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Céline contre les robots

Voyage au bout de la bêtise

Publié le 22 janvier 2011 à 16:30 dans Culture

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Frédéric Mitterrand n’est pas Gaston Gallimard, c’est dire si on a de la chance. S’il avait été Gallimard, il est probable que Céline n’aurait jamais pu être édité après guerre. Il s’était réfugié au Danemark, appliquant le principe de précaution avant l’heure, car il avait pressenti la promptitude des Cours de justice à fusiller les écrivains et les journalistes collabos. Cela coutait moins cher économiquement que de fusiller des patrons qui avaient travaillé avec les nazis mais c’était très rentable symboliquement pour que la nation se refasse une virginité intellectuelle et morale.

« Après mûre réflexion, et non sous le coup de l’émotion, j’ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales », a donc annoncé Frédéric Mitterrand. On croit rêver, vraiment. Celui dont l’oncle avait une bibliothèque excellente où l’on pouvait lire Chardonne et Morand, deux des plus grands stylistes du siècle dernier qui s’ils n’ont pas le génie de Céline ont comme lui collaboré avec l’occupant, se permet aujourd’hui de gifler un cadavre.
C’est amusant de la part de Frédéric Mitterrand, en plus, de bien préciser que ce n’est pas « sous le coup de l’émotion ». On mesure à quel point ce ne devrait pas être l’affaire d’un ministre que parler de littérature y compris d’un ministre de la Culture qu’on dit cultivé. « L’émotion », justement, c’est le cœur, le réacteur nucléaire du génie ou de l’inspiration célinienne.
On l’écoute, Céline ? « “Au commencement était le Verbe.” Non ! Au commencement était l’émotion. Le Verbe est venu ensuite pour remplacer l’émotion, comme le trot remplace le galop, alors que la loi naturelle du cheval est le galop ; on lui fait avoir le trot. On a sorti l’homme de la poésie émotive pour le faire entrer dans la dialectique, c’est-à-dire le bafouillage, n’est-ce pas ? »

Et c’est sûr que ça bafouille pas mal, en ce moment. Ca bafouille sur l’économie, la crise, la Tunisie, la sécurité, l’immigration. Ca bafouille et ça cafouille. Alors se refaire une virginité, encore et toujours, et s’appuyer sur l’indignation de Serge Klarsfeld, l’inattaquable Serge Klarsfeld car chasseur de nazis. Autant on a pu l’admirer à l’époque où sa femme Beate giflait publiquement en 68 le chancelier Kiesinger, ancien membre du Parti nazi, où lui-même se faisait arrêter en Syrie alors qu’il traquait Alois Brunner, autant quand il confond Céline avec Barbie et veut normaliser l’histoire littéraire, on se demande si la principale menace pour la communauté juive est un écrivain mort il y a cinquante ans. J’avais cru comprendre qu’il y avait plus urgent, moi, ces derniers temps. Il écrit pour le Hamas, Céline ? Il a donné son avis récent sur le droit à exister de l’Etat d’Israël ? On l’aurait vu déjeuner avec Tariq Ramadan ?
En plus, je trouve extrêmement insultant que le « cas » Céline soit réglé par des gens qui ne l’ont manifestement pas lu. Quand Delanoë déclare par exemple « Céline est un excellent écrivain mais un parfait salaud », Delanoë dit au moins trois bêtises, ce qui est un exploit quand on fait une phrase de moins de dix mots.

Première bêtise : « Excellent écrivain ». Mais, non, Céline n’est pas un excellent écrivain. Quelqu’un qui a lu à quinze ans Voyage au bout de la nuit et suivi les pérégrinations de Bardamu dans la guerre de 14, l’Afrique noire colonisée, l’Amérique taylorisée et pour finir la banlieue parisienne noyée dans la misère des années trente, il lui vient à peu près tous les adjectifs possibles à l’esprit, génial, bouleversant, déchirant, obscène, illisible, scandaleux mais pas « excellent ». Aucun critique, d’ailleurs, au moment de la publication ni après n’a eu l’idée de dire que Céline était excellent.

