Le CNC met au ban l’innocence | Causeur

Le CNC met au ban l’innocence

Faut-il violer des vierges ou des quadras bobos pour accéder aux Oscars?

Publié le 30 septembre 2016 / Culture Société

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Les Innocentes, d'Anne Fontaine

Le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) a sélectionné Elle de Paul Verhoeven, pour représenter la France à la 89ème cérémonie des Oscars. Une commission représentant les principaux corps de métier de l’industrie audiovisuelle a statué, parmi une présélection incluant entre autres Les Innocentes, d’Anne Fontaine. Le premier film traite d’une mère célibataire aisée, chef d’une entreprise de jeux vidéo, qui se fait violer par une personne qui semble de son entourage. En découle un étrange jeu pervers entre elle et son bourreau. Le deuxième rapporte l’histoire méconnue d’un couvent polonais qui subit des viols collectifs à répétition perpétrés par l’armée soviétique dans le courant de l’année 1945. Plus précisément, il évoque les dilemmes cornéliens qu’ont posés les grossesses qui s’ensuivirent et sonde les choix moraux qu’ont dû se poser la mère supérieure, les sœurs elles-mêmes ainsi que le médecin juif et l’infirmière de la Croix-Rouge qui ont suivi les accouchements.

Seydoux reine en son royaume

Le choix du film de Verhoeven est encore une fois symptomatique d’un cinéma français à mille lieues des enjeux actuels. Car si la commission a choisi un film qui lui ressemble, elle n’a sélectionné ni le plus adapté à la compétition américaine ni le plus louable en notre temps.

On pourrait d’abord critiquer la commission elle-même, car si la présence de Toledano (réalisateur d’Intouchables) est inattaquable, celle de Léa Seydoux, par exemple, nous laisse beaucoup plus circonspect. Qu’a-t-elle fait pour le cinéma français ? Si ce n’est le navet « gay friendly » La vie d’Adèle, palme d’or de l’idiot utile en 2013… Après la déception du dernier Dolan, ou son rôle dans le dernier James Bond, la princesse au petit pois de l’empire Gaumont-Pathé (petite fille de Gaumont et nièce de Pathé) a mérité de bourde en bourde son rangement définitif au placard des « filles de » sans talent.

Ce jury, à l’image d’un milieu critique qui peine à quitter la spirale de la sacrosainte subversion, fait penser à l’entre-soi décadent de la fin d’un empire romain, rongé par la laideur et la violence. Le choix d’Elle ne surprend finalement pas… On imagine sans aucun mal la peine-à-jouir se délecter du viol de l’héroïne féministe déchue ; admirant la descente, aux enfers sublimés, d’une femme émancipée de son mari, débordée par son travail, harcelée par ses collègues et qui trouve comme ultime distraction le goût de l’autodestruction. De même imagine-t-on le nihiliste se gausser ­— voire s’exciter ? — devant le portrait d’un couple catholique qui ne tient plus debout : l’épouse est une coincée, le mari, un obsédé violent, pervers, mythomane…On sait très bien depuis longtemps qu’il n’y a plus aucune subversion dans un tel film. La poursuite effrénée du choc a blasé les esprits, si elle ne les a pas déjà agacés. Depuis Sous le soleil de Satan le festival ne choque plus personne, du moins nous a-t-il enseigné que tout est question de temps. Qui s’offusquerait aujourd’hui du sacre de Pulp Fiction, pourtant sifflé en 1994 et qualifié d’amoral sur le plateau d’antenne 2 ? C’était il y a vingt ans seulement et nous avons oublié… L’an dernier, tout le monde paraissait choqué de l’éjaculation filmée en gros plan et en 3D par Gaspar Noé dans Love… Mais les mêmes ont milité toute leur vie pour que le cinéma puisse en arriver là.

Alors, ne parlons pas d’audace chez Paul Verhoeven ! Les cuisses de Sharon Stone ont fripé depuis la scène-choc de Basic instinct, et aujourd’hui n’importe quel gamin le regarde sans broncher. Elle est de cette même façon obsolète avant même d’avoir vieilli. Non ! la subversion est morte, ou plutôt, elle a changé de camp. La véritable audace est dans la beauté !

Elle, Les Innocentes. Jusque dans leur titre, ces deux films semblent faits pour s’opposer et définir le virage historique que le cinéma français est forcé d’emprunter pour survivre.

Les Innocentes éclairent notre temps

Aujourd’hui la jeunesse française avorte à la pelle, elle se fait une guerre morale sans pitié sur les réseaux sociaux qui la ramène au temps du pilori. 2000 jeunes gens sont partis mourir en Syrie pour un islamisme fou, plus de 200 innocents furent tués sur le territoire national par les mêmes fous qui rappellent et dépassent en mal les hordes communistes décrites par Anne Fontaine. La chute de l’école abandonne une jeunesse sans repère dans un vide moral, sans beauté, sans avenir… Face au mal, là où Verhoeven propose de voir l’absurdité, et donc de tout détruire, Anne Fontaine, inspirée par la recherche qu’elle a dû faire pour filmer un couvent, opte pour la bienveillance et la confiance. Verhoeven a toujours eu du talent pour mélanger complaisance, fascination et mépris envers ce qui est laid et pervers — biaisé, retors —, il est l’antagoniste moral d’une casuistique charitable. L’univers des innocentes paraît bien plus formateur et cathartique quand il nous fait poser notre regard sur des personnages bien intentionnés, mais dépassés ! Les Innocentes éclairent notre temps.

