Cent jours de prison pour Julien C.
Michèle Alliot-Marie s’enfonce et creuse !
Publié le 18 février 2009 à 15:52 dans Société
Au train où vont les choses, Julien C. connaîtra son centième jour de prison le dimanche 22 février prochain. Parmi les neuf personnes arrêtées le 11 novembre 2008 par la police antiterroriste, notamment à Tarnac, et accusées des sabotages contre la SNCF, il est le seul à ne toujours pas avoir été libéré. La Justice persiste à vouloir lui attribuer le rôle déroutant et oxymorique de “chef des anarchistes”. Qu’il soit le “chef” de huit innocents n’en fait pas moins un “chef” coupable !
Un an et plus de mise sous surveillance par les RG, une pléthore de perquisitions et trois mois d’enquête ont permis d’établir un fait unique, mais gravissime : Julien C. et Yldune L. auraient dormi une nuit dans la campagne à l’intérieur de leur voiture. Et il se trouve qu’une voie de chemin de fer sur laquelle est survenu l’un des sabotages était située à proximité. En somme, Julien C. est puni de cent jours d’emprisonnement pour le seul fait d’avoir refusé de dormir à l’hôtel Ibis, déviant ainsi de la voie qu’aurait suivie n’importe quel citoyen honnête. Julien C. paye le crime d’avoir contribué à l’enlisement du tourisme, en n’ayant pas eu le réflexe citoyen d’aller à l’hôtel. Derrière cette mystérieuse nuit dans une voiture, on devine aisément un mélange de pingrerie et de baba-coolisme bucoloïde qui mérite amplement ses cent jours de taule, accordons-le !
Michelle Alliot-Marie a bien des raisons d’être marrie. Son opération est un désastre. Un fiasco intégral. Après trois jours de délire contre l’ennemi intérieur autonome, la quasi-totalité des média a rejeté sa version des faits et les accusations aberrantes de “terrorisme”. De nombreuses personnalités politiques (même François Hollande !), la Ligue des droits de l’homme et le Syndicat de la magistrature se sont insurgés contre l’absurdité de ce grossier montage. La libération de huit “terroristes” et leur mise sous contrôle judiciaire constituent assurément une première, et un désaveu total de la procédure. Pourtant, les faits n’ont toujours pas été requalifiés et l’affaire demeure, de manière consternante, entre les mains de la juridiction antiterroriste. Aucunes excuses n’ont été encore présentées et la détention de Julien C. est prolongée dans un magistral n’importe quoi.
Le 31 janvier dernier, une manifestation contre l’antiterrorisme comme nouveau mode de gestion politique, appelant à la libération de Julien C., a réuni à Paris plus de 3000 personnes, ainsi que leurs 3000 policiers-référents – et un splendide canon-à-eau high-tech, nettement extraterrestre, qui a été beaucoup applaudi par les manifestants. Cependant, deux mois de bruit et de sur-médiatisation fébrile de l’affaire ont été suivis par un mois de silence presque complet. Les médiatiques qui avaient vibré d’indignation pendant deux mois devant cette détention arbitraire, inexplicable et toujours inexpliquée, jugent en revanche parfaitement légitime et “hors de l’actu” le troisième mois de prison de Julien C. Mais celui-ci a-t-il bien perçu que ce troisième mois n’était plus réel ?
L’obstination de la Justice, du ministère de l’Intérieur et de Michèle Alliot-Marie à garder au frais un dernier bouc-émissaire après une telle débâcle n’est pas seulement grotesque. Elle est aussi mystérieuse. La clé de ce mystère, nous pouvons peut-être la trouver dans un roman. Dans Le livre du rire et de l’oubli, Milan Kundera a consacré plusieurs méditations à la litost, “mot tchèque intraduisible en d’autres langues”. “La litost est un état tourmentant né du spectacle de notre propre misère soudainement découverte.” Kundera évoque l’exemple d’un jeune homme prenant des leçons de violon, subissant les foudres de son professeur et éprouvant une humiliation intime devant l’évidence de son incapacité. Le jeune homme trouve un dernier recours en jouant volontairement encore beaucoup plus mal, dans un geste de vengeance désespérée indissociablement sadique (envers son professeur) et masochiste. “Celui qui refuse le compromis n’a finalement d’autre choix que la pire des défaites imaginables. Mais c’est justement ce que veut la litost. L’homme possédé par elle se venge par son propre anéantissement.”
