Ciao Walter !
Publié le 23 février 2009 à 9:03 dans Brèves
C’est finalement Dario Franceschini, avocat de cinquante ans issu de la démocratie chrétienne, qui a été élu samedi à la tête du Parti démocrate italien (centre gauche). Son prédécesseur, Walter Veltroni, avait démissionné dès le lendemain de la raclée mémorable infligée à son candidat par celui de Berlusconi lors des élections régionales en Sardaigne. Veltroni avait été l’un des principaux acteurs de la mutation du PCI en parti social-démocrate d’abord, puis démocrate tout court ensuite. Il devrait être inscrit au Guiness book of records dans la catégorie “autocritique” pour avoir déclaré, à propos de son passé communiste : “Il ne suffit pas de reconnaître que nous avons eu tort, encore faut-il admettre que nos adversaires de l’époque avaient raison !” Les électeurs l’ont reçu cinq sur cinq.
-
L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
-
Plus






La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés
7Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous :
Pas encore abonné ? Pour commenter cet article :
1 an : 55 €
1 an : 34,90 €
20 articles verrouillés : 9,90 €
Bibi dit
Quand la “gauche” couche avec l’islamisme et se montre heureuse du Pacs, il y en a qui contractent la rubéole.
Lejeun dit
Magnifique œuvre de Veltroni et D’Alema qui ont réussi à marginaliser socialistes, communistes et écologistes italiens à un point qu’ils ne soient même plus représentés ni au Sénat, ni à l’assemblée.
Victoire totale du grandiose Front Libéral sur le Front de Gauche.
Nous espérons tous que cetet victoire s’étendra à l’Europe toute entière.
la borie dit
Mais certains éditorialistes ou commentateurs lus ici sur Causeur vous expliqueront que le reste du monde se trompe, rien compris au “communisme à visage humain”.
Le parti communiste est l’avenir du monde, seul contre tous, avec le général Tapioca (ou Alcazar au choix).
Carramba !
Marcel Meyer dit
Ce n’est pas admirable mais simplement rationnel et moral à la fois. En face, les néomarxistes déclarent pompeusement, la bonne conscience en bandoulière, “c’est pas parce que nous avions tort que les autres avaient raison”. Variante moins obuse sur le plan rationnel mais bouffie de vanité moralineuse : nous sommes plus propres en ayant eu tort aux côtés des “damnés de la terre” que ceux qui ont eu raison aux côtés des “salauds”.
L’Ours dit
Moi je dis : “monsieur”!
robespierre dit
“Il ne suffit pas de reconnaître que nous avons eu tort, encore faut-il admettre que nos adversaires de l’époque avaient raison !”
Admirable. Mais la situation actuelle peut nous conduire à penser qu’il avait tord trop tôt ?
jerome leroy dit
Et il s’agit d’une mutation tellement admirable que la gauche politique italienne est morte et se révèle incapable de gagner la moindre élection.
Heureusement, pendant ce temps-là, la rue…