Clearstream, acte 2
Galouzeau croit encore en l’avenir de Villepin
Publié le 06 septembre 2009 à 7:30 dans Politique
Mots-clés : Clearstream, Dominique de Villepin, Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin, Nicolas Sarkozy

Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, photo Franck Prevel (flickr.com).
La scène politique et médiatique ayant horreur du vide, l’arrêt provisoire de la baston au Parti socialiste a déjà laissé place aux aventures de Dominique Galouzeau de Villepin, ci-devant Premier ministre traîné en justice pour “complicité de dénonciation calomnieuse” dans la ténébreuse affaire Clearstream.
Ce procès, qui doit s’ouvrir le 21 septembre, est l’aboutissement judiciaire du combat sans merci que Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy se sont livrés en 2004-2005 pour la prise de contrôle de l’UMP, clé de la présidentielle de 2007.
D’ores et déjà, la machine éditoriale et médiatique1 s’est mise en mouvement pour donner à cet événement un écho à la mesure des enjeux des deux principaux protagonistes de cette affaire. Pour le président de la République, il s’agit de terrasser définitivement l’ancien Premier ministre au moyen d’une sanction pénale propre à l’écarter définitivement de la vie politique. La clémence ne faisant pas partie des valeurs cultivées par notre président, surtout lorsqu’elle ne semble d’aucune utilité politique, il n’y a pas de raison qu’il se prive du délicat plaisir de voir son ancien rival se faire écraser la gueule à coups de talon. Pour DDV, l’objectif est de sortir renforcé de cette épreuve, sinon par une relaxe, du moins en accréditant l’idée, dans l’opinion, qu’il a été victime de l’acharnement judiciaire d’un Nicolas Sarkozy mettant sans vergogne la justice française au service de la défense de ses intérêts personnels.
Nous allons donc assister à un combat de titans qui va nous replonger dans les affaires de coulisses du chiraquisme finissant, dans les arrière-cuisines où se mitonnent les coups tordus et les coups foireux, pendant que, sur le devant de la scène, on fait semblant de former une famille politique unie et chaleureuse.
L’affaire Clearstream n’est que l’un des volets du dispositif mis en place par Dominique de Villepin, dès son arrivée au gouvernement en 2002, pour barrer la route de la présidence de la République à Nicolas Sarkozy. Elle survient un peu par hasard, grâce à Jean-Louis Gergorin, ancien collègue du diplomate Villepin lorsqu’il œuvrait au centre d’analyse et de prévision (CAP) du Quai d’Orsay. Gergorin, qui a pantouflé comme vice-président d’EADS, informe le ministre qu’un informaticien de haut vol, Imad Lahoud, a “forcé” l’ordinateur de la banque de compensation luxembourgeoise Clearstream. Lahoud se serait procuré des listings de clients de cette banque, où figurent, entre autres, des comptes au nom de “Nagy” et “Bocsa”, qui désignent clairement Sarkozy, dont le patronyme complet est Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa.
Ce dernier est persuadé que Villepin l’a sciemment maintenu dans l’ignorance de l’existence de ces listings et incité Gergorin à les transmettre de manière anonyme au juge d’instruction Renaud van Ruymbeke, pour lancer la justice sur les traces de manipulations financières illicites dont Sarkozy se serait rendu coupable.
Villepin, de son côté, nie avoir rencontré Gergorin après janvier 2004, alors que Gergorin affirme, lui, l’avoir tenu régulièrement au courant de l’évolution de cette affaire en lui rendant régulièrement visite par la porte de derrière de la Place Beauvau, où Villepin officie alors comme ministre de l’Intérieur.
Au bout du compte, ces listings se révéleront avoir été trafiqués par Imad Lahoud pour mouiller Sarkozy et certains de ses amis, comme l’actuel ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.
Dominique de Villepin est un personnage singulier dans le paysage politique français. Franchement mégalomaniaque, il se pique de rassembler dans sa seule et unique personne les talents de Talleyrand, Fouché, Chateaubriand et Rimbaud, après les avoir purifiés de toutes les scories qui noircissent l’image de ces illustres modèles.