Par le prolongement de la détention de Julien C., Michèle Alliot-Marie a tort de croire “garder la face”. Elle l’a perdue, depuis longtemps. Et elle ne fait que la perdre chaque jour encore un peu plus.
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L'auteur
Bruno Maillé est un paria timide.
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Vincent dit
Cher Bruno, vos efforts s’avèrent hélas vains : le JLD a refusé hier la sortie de Julien, sans doute désormais embastillé pour un mauvais bout de temps, et la plus grande joie de blêmes aigris qui sévissent par ici (ce zeugme pour ne pas insister, cela suffit).
Heureusement, ces commentaires inconsistants vont s’achever. Cela suffit.
« L’espoir est noir », mais pas toujours au sens guadeloupéen : parfois seulement lugubre, et salement.
Ilex dit
Je suis admiratif de la puissance de raisonnement de R. Marchenoir. Presque seul il a tenu tête et démoli, pièce par pièce, les arguments controuvés ou malhonnêtes de la flopée de petits maîtres qui jappent à ses basques.
J’ajouterai seulement à ce monument de rigueur intellectuelle et de courage une remarque et une question.
La remarque c’est à propos du style des pamphlets du groupe de Tarnac: j’ai vécu en Italie une partie des années de plomb et j’y retrouve tout-à-fait le style à la fois guerrier, délirant et obscur de la littérature des Brigades Rouges et autres Avant-Gardes Prolétariennes. Avec peut-être un supplément d’herbe (l’écologie sans doute).
La question c’est : Julien C. est-il le seul inculpé de France à être en prison depuis 3 mois?
ornoto.be dit
Il y a une différence entre allumer un instant pour jeter un coup d’œil (comme à l’hôpital) et éblouir pour réveiller complètement et empêcher de dormir !
Faut-il le dire ?
PMB dit
Ornoto.be écrit :”Allumer toutes les deux heures, cela peut aussi s’expliquer par la nécessaire surveillance du détenu afin d’éviter une tentative de suicide”.
On va vous réveiller toutes les deux heures pendant des jours, des mois, des semaines, et si vous n’étiez pas suicidaires, chiche que vous le deviendrez.
serge a. dit
Robert Marchenoir :
“Vous croyez que le terrorisme islamique n’est pas une menace?”
et dans votre post précédent :
“Mais il faut bien se mettre une chose dans la tête: nous sommes en guerre. Le terrorisme musulman nous a déclaré la guerre. ”
Mais vous vous souvenez que l’article concerne Julien Coupat et les 9 de Tarnac? Vous avez des tuyaux sur des liens entre les 9 de Tarnac et Al-quaeda?
Apparemment pour vous la menace d’extrême droite est un cliché; la violence gauchiste la vraie inquiétude. Pour prendre un exemple qui me vient à l’esprit : pas si vous avez le malheur de croiser une manif du fn en étant maghrébin par exemple.
“oui, la liberté a besoin d’être défendue.
Par la force, si nécessaire.”
Qui menace la liberté aujourd’hui? Vous envisagez d’utiliser la violence contre ces ennemis? Vous pouvez nous en dire plus sur votre plan?
Ornoto.be dit
Merci de si bien expliciter les choses Robert Marchenoir.
Allumer toutes les deux heures, cela peut aussi s’expliquer par la nécessaire surveillance du détenu afin d’éviter une tentative de suicide. On ne sait pas ce qui se passe dans la tête d’un homme, a fortiori dans une situation extrême. Outre de préserver sa vie, on veut aussi éviter de créer un martyre qui serait brandi par les bons apôtres comme victime du dictateur Sarkozy et de sa bande de fascistes. A bons entendeurs…
Pirée dit
“oui, la liberté a besoin d’être défendue”.
Robert Marchenoir dit
Vous croyez que le terrorisme islamique n’est pas une menace, Serge? Je suis, pour ma part, très reconnaissant à ceux qui travaillent dans l’ombre, parfois au péril de leur vie, pour nous en protéger.
Quant à la violence gauchiste, elle existe bel et bien. Une étude, en Suisse, a montré que les actes de violence politiquement motivés étaient en majorité le fait de la gauche, et beaucoup moins le fait de la droite. Voilà pour le cliché du skin néo-nazi et de la “menace” d’extrême-droite.
Quand je vois les soi-disant anti-fascistes suédois, qui se font une spécialité d’attaquer physiquement ceux qui osent s’opposer (en paroles) à l’immigration, quand je vois la violence des anarchistes européens, quand je vois les actes de violence perpétrés, au soir de l’élection, par les gauchistes qui n’admettaient pas l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, quand je vois un Besancenot qui annonce son souhait d’importer en métropole la guerre civile ethnique guadeloupéenne, je me dis que, oui, la liberté a besoin d’être défendue.
