres.)
Ça ne suffit pas pour moi à en faire un saint – “ni même une paire”, comme il eût dit. Juste un mec plutôt bien, et c’est déjà pas mal.

En quinze ans de carrière, dans ce monde particulièrement cruel et absurde du showbiz, il semble qu’il n’ait jamais piétiné personne pour prendre sa place, ni même pour faire un bon mot. Si l’on peut admirer quelque chose chez lui, c’est cette humanité – j’ai pas dit “humanisme”.

Invité au “Jeu de la Vérité” de Patrick Sabatier (TF1, 15 mai 1985 ), contrairement à tous ses prédécesseurs hormis Chantal Goya, Coluche joue le jeu. Et crève l’écran juste en disant la vérité, posément.
Oui, il a eu “deux-trois” expériences homosexuelles mais, après réflexion, elles n’auront servi qu’à confirmer son hétérosexualité. Une pulsion incontrôlable hélas, et qui d’ailleurs n’empêche pas la misogynie : au moins, on sait de quoi on parle !
Oui, il a goûté à toutes les drogues – et non il n’en recommande aucune.
Oui, il a touché le fond de l’abîme et oui, il est remonté “mais c’est plus dur que la descente”. On s’en doutait, sauf que c’est toujours mieux de l’entendre dire par un mec qui a fait l’aller-retour.

Pour Michel Colucci, la descente aux Enfers aura duré quatre ans, scandés par des tragicomédies dont il était de moins en moins responsable.

Sa vraie-fausse campagne à la présidentielle de 1981 a fini comme elle avait commencé : en foirade. Il faut savoir s’entourer ; entre Romain Goupil, demi-solde du gauchisme et Paul Lederman, soldeur de génies, Michel était mal pris. De conserve, mais chacun pour son compte, ces deux-là l’ont marionnettisé pour en faire un vrai-faux candidat “présentable” à la présidence de la République.
Et voilà : comme je vous l’annonçais déjà il y a plusieurs lignes, ça s’est terminé en eau de boudin – mais avec en supplément du sang, des larmes et quelques crises délirantes, voire suicidaires. D’absence de fil en absence d’aiguille, peu à peu Coluche a fini par sombrer. Fiascos politico-médiatiques, comme ce pitoyable sketch de candidatus interruptus ; déchirements intimes, comme la rupture avec son épouse Véronique ; drames indicibles, comme l’arrachement de son double astral Dewaere…

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  • 20 October 2008 à 19h08

    BArry dit

    LEFèèèVRE!!!!
    Le Pen pas antisémite?
    Qu’il lui paraisse “évident” que “les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale”, a eu une très mauvaise influence sur votre mémoire!

    Quelle horreur ce type!

  • 19 October 2008 à 19h22

    Winston W. dit

    Non, ce n’est pas interdit mais il l’est, ses saillies bien connues le prouvent sans problèmes. Cela n’empêchera pas la présence de juifs au FN d’ailleurs, certains méprisant parfois eux-mêmes leurs origines, comme Marcel Schwob avant l’affaire Drefyfus. Et les médias ou les bien-pensants entretiennent également l’antisémitisme, en assimilant par exemple une “banale” bagarre de bandes rivales à un acte antisémite, en banalisant l’holocauste quotidiennement.

  • 19 October 2008 à 15h07

    ludovic Lefebvre dit

    Winston,
    Pourquoi ne peut-on le nier ? Serait-ce interdit ?

  • 19 October 2008 à 12h29

    Winston W. dit

    Le Pen est antisémite, on ne peut le nier. Autant que certains partisans pro-palestiniens.

  • 18 October 2008 à 19h27

    Three piglets dit

    “pardonnez-moi, mais, comment peut-on croire que Le Pen n’est pas un anti-sémite de la pire espèce? ”

    Oui, enfin, sans être un fan de Lepen, cette accusation provient des mêmes qui ne voient de particulier du côté de l’immigration.
    Du coup, je reste dubitatif sur cette réputation.

  • 18 October 2008 à 18h10

    Nastasie dit

    Coluche était un humoriste talentueux soit !
    Mais je trouve agaçant tout de même qu’on ne puisse pas appliquer un brin de sens critique à son sujet.
    Sa candidature à l’élection présidentielle, par exemple, est toujours présentée comme un acte “courageux”.
    Personnellement, j’ai toujours trouvé “cette bouffonnerie” un peu FACILE : Il a joué sur son image de “clown” en contraste avec l’image “sérieuse”, et donc forcément “moins attrayante”, qu’ont les responsables politiques.
    Comme c’est souvent le cas dans notre pays, quand les humoristes se mêlent de politique médiatique, ils veulent quand même garder leur “nez rouge” pour pouvoir s’y retrancher derrière plus commodément quand ils se trouvent mis à mal dans l’expression de leurs opinions politiques.