Deuxième bêtise « Céline est un parfait salaud ». Delanoë fait sans doute allusion aux Pamphlets antisémites. S’il les a lus, il est hors la loi. On rappellera en effet que Bagatelles pour un massacre, L’Ecole des cadavres et Les beaux draps ne sont pas publiés parce que la veuve de Céline ne le veut pas. Donc, soit Monsieur Delanoë a payé très cher ses exemplaires chez un bouquiniste, soit il les a téléchargés sur un site négationniste. Le problème, quand on interdit, et étant donné le climat, il y a de fortes chances qu’on continue à interdire même après la mort de Lucette Almanzor, c’est qu’on rend attirant, et de façon bien malsaine, ce qu’on voudrait cacher.

J’ai lu, comme à peu près tous les amateurs de Céline, ces pamphlets. Ils sont évidemment monstrueux. Le monstrueux est un défaut en morale, pas en littérature. À ce compte-là, pourquoi ne pas en finir aussi avec Sade ? Sade état-il un parfait salaud ? Sade et Céline ont-ils fusillé en masse, fait partir des trains pour des destinations dont on ne revient pas ? Allons plus loin : leurs écrits sont-ils directement responsables en quoi que ce soit de la Shoah, même de loin ?
Parce que c’est ça, quand même, qui est sous-entendu par Klarsfeld, Mitterrand, Delanoë. La disqualification définitive, du genre les dignitaires nazis à Wannsee se passant le pamphlet d’un écrivain français avec plein de points d’exclamation et y pêchant l’idée de la solution finale…

On respire un coup et on continue l’exégèse des propos delanoesques : « Un excellent écrivain MAIS un parfait salaud. » Conjonction de coordination exprimant l’opposition et indiquant au passage que Delanoë sait des écrivains à peu près autant de choses que des ouvriers : sa phrase sous-entend en effet qu‘un excellent écrivain est un type bien ou devrait être un type bien. Ça se saurait. Pour ne prendre que Céline, par exemple, il était érotomane, lâche, geignard, voyeur, avare, jaloux, mauvais ami, et bien sûr, antisémite comme le montre sa correspondance complète éditée récemment en Pléiade.

Oui, les œuvres complètes de Céline sont en Pléiade et Henri Godard chargé de leur édition doit se demander dans quel monde il s’est réveillé depuis quelques jours. On pourrait s’amuser à ce petit jeu avec à peu près l’ensemble du Lagarde et Michard qui eux, ne résumaient pas un écrivain à ses petites manies et ses grandes perversions et qu’au bout du compte, ce qui reste, c’est le texte. C’est-à-dire la seule chose que l’on ait à juger et, apparemment, la seule chose qui ne soit pas, du tout mais alors pas du tout, des compétences de Klarsfeld, Mitterrand et Delanoë.

On ne dit pas, monsieur Delanoë « Excellent écrivain mais parfait salaud », à la limite on dit « Excellent écrivain ET parfait salaud » parce qu’il n’y a pas de lien de cause à effet entre la correction politique et le talent littéraire. Sinon ma bibliothèque serait aux trois quarts vide et il est hors de question que je me passe de Bloy, de Barbey, de Villiers de l’Isle Adam, de Toulet, de Drieu, de Brasillach, de Cocteau, de Jouhandeau, de Perret et de Céline comme de l’autre côté, je n’ai pas envie non plus de me passer de Hourra L’Oural d’Aragon et de son ode surréaliste au Guépéou : « Vive le Guépéou contre le pape et les poux ! »

Il y a longtemps, en plus que les grands céliniens ont réglé ce problème des Pamphlets quand ils veulent montrer la portée de cette œuvre majeure qui reçoit aujourd’hui les postillons d’indignés qui n’ont décidément que ça à faire. Ils prennent tout, dans sa globalité, ils n’éludent pas. Les Pamphlets sont la part maudite d’une œuvre, le bloc d’abîme qu’il ne faut pas refuser de contempler. Et Philippe Muray fut un des premiers à envisager Céline de cette manière, comme une totalité scandaleuse. Exclure ministériellement Céline de ces commémorations non seulement est une belle lâcheté politique mais aussi un contresens littéraire. C’est presque pire.

