Polanski est un grand cinéaste, point final | Causeur

Polanski est un grand cinéaste, point final

Et au diable les César 2017!

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 24 février 2017 / Société

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Roman Polanski lors de la remise du prix Lumière à Catherine Deneuve, octobre 2016, Lyon. SIPA. 00776810_000043

Elles ont eu non sa peau (mais elles aimeraient bien), mais au moins la peau de sa nomination comme président des prochains César. L’un des plus grands cinéastes aujourd’hui vivants, le metteur en scène de Cul-de-sac, Rosemary’s babyChinatown, Tess, The Ghost Writer et j’en passe, est tricard aux yeux d’une bande de pseudo-féministes qui cherchent à faire parler d’elles en accablant les autres, faute de créer quoi que ce soit qui arrive à la cheville des œuvres du Polonais maudit.

Polanski est demandé depuis les années 1970 par un procureur californien avide de publicité pour une affaire qualifiée de viol où une fille mineure a été offerte par sa mère, et avec son consentement, à un cinéaste adulte. Ciel ! Et la fille en question n’a jamais voulu porter plainte, et correspond toujours avec son séducteur. En France, il n’est accusé de rien du tout. Quand bien même, il y aurait belle lurette que tout cela serait tombé sous le coup de la prescription.

Mais voilà : comme le note fort bien Michel Guerrin dans le Monde, « à l’heure du numérique l’oubli n’existe plus ». « Roman Polanski, mais aussi l’acteur Casey Affleck, le cinéaste Bernardo Bertolucci, le grand Hitchcock. D’autres suivront. Pour un créateur, il n’y a plus d’oubli. Les réseaux sociaux, tel un boomerang, ressortent avec gourmandise un épisode sombre de leur vie et l’amplifient autour du thème : ces artistes ont profité de leur notoriété et de leur pouvoir pour harceler des jeunes filles, voire en abuser. Dans le débat numérique, pas de place pour le doute, la nuance, la spécificité d’une affaire. »

Mais enfin, disent les naïfs dans mon genre, il a présidé le Festival de Cannes en 1991 et celui de Venise en 1996, et ça n’a défrisé aucune des permanentées qui pétitionnent aujourd’hui ! Oui, mais la vengeance des Internautes Anonymes ne se déployait pas encore à l’époque. On pouvait vivre et créer sans craindre que des hystériques vous lynchent…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Mars 2017 à 17h22

      cage dit

    • 1 Mars 2017 à 2h38

      buddy dit

      Conclusion.
      Petit commentaire perso.
      Je suis d’accord sur un point, Roman Polanski est un très grand cinéaste, auteur de chefs d’œuvres, à commencer par le premier ” Le couteau dans l’eau” que peu de gens ne connaissent.
      Mais moi, je fais une distinction entre l’œuvre et l’homme. Cela s’applique aux écrivains collabos, chanteurs, musiciens, acteurs (Celine, Arletty, etc).
      Il y a une différence avec ceux (journalistes) qui ont mis leur plume au service du nazisme, voire pris l’uniforme, c’est entendu.
      Rien de tout ça chez un artiste comme Polanski qui n’a commis d’écart que dans sa vie personnelle.
      J’étais absolument d’accord pour qu’il ne sois pas extradé aux USA ou la justice n’est pas tendre, mais cette défense impliquait une certaine réserve qui a été mise à mal par les outrances de gens comme Jack Lang , Frederic Mitterrand et d’une bonne partie de cette “élite” qui ne veut pas être soumise à la même loi que la “France d’en bas”. un maivais service rendu. On avait déjà connu une action similaire avec Cesare Battisti qui a su se faire discret.
      “Père garde-moi de mes amis….”
      A part ce “dérapage” (mot à la mode), les articles de Brighelli sont souvent pertinents.
      Par exemple : “Présomption de culpabilité du 16 fevrier
      A un détail près le “tout petit monde artistico-littéraro-de gauche..” est dans le juste quand il défend un cinéaste accusé de viol, mais n’a pas de légitimité quand il défend un jeune qui “aurait” été victime de viol. Je suis le premier a utiliser le conditionnel, mais j’attends que JPB me transmette le dossier.