L’académie des oscars aime les films inspirés d’histoires vraies, émouvants, même artificiellement tire-larme, et sans trop d’images choquantes — on la dit même puritaine. La commission française choisit de leur présenter un film complètement fou et irréaliste, artificiellement choquant, obscène et sans propos… De là à dire que l’idéologie est une spécificité française qui rend aveugle, il n’y a qu’un pas… franchissons-le. Le cinéma français est connu pour son mépris ; mépris du public, mépris de l’institution, mépris de l’histoire, mépris du beau, mépris du bon. Dans une société enlaidie par un siècle de guerre et d’obscénité alternées — distrayantes, certes, mais finalement destructrices — le cinéma est démissionnaire de sa mission élévatrice de la société, des intelligences et des âmes… Rien d’étonnant, finalement, dans son choix de favoriser un film réalisé par un étranger, qui continue ce macabre abandon.

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    • 4 Octobre 2016 à 10h30

      Naif dit

      Et oui quand des gens se croient convaincu de détenir La Vérité, pourquoi faire des efforts ? Ils n’en font plus depuis longtemps et nous assènent leur mépris dans leurs films sans intérêt et  nous leur renvoyons en n’allant pas les voir. au final qui paie ? Nous, toujours nous les dindons de la farce, par nos impôts nous entretenons cette clique décadente. Vivement qu’on les foutent dehors ! 

    • 3 Octobre 2016 à 15h02

      zelectron dit

      . . . obscurcissent encore plus notre temps de leurs miasmes méphitiques

    • 3 Octobre 2016 à 13h00

      RED (From Tex) dit

      “Les innocentes” éclairent notre temps.

      Verhoeven aussi.

      Mais pas dans la même acception du terme “éclairer”…

    • 3 Octobre 2016 à 6h33

      Dark Horse dit

      On critique, à juste titre la pensée islamiste, parce qu’elle est liberticide, et là on a droit à un article qui nous explique ce que nous devons voir, ou ne pas voir. Le cinéma, la lecture, ou tout autre loisir, car il ne s’agit que de cela, sont affaire de goût personnel. Et dicter ces choix, c’est dicter une façon de vivre, voir d’appréhender la vie. Et en ce sens, c’est se ranger du côté des pires extrémistes. 

      • 3 Octobre 2016 à 12h54

        cab driver dit

        Bravo. Entièrement d’accord avec vous !

      • 3 Octobre 2016 à 13h01

        RED (From Tex) dit

        Vous n’avez vraiment RIEN compris au papier !…

      • 3 Octobre 2016 à 20h40

        clorouk dit

        Mais Thibaut Picard ne vous dicte rien du tout! Il mène un parallèle entre deux visions du cinéma et explique pourquoi il préfère personnellement l’une à l’autre. Mais vous faites exactement ce que vous voulez! Vous pouvez même vénérer Verhoeven et l’écrire sur ces colonnes!

    • 3 Octobre 2016 à 4h19

      Lector dit

      à l’opposé total de l’exhibitionnisme Stone et du voyeurisme en bande de flics, langues pendantes et gourdins dans la poche, de Basic instinct, la suggestion de Jules Verne prend le charme de Lorenza Guerrieri incarnant la douce Nadia Fedor se dénudant sur la musique de Vladimir Cosma sous le regard aveuglé de Michel Strogoff :

      https://youtu.be/4Aeu4YU38LI?t=6m36s

      Ce n’est pas de subversif que manque notre temps -il en déborde-, mais de délicatesse, de pudeur et de simplicité voire d’humilité.

      NB Que l’on ne s’y trompe pas, l’impudeur contemporaine est générale, pas seulement cinématographique ou médiatique ; du string à la burqa, c’est l’intimité qui s’exhibe publiquement ; le cul et le culte. Et tous dans le déni : pas plus celle qui porte un string que celle qui porte une burqa ne revendique l’impudeur, au contraire : chacune sa liberté ! Paradoxalement c’est la burqa qui s’exhibe le plus en France, prétendue pour ainsi dire réclame de la pudeur. La burqa est totalement impudique : masquer ainsi une femme manque singulièrement de retenue. N’est-ce pas ce que disent d’ailleurs les mollahs ? Ils ne pourraient pas se retenir, contenir leur concupiscence, à la vue d’une femme non voilée.
      Cela crève les yeux, la burqa est chez nous totalement subversive, c’est-à-dire impudique, bref à l’inverse de ce que celles qui la portent revendiquent. Si chez les Talibans la burqa rend la femme invisible, chez nous c’est le contraire, la burqa s’affiche dans les vitrines des couturiers et ses déclinaisons défrayent la chronique depuis la première affaire du voile des années 90 à l’école publique, jusqu’au burkini hardi des plages de cet été 2016. A une fausse subversion post 68 répond une pudeur falsifiée archaïque ; deux exhibitionnismes. Reste à savoir combien s’assemble ce qui se ressemble.

    • 3 Octobre 2016 à 1h30

      Lector dit

      je me suis farci le Verhoeven cette après-m’. Quelle complaisante décadence ! Cela peut prétendre à la subversion mais c’est bâclé et surtout cela n’arrive pas à la cheville du Théorème de Pasolini ou du Susana de Bunuel. Bref il y a peu de raison pour que cela fasse scandale. D’ailleurs quel film ferait scandale de nos jours ?! Pulp Fiction aurait été sifflé et qualifié amoral ? J’ai bien de la peine à le croire. Quant à l’érotisme de Basic instinct, idem, comparé à la réception du mambo de Brigitte Bardot en 1956 dans le film de Vadim… sans compter plus tard l’empire des sens de Oshima…

    • 2 Octobre 2016 à 20h36

      Martini Henry dit

      Si vous voulez voir de beaux films,je vous conseille ceux de Cheyenne Carron, qui, comme de juste, rencontre un mal fou à les financer… Normal.
      http://www.cheyennecarron.com/films.php

      • 2 Octobre 2016 à 20h42

        C. Canse dit

        Je partais, jamais entendu parler de cet indien.