Et comme Céline l’antisémite l’écrit dans une lettre à son ami juif Elie Faure, le grand historien de l’art : « Je ne vois dans le réel qu’une effroyable, cosmique, fastidieuse méchanceté – une pullulation de dingues rabâcheurs de haine, de menaces, de slogans énormément ennuyeux. C’est ça une décadence ? »
Oui, la Ferdine, c’est ça, une décadence…

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  • 28 January 2011 à 14h31

    wx dit

    il n’y a que Céline contre les robots?? D’autre part F.Mitterrand aime surtout les bordels, le moralisme et Sarko comme chacun sait.

  • 27 January 2011 à 9h32

    Pekpat dit

    La vraie question: pourquoi commémorer les écrivains via un ministère. C’est saugrenue, Céline n’en a pas besoin, il est beaucoup lu , génial et salaud…le génie restera et le salaud sera oublié comme le nazisme de Heidegger a été oublié des “déconstructeurs” de gauche…à tord peut-être pour ce dernier.

  • 26 January 2011 à 19h51

    pirate dit

    “Je le répète, je suis sidéré qu’AUCUN éditeur n’édite plus Maurras (le plus important intellectuel français de la première moitié du XXème siècle, et admirable prosateur), Rebatet, Brasillach, les pamphlets de Céline,”

    Ah votre boutique préféré plein de skinhead est en rupture de stock… quel dommaaaage…

  • 26 January 2011 à 19h10

    Note-Dame de Sion dit

    Et souffrez Idith, qu’ici, autrefois Salon, la maitresse des lieux a décrété que la Shoa était à mettre derrière une fois pour toutes.

  • 26 January 2011 à 18h35

    Note-Dame de Sion dit

    @Idith

    Vous avez ici, comme l’indique le titre de ce tortueux assemblage de phrases, des robots qui s’évertuent à analyser l’écrivain, l’artiste, le pamphlétaire, la relation entre les compositions, le ministre, le lecteur, la France… tout sauf le ressenti d’un français privé de ses parents au son des mots librement exprimés de Céline, qu’on voudrait honorer.
    Ce français n’a pas le droit d’exprimer son indignation. Que vaut-elle face à ce génie littéraire, fascinant jusque dans l’abjection? Ce français n’a qu’à porter sa douleur d’être trahi une fois de plus en privé.
    Les robots hachent, mixent, pétrissent: ils ne sont pas programmés pour autre chose, et incapables de se rendre compte que leurs exploits peuvent blesser.

  • 26 January 2011 à 15h12

    jdum dit

    Est-il possible, cher JL, qu’un adepte du bolchevisme, cette sombre calamité de l’univers,soit si cultivé, ouvert et tolérant ?
    En tout cas, félicitations et aussi bon courage pour votre prochaine autocritique dans votre cellule.
    Mais si tous vos camarades évoluent d’aussi belle façon, je vais être très tenté de prendre ma carte et pour la prochaine kermesse de la Courneuve. Une anecdote qui m’encourage à le faire : quêtant pour une organisation caritative catholique bien traditionnelle, j’ai eu la grande surprise de recevoir un billet de 50€ de ma voisine, vendeuse de l’HUMA Dimanche.
    C’est tout de même plus sympathique que la lutte des classes, non ?.
    Bien à vous

  • 26 January 2011 à 15h10

    Gaétan Brunoy dit

    Par ailleurs, j’ai lu les Bagatelles pour un massacre, d’abord parce que c’était interdit et aussi par curiosité, le genre pamphlétaire étant injustement méprisé de nos jours (alors que c’est en général très réjouissant).

    J’ai plutôt le souvenir de quelque chose de rabelaisien, plutôt qu’abject. Excessif, monomaniaque, drôle dans la méchanceté. J’ai décroché dans le dernier quart parce que ça devenait un peu répétitif.

    Mais à tous, je ne peux que recommander de se faire sa propre opinion. Pour moi, ce qui est réellement écoeurant à vomir quand on se ballade à la FNAC, c’est d’y voir des têtes de gondoles pour Beigbeder quand on n’y trouve pas tous les titres de Léon Bloy.

