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Causeur Magazine : Crimes contre les humanités

Le numéro 44 vient de paraître

Publié le 10 février 2012 à 12:16 dans Médias

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Sommes-nous menacés – pour reprendre la redoutable formule de Basile de Koch – par l’inculture générale ? Hélas, il semblerait que oui. Dans la foulée de la suppression de l’épreuve de culture générale à Sciences Po, le constat dressé dans le dossier de ce numéro 44 contredit sensiblement les autocongratulations officielles de rigueur sur « les pratiques culturelles » des Français. D’où la mise en garde sévère lancée par Pierre Nora, dans le long entretien qu’il a accordé à la rédaction : « Dans un pays qui s’est tant défini par sa littérature, la destruction de la langue et ce qu’il n’est pas exagéré d‘appeler une « haine de la littérature » est une forme de suicide. » Oui, comme le rappelle Jérôme Leroy, il est loin le temps où Georges Pompidou commentait l’actualité du moment en citant de mémoire quelques vers d’Eluard.

Certes, on pourra approuver le sociologue François Dubet quand il explique que la culture générale est un bien trop précieux pour être réduit à son usage actuel de filtre scolaire, mais on pourra aussi penser avec Elisabeth Lévy qu’il n’y avait pas urgence à balancer le bébé avec l’eau du bain : « Il faut se demander ce qui a conduit la France à abandonner et même à mépriser ce qui a fait sa grandeur collective en offrant à chacun la possibilité de s’élever. Et sur ce point, droite et gauche sont pareillement responsables ». Autre invitée de marque, Natacha Polony nous raconte son expérience de l’enseignement de la culture générale à la “fac Pasqua”.

Actualité oblige, ce numéro consacrera également une large au place au débat suscité par le discours de Claude Guéant devant les étudiants de l’UNI, ou plutôt à l’absence de débat qu’il a provoqué, car comme le souligne Pierre-Henri Tavoillot, « certaines questions (toutes les civilisations se valent-elles ?), certains mots (identité nationale, immigration…), certains arguments sont totalement proscrits de l’espace public ». Sur ce sujet chaud bouillant, on pouvait compter sur Cyril Bennasar pour jeter de l’huile sur le feu. Rassurez-vous, il l’a fait !

Comme à l’habitude, ce numéro 44 scrutera le monde et ses craquements. Tout d’abord avec Alain Finkielkraut, qui revient sur l’urgence absolue de la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, et donc de vraies concessions réciproques. On visitera aussi Taiwan en pleine crise d’identité avant de prendre le thé avec Paulina Dalmayer dans le living room d’un prince du sang afghan. En bonus track, on vous emmènera carrément dans un avenir hypothétique, avec les conseils avisés de Luc Rosenzweig à François Hollande pour sa première visite officielle en Allemagne, et même dans l’au-delà, avec une interview exclusive de Frédéric Bastiat par Georges Kaplan.

De culture, on causera derechef, bien sûr, dans la rubrique Humeurs : Roland Jaccard nous y fait découvrir Otto Gross, psychanalyste amoral et Phillipe Barret nous expliquera pourquoi il faut débaptiser le Prix Goncourt. Lionel Naccache, lui, est revenu furibard de l’expo sur les mathématiques à la fondation Cartier, contrairement à François-Xavier Ajavon, enchanté d’avoir pu voguer en transatlantique au côté de René Goscinny. Cerise sur le gâteau, Renaud Camus a lu pour nous les derniers livres d’Ivan Rioufol et de Jean Sévillia.

Nos abonnés recevront leur numéro en début de semaine prochaine. Pour les autres, vous avez comme chaque mois le choix entre l’achat au numéro (papier ou numérique), la souscription à l’offre Découverte (le dernier n° + les deux prochains pour seulement 12,90 €) ou l’abonnement 1 an (papier ou numérique). Et comme il fait trop froid pour gambader dehors, et qu’il y a mieux à faire sur son canapé que de relire les œuvres complètes de Daniel Pennac, Causeur vous offre ce mois-ci encore son numéro « Leçon de vivre-ensemble d’Alain Finkielkraut » en cadeau pour tout nouvel abonnement classique (papier + web). L’hiver a du bon, non ?

Acheter ce numéro  /  Souscrire à l’offre Découverte (ce n° + les 2 suivants)  /  S’abonner à Causeur

 

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  • 12 February 2012 à 16h18

    mozar dit

    J’attends votre journal avec impatience et je sens que je vais être comblée. La culture n’existe plus, la personne est estimée en fonction de son patrimoine financier et non de son patrimoine culturel. Je pense que Monsieur Hollande aura du mal à affronter la finance!!! Les financiers vont lui faire savoir de quel bois, ils se chauffent………..Malgré tout, j”ai beaucoup d’espoir et confiance dans les alsaciens dont je fais partie. En effet, en 1978, lors d’un mariage, à Paris, un monsieur a appris que j’étais alsacienne et m’a dit que je faisais partie “des gens les + idiots de la terre” parce que s’il n’y avait pas les alsaciens, la France serait depuis longtemps socialiste. Depuis lors, je constate que lorsquela gauche passe, c’est que les alsaciens ont voté, à gauche. C’est la raison pour laquelle j’appelle mes concitoyens à avoir un comportement responsable. C’est nous qui allons faire pencher la balance, Malheureusement, les gens sont de moins en moins dans la conscience, c’est-à-dire à l’Ecoute, C’est là le grand malheur de l’Humanité, la Bible nous le rappelle “ECOUTE ISRAEL”
    J’écoute avec très grand plaisir Elisabeth Lévy dans “on refait le Monde”. Elle est de très loin la plus brillante de cette équipe. Il m’arrive de fermer le poste lorsque l’équipe n’est pas valable à mes yeux. Je la vois rarement à la télévision. J’apprécie aussi particulièrement Eric Zemmour que j’écoute sur RTL le matin.E. Lévy l’avait remplacé pendant les congés de Noël, c’était très bien. En France, les médias et leur Direction n’aiment pas l’excellence, d’où tous nos problèmes. Pour réussir en France, il ne faut pas être compétent, il suffit d’avoir le bon réseau et de faire partie de la diversité.
    Je souhaite à toute votre équipe une grande réussite.
    Vous pouvez compter sur moi.
    Cordialement,
    MOZART-TAMARIS

  • 11 February 2012 à 20h00

    Marie dit

    et je rajoute il serait sympa d’envoyer le Causeur du mois à ce triste sire!