        Bon, c’est pas que je m’ennuie mais j’ai à faire…
        Bye, ladies and gentlemen. Au boulot ! 

      • 3 Octobre 2016 à 0h55

        Lector dit

        sujets de films intéressants et d’actualité pour le coup. La réalisatrice est très jolie et la direction d’acteurs semble tout à fait au point mais sa façon de filmer caméra-bougeotte n’est vraiment pas ma tasse de thé.

    • 2 Octobre 2016 à 19h57

      alain delon dit

      Surenchère dans l

      • 2 Octobre 2016 à 19h59

        alain delon dit

        Surenchère dans la subversion: le “héros” de “Intouchables” violé par des nonnes dans un couvent sous la bienveillance des gardes rouges. Producteur bienvenu

        • 2 Octobre 2016 à 20h11

          C. Canse dit

          Les nonnes qui couvent le garde rouge vendent l’intouchable” aux enchères !

          The auction is about to commence ! 

        • 2 Octobre 2016 à 20h22

          C. Canse dit

          Le producteur hindou est intéressé.

          Tout ça c’est pour de faux, c’est du cinéma !
          Wilkommen, bienvenue, welcome… 

        • 2 Octobre 2016 à 20h24

          alain delon dit

          Coupez!

        • 2 Octobre 2016 à 20h25

          C. Canse dit

          Sauf que cabaret, c’est pas du cinéma, non, non, non.

        • 2 Octobre 2016 à 20h26

          C. Canse dit

          Censeur !

          Et le “A” ???

           

        • 2 Octobre 2016 à 20h31

          C. Canse dit

          Pardon, faut un “s” aussi, après le “A”.
           

        • 2 Octobre 2016 à 20h36

          alain delon dit

          Pour le triple A, à moins que vous soyez une grosse banque d’affaires allemande…

        • 2 Octobre 2016 à 20h40

          C. Canse dit

          Toutes ces règles d’autographes d’acteurs de cinéma, c’est d’un lourd, d’un pesant surtout dans le cartable.

          Et le “s” du fiché “S” surveillé par les RG, on est loin de remplir l’alphabet, Pfff, Pfff …

          Allez, bye ! -;) 

    • 1 Octobre 2016 à 14h05

      IMHO dit

      Le truc a Verhoeven, c’est de la merde, tout le monde l’a écrit, dont acte et permis d’oublier.
      Le truc polonais n’est peut-être pas si bien que ça non plus.
      En effet, que remarque l’odieux IMHO, ce Homais libidineux ?
      Que neuf mois après l’insémination des nonnes par la RKKA,
      le mère supérieure des nonnes n’a rien prévu pour l’accouchement des ses filles.
      Une mère, ça ? Du genre qui rentre ivre-morte tous le soirs avec une type dont elle ne connait pas le nom ?
      Je rigole, mais typologiquement c’est exact .
      Ensuite, que les nonnes et leur maman (tu parles) n’ont le choix qu’entre accoucher et confier l’enfant à des villageois des environs ou accoucher et élever elles-mêmes leurs enfants au couvent.
      L’infanticide n’es pas une option, parce ce que ça ne l’est jamais Ce choix est-il si intéressant ? Il se serait peut-être si les nones avaient le choix individuellement mais c’est la mère supérieure qui décide et l’abbé au-dessus d’elle .
      Donc cette histoire ne peut décrire que les souffrances d’une adolescente américaine qui est enceinte et qui est contrainte de donner son enfant à des parents adoptifs, en sachant par exception que c’est le seul enfant qu’elle aura jamais.
      Souffrances qu’on n’a pas besoin de voir simuler dans un spectacle pour les comprendre .

    • 1 Octobre 2016 à 0h38

      Lector dit

      parlant d’idéologie… ôtez-vous de l’esprit l’idée que le cinéma se devrait d’accomplir une mission élévatrice de la société, des intelligences ou des âmes… Si tel était son argument il ne saurait être “libre” -en tant que création-, ou, comme possible, simple témoin de son temps. Il ne serait qu’à l’image d’un cinéma de propagande, engagé, voire missionné. Ce pourrait quasi être le cas d’ailleurs de ce cinéma prétendument subversif qui se croit capable (et se donne pour mission) de “bousculer la bourgeoisie dans ses certitudes” en jouant à touche pipi devant une caméra.

      • 1 Octobre 2016 à 11h22

        golvan dit

        @ Lector 
        Très vrai.
        D’ailleurs pour les Américains le cinoche fait partie de l’industrie de l’entertainment, ce qui n’interdit pas les chefs d’oeuvre. 