  • 18 October 2008 à 15h15

    Wolfgang Amédée Huss dit

    PS révèrent et un rien lèche-bottes :
    A la même époque où l’on écoutait Coluche, on a découvert la première parodie des “Jalons”, “le Monstre” que mon buraliste m’avait vendu au prix du “Monde” n’ayant pas regardé les titres…

  • 18 October 2008 à 15h13

    Wolfgang Amédée Huss dit

    Président, (il n’y a que vous président)
    Toute la révérence autour du personnage m’emmerde prodigieusement, et l’aurait certainement bien emmerdé. Cette révérence obligatoire c’est un peu la revanche des minables ordinaires ou des cuistres quotidiens, des enfoirés quoi, qui se ménagent leur petite place bien à eux dans un coin, leur antre confortable, et qui sont surtout bien obéissants envers les puissants et les riches, ceux qui disposent du pouvoir, qui ne remettent jamais rien en cause par peur de devoir abandonner leur planque. Il y en a pour dire qu’ils nous manquent et qu’il faudrait un nouveau Coluche (un nouveau Desprogres, un nouveau Le Luron…etc). Il était comme il était, avec son originalité, plus drôle au début qu’à la toute fin, au moment des émission sur Canal, « Coluche-Un faux » qui devenaient parfois franchement gênantes, pour lui, excepté les deux émission avec Denisot, l’une effectuée sous l’eau dans la piscine du Martinez et l’autre costumé en starlette aguicheuse. Et bien sûr, le mariage avec le Luron était un grand moment de foutage du monde qui était vraiment irrévérencieux et excellent. On est loin des types qui veulent faire rire, en ayant l’idée de changer le monde et de sortir des blagues concernées derrière : Je suis un comique mais je suis aussi un citoyen d’élite fédérant aussi bien les chrétiens de gauche dépressifs que les bourgeois bohèmes du Xème voire les libéraux-libertaires rurbanisés.
    On dit souvent que des humoristes comme Stéphane Guillon, Christophe Alévêque sont les héritiers de Coluche (comme ils sont aussi selon les médias ceux de Bedos, en viager quant à lui, mais aussi de Desproges qui s’en retournerait dans sa tombe). Ils sont bien fades au bout du compte et finalement totalement en connivence avec le pouvoir et les puissants comme d’autres. On oublie souvent en plus de parler de Choron quand on parle de Coluche, à mon avis bien plus impertinent et jamais là où l’on l’attendait. Ce n’est pas pour rien que Choron s’est fait courser par les huissiers toute sa vie et ne comptait plus les contrôles fiscaux. Maintenant les comiques ne prennent plus de risques, on passe à la télé, on montre son cul, on pète en direct, on rote ensuite (quelle audace !), on fait un film drôle visant la cible des ados décérébrés post-pubères, ensuite on fait son film sérieux et on finit chez Arthur à ricaner d’un type qui glisse sur une merde dans son jardin. Bien sûr, on ne se risquerait pas à mettre les pieds dans le plat pour de bon. Les « colucheries » des descendants se sont normalisées, même « les Nuls » ou « les Robins des bois ».

    Seulement voilà, prendre le risque de sortir du rang, en temps de crise, c’est moins bien vu. Le troupeau bêlant ne veut pas voir une tête qui dépasse. Il veut que tout le monde soit aussi conformiste que lui et ait les mêmes rêves étriqués : pavillon, chien, bagnole et pîscine gonflable dans le jardin de trois mètres carrés. Je ne sais pas, peut-être qu’un jour j’entrerai moi aussi au panthéon des petits gros…
    Vôtre, Wolfgang

  • 18 October 2008 à 12h52

    Ludovic Lefebvre dit

    L’ours,
    Je sais toujours lire entre les lignes. J’ai dit que Le Pen n’était pas un fanatique du troisième Reich, pas qu’il n’était pas antisémite. Vous savez bien qu’il n’y a pas besoin d’être nazi pour l’être. Cependant, je ne suis pas sûr. Provocateur, c’est certain. Antisémite, je ne sais pas.

  • 18 October 2008 à 11h58

    Joëlle dit

    Coluche : surévalué partout, à droite,à gauche, au centre. Personne n’ose plus rien dire pour relativiser son œuvre, sans doute à cause des Restos du cœur.

    On répète qu’il a été viré de deux radios pour “impertinence”. C’est peut-être aller un peu vite : a-t’on vérifié les audiences? Je me souviens l’avoir écouté sur RMC, c’était inaudible, très cafouilleux et confus. Mais être renvoyé pour insolence, ça vous pose en satiriste couillu, et après vous devenez intouchable.