  • 26 January 2011 à 15h00

    Gaétan Brunoy dit

    @Leroy
    Vous pensez que l’interdiction de publication sera levée avec la mort de la veuve de Céline.

    Mais enfin, elle est morte depuis longtemps, Lucette, non ? Je le relève parce que vous avez l’air de suggérer le contraire dans l’article.

    Quoi qu’il en soit, la censure économique des éditeurs parisiens est encore plus effarante que la censure administrative, parce qu’autant cette dernière est franche, publique, et soumise à l’Etat de droit, autant la censure économique nécessite la collusion d’un groupe, capable de réprimer ses brebis galeuses comme une mafia.

    Je le répète, je suis sidéré qu’AUCUN éditeur n’édite plus Maurras (le plus important intellectuel français de la première moitié du XXème siècle, et admirable prosateur), Rebatet, Brasillach, les pamphlets de Céline, etc.

    Le mot d’ordre est respecté parce que les comités de chasse aux sorcières veillent. Nous sommes pires que sous Mac Carthy, et en effet on ne voit pas les choses s’arranger au XXIème siècle, ni chez nous ni chez les anglo-saxons.

    Je pense que le droit de l’édition devrait être modifié afin de respecter un droit d’accès aux oeuvres, une obligation de céder les licences dès lors qu’elles ne sont pas exploitées, comme pour les brevets. Pas édité ? Alors téléchargeable sur internet, point.

  • 26 January 2011 à 13h33

    Idith dit

    PS: si je n’ai pas vu la parodie c’est que (outre l’émotion et la méconnaissance du code des Smileys) je lis depuis le début de cette malheureuse histoire, ici et là sur le Net des choses bien pires et dont je crains fort qu’elle ne puissent être prises au second degré.

  • 26 January 2011 à 13h23

    Meunniez-Tudor dit

    @ Idith
    Pour Bobby, voyez-vous, j’ai comme un doute …
    (mais je n’ai pas lu son message)

    Mais peut-être un miracle a eu lieu ?
    ;-)

  • 26 January 2011 à 13h13

    Idith dit

    Meunniez-Tudor
    Le second degré n’est pas sans risque. Ceci dit je vous remercie de votre réponse. Mais j’ai aussi reçu une réponse très blessante d’un certain Bobby Ewing. Etait-ce aussi du second degré?

  • 26 January 2011 à 13h07

    Meunniez-Tudor dit

    En plus, je l’avais bien mis, ce foutu smiley
    Allez, j’en rajoute, au cas où :

    ;-)))

  • 26 January 2011 à 13h01

    Meunniez-Tudor dit

    @ Idith
    Vous n’avez pas lu mes nombreux messages précédents concernant „l’affaire Céline », dispersés sur trois fils du Causeur (dont celui-ci) . Vous n’y étiez bien entendu pas obligée, mais si vous l’aviez fait, vous sauriez que c’était du 2e , voire du 45e dégré. Une parodie, pour être encore plus clair.
    En réalité, ma position est identique à la vôtre.
    Je n’avais pas l’intention de vous blesser.


    C’est bête, chaque fois que je ne mets pas un smiley, on prend tout au sérieux. Et pourtant, même avec un sourire au lèvres, on peut dire pas mal de saloperies.

    ;-)

    BàV

  • 26 January 2011 à 12h49

    Idith dit

    Meunniez-Tudor me répond que ceux qui se reconnaissent dans la protestation de Serge Klarsfeld sont “ceux qui sont en même temps lobbyistes juifs et bobos bien pensants liberticides. Elémentaire ma chère Ouatsone.”
    Même si le temps pris à répondre est sans doute du temps perdu, sans compter qu’il y a quelque chose de blessant,dans le commentaire cité ici, ,je réponds quand même:
    1) Ceux qui se reconnaissent dans la “communauté organisée” ne se font en général pas d’illusion sur la puissance du “lobby juif” qui relève du fantasme.
    2) “Liberticides”: personne ne demande d’interdire la publication et l’étude des oeuvres de Celine
    3) “Bobos bien pensant”? Les descendants des prolétaires du Yiddishland, qui ont constitué le gros des victimes du nazisme en France auraient-ils tous connu une belle ascension sociale?Il faut croire que je ne connais que des exceptions!