        • 1 Octobre 2016 à 15h26

          Lector dit

          NB un réalisateur peut parfaitement, à l’occasion, vouloir délivrer un message à ses contemporains et ce fut le cas dès les débuts du cinéma : voir par exemple le “J’accuse” d’Abel Gance. Film dont le propos, en comparaison même de celui des missions libidinales contemporaines, était autrement plus distingué.
          Il se peut qu’un réalisateur oriente son argument selon la sociologie d’une époque et/ou d’un territoire ; ainsi à propos de son film “Furie”, Fritz Lang remarque que tournant aux USA le statut social des héros de ses film a changé : en Europe/Allemagne le héros était majoritairement un aristocrate (pas dans Liliom, me permettrais-je de souligner) alors qu’aux USA il fut, doit(ou devait) être un homme du peuple. (Cf.les anciens Cahiers du Cinéma).
          Ceci dit l’argument de “Furie” ne tient pas à ce changement mais est une dénonciation de la violence des phénomènes de groupe qu’engendre l’instinct grégaire, la recherche absurde de catharsis prête à sacrifier un innocent. Bref sur le thème biblique du bouc émissaire, comme plus tard le film “Panique” de Julien Duvivier. Notons “Psychologie des foules”, livre de Gustave Le Bon paru en 1895 ; l’argument d’un film peut être inspiré à son auteur par la pensée de son époque et sa littérature. Autre exemple : Hitchcock et la psychanalyse.
          Je doute qu’un Gance, un Hitchcock ou autre, ait jamais définie ses réalisations en terme de subversion. Ni même un Pasolini, un Orson Welles ou un Nicholas Ray.

          PS les américains ont très bien compris que l’industrie de l’entertainment fait aussi office d’outil de propagande. En témoignent souvent le politiquement correct à l’oeuvre dans leurs séries télévisées. Depuis Mission impossible du temps de la Guerre Froide aux dernières séries policières gros public.

    • 30 Septembre 2016 à 21h21

      bartolomee dit

      Une proposition :

      Tirez un trait horizontal. A l’extrémité gauche vous écrivez “Couts de production faibles”, à l’extrémité droite, “Couts de production élevés”

      Tirez un trait vertical orthogonalement au trait précédent. En bas vous inscrivez “Pas vendeur”, en haut “Très vendeur”.

      Vous obtenez 4 quadrants, mettez le ou les titres des films français des 30 dernières années qui vous semblent s’insérer le mieux dans ces quadrants.

      Vous aurez obtenu la réponse du “marché” et l’explication à la présence de bon nombres de navets sur les affiches.

      Le cinéma, les journaux, les éditeurs…ça raisonne de manière capitaliste avec des indicateurs de rentabilité.

      • 30 Septembre 2016 à 21h48

        Wil dit

        Je ne suis pas d’accord à moins de n’avoir rien compris à vos traits ce qui est fort possible.
        J’ai l’impression que vous voulez dire que le cinéma français parie sur des films faciles genre grosses comédies avec Danny Boon et compagnie qui rapportent et néglige le cinéma d’auteur comme le fait le cinéma américain.
        C’est totalement faux.
        Le cinéma français ne sait faire que deux choses et rien d’autre et même pas bien.Des grosses comédies stupides et des films d’auteurs chiants à crever qui nous montre une histoire de couple qui part en couille parce que le mec a pas pas acheté de café quand il est sorti faire les course et que le salop qui en avait tellement marre de la pouffiasse avec qui il vit tous les jours avaient envie d’un break et s’est accordé un canon au Balto du coin et c’est parti mon kiki,avec ça je te fais un chef d’oeuvre et rendez_vous à Cannes en robe de soirée et costard.
        Et si la starlette du film est la fille,la nièce,la soeur ou celle qui s*ce le réal comme chez Lelouch c’est encore mieux,ça fera de la pub au navet.
        Après ça on ajoute,quelques critiques,acteurs,réal,whatever ratés qu’on invite dans des soirées mondaines pour qu’ils disent que le film est GENIAAAAAALLL!!!! et voila on a empapaouté tout le monde,on sera à Cannes.
        VOILA LE CINEMA FRANCAIS du XXIe siècle.
        Alors là évidemment,on se souvient par exemple des Gabin qui disait:”un bon film c’est d’abord une bonne histoire,ensuite une bonne histoire et enfin une bonne histoire” ou des Ventura qui n’a jamais embrassé une femme sur la bouche dans un film.ect. et là,on est…je sais pas,on s’en fout.

        • 30 Septembre 2016 à 22h26

          Schlemihl dit

          Le cinéma français est en progrès . autrefois on produisait des navets ennuyeux au possible , comme La règle du jeu , Le million , Les enfants du Paradis , La traversée de Paris , Porte des Lilas …… je ne daigne mentionner des niaiseries comme les Fantômas ou les films de cape et d’ épée à la Hunebelle . Fi donc ! c’ est ringard vieux jeu décati antique démodé out barbant , bref , plus dans le vent ! 

          De nos jours , on est assommé de chefs d’ oeuvre , on se noie dans le sublime , on étouffe à force de grands films , on va d’ enchantements à chier à des  émerveillements qui donnent envie de se gratter .

        • 30 Septembre 2016 à 22h44

          Wil dit

          Evidemment quand on pense que La traversée de Paris est un navet ennuyeux au possible alors malheureusement il n’y a aucune discussion possible.
          Comment peut-on qualifier “La traversée de Paris de “navet ennuyeux au possible” si on a compris qu’il n’est pas une comédie de boulevard ou un film pour la gloire de la France mais un film sur la collaboration du peuple français e
          il suffit de se remémorer la scène du café qui est un chef d’oeuvre par exemple.
          https://www.youtube.com/watch?v=zhpzHWcf8rA
          Qui est une pure critique du peuple français qui s’est accommodé de la collaboration.
          Le reste des films que vous citez,vous mélangez tout entre films dramatiques et comédies.
          J’attends que vous me citiez vos chefs d’oeuvre du cinéma français récent.

