Leçon du cor | Causeur

Leçon du cor

La chronique de François Taillandier

Auteur

François Taillandier

François Taillandier
est écrivain.

Publié le 27 janvier 2013 / Culture

Mots-clés : , ,

chanson de roland

Présentée depuis longtemps comme le monument fondateur de notre littérature, La Chanson de Roland offre un surprenant paradoxe : elle fut durant des siècles un monument invisible. Ni Ronsard, ni Corneille, ni sans doute Chateaubriand ne la lurent. Écrit aux alentours de 1100, ce texte, dont l’influence fut considérable en Europe (ne serait-ce que parce qu’il imposa le vers décasyllabique) se perdit par la suite et ne fut retrouvé qu’après 1830. Dès lors, les éditions et translations se multiplièrent, de Léon Gautier (1872) et Petit de Julleville (1894) à Maurice Bouchor (1899) et Joseph Bédier (1921). Jean Dutourd fait observer que la IIIe République, hantée par la défaite de 1870, exalta au cœur du récit national deux héros glorieux et vaincus : Vercingétorix et Roland, auxquels Edmond Rostand ajouta, en 1897, son inoubliable Cyrano.

[...]

Rappeler Roland, éditions P.O.L., 393 p., 20 euros. Pour une édition universitaire, on recommandera celle du Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », présentation et traduction de Ian Short (1990). Voir aussi l’essai de Jean Maurice, La Chanson de Roland, PUF, 1992.



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    publié dans le Magazine Causeur n° 55 - Janvier 2013

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    • 28 Janvier 2013 à 7h56

      bea33 dit

      A la place de translations pourquoi pas translatations, ça fait encore plus classe.

    • 27 Janvier 2013 à 19h39

      JMS dit

      J’aurais été curieux de voir le véritable évènement ..
      Il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’un raid des montagnards Vascons sur les bagages en fait…

    • 27 Janvier 2013 à 18h35

      steed59 dit

      “Dès lors, les éditions et translations se multiplièrent,”

      quel horrible anglicisme ! indigne d’un écrivain

      carton jaune M. Taillandier

      • 28 Janvier 2013 à 13h23

        JeanBart dit

        Attendez, le choix du mot n’est pas si inopportun : la langue restant la même, le français, il ne peut y avoir de traduction à proprement parler. Le mot “translation”, bien français (il a du passer la Manche, comme tant d’autres, avec les normands ou les Plantagenêt),évoque le déplacement, le transport d’une matière essentielle en un autre lieu. Alors, pourquoi pas ?

    • 27 Janvier 2013 à 17h51

      Marie dit

      Vieux souvenir des textes anciens étudiés au lycée.. l’épée de Roland est fichée dans la paroi du sanctuaire de Rocamadour