Ecrivain prolifique, il s’est distingué récemment par un livre racontant l’épopée des Cent Jours de Napoléon, du retour de l’Ile d’Elbe jusqu’à Waterloo, montrant ainsi qu’il a un sens aigu du tragique de l’Histoire. Cela dit, la lecture de certains de ses essais politiques, comme Le requin et la mouette, peut se révéler franchement hilarante, surtout lorsque l’on prononce à haute voix des phrases où la boursouflure du style le dispute au creux de la pensée.
L’homme est fermement persuadé qu’il est promis à un destin à la mesure des plus grands hommes de notre histoire nationale, qu’il est l’incarnation de cet homme d’Etat total, tel qu’il n’en surgit qu’une fois par siècle dans notre pays. Celui-ci s’impose non seulement par son charisme à des concitoyens qui lui reconnaissent l’onction transcendantale, mais il survole, tel l’aigle, la vie politique mondiale comme la vie littéraire de la capitale. La place au XXe siècle étant occupée par Charles de Gaulle, celle du XXIe doit échoir au seul qui en ait la dimension, Dominique Galouzeau de Villepin bien sûr. On sent d’ailleurs, dans les propos qu’il tient sur Sarkozy, tout le mépris qu’il porte à cet usurpateur moral : “Nous avons besoin de garde-fous. Or, tout repose sur la vertu du président lui-même. Les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy avaient une conception de leur fonction qui les conduisait à se fixer des limites, prenant en compte l’exigence de sérénité, le rôle d’arbitre, la possibilité d’un recours. Protégeons les dirigeants contre eux-mêmes, en encadrant mieux les pouvoirs”, déclare-t-il ainsi dans son entretien publié dans le dernier numéro de L’Express. On notera qu’aucune élection autre que celle qui conduit à l’Elysée n’intéresse notre homme : de minimis non curat praetor.
Cette mégalomanie ne l’empêche pas, pourtant, de montrer une certaine habileté tactique pour préserver ses chances d’arriver à ses fins. Occuper le champ politique comme opposant déterminé au président de la République alors que l’on ne pèse rien, ou presque, dans la famille politique dont on se réclame est assez bien joué : son éventuelle condamnation pourrait alors être interprétée comme une manière peu élégante de se débarrasser d’un concurrent gênant.
Mais derrière le Villepin gardien d’une flamme gaulliste tombée en déshérence après le tournant atlantiste de la France sarkozienne, on ne peut s’empêcher d’entrevoir un manipulateur sans scrupules, activant les réseaux les plus improbables pour discréditer ses adversaires. Ainsi, cette connivence avec Edwy Plenel, avec qui il partage, sinon la philosophie politique générale, du moins une fascination pour le monde des “services” de haute et basse police. On pouvait entendre dans les cocktails, dîners et autres mondanités parisiennes des années 2004-2005 des “éléments de langages” diffusés, avec une adaptation à chaque milieu visé, tendant à démontrer qu’il n’était pas digne de la France de se doter d’un président de la République de si petite taille et dont, de surcroît, l’épouse court le guilledou avec un publicitaire juif marocain. La publication par Paris Match, alors dirigé par Alain Genestar 2, un affidé de Villepin, des photos de l’idylle new-yorkaise de Cécilia Sarkozy et Richard Attias, fit disjoncter celui qui n’était alors que candidat à la présidence de la République et qui s’employa alors, avec succès, à faire virer Genestar. Mais Nicolas Sarkozy n’était pas dupe : derrière le “coup” médiatique de Paris Match se profilait l’ombre de celui que Jacques Chirac avait choisi pour lui barrer le chemin de l’Elysée.