        • 30 Septembre 2016 à 23h18

          Schlemihl dit

          Le cinéma français de Gabin et Ventura était infiniment SUPERIEUR à ce qu’on fait actuellement .

        • 30 Septembre 2016 à 23h42

          Wil dit

          Donc on est d’accord et je vois pas le problème.

      • 30 Septembre 2016 à 22h55

        Schlemihl dit

        Hélas Wil , je connais par coeur la Traversée de Paris ( salauds de pauvres ! ) , film beaucoup moins sévère pour les Français que vous ne pensez . Enfin c’est mon opinion . croyez vous qu’ à l’ étranger on soit meilleur ?

        Et j’aime beaucoup tous les autres films cités , y compris les bons vieux Fantômas ou Guignol Fantômas rossait le commissaire Juve . 

        vous citer un chef d’ oeuvre du cinéma FRANCAIS récent ? eh bien je n’ en connais pas . j’ai récemment vu un excellent film à sketches sur des histoires de vengeance , mais il est chilien . 

        • 30 Septembre 2016 à 23h07

          Wil dit

          Donc vous critiquez le “vieux cinéma” français de Gabin et Ventura et vous n’êtes pas capable de lui opposer quelque chose de correct?
          Si vous ne m’aviez pas parler de votre age je vous aurais dit que vous vous foutez de ma gueule.

        • 1 Octobre 2016 à 0h49

          Lector dit

          un chef-d’oeuvre du cinéma récent, ça ne court pas les salles aujourd’hui, de France ou d’ailleurs. Mais dans les films français réussis qui ne cède ni à quelconque politiquement correct prétendu subversif, ni au subversif pour un vague plaisir de l’être, vous pouvez essayer “White Material” de Claire Denis. (2009)

        • 1 Octobre 2016 à 18h52

          IMHO dit

          2003 Le coût de la vie
          2008 Paris
          2008 Sagan
          2006 La vie d’artiste
          Quatre films que j’ai regardé d’un bout à l’autre,
          ce qui n’arrive pas souvent .
          Donc ils ne pouvaient être si mal que ça .
          Et il y en a d’autres, je chercherai

        • 2 Octobre 2016 à 12h33

          Lector dit

          bof, à part peut-être le biopic dont le casting est tout de même discutable, votre boxe office n’est pas franchement des meilleurs.

          (erratum 0h49 “qui ne cèdent pas” ; mais bon, au singulier ça résumait le topo)

      • 1 Octobre 2016 à 18h04

        bartolomee dit

        @ Wil
        Vous aviez bien compris. Mon propos était volontairement caricatural.

        J’avais omis de préciser que les bénéfices rapportés par une comédie à grand succès pouvaient être réinvestis dans des œuvres d’auteur, assez souvent ch…et prétentieuses, je vous le concède bien volontiers.

        Il est assez surprenant de constater que certains téléfilms sont enlevés, dynamiques, très agréables à regarder. Comme si la contrainte de temps et le ciblage du sujet obligeaient le cinéaste à préciser rapidement sa pensée. Au moins, on s’évite les plans interminables et des dialogues stériles.

        Le cinéma français garde intrinsèquement et durablement le dogme d’édification des masses prolétariennes, type ciné club des MJC d’autrefois. A se tromper d’époque sans cesse, on finit par lasser.

    • 30 Septembre 2016 à 19h41

      Singe dit

      Les commentateurs n’ont pas encore parlé de parisianisme, je m’étonne.

      • 30 Septembre 2016 à 22h48

        Schlemihl dit

        Singe 

        les bonnes manières se perdent ! le parisianisme est parti avec la galanterie , les bordels , les chapeaux hauts de forme et le cinéma muet .

        Il nous reste les socialistes modernes , la collection Harlequin et les carambars . sans quoi ce ne serait plus tenable . Restons Parisiens , galants , et ça plait aux dames qui en parlent à l’ étranger . Ce n’ est pas une blague . 

    • 30 Septembre 2016 à 18h29

      Schlemihl dit

      Comment parler des films que l’ on n’a pas vus ? Faites comme moi ….

      On évoque la subversion , la décadence ,le nihilisme , le goût du laid …… oserai je invoquer les orgies du Bas Empire Romain miné par la débauche , le stupre , le lucre et le luxe( il a tout de même tenu jusqu’au quinzième siècle le coquin ) .

      C’est peut être tout bonnement que le cul intéresse et fait vendre . Que préféreriez vous lire ?

      Trente ans dans un mur ou la vie d’ une brique ? L’ évolution de la tenure servile dans l’ Ecosse de Kenneth Mac Alpine ? Critique de l’ empirisme appliqué aux phénomènes non mesurables ? d’ une part ….

      Les amours d’ une fausse blonde , ouvrage orné de photographies en couleurs ? Une nuit dans le dortoir des grandes ? Les honteuses débauches de la Tour de Nesles ? Marozia , patricienne et putain ? Les secrets de Messaline ? d’autre part ……

      Comme vous êtes tous des cochons ( je ne parle que des messieurs bien évidemment ) la réponse ne fait aucun doute . Il résulte de tout cela qu’ à la plus honteuse immoralité vous joignez l’ hypocrisie . Ce dont je vous félicite bien sincèrement . 
       