      • 1 Mars 2017 à 11h06

        Schlemihl dit

        Buddy

        les cris de putois du petit monde artistico littéraire de gauche etc …déplaisent , mais la question n’ est pas là .

        On veut mettre en prison , et probablement jusque à la mort , un vieux monsieur , pour une faute bien réelle , mais qui remonte à 40 ans , qui n’ est pas vraiment un crime ; qui s’ est produite à une autre époque , qui qui …

        D’ abord ce serait méchant . ensuite ça ne ferait du bien à personne . enfin si on connaissait la vie de tout le monde , que de gens devraient aller en prison ! et pour pire que ça souvent .

        Je me permets de rappeler que les hommes sont des singes et qu’il ne faut pas trop leur demander .

        Et accessoirement ce ne sont pas tous des artistes capables de faire ” le couteau dans l’ eau ” ” deux hommes et une armoire ” ” répulsion ” ” le locataire ” le pianiste ” entre autres .

        Tous ces films racontent la même histoire d’ailleurs , comme chez beaucoup d’ artistes .

        • 2 Mars 2017 à 0h07

          ti suisse dit

          et Casimir ? ..je saute (youppie) tout plein de commentaires, alors de persévérer (idem) sur les vôtres Peter S, plus bas donc. Saisir le Temps, d’ailleurs lui aussi dans l’air, celui de la contradiction, puisqu’il nettoie ou préserve. Balèze ! un système à lui tout seul, pareil: le pour ou l’anti, -lui pas bégueule s’en tape, à la disposition du client, non-non n’est pas roi ! mais nbx font florès ! ..tout ça pour dire, (et faire le malin) DSK ne peut être cité car il n’a pas eu le temps d’accéder au podium.
          Merci Peter S (ça ne me coûte pas un rond et me fait plaisir) car avec mes deux pêchés, -Enfer assuré, gourmand & curieux, j’allais mater “l’homme qui a vendu son ombre”, trop vieille connaissance enfouie, dont il me manquait l’essentiel ! aussi quel nid d’allégories, chic !
          Ou juste ses derniers mots: «Votre vieil ami est, ainsi que vous, plus heureux aujourd’hui qu’il ne l’était alors; et s’il expie sa faute, c’est après s’être réconcilié.» Fait.

          Puisque je suis là.. aussi d’éviter de comparer (cf. singe) mais rare désir obligé, fuck! me taper de la compta.. néanmoins le job number One ! ni exposé ni contesté, bref.. je pense (vue d’esprit) aux 450 victimes de Boston vs la 1/2 de Polanski. Ce récurent pléonastique.
          Boston city d’euphémismes impénétrables, des ‘enfants molestés’ et qql pédophile anonyme institutionnel (ça se dit? web: on trouve des histoires very croustillantes, et bandants sous coke! ou autres business) qui lui est écarté ou démissionné, ni emmerdé ni zonzon, Chouette! et visa à volonté (jalouse?!) ..bah, les laisser tranquil, ni le sujet (haha!) et ruinés, en faillite (le chef pape: niet) alors conter une histoire drôle, détente, et récente octobre 2016 les élections, voilà: l’archevêché a filé un million $ pour une propagande anti marijuana.. vin diou faut s’occuper !
          Perso, plus Déesses qu’Empereurs Qin (qu’importe; vive les bottes de 7 lieues !) C’est Bendel que je préfère, ..si le loyal au patron intègre gagne (!) Hare Krishna

    • 1 Mars 2017 à 2h36

      buddy dit

      J”Surtout si vous n’êtes pas d’accord”
      C’est l’excellente phrase qui figure en tete de Causeur.
      Le plus souvent en accord avec les analyses de Causeur, cela me permet de m’exprimer quand je ne le suis pas.
      C’est le cas pour ce qui concerne le blog de monsieur Brighelli, dont Causeur publie un extrait.

      Analyse du blog de Monsieur Brighelli, se présentant comme enseignant! et essayiste.