Par la force, si nécessaire.
serge a. dit
Un barrage sur une route vient de faire un mort sur une route de Guadeloupe . Etablir un barrage sur une route pourrait donc être assimilé à “un acte terroriste susceptible d’entraîner la mort d’une ou de plusieurs personnes” . Manifestation paysanne : vu le niveau de violence et le risque pour les personnes et les biens : terrorisme . D’ailleurs n’importe quelle manifestation pouvant dégénérer et conduire à des destructions de biens et atteinte aux personnes pourra être qualifiée de menace terroriste.
C’est à ça que vous voulez arriver?
“Il n’y a même pas besoin d’un livre, d’ailleurs. Des propos tenus sur un forum, une conversation à domicile interceptée par la police, le téléchargement de documents sur la fabrication de bombes, ont suffi, en Angleterre, à envoyer des islamistes en prison pour de longues années .”
En URSS aussi des gens se retrouvaient en prison pour des conversations espionnées, des propos échangés. Eux aussi étaient accusés d’avoir menacé l’état.
Vous n’avez pas l’impression que c’est à une bonne franche dictature que l’on se prépare à force de tout confondre?
Robert Marchenoir dit
Encore une chose, Serge. Vous dites:
“Je ne crois pas qu’on puisse condamner pour des faits de terrorisme sur la base d’un livre. ”
Oh que si! C’est même ce qui a déjà protégé les pays occidentaux, à de nombreuses reprises, d’attentats islamistes meurtriers.
Il n’y a même pas besoin d’un livre, d’ailleurs. Des propos tenus sur un forum, une conversation à domicile interceptée par la police, le téléchargement de documents sur la fabrication de bombes, ont suffi, en Angleterre, à envoyer des islamistes en prison pour de longues années .
En France, la loi permet de punir l’association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes. Nul besoin d’attendre que des fanatiques avec des sacs à dos explosifs descendent dans le métro. C’est une des raisons de l’efficacité de la police française dans la lutte contre le terrorisme musulman.
Raison enviée par les autorités américaines, d’ailleurs, qui ne disposent pas de telles facilités législatives, et dont la police — surprise! — a besoin de beaucoup plus de preuves que .ses homologues français pour coffrer des terroristes.
On peut discuter, bien entendu, de la menace que cela fait peser sur les libertés individuelles. Il est certain que de telles lois ouvrent la porte à des abus.
Mais il faut bien se mettre une chose dans la tête: nous sommes en guerre. Le terrorisme musulman nous a déclaré la guerre. Nous n’avons pas le choix. C’est l’ennemi qui vous désigne. Ce n’est pas vous qui désignez votre ennemi.
En fait, si “L’insurrection qui vient” avait été écrite par des islamistes, et non par des gauchistes, je vous garantis que son éditeur dormirait depuis longtemps en prison, et ses auteurs aussi. A juste titre.
Contrairement à ce que suggèrent ses prosélytes, ce livre ne se contente pas de faire de l’analyse politique. Il incite bel et bien à la fraude, au sabotage et à la violence.
Seule la force du gauchisme culturel dans les institutions françaises, et l’appartenance visible des auteurs à “l’élite” intellectuelle bobo, les a, pour l’instant, protégés des poursuites.
Je considère, pour ma part, que, même s’ils ne sont pas les auteurs directs des attentats, ils portent une lourde responsabilité morale, politique et , sans aucun doute, juridique dans leur commission.
L’incitation à commettre un délit est un délit.
Lisez la fin de “L’insurrection qui vient”. C’est édifiant.
Robert Marchenoir dit
Serge:
J’ai déjà donné mon avis, dans ces pages, sur l’argument qui consiste à dire que le mode de sabotage choisi n’entraînait aucun danger envers les personnes.
La réponse est que personne n’en sait rien, et que tout incline à penser le contraire.
Y a-t-il une école reconnue d’ingénieurs spécialisés en terrorisme ferroviaire, quelque part, qui a mis au point une méthode garantie sans danger pour saboter les caténaires, après des études théoriques, puis de nombreux tests simulant les conditions réelles en laboratoire, puis des tests en vraie grandeur sur des TGV vides de tous passagers, le tout étant soumis à l’examen contradictoire de la communauté scientifique internationale?