      • 30 Septembre 2016 à 19h02

        Wil dit

        Schlemihl dit:”Les amours d’ une fausse blonde , ouvrage orné de photographies en couleurs ? Une nuit dans le dortoir des grandes ? Les honteuses débauches de la Tour de Nesles ? Marozia , patricienne et putain ? Les secrets de Messaline ? d’autre part ……”
        Oh la la,ça fait longtemps que vous avez pas vu de porno vous?!(Remarque,tant mieux pour vous,ça veut dire que vous n’en avez pas besoin…ou que vous savez pas que vous en avez besoin.Mais passons.)Depuis l’arrivée du net on ne se prend même plus la tête à faire des références historiques,ni même de titres d’ailleurs.hahaha!

        • 30 Septembre 2016 à 22h15

          Schlemihl dit

          Permettez Wil , je n’ai rien contre la pornographie , sauf au cinéma ou elle est trop casse pied . Pour le reste , le genre pornographique vaut les autres . Tous les genres sont bons , sauf le genre ennuyeux .

          Mais je note que vous vous intéressez d’avantage à l’ architecture , aux sociétés celtiques archaïques  , à la philosophie . Fort bien .

          Je renonce donc à vous faire lire ” La main au panier fleuri , souvenirs d’ une bergère ”  . je compte vous offrir des exemplaires dédicacés de ces ouvrages :

          ” Notions d’ épigraphie lépontique ” ” Tyrannie contre Liberté chez les Arvernes ” ” Disparition de la colonne dorique dans la Pamphylie du deuxième siècle ” ” Le Chien de Mac Da Tho ou la Querelle du cochon ” ” Entéléchie des universaux , ou la négation des occamistes ”  que vous pourrez lire pour charmer l’ attente , le cul nu dans le Paris nudiste que nous promettent les Verts , devant le cinéma ou on jouera ” Innocentes ” ” Vierge et belle mère ” ” Elle ” ” Dracula contre Frankenstein ” ” Le Vieil homme et la mer ” ou un autre chef d’ oeuvre .

          PS qui n’ a rien à voir , seulement pour embêter le monde : à la veille de la conquête romaine , le chef du Parti de la Tyrannie chez les Arvernes , c’ était Vercingétorix . C’est vrai . 

        • 30 Septembre 2016 à 22h30

          Wil dit

          Schlemihl dit:”Mais je note que vous vous intéressez d’avantage à l’ architecture , aux sociétés celtiques archaïques , à la philosophie . Fort bien .”
          C’est vrai que je m’intéresse à l’architecture et à la philosophie,les sociétés celtiques archaïques moins,mais c’est toujours intéressant pour la culture générale.
          2/3 c’est déjà bien.
          Si vous êtes une femme je vous encourage à essayer de faire mieux,sinon…

        • 30 Septembre 2016 à 22h42

          Schlemihl dit

          Wil

          Après vérification , je confirme que je suis un homme . J’ eus du reste été surpris qu’il en fût autrement .

          Je m’ intéresse à beaucoup de choses , dont le cinéma . je regrette qu’il devienne si ennuyeux . Lui demander d’ être véridique , et donc subversif , serait trop demander . 

          Je suis d’ un certain âge , pas très courageux , non des plus sensés , et je ne serai jamais meilleur . 

        • 30 Septembre 2016 à 22h58

          Wil dit

          Dommage que vous soyez un homme mais rien de rédhibitoire pour avoir des discussions intéressantes et qui sait enrichissantes.
          Moi aussi je m’intéresse à beaucoup de choses et dont le cinéma.
          Quant à demander au cinéma d’être véridique,si je vous ai fait croire que c’est ce que je voulais vous m’avez mal compris ou je me suis mal exprimé.
          Le cinéma n’est jamais réaliste.
          Les cinéastes ou qui que ce soit essait de vous faire croire que ça l’est,c’est du cinéma.
          Au contraire,je déteste le cinéma soi disant réaliste,je le déteste,c’est une escroquerie.
          C’est pour ça que je déteste le cinéma français dit d’auteur ou intello qui veut faire croire à de la réalité là où il n’y en a jamais.
          Quant à être d’un certain âge et ne pas être courageux,vous n’êtes surement pas le seul ici sur Causeur.Ne vous fiez pas aux apparences.

      • 30 Septembre 2016 à 23h16

        Schlemihl dit

        Wil

        cinéma véridique ? je sais bien que la vérité infiniment compliquée ne peut être représentée au cinéma . je demande qu’ on ne se foute pas du monde .

        ou bien c’ est de la fantaisie ( Le Bossu , Fantômas se déchaîne ) et on peut dire des bêtises , pourvu que ça soit amusant et que le public marche ( il est d’accord ! ) , c’est très bien

        ou bien ça vise à une certaine vérité , comme la Traversée de Paris , et tous les personnages sont vraisemblables  : les trafiquants minables du marché noir , l’ artiste riche et méchant qui se moque des misérables , le mendiant qui joue la Marseillaise , l’ officier allemand qui lui donne une pièce , les cafetiers rampant devant la force , les clients affamés , les margoulins derrière leur rideau de fer , et pour finir Martin qui va à Buchenwald ou un endroit du même genre et qui survit , portant toujours les valises des autres . D’abord c’est vraisemblable , ensuite c’ était vraiment comme ça .

        Je dirai que ce film est véridique comme un film peut l’ être .  