      J’ai regroupé l’ensemble de mes interventions sur le sujet.
      Bien que j’admette que l’on critique les actions parfois extrêmes et contestables de certaines féministes, j’estime qu’il y a une forme ordurière qui relève plus de la haine que de l’analyse critique.
      Quand on défend une cause, la forme n’est pas négligeable.
      Le choix des termes n’est jamais innocent, l’insulte sexiste en est un des signes flagrants.

      • 1 Mars 2017 à 2h37

        buddy dit

        Titre de son article :

        “Polanski et le chœur des demi-vierges”
        Sous entendu donc: des mal-baisées.

        Il enchaine :
        “une bande de pseudo-féministes qui cherchent à faire parler d’elles…”
        Pseudo, lui sait reconnaitre les vraies féministes.

        Puis :
        “procureur californien avide de publicité”
        Faire son travail, c’est être avide de publicité.

        “une fille mineure a été offerte par sa mère, et avec son consentement…”
        C’est gratuit, invérifiable, mais calomniez, il en restera toujours quelque chose.

        “Et la fille [...] correspond toujours avec son séducteur”
        Je ne savais pas que pour séduire une fille (de 13 ans), il fallait la droguer, puis la sodomiser.

        “En France, il n’est accusé de rien du tout..”
        Bon à savoir, on peut commettre toutes les exactions ailleurs et venir se réfugier en France.

        “il a présidé le Festival de Cannes en 1991 et celui de Venise”
        Ca vaut certainement quitus.

        Les “permanentées qui pétitionnent”
        Les “permanentées..” ce qualificatif désuet n’est-il pas un peu faible pour ces horribles mégères ?

        “On pouvait vivre et créer sans craindre que des hystériques vous lynchent”
        Droguer et sodomiser une fillette, c’est vivre et créer?

        “l’une des plus ravagées…”
        Sans commentaires.

        “…sa « victime » présumée”
        Bien noter les guillemets à victime.
        Présumée? il me semble que c’est bien établi, il l’a reconnu, ce qui est honnête de sa part.

        “un français incertain..”
        Le coup du mépris suffisant au passage, ça ne mange pas de pain.

        “Internet permet à tous les frustrés, à tous les voyeurs…”.
        C’est à dire? A tous ceux qui sont frustrés de ne pas avoir violé eux-mêmes la jeune fille ou de ne pas avoir été violé(e)s à sa place ou de ne pas avoir assisté à la chose en voyeurs ? Précisez votre pensée.

        “je ne prétends pas connaître le dossier à fond…”
        Bien sur que si, puisqu’il est censé savoir que la mêre a offert sa fille …(voir plus haut)

        “sa mère, [polanski] qui est morte enceinte à Auschwitz”
        Ca lui confère tous les droits, n’en doutons pas.

        • 1 Mars 2017 à 2h37

          buddy dit

          Il en rajoute une couche sur son propre blog :
          “Les artistes et les savants ne fonctionnent pas comme nous. Si j’étais juré, j’en tiendrais compte”
          Moi qui croyait bêtement que la justice devait être la même pour tout le monde.

          Après on tombe dans le n’importe quoi le plus fou :
          “Un type âgé avec une fille plus jeune joue le jeu de la reproduction”
          Et encore:
          “Emmanuel Macron n’a pas épousé Brigitte Trogneux, de 24 ans son aînée, pour avoir des enfants.”
          Et il s’enfonce encore un peu plus :
          “On ne faisait pas suer Louis XIV avec les jeunesses de la Cour que lui amenaient leurs parents.”

          J’oubliais
          Enfin, je crois que c’était Finkelkraut qui venait au secours de Polanski avec cet argument : “elle n’était même pas vierge..” Invoquer la virginité pour une jeune fille sodomisée, déjà…ça interpelle.
          De plus, cet argument des “filles qu’on peut violer impunément parce qu’elles ne sont pas vierges”, on le connait, c’est celui des talibans et de Daech, la charia dans toute sa splendeur, quoi.
          Retrouver ça dans la bouche d’un philosophe Français et académicien de surcroît, plutôt enclin à donner des leçons de morale au monde entier, ça fait froid dans le dos.