Mouvement social: petit dictionnaire des idées reçues | Causeur

Mouvement social: petit dictionnaire des idées reçues

Les mots et les maux

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.

Publié le 30 mai 2016 / Économie Politique Société

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Dépôt de carburant de Donges (Photo : SIPA.00757742_000021)

Attractivité : La France n’attire plus. Forcément, avec toutes ces grèves, les investisseurs fuient. Nous sommes le mauvais élève de l’Europe. Après, on lit : « Notre attractivité progresse, mais il nous faut continuer à faire des réformes en matière sociale et fiscale. » C’est de Muriel Penicaud, directrice de Business France qui n’est pas spécialement un organisme de la CGT. Pourtant la CGT aussi est pour des réformes en matières sociale et fiscale. On ne comprend plus.

BFM : Comme toutes les chaînes infos, BFM reçoit en plateau les responsables patronaux et en duplex les responsables syndicaux. Pour débattre. Cela évite au syndicaliste, toujours malpoli, de couper la parole.

CGT : Joue sa peau dans ce conflit car la CGT est en perte de vitesse. La preuve, elle est rigoureusement incapable de mobiliser sauf dans quelques secteurs secondaires comme les terminaux pétroliers, les raffineries, les centrales nucléaires,  le secteur ferroviaire, le secteur aérien, etc. D’ailleurs, la CGT s’est radicalisée. « La CGT est sortie du cadre démocratique et républicain. » C’est François Fillon qui le dit, alors c’est que c’est vrai. La CGT, aussi, c’était mieux avant. Du temps de Séguy et de Krazucki par exemple. C’est toujours les meilleurs qui s’en vont les premiers.

Droite : Très inquiète ces temps-ci. Non pas à cause du désordre provoqué par les Partageux mais parce qu’elle se demande si elle aura encore un espace politique dans l’axe de gouvernement PS-FN qui se dessine et pourrait être la grande coalition de demain comme en Autriche ou en Slovaquie

Goodyear : Avec ses huit employés syndiqués à la CGT condamnés à neuf mois de prison ferme, on voit que le dialogue sociale est possible, même avec ce syndicat soviétiforme. Il suffit de définir un cadre précis. Question de méthode, donc.

Hollande (François) : Toujours rien.

Islam : est devenu soudain un sujet d’importance très secondaire depuis le retour en force du bolchévisme.

Jaune : couleur préférée des tee-shirt Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Retirer la loi Travail serait inacceptable. »

Macron (Emmanuel) : conseiller vestimentaire auprès de la classe ouvrière. Lui explique notamment comment acheter ses costumes.

Martinez (Philippe) : le nouvel ennemi à abattre. Fait peur aux enfants. Ses moustaches dont on ne sait pas trop si elles sont un hommage à Staline ou à Attila, ne plaident pas pour lui.

Otages : la France est prise en otage par la CGT. Chaque matin, la CGT publie des affiches avec les citoyens qu’elle va fusiller en représailles de l’entêtement gouvernemental ou diffuse sur You Tube des vidéos d’égorgements tant que la hiérarchie des normes prévues par l’article 2 de la loi travail ne sera pas retiré.

Ouvriers : assez étrangement, quand les ouvriers s’arrêtent de travailler, les usines sont arrêtées aussi et les patrons ne produisent plus rien.

Pédagogie : Avec un peu de pédagogie, les Français auraient compris pourquoi on veut les réduire en esclavage et l’auraient accepté en applaudissant des deux mains enchaînées.

Représentativité : la CGT n’est pas représentative des salariés français. Elle n’a que 688 000 adhérents à jours de cotisation. Sanglots nerveux du côté des partis politique.

Syndicats : On peut très bien faire sans, expliquait naguère Bruno Le Maire, candidat à la primaire des Républicains. Effectivement.

Total : Fleuron de l’industrie pétrolière française qui menace de revoir ses investissements en France. Ne paie cependant pas un centime d’impôts en France non plus.

Usager : Ne se dit plus qu’en temps de grève. En temps normal, l’usager de la SNCF, de la RATP, des stations services, etc… est devenu un client.

Valls (Manuel) : Trouver quelqu’un pour lui expliquer la différence entre Clémenceau, Churchill et la psychorigidité.

Zorro : c’est Zorro qu’il nous faut.

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    • 4 Juin 2016 à 12h31

      Leftcruiser1 dit

      Comment peut on défendre la CGT?
      Tout le monde connait son corporatisme qui provoque des injustices criardes en France. Avec ce corporatisme, la CGT s’assoit sur nos devises républicaines de bases tel l’égalité: Les cheminots (qui n’ont plus le travail harassant de mettre du charbon dans les locomotives que je sache, mais reste assis tout le long du voyage en train) ont la retraite à 55 ans. L’ouvrier d’usine du privé qui travail à la chaine, donc un travail nettement plus harassant que celui des cheminots, pour lui, ce sera 65 ans. Et bien sur, c’est la société qui doit l’assumer. C’est beau l’égalité assumé selon la CGT.
      Comment ne pas suspecter de la part de la CGT que leur  lutte acharné contre la loi travail et surtout et avant tout contre le fait que les négociations patrons-employés soient supérieures à la loi ne soit pas du corporatisme.
      Car la loi travail est fait de tel sorte qu’une négociation patron-employés pour qu’elle soit valide impose l’accord de 50% des employés. Donc là la CGT perd totalement le petit pouvoir qu’il lui reste car ne représente jamais 50% des employés. La négociations se passera d eux. Vous pouvez êtres sur que la CGT se mobile, c’est certain.
      La loi travail est elle réellement pertinente? Je ne sais pas, je n’en suis pas sur. Ce dont je suis sur c’est que si la  CGT lutte de toute ses forces, c’est qu’il y a du corporatisme sous roche.  

    • 3 Juin 2016 à 20h23

      Singe dit

      Monsieur Leroy a beaucoup de talent pour révéler la connerie des ultra libéraux et bons bourgeois privilégiés, il sait quelles notes leur jouer pour déclencher leur ire grotesque…. 

    • 1 Juin 2016 à 17h51

      viaval dit

      Jérôme Leroy : meilleur en auteur de polars qu’en analyste politique, sans doute par excès de nostalgie camaradière…