        • 30 Septembre 2016 à 23h50

          Wil dit

          C’est à dire qu’il ne l’est jamais vraiment.
          Le cinéma,c’est un scénario.C’est à dire un type qui a écrit une histoire prédéfinie ce qui n’arrive jamais dans la réalité.
          Pour moi,ce n’est pas grave je ne vais pas au cinéma ou ne regarde pas une série pour voir la réalité mais au contraire pour voir des histoires.Des trucs totalement différents de la réalité qui est chiante à crever quand on y pense vraiment.
          C’est pour ça que j’ai toujours aimé l’Histoire à l’école.Parce qu’elle raconte des histoires.

        • 1 Octobre 2016 à 21h48

          bartolomee dit

          Quand j’avais 17 ans, je suis tombé sur cette phrase de Giraudoux “le théâtre, c’est d’être réel dans l’irréel”.

          Depuis…je suis toujours allé au cinéma dans cette disposition d’esprit. Pour rêver en quelque sorte…

      • 1 Octobre 2016 à 0h38

        Schlemihl dit

        Wil

        vous avez aimé l’ Histoire à l’ école parce qu’ elle vous racontait de belles histoires ? ça prouve que vous avez eu de bon maîtres et maîtresses d’ école qui vous ont expliqué l’ Histoire comme les enfants peuvent la comprendre . plus tard , si ça les intéresse , ils pourront étudier de l’ Histoire plus authentique , mais on ne peut pas comprendre çà à 10 ans .

        Ne croyez pas que l’ Histoire soit un mensonge , il y a un effort très sérieux pour essayer de reconstituer ce qui a été .

        Ne pas croire ce qui est impossible ( Vercingetorix à Alesia n’ avait pas 80 000 soldats ) . se méfier des témoins . ne pas avoir confiance dans les propagandistes , les gens payés . Avoir parfois confiance dans les imbéciles et les fous . Eliminer les hypothèses inutiles . comprendre le vrai sens d’ un texte ancien . Ne pas donner aux gens d’ avant les idées de maintenant , ils avaient les leurs  , aussi bêtes que les nôtres .

        Ne pas tout croire et ne pas tomber dans l’ hypercriticisme , le récentisme , la croyances aux complots ( on nous cache tout … ) . Les vérités politiques sont rarement mystérieuses . Elles sont souvent scandaleuses . notre gouvernement et la politique de la Mairie de Paris sont scandaleux . 

    • 30 Septembre 2016 à 16h36

      Wil dit

      “Non ! la subversion est morte, ou plutôt, elle a changé de camp. La véritable audace est dans la beauté !”
      Le problème n’est pas que la subversion soit morte ou qu’elle ait changé de camp ou qu’elle soit la beauté(ce qui se discute),le problème est qu’il n’y a plus de subversifs.A part Beigbeder au Flore à St Germains des Prés bien sûr.hahaha!Pff…
      La vrai subversion artistique de nos jours serait par exemple de raconter la vie de parasite d’une petite racaille de banlieue,rappeur minable et dealer de drogue qui dirait :”la France est une pute que je baise par tous les trous!” qui ferait un séjour en prison pour en ressortir djihadiste et buter tout ce qu’il croise et qui n’est pas comme lui et qui s’intitulerait “Un Arabe ou “Un noire”.
      CA,CA SERAIT DE LA SUBVERSION!
      Mais ça risque pas d’arriver.Pas parce que la subversion est morte ou je ne sais quoi mais parce qu’il n’y aurait personne pour produire une telle oeuvre.
      Par contre,produire une merde filmée qui parle d’un skinhead se repentant évidemment à la fin et qui s’intitule (sans faire d’amalgame lui,NOooooooon…) “Un français” et qui a bien sûr été encensé par la critique.Là,aucun problème!
      Dès qu’il faut cracher sur la France et son peuple de racistes qui ne veut pas des “gentils migrants”,là il y a toujours du monde pour filer du fric et applaudir à Paris!
      La subversion est toujours là,plus les subversifs.

    • 30 Septembre 2016 à 16h01

      la ménagère dit

      Assez d’accord avec cet article. Les français aiment la décadence, le laid, le sordide. Quand je regarde autour de moi, que de fans de Lars Von Trier! Mais pour quel propos ? Vivant à l’étranger et ayant pas mal voyagé, j’en suis arrivé à me dire que le cinéma français n’intéressait plus que quelques français. Quelle joie et quelle leçon tirer d’une situation tellement sordide qu’elle en devient absurde ?
      Quand on regarde certains films comme Bienvenue a Gattaca, bien qu’il s’agisse d’un drame, il y a là un vrai propos, et chaque jour qui passe nous nous y confronte un peu plus. Si l’on me rétorque le manque de moyens du cinéma français, j’ai envie de répondre qu’il faut regarder Man from Earth: pas de moyens, de mauvais acteurs, mais quel scénario! Une idée toute simple, mais menée avec brio. Je m’aventurerais même à parler de Terminator 2 (si si) qui, bien avant l’heure et sous des aspects purement ludiques, pose un certain nombre de questions sur notre avenir (qui depuis est devenu actualité).

      Des films sur les viols, les suicides et les pervers, de ces films subversifs, on peut en trouver à la pelle. Mais qui aurait le courage aujourd’hui d’adapter Soumission de Houellebecq ?
      Comme le dit cet article, la subversion n’est plus dans le sexe ou le sordide.

      • 30 Septembre 2016 à 17h46

        Pierre Jolibert dit

        Quant à La Vie d’Adèle, je maintiens que sans être forcément subversif, il peut facilement être considéré comme pas gay-friendly du tout. Et Léa Seydoux y est somme toute bien courageuse d’y incarner plus largement le modèle moderne d’ascension qu’elle voudrait en vain tant voir imiter par Adèle, celle-ci choisissant finalement de ne pas ascendre (c’est-à-dire de s’élever au sens de l’avant-dernière phrase de l’article ?).

