L’homme ne peut plus être un loup pour l’animal | Causeur

L’homme ne peut plus être un loup pour l’animal

Un manifeste réaliste pour nos amies les bêtes

Auteur

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.

Publié le 07 mai 2017 / Politique

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Refuge animalier de Montgeron, mars 2017. SIPA. 00802385_000003

Si le goût assumé pour la salade au quinoa ne garantit pas (encore) l’accession à la présidence de la République, les candidats auraient néanmoins eu intérêt à tendre l’oreille vers les électeurs sans voix. Les défenseurs de la cause animale ne ménagent pas leurs efforts pour l’inscrire sur le calendrier politique à coup de pétitions et d’initiatives diverses. Ces temps-ci, nos amis les bêtes en ont inspiré une pléthore : en octobre 2013, nous avons vu paraître le « Manifeste des 24 intellectuels » pour changer le statut juridique des animaux. Une année plus tard, Franz-Olivier Giesbert mobilisait le gotha de l’intelligentsia avec son Manifeste pour les animaux.

En octobre dernier, une vingtaine de personnalités scientifiques a demandé, dans une tribune au Monde, la création d’un Secrétariat d’Etat à la condition animale, tandis que 26 ONG de protection animale appelaient à inscrire la condition animale au débat politique. Entre temps, le premier Parti animaliste de France était fondé, en mars 2016. Et voici que la philosophe politique, Corine Pelluchon, publie un Manifeste animaliste pour « politiser la cause animale », justifié par un constat amer : « Nous n’avons jamais autant débattu des conditions de vie et de mort des animaux, mais dans les faits rien ne change pour eux ».

Pour le code civil, l’animal est désormais un « être vivant doué de sensibilité »

Certes, les avancées sont maigres, si on se réfère à la modification du code civil, lequel qualifie désormais l’animal d’« être vivant doué de sensibilité » dont on reconnaît la valeur intrinsèque et non plus uniquement la valeur marchande. Reste à savoir en quoi un énième fascicule sur le sujet serait utile. La réponse est claire : pour une fois, la défense de la cause animale ne vise pas au demeurant à supprimer les humains, ni même à les stigmatiser comme une race de barbares ensanglantés. « La tyrannie du bien est souvent le masque de la présomption. Elle est assurément la tentation à laquelle cède tout individu enclin à mirer sa vertu ou