  • 18 October 2008 à 11h41

    Wolfgang Amédée Huss dit

    Je suis d’accord avec Nicolas, l’être humain est ni pur, ni impur, il est plus ou moins vers le centre; la plupart du temps un peu d’un côté, un peu de l’autre. On oublierait aussi la bassesse dont il fait preuve à l’occasion. Céline était un malade qui écrivait bien, qui permet à ceux qui l’invoquent de se valoriser un peu, eux.
    Moi personnellement, je préfère être dans les enfants de Marcel Aymé.

  • 18 October 2008 à 7h33

    L’OURS dit

    Ludovic-Lefbvre,

    pardonnez-moi, mais, comment peut-on croire que Le Pen n’est pas un anti-sémite de la pire espèce? Vous avez trop de subtilité pour ne plus savoir lire entre les lignes. Je ne pense pas cela de sa fille, mais n’oubliez pas qu’il est le patron d’un parti officiel et donc soumis aux lois de la France. Il est donc obligé de ne pas sortir des clous lorsqu’il fait des déclarations. Ca ne l’empêche pas de dérapper, mais il fait gaffe!

    Nicolas O-F ,

    Céline est un grand écrivain. Il est à mon sens celui qui a écrit les plus belles pages sur le sentiment de peur.
    Mais on peut admirer l’écrivain et mépriser l’homme. J’ai les mêmes sentiments pour Wagner, et bien d’autres…

  • 18 October 2008 à 2h51

    Nicolas O-F dit

    Je ne sais pas qui (et combien) sont ceux qui se présentent comme les “enfants de Céline”. Ce que j’ai pu constater, c’est que ce ne sont pas ceux qui ont pris le temps de le lire largement qui en parlent le plus, et avec le plus d’objectivité.
    En gros, y’a ceux qui l’admirent “parce que c’est Céline” et ceux qui le honnissent “parce que c’est Céline”.
    Et puis il y a ceux qui l’ont lu et qui comprennent qu’un être humain, c’est parfois compliqué, et pas tout noir ou tout blanc.

  • 18 October 2008 à 2h50

    Adam Pollo dit

    Basile

    Coluche a lui aussi pratiqué l’attaque ad hominem: Il me semble que Lecanuet en a été assez souvent la victime ! Non? Lui et quelques autres…

    Je vais faire un aveu: quand je revois la plupart des sketches de Coluche, ils ne me font pas rire. Desproges me fait bien plus marrer, l’autre jour je me suis surpris à rire tout seul dans ma voiture lors de la rétrospective sur France Inter.

    C’est grave docteur?

    En ce qui concerne la grossièreté vs la vulgarité, je suis en phase avec vous. Mais ces notions sont à géométrie variable. Changeantes dans le temps et l’espace.

    En vous lisant, je me suis également demandé pourquoi on devrait s’apitoyer spécialement (comme vous le faites un peu), sur le sort sinistre des gens connus. Coluche picolait, se droguait, était dépressif, suicidaire. Comme Renaud, quoi. J’ai trouvé Renaud ridicule quand il est venu geindre à la télé pour que tout le monde le plaigne, constate sa souffrance de vieux poivrot. Avec le recul, je pense la même chose de Coluche, de Dewaere, de toutes ces “stars” qui déballent leur glauquitude en supposant d’emblée que ça va intéresser les gens. Mais pourquoi la dépression de Renaud serait-elle plus digne d’intérêt que celle de ma Tante ou de l’épicier en bas de la rue, que je connais bien?

    Donc au bout du compte, leurs petits problèmes existentiels, à ces gens de la télé que je ne connais que virtuellement, je m’en tape.

    Pour en revenir aux comparaisons: Desproges, me semble t-il, était très malade. Mais je ne me souviens pas l’avoir vu ou entendu nous déballer en détail les morceaux de son anatomie gangrénée par le cancer. Il en a ri, souvent.

    Pour le coup, Desprosges était à la fois moins vulgaire et moins grossier que Coluche (question de référentiel).

    Bien à vous,
    Adam Pollo

    Je vivais à l’écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique…
    Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair’ comprendre
    Qu’à l’homme de la ru’ j’avais des compt’s à rendre
    Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
    J’ devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    (Georges Brassens)

  • 17 October 2008 à 21h11

    ludovic Lefebvre dit

    Après des années sans juger donc ne plus énoncer de goûts, d’opinions, j’ai compris l’intérêt de l’attaque ab hominem. Bien sûr, ce n’est pas très bien et tant pis, cela évitera peut-être qu’un jour n’importe qui ne soit plus proposé n’importe comment, l’espoir nous faisant vivre plus que jamais. Et puis, cela génère des esclandres ce qui est un moyen de combler le vide parmi tant d’autres comme la spiritualité, la philo, l’amour.