      • 1 Octobre 2016 à 0h14

        Lector dit

        Bienvenue à Gattaca est une manière de libre adaptation du meilleur des mondes d’Huxley. Un équivalent français fut par exemple l’adaptation par Truffaut du Fahrenheit 451 de Bradbury.

        Lars Von Trier ? Au moins 3 chefs-d’oeuvre à son compte : Europa, Dogville, Melancholia.

        Houellebecq a réalisé/adapté à l’écran son roman La Possibilité d’une île ; intéressant, sans doute moins que le roman finalement.

    • 30 Septembre 2016 à 15h22

      Singe dit

      “Intouchables” inattaquable ? Du point de vue cinématographique c’est nul.

      • 30 Septembre 2016 à 16h11

        Wil dit

        Pas que du point de vue cinématographique.Ce film est un tel enfilage de cclichés sur la bourgeoisie qui serait soi disant coincée de tout,bien évidemment raciste,homophobe(c’est vrai que les racailles de banlieues sont réputées pour leur grande tolérance et leur ouverture d’esprit…),qui bien sûr ne sais pas s’amuser,ne sait pas danser,n’écoute que de la musique classique,ect.,c’est la totale!Il faut vraiment être abruti congénital pour y trouver quelque crédibilité que ce soit ou un ignare américain.
        Ce film est une daube infâme.

      • 30 Septembre 2016 à 16h13

        Zinho dit

        Le succès signifie que vous êtes doué que ce soit dans l’art, l’amusement….Essayez d’en avoir, vous verrez bien.

        • 30 Septembre 2016 à 16h32

          golvan dit

          @ will à 16h11
          La principale critique à formuler à l’encontre d’Intouchables est qu’il est l’adaptation d’un livre dont le “héros” réel est un escroc maghrébin qui escroque réellement un type infirme et fortuné. 
          Il ne fait aucun doute que l’adaptation destinée à faire pleurer dans les chaumières n’est qu’une tentative dégoulinante de bons sentiments se voulant antiracistes mais, ce faisant, révèle d’une certaine façon que le héros noir est plus “vendeur” que le Maghrébin escroc.
          Du coup, c’est encore plus navrant, succès ou pas succès.  

        • 1 Octobre 2016 à 12h36

          flophi dit

          Ah bon?? Avoir du succès est la corrélation du talent ???
          Mais nous en apprenons tous les jours !!!
          Alors dans ce cas, les écervelé(e)s qui se vautrent dans les émissions de téléréalité que des pseudos chaînes infligent à un public déjà sacrément décérébré, sont des génies artistiques en puissance ????
          Les présentateurs/trices TV qui se répandent sur leur quotidien pro et perso à longueur de réseau social ou d’interview complaisante, sont des artistes au talent immense???
          Les rappeurs tout droit sortis de leur “quartier” et qui entre deux “bizeness” sortent un gloubiboulga musical sont des Ronsard et autres Villon potentiels???

          Je pense en réalité que nous sommes effectivement plus proches de la décadence romaine, que du renouveau artistique, annoncé, clamé par une caste d’auto-satisfaits qui vit très largement des fonds publics par le biais de multiples subventions (subventions pour l’aide “à la création”!) et dont l’inculture, le vide cérébral sont abyssaux.

    • 30 Septembre 2016 à 14h51

      Singe dit

      Cet article aurait pu être écrit par l’abbé Bethléem, une telle fermeture d’esprit, un tel manque de sensibilité fout la trouille.
      http://www.lefigaro.fr/livres/2014/02/27/03005-20140227ARTFIG00008-l-abbe-bethleem-ou-du-bon-usage-de-la-censure.php

    • 30 Septembre 2016 à 14h49

      Singe dit

      Prétendre que le cinéma a une mission “éducatrice” “élevatrice”cela mène à des pensums lourdingues et sans aucun intérêt. Ce n’est en rien du cinéma. Dans “Elle” l’actrice principale serait plutôt Isabelle Huppert. Dans “Elle” il y a un très beau rôle de catho coincée jouée par Elfira pourtant.

    • 30 Septembre 2016 à 14h44

      carnicer dit

      Quel étrange article! Qu’il faille dénoncer le culte de la “subversion” (dans le cinéma et ailleurs) pratiqué aujourd’hui par toutes les “autorités” culturelles est une chose. Prôner des scénarios édifiants, “constructifs”, c’est tout autre chose. Même si, personnellement, j’ai quelques réserves sur “Elle”, Verhoeven n’en est pas moins un authentique cinéaste. A ce compte-là, que faites-vous de Buñuel, de Pasolini?

    • 30 Septembre 2016 à 14h28

      thd o dit

      Cet article me fait penser à une scène d’un reportage TV, il y a deux ou trois ans.

      Il s’agissait d’un reportage sur Renault-Nissan, effectué au Japon. Un cadre japonais était interviewé dans différents contextes, et notamment en une occasion avec sa femme, qui venait d’avoir un enfant.
      Question de la pétasse de journaliste française : “et au lit, comment ça se passe ?”. Et on voit sur le visage des deux Japonais, après traduction, à quel point la question leur semble déplacée.
      Pourtant, la pétasse dans son commentaire post-tournage n’en prend pas acte, et prétend que les deux Japonais sont “coincés”. Comme si la culture japonaise était particulièrement prude…
      C’est à ces petits symboles qu’on voit à quel point la France contemporaine est en décadence.