Pour rassembler ses partisans, Dominique de Villepin vient de créer une structure animée par l’ancienne secrétaire d’Etat aux DOM-TOM, Brigitte Girardin. Cela s’appelle le Club Villepin, une sorte de rallye du XVIe pour adeptes du TSS (Tout Sauf Sarko). Reste à savoir si les personnes pourvues d’un casier judiciaire pourront rester membres du club…
- Une histoire de fous, du journaliste Frédéric Charpier, qui vient de paraître au Seuil, raconte par le menu les détails parfois hallucinants de ce feuilleton politico-barbouzard. ↩
- Alain Génestar se fait passer pour une victime de la vindicte sarkozienne qui aurait poussé son “frère” Arnaud Lagardère à le débarquer de la direction de la rédaction de Paris Match. La réalité est plus complexe, même si l’on peut s’offusquer de cette intervention d’un homme politique dans le monde de la presse. Il suffisait d’écouter les chroniques de Génestar sur RFI, où le ministre de tutelle Villepin avait favorisé son embauche comme éditorialiste, pour percevoir son inclination villepiniste… ↩
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Patrick Mandon dit
Quand je lis ce que certains écrivent ici d’un homme qui n’est pas encore passé en jugement, quand je vois qu’ils attendent déjà sous les fenêtres du tribunal pour le vitupérer, ou pire encore, je me dis que la seule figure à leur opposer est celle du défi. La seconde guerre en Irak fut et demeure une faute politique et stratégique. Fondée sur des mensonges d’État, répétés et soutenus par une parti des media, elle connut, comme on pouvait s’y attendre, une phase de conquête à base de bombardements intenses. Et depuis ?
rackam dit
Encore moi!
Ca foire vraiment.
Je me sens si seul…
rackam dit
Causeur cafouille cet après-midi.
Est-ce un complot sarkozyste pour bloquer ce fil villepiniste?
Imad Lahoud a-t-il encore trifouillé les bases?
Le général Rondot me lit-il en ce moment?
Serai-je encore libre ce soir?
Justine, si vous existez vraiment, modérez l’hébergeur du site comme vous savez si bien faire: rudement!
NewChti dit
La grande oeuvre de Villepin : l’inutile discours des Nations-Unies.
Quoique l’on pense de la déclaration du ministre français des Affaires Etrangères, il faut bien constater que ses répercussions ont été nullissimes au mieux, plus probablement négatives:
Aucun coup de pouce positif de la part de ceux qui étaient censés être satisfaits et heureux d’une telle déclaration (pays musulmans et arabes, tiers mondistes…)
Hostilité farouche et ressentiment des “amis” à qui l’on infligeait une telle humiliation.
Il aurait bien mieux valu la jouer mollo, aller pour le véto si c’était ce en quoi l’on croyait, mais éviter le rôle de donneur de leçons.
En fait, cette déclaration est la pruve par 9 d’une forme de boursouflure intellectuelle
a2lbd dit
Villepin est une brute masquée en gentilhomme droit . Il l’a amplement prouvé lors de la campagne de 1995. Pourquoi s’étonner dès lors qu’il récolte aujourd’hui le fruit de ses semailles ?
@PM
Ce qu’il y a de fascinant dans les portraits de Lahoud c’est que souvent ils servent à faire vendre du papier.
Faire reluire l’omphale permet de peindre le monde environnant comme extraordinaire. En faire un Ribouldingue version col blanc, serait sans doute plus juste surtout quand à ses cotés se tiennent Filochard et Croquignol. Seulement vendre la même aventure des pieds nickelés pendant 3 ans, ça ne fonctionne pas…
Le sensationnalisme voila l’ennemi.
rackam dit
Résumé des épisodes précédents:
Villepin est beau gosse, porte un nom à rallonge, a du nerf donc le peuple le regarde de travers.
De plus, Sarko constituant le parangon de l’abomination, tout homme qui s’élève (?) contre lui bénéficie d’un soupçon de sympathie.
Donc, peu importe ce que Villepin a fait ou laissé faire, c’est une victime.
De la même manière qu’un tueur en série est excusable parce que son père buvait?
L’a priori selon lequel la justice ne rendra un verdict équitable que si elle blanchit le renard argenté est louche.
Certains ne sont pas sortis de l’enfance et de ses contes dont le gentil sort toujours gagnant.
A supposer que Villepin soit un gentil ce qui ne m’avait pas frappé jusqu’alors.
Midas dit
Patrick Mandon dit:
“500 000 lycéens dans la rue, aujourd’hui, font abolir n’importe quelle loi !”
C’est un peu un probleme! Qu’est-ce que ce sera quand ce sera des vrais travailleurs dans la rue?