    “Histoire universelle de la pensée de Cro-Magnon à Steevy” : si ce n’est pas un jugement ?

    Pour Le Pen, je suis tombé dans le panneau et pendant des décennies, il me serait mal aisé de faire la malin et lorsque le ventre noué, j’ai commencé à écouter Radio Courtoisie, à lire les justifications sur le site lavéritésurlefn, à étudier le programme, à écouter l’homme politique, à savoir qui était véritablement son entourrage, à regarder ses détracteurs donc à douter, je suis tombé de très haut. Non cet homme n’est effectivement pas un psychopathe, ni un imbécile, encore moins un fanatique du troisième Reich, mais je le dis peut-être un peu trop tôt, vu que son rôle d’épouvantail a l’air encore bien utile.

    Ce n’est pas humain l’état dans lequel on se retrouve pendant des années lorsqu’on arrête la drogue, l’alcool, les benzodiazépines et autres dépendances surtout prises de façon excessive, mortifère et quotidienne. Je crois que je suis devenu fou quelques jours pendant le sevrage ne me souvenant même plus de mon prénom, ayant peur de tout tout le temps. Imagine une ampoule sur le douze volt qu’on branche sur le deux- cent- vingt, un cerveau qui ne fonctionne plus tant il est pris par la confusion, l’émotionnel, la religion en kit des douze étapes des narcotiques anonymes avec une pensée unique bien plus vivace que celle qu’on entend sur les ondes comme unique béquille, les barrés du bouddhisme qui ont vu la vierge dans leur délire clean et cette nervosité ingérable qui se manifeste avant que tu n’es ouvert les yeux et qui ne te laisse aucun répit. Coluche eut donc bien du mérite sur ce plan là.

    Par contre, je suis autant insupporté par “les enfants de Coluche” que par ceux de Céline (le premier est supportable sans plus, le second est le génie qu’on connait). Et lorsque l’un comme l’autre sont morts, il y eut bousculade pour prendre les parts de marché et ça continue.

  • 17 October 2008 à 17h30

    ramon mercader dit

    @ l’ours
    si sarko passe ,j’émigre ,disait yannick noah.
    aux dernières nouvelles, il a des soucis pour transferer son pognon de monaco aux banques françaises(oui ,dans ce sens,comme tout bon milliardaire il était déjà évadé fiscal)

  • 17 October 2008 à 17h26

    Wolfgan Amédée Huss dit

    Président,
    Ce qu’il y a de bien avec les saints laïcs c’est qu’ils sont aussi nuls que les autres êtres humains finalement. On peut se dire, il était bon mais il avait pas que des qualités, il se droguait, il buvait, il disait des gros mots et en plus il ne finissait jamais ses grilles de mots croisés.
    L’Ours parle de Desproges et Le Pen, quand celui-ci est passé aux Flagrants Délires, Desproges a sorti un sermon, Rego a ridiculisé bien plus efficacement le gros blond qui cristallisa un temps les fantasmes des petits boutiquiers et des z-honnêtes gens.

  • 17 October 2008 à 10h52

    Odilon dit

    Coluche n’était pas un saint, c’est entendu. Mais

    “il a dû remonter pied à pied le fil de l’eau”

    aurait-il un lien encore plus étroit avec Dieu?

  • 17 October 2008 à 10h22

    Nina dit

    A quand un petit billet bien senti sur Karl Zéro ?
    Allez de cock, bien saignant le billet sur le pote d’Alègre svp !
    Bien vu sur De Caunes.

  • 17 October 2008 à 8h51

    L’OURS dit

    Si c’est tout ce que vous avez à reprocher au génial Desproges, allez! ça va! Même si je ne goûte pas non plus les attaques ad hominem fussent-elles sur ce raciste de Lepen. Ouille ma plume a fourché!

    Je ne suis pas un fan des débordements facilités par la vulgarité dont usait souvent Coluche, mais il avait tout de même un talent fou et il me manque beaucoup! Du reste, il n’était pas spécialement politiquement correct. Dans un de ses derniers sketchs, il dit en se référant à Polpot: “on n’a pas l’air con”!
    J’ai beaucoup plus de mépris pour les “bons mots” aménés au forceps pas un Ruquier ou pour l’ourtrancier irrespect d’un Baffy qui ne distingue pas les personnes à qui il s’adresse pour faire rire d’elles sans pudeur.

    Pourtant, tous deux sont je crois suffisament talentueux pour se passer de ça.

    Pour finir, vous remarquerez que ceux qui ont dit “si Lepen passe je vais aux USA” sont les mêmes qui passent leur temps à décrier l’Amérique. Pourtant, il ne leur serait pas venu à l’esprit de dire: “si Lepen passe, je vais au Pakistan!”