  • 26 January 2011 à 8h49

    Zantrop dit

    Là où il est, Céline se fout bien des Delanoë, Klarsfeld et Mitterrand.
    Des nains essayant de cracher à la face d’un géant.

  • 26 January 2011 à 8h27

    Ribouldingue dit

    Vous écrivez :
    “Pour en revenir à ce retrait de Céline, on a retiré l’homme et pas l’oeuvre, certes mais comme je l’ai déjà dit, ça revient quand même à retirer l’oeuvre”

    Formile alambiquée !

    La main qui a écrit “ces oeuvres”, le cerveau qui les a conçues ont également servi à écrire des lettres de délation aux allemands.
    ” contre les facéties d’une Révolution Nationale qui maintient une Juive dans un dispensaire de banlieue à la place d’un médecin aryen”
    (Dr Howyan qui remplaçait Céline jusqu’en 1938 qu dispensaire de Clichy).
    contre le danseur Serge Lifar .
    “On remarque en tout cas que ces quelques dénonciations publiques visent des médecins, un danseur, et des “ennemis personnels , c’est à dire des hommes qui l’ont attaqué ou critiqué par voie de presse (Sampaix, Desnos). Mélange de l’intérêt personnel à l’engagement raciste”
    [renseignements tirés de "L"antisémitisme de plume 1940-1944 P-A Taguieff, G Kauffmann, M. Lenoire - Editions Berg international].
    Et pour enfin , pour conclure, c’est la même main et le même cerveau qui ont écrit cette en date du 30 décembre 1960 voulant des renseignements sur ” un Institut de recherches historiques “officiel” de Bonn dont le siége serait à Munich , et tout à fait sérieux , qui après longues recherches aurait découvert et publié qu’il n ‘y aurait jamais eu de fours crématoiresà buchenwald, Dachau etc…..Si vous obtenez des documents voilà qui m’intéresserait fort, vous aussi sans doute”
    ‘(tiré de l’ouvrage cité).

  • 26 January 2011 à 0h14

    pirate dit

    ” Il y a le style littéraire qui change, mais sa qualité n’est qu’une question de goût”

    Euh pardon votre honneur mais si je vous suis bien vous comparez Mein Kampf, texte politique délirant et programme idoine à la littérature d’un Céline. En réduisant l’ensemble à une affaire de style. En somme vous comparez un Panzer avec une blanquette de veau et vous nous expliquez que si l’un est plus digeste que l’autre c’est juste une question de goût…
    Ah oui je vois sur quel base… les pamphlets donc… cependant le soucis c’est que Céline n’a pas écrit écrit trois pamphlets qui ne sont d’ailleurs pas des programmes politiques, mais 3 pamphlets et un oeuvre littéraire. Vous allez me parler des aquarelles du raté des beaux arts maintenant ?

  • 26 January 2011 à 0h09

    Meunniez-Tudor dit

    @ Idith
    « quelle part de cette « communauté » se reconnait ou non dans La protestation de Serge Klarsfeld? Certes plus de quelque uns…»

    Ceux qui sont en même temps lobbystes juifs et bobos bienpensants liberticides. Élémentaire, ma chère Ouatsonne ;-)

  • 26 January 2011 à 0h05

    pirate dit

    “Avant que les auteurs ne meurent, il y a l’Académie française et l’Académie Goncourt. Pour les écrivains dans la force de l’âge, il y a les prix. Je déteste qu’on récupère les morts, car ils ne peuvent plus se défendre.”

    Remarquez Porc que les prix les récupèrent de leur vivant et considérant la mafia littéraire que représente les Galligrasset et autre institution de l’édition, il faut un courage presque suicidaire (et des lecteurs acquis en nombre) pour se défendre.

  • 25 January 2011 à 23h59

    Idith dit

    Monsieur Leroy parle de “la protestation de quelques uns qui ont pris l’habitude de parler au nom de toute une communauté”. Est-il en mesure de présenter des statistiques pour dire quelle part de cette “communauté” se reconnait ou non dans La protestation de Serge Klarsfeld? Certes plus de quelque uns….