Sur ce point DVP a decu et s’est finalement montre, malgre l’allure que vous ressassez a l’envie (et dont il faudra peut-etre que vous precisiez exactement ce que vous entendez par la) aussi nul que les autres!
Il est dangereux de sembler au-dessus de la melee lorsqu’il n’en est rien: le peuple n’aime pas etre roule…
FélixRenédeSessandre dit
@ a2lbd
Cela indique la capacité d’une certaine presse à recopier les informations qui lui sont transmises, ici, en l’occurrence, par la DGSE. Il est évident que le trait le plus caractéristique d’Imad Lahoud est d’avoir été pris en flagrant délit d’escroquerie et recruté pour cette raison par la DGSE. Il est évident également que rien n’aurait pu être fait sans l’accord du président. Le fait que seul Villepin (qui le mérite cependant) porte le chapeau a quelque chose d’inquiétant. Faiblesse de Sarkozy ou souci de préserver ce système?
Patrick Mandon dit
Le croc de boucher, Saul, en effet ! Voilà un coupable idéal. Il porte un nom d’aristo, il a belle allure, il ne s’est pas présenté devant le suffrage universel, il méprise ses adversaires, il n’est pas libéral. Il est véhément, alors on dit qu’il ment. On voit bien que la foule, autour de lui, se fait mauvaise. Bref, on est en France !
À propos de la médaille Fields, la France se place parmi les nations les plus honorées.
Saul dit
Patrick,
non, “on” ne veut meme pas lui laisser la dignité du rasoir national…
mais juste un croc de boucher, c’ est d’ un mesquin..
triste époque…..
a2lbd dit
A propos d’imahd Lahoud, je rigole à chaque fois que je lis un papier sur lui.
La presse n’a de cesse de nous le présenter comme un brillant mathématicien, comme si c’était là une qualité essentielle pour son action dans l’affaire clearstream.
Or visiblement sa contribution aurait été de remplir un classeur excel de noms et de faux numéros de compte en regard.
Si c’est là la compétence ultime d’un mathématicien Français, il va falloir un certain temps avant de voir la médaille Fields ceindre le cou d’un compatriote.
a2lbd dit
Raccourci le Gallouzeau ?
Non il ne mérite guère que ce que son patronyme invite à faire :
un vil pain…sur sa caboche argentée !
Patrick Mandon dit
M. de Villepin doit avoir la tête tranchée, si l’on en croit les procureurs de ce fil. Il a quelques amis, qui ne le défendent guère, et de nombreux ennemis, qui l’accablent. On évoque Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, duc de Bénévent par la volonté de Napoléon, en récompense de ses services comme ministre des relations extérieures. On dit également qu’il ne fut point Fouché. C’est heureux ! On en appelle à «la conclusion de l’histoire du CPE» : 500 000 lycéens dans la rue, aujourd’hui, font abolir n’importe quelle loi !
La cause est entendue, coupez-lui la tête, puis présentez-la aux dames de l’assistance. Elles diront, en frissonnant : «Ah, la sanglante vision. il est encore plus beau sans tronc !»
eureka dit
Défendez ou calomniez ! Il en restera toujours quelque chose. Laissons la Justice faire son travail. De toute façon, c’est une affaire qui nous dépasse.
@PM : Je rêve de la même Europe. Peut-être sommes-nous utopiques mais que cela est bon.
@ceux qui s’inquiètent des intrigues élyséennes : il est bon de rappeler qu’Eon travaillait beaucoup, dès qu’il y avait des fonds. C’est la même chose. Seuls les moyens mis à disposition sont différents.
@Causeur : 1.000 c’est parfois très court et parfois très long. Tout dépend de ce que l’on veut dire.
a2lbd dit
Villepin n’est pas Talleyrand. Le diable boiteux, diplomate hors pair, vaillant rempart de la France au congrès de Vienne, n’aurait pas mener aussi maladroitement le dossier de l’Irak. Ce sont aussi les votes de la France au conseil de sécurité de l’Onu qui ouvrirent le chemin de la guerre aux bushistes.