  • 11 February 2012 à 19h59

    Marie dit

    • 12 February 2012 à 22h01

      laborie dit

      Niquemamére est le plus cons des plus cons parmi les cons et une ordure. A la belle et bonne époque Guéant l’aurait défié en duel et pas au premier sang.
      Defferre et Ribière avaient encore osé.
      Avant cela, d’autres duellistes étaient rentrés dans les annales : Victor Hugo, Jules Ferry, Georges Clemenceau, Maurice Barrès ou Jules Vallès…
      On n’a plus que de bretteurs de bazar, des chiffes molle, ça me dégoute.

      • 13 February 2012 à 17h37

        isa dit

        Moi, c’est quand vous voulez, le duel, petits bras.

      • 13 February 2012 à 17h43

        lisa dit

        On peut regarder ?

  • 11 February 2012 à 17h39

    borgoloff dit

    Et Alphonse Boudard.

  • 11 February 2012 à 13h59

    Saul dit

    Laborie,
    je ne connais ni le Roland furieux de l’Arioste ni les autres réferences auxquelles vous faites allusion, mais votre description de ce second volet est superbe, joliment dit et concis.
    ça donne envie en tout cas. merci

  • 11 February 2012 à 10h11

    laborie dit

    Pour Isa avec toutes mes condoléances, son absence et son humour vont nous manquer…
    ” Car, ce qui me séduit dans le droite, ce sont ses écrivains. Montherlant, Morand et Giono, Jacques Perret et Marcel Aymé. Je suis toujours attiré par la déconnante, et la droite déconne. Les hurluberlus, les mabouls, on ne le trouve qu’à droite. La droite est braque, il ne faut jamais l’oublier. A gauche, c’est du sérieux. Ils pensent ce qu’ils disent et, c’est le moins qu’on puisse dire, ils ne sont pas très indulgents avec les idées des autres. Je n’ai jamais entendu Marcel Aymé porter des jugements sur le reste de l’humanité, ni demander des sanctions ou des châtiments.

    Michel Audiard.

    • 11 February 2012 à 15h46

      isa dit

      Ceux que vous citez ne me déplaisent pas.

      Ne vous en faites pas, je crois que, de la meme façon, votre érudition pavane ne me manquera nullement.

    • 11 February 2012 à 17h39

      Jérôme Leroy dit

      @ laborie

      La droite royaliste, la droite anar de droite, la droite buissonnière de ce cher Vandromme mais certainement pas la droite Guéant, la droite Woerth et la droite Sarkozy. Elle ne déconne pas elle. On devrait trouver un autre mot que droite d’ailleurs, ou pour désigner cette cohorte foutraque et stylée qui est le sel de notre littérature, ou pour désigner l’encore actuelle majorité. Mais qu’un même vocable recouvre les deux, c’est de l’abus de confiance sémantique.

      • 11 February 2012 à 19h12

        laborie dit

        Je répète depuis des lustres que maelström au pouvoir ressemble comme deux gouttes d’eau à la gauche caviar. Je suis incapable de les distinguer .

  • 11 February 2012 à 9h22

    Sophie dit

    Laborie,

    Peut-on adjoindre Anouilh et Lichtenberger à cette joyeuse bande?

    • 11 February 2012 à 9h54

      laborie dit

      Certes, mais je ne suis pas le chef du pavillon de Breteuil, mètre étalon en main..

  • 11 February 2012 à 9h01

    dranreb dit

    “En bonus track, on vous emmènera carrément dans un avenir hypothétique…”
    Eu égard au sujet traité, le “bonus track” s’imposait-il vraiment?

  • 11 February 2012 à 6h52

    isa dit

    D’ailleurs Gil, je ne désire pas reçevoir ce numéro, tous m’y déplaisent, Calus j’en parle même o pas!

    il fiche quoi là-dedans Fielkenkraut , j’espère qu’il lit quelquefois les réactions qui suivent les articles qui sentent très très mauvais.

    • 11 February 2012 à 9h56

      laborie dit

      Pourtant avec ce froid la marée devrait se conserver…

      • 11 February 2012 à 15h47

        isa dit

        Pliée, je suis, Laborieux.

  • 11 February 2012 à 6h49

    isa dit

    Je ne vais pas être trop mécontente de terminer mon abonnement à Causeur, laissant les soit-disant communistes se faire plaisir avec les véritables zélites d’extrême-droite.
    Comme ça tout le monde pourra se faire tranquillou à se conseiller du Brasillach et du maurras.
    que je suis content e d’être bête aux yeux de cette élite causeurienne qui ne se prend pas pour de la m.., mais qui la sent bien fort.

    Bebebeurk….

    Le dandyfachococo, elle est bien bonne celle-là!

    Vais retourner écouter la bonne parole de ma collègue-copine poissonnière. Je me sens plus proche de ce petit monde là que de vos hautes instances intellectuelles.