Bien sûr que non. Or ce serait la seule façon d’être sûr de l’absence de danger, et encore. C’est bien ce qu’on fait avant d’autoriser un avion à voler, une voiture à rouler… ou un TGV à prendre des passagers.
Pourtant, ce sont les mêmes qui nous bassinent avec le principe de précaution, qui refusent la culture d’OGM alors que l’inocuité de ces derniers a, elle, été démontrée scientifiquement, qui s’opposent à toute innovation technologique à moins qu’il soit prouvé auparavant avec une certitude totale qu’elle ne créera, jamais, nulle part, aucun inconvénient pour personne, etc.
En revanche, bloquer un train de plusieurs centaines de tonnes lancé à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure en plaçant des obstacles sur des lignes électriques de plusieurs milliers de volts passant à quelques dizaines de centimètres au-dessus de plusieurs centaines de passagers, ça, ils ont le culot de nous affirmer que c’est absolument sans danger.
Par ailleurs, je signale que dans la liste des sabotages, il n’y a pas seulement eu des trains bloqués avec des fers à béton dans les caténaires: il y en a aussi eu avec des plaques de béton posées sur les voies. Ne parlons pas des objets lourds jetés du haut des ponts, ou des coups de feu contre les convois. Ca aussi, c’est absolument inoffensif, je suppose?
Les insurrectionnistes qui viennent ont réussi à modifier les lois de la physique, peut-être? En tous cas, ils connaissent bien les lois de la connerie.
Encore une fois, on se fout vraiment de notre gueule.
serge a. dit
@Pascal
Wikipédia indique une des sources de l’info sur le réveil toutes les deux heures :
“Le Canard enchaîné a fustigé les conditions de détention d’Yildune Levy à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis : la nuit, toutes les deux heures, la lumière s’allume dans sa cellule pour officiellement « la protéger d’elle-même » mais il s’agit selon l’hebdomadaire, qui cite les juges, d’« attendrir la viande » de cette « dangereuse terroriste ». L’hebdomadaire précise qu’il s’agit du mode de surveillance réservé aux « détenus particulièrement surveillés ».
Pascal dit
Georges Weaver a lancé un scoop: Coupat serait réveillé dans son cachot toutes les deux heures.
Cela n’a pas manqué: EspritLibre,qui porte mal son pseudo,répète en écho et parle d’”embastillage”.
Alors,juste une question: qui vous a dit que Coupat était soumis à la torture psychologique d’un réveil toutes les deux heures?
Vous avez des informations sur le sujet?
De son père? de ses avocats? Vous êtes allé le vérifier vous même?
serge a. dit
D’après ce que j’ai compris un fer à bêton placé sur le cable provoque l’arrachement du caténaire et endommage le cable. Aucun risque de provoquer des morts .¨
Pourquoi invoquer la loi antiterroriste dans ce cas ? Mauvaise évaluation de la menace? Volonté de tester la réaction de l’opinion publique? De banaliser un traitement d’exeption? Simple connerie? Honnêtement à partir des informations fournies je ne vois pas d’autres interprétations.
De votre coté vous voyez les prémisses d’un plan terroriste plus large. Mais où sont les faits? Le livre ? Mais Je ne crois pas qu’on puisse condamner pour des faits de terrorisme sur la base d’un livre. Menacer quelqu’un de mort est puni : mais ne fait pas de vous un assassin aux yeux des juges (enfin il me semble).
Ornoto.be dit
Il s’agit bien d’un acte terroriste, c’est à dire d’induire la Terreur, avec un T majuscule. A savoir l’idée qu’à tous moments chacun peut mourir violemment par la volonté de quelque chose, au hasard. Que pour ne pas mourir il vaut peut-être mieux être d’accord avec cette chose qui frappera encore selon le hasard, jusqu’à sa pleine satisfaction.
Nul ne pouvait à l’avance prévoir la conséquence de ce rond à béton placé sur le circuit du TGV lancé à 2 ou 300 kilomètres/heure, y compris la possibilité d’une catastrophe abominable. Les auteurs étaient potentiellement des criminels et ils le savaient.
Ajoutez à cela la valeur exemplaire du fait et vous obtenez un emprisonnement prolongé. Troublant en plus qu’il n’y ait eu , depuis l’arrestation, plus aucun fait.
Robert Marchenoir dit
Serge: je ne sais pas si ce texte est adapté au cas de Julien Coupat. Contrairement à ses défenseurs, je ne fais pas semblant d’être à la place des flics et des juges, ni d’avoir le dossier de l’enquête sur mon bureau.
En revanche, je suis sûr qu’il est adapté au cas de ceux qui ont saboté les TGV: arrêter un train lancé à pleine vitesse en sabotant les caténaires, c’est bien évidemment, “un acte terroriste susceptible d’entraîner la mort d’une ou de plusieurs personnes”.
serge a. dit
J’ai fait une petite recherche sur google pour en savoir plus sur cette loi antiterroriste appliquée, si je comprends bien, à Julien Coupat : dans les principales mesures je trouve :
“Peines de 30 ans (au lieu de 20) pour les dirigeants et de 20 ans (au lieu de 10) pour participation à des associations de malfaiteurs terroristes ayant pour objet des crimes d’atteinte aux personnes, à la destruction “par substances explosives ou incendiaires dans des circonstances de temps et de lieu susceptibles d’entraîner la mort” et à “tout acte terroriste susceptible d’entraîner la mort d’une ou de plusieurs personnes”.
Quelqu’un peut me dire si c’est bien ce texte qui s’applique ici.
Robert Marchenoir : pensez vous que ce texte soit adapté au cas de Julien Coupat?
ramon mercader dit
@ pirée (le meilleur ami du singe naufragé)
ça dépend de ce qu’on mange avec ,et la question est d’importance.
avec du saucisson sec ,mais bien sec ,hein ,voire même agrémenté de noisette ou de frometon (il y eu ,il y a quelque temps ,sur les marchés ,dans mon bled atlantique ,du saucisson au beaufort ,ce fromage de montagne ,bien ,je suppose qu’on peut faire mieux encore ) ,un juliénas n’est pas dégueulasse (ha ,l’allitération ! devenir poète !le seul ennui ,après ,on te confie le boulot de villepin ,et là……..c’est le boxon)
avec de la rosette de lyon ,ben ,un chateauneuf du pape ,ça fait bien descendre
avec du saucisson corse ,le mieux ça doit être les produits locaux (j’avoue ma grande ignorance dans ce domaine géo-oenologique particulier et insulaire)
éviter surtout les forgeries inauthentiques ,genre saucisson d’oie ou de canard (si ça existe) qui t’intiment l’ordre de boire du blanc avec,même sec (ha poèsie ,quand tu nous tient !) lesquels te laissent un sale gout dans le bec (même remarque)
doit on continuer?
on n’en est qu’à l’apéritif.
mais nous parlons vin/saucisson alors qu’un coeur pur se morfond dans sa geole ,c’est vraiment pas chic de notre part.
alors de deux choses l’une:
soit julien c est coupable ,et ,ma foi ,il reste au gnouf
soit la police ne peut le prouver ,la justice ne peut s’en convaincre et alors il sort
mais il semble (oui il semble ,nous ne sommes pas dans le secret de l’instruction )que des présomptions assez lourdes pèsent sur son dos,au moins autant que sur celles du berger corse (j’aimerais d’ailleurs qu’on fasse un papier là dessus ,et surtout sur le changement de définition,passer du statut de présumé assassin de prefet à celui de berger corse vaut élargissement),présomptions que ses soutiens s’acharnent médiatiquement à réduire à néant (et c’est normal )
EspritLibre dit
Restez sur les faits :
- réveiller quelqu’un toutes les deux heures est une torture par la privation de sommeil. Essayez une journée, vous trouverez ça dur, essayez deux jours, trois jours, vous trouverez vite cela insoutenable,
quand ce n’est pas pour l’amour de donner un biberon à un nourrisson !
- le traitement de cette affaire par le gouvernement est absolument minable. Le gouvernement interfère avec la justice, pour prolonger l’embastillage de cet anarchiste.
- le dossier s’est vidé comme une baudruche, c’est la déconfiture complète pour le gouvernement, qui par ailleurs, laisse sortir de tôle des meurtiers et des violeurs récidivistes.
- le gouvernement (MAM) n’a pas de courage politique, i là-dessus ni sur autre chose. Quand on a du courage, on admet ses erreurs et on corrige.
A la place, ils vont s’enferrer dans une posture complètement fermée et minable.
BizzZZZ
Tarnac dit
Pascal, il y a Mézidon, dans le Calvados je crois, et Viols-le-fort dans l’Hérault.
Pour le reste, vaut-il la peine de s’abaisser au niveau d’un interlocuteur qui parle comme un charretier ?
(Heu, j’ai cherche et trouvé. Mmm, c’est envoyé, mais dans une langue plutôt soutenue. Conjonction paradoxale qui, je le reconnais, peut irriter les fessiers susceptibles :-)