Villepin n’est pas Fouché. Jamais le duc d’Otrante n’a pu être pris ainsi, en pleine lumière, les mains dans la marmite à embrouille. Certes il fut plusieurs fois disgracié, mais l’étendue de son influence permit de gommer en un tour de main les erreurs commises.
Non s’il faut absolument associer Villepin à une référence de la geste Napoléonienne ce serait Montholon et encore n’est ce pas un peu haut viser ?
le duc du bar dit
Tétuniçois, en déclamant systématiquement les argumentaires de désirs d’avenir, nous montre bien à quel point l’endoctrinement est bien organisé au PS. Cette absence complète de recul et d’esprit critique me fait dire qu’on a bien fait d’éviter de les avoir une fois encore au pouvoir.
Réfléchir par soi-même n’est pas un crime tétuniçois, je vous le jure!
Gloupsss dit
Têtuniçois
Il serait judicieux d’adresser à Sarkozy et ses colistiers , des critiques justifiées plutôt que de faire des comparaisons systématiquement outrancières . En outre comparer Sarko au père du fascisme est de toute évidence ridicule .
N’étant pas moi-même un Sarkophile confirmé , j’ai cependant de plus en plus de mal avec ces attaques enfiévrées le classant tour à tour de fasciste ou de pétainiste .
Si tel était le cas …Petit galopin , vous auriez quelques chemises noires et autres miliciens devant votre porte vous tirant par la ficelle de votre string pour vous exhortez à cesser vos litanies, votre logorrhée méphitique à son encontre tenant plus de quelques borborygmes incontrôlables , que de certaines attaques acidulées bien formulées . A bon entendeur….
FélixRenédeSessandre dit
@ alicia
“Fortis porte plainte contre Imad Lahoud en juillet 2000 pour escroquerie et usage de faux. Imad Lahoud fait trois mois de détention provisoire à la prison de la Santé.”
“En juin 2003, Imad Lahoud entre dans le groupe aéronautique EADS. Il aurait été recruté à EADS par Jean-Louis Gergorin, alors vice-président d’EADS, chargé de la stratégie du groupe, sur recommandation du général Philippe Rondot. ”
source wikipedia
Conclusions: Rondot fait embaucher par EADS un homme qui n’a d’autre réputation que celle d’être un escroc patenté. La conclusion est claire. Ils le tiennent par les couilles et entendent le manipuler en lui faisant faire des besognes pas trop compliquées, mais inavouables. Plus tard, il est apparu que Sarkozy devait être surveillé lui aussi, car il gênait Chirac. Enfin, le listing a été transmis à la presse (Villepin ou Chirac) pour barrer la route à Sarkozy.
Alicia dit
Décidément, le monde politico-financier est petit, tout petit.
Il suffit de lire la fiche d’Imad Lahoud sur wikipédia pour s’en rendre compte. Imad Lahoud a changé de version plusieurs fois à propos des listings, a déjà été condamné dans le passé… Est-il instrumentalisé pour charger la mule de DDV avec cette nouvelle version des faits ? Qui manipule qui ? DDV ou Sarkozy qui fait tout pour faire traîner la procédure le plus longtemps possible pour anéantir DDV en 2012.
Midas dit
Oui c’est etrange et edifiant que les medias ne nous parlent pas de ce systeme de surveillance des personalites par l’Elysee! Dommage, mais nos medias sont une meute homogene et docile, qui court aux mollets du gibier lance en pature…
De Villepin a certes de l’allure, essentiellement du au physique que lui a concocte sa maman et son coiffeur/coloriste, mais manque cruellement d’etoffe, et ses mesaventures passees le prouvent. S’il etait ce chef que les francais aiment adorer une ou deux fois par siecle, ca se saurait!
Preuve par trois:
- La conclusion de l’histoire du CPE montre qu’il n’a aucune vision pour la France mais qu’il est tres ambitieux;
- Le discours a l’ ONU: beaucoup trop ampoule pour un discours onusien! Quand on s’exprime devant la communaute internationale, il faut faire des phrases simples, ce n’est pas la cour de Versailles. C’est toujouts defavorable a sa cause d’avoir raison de facon trop triomphale;
- Clearstream: la preuve qu’il n’est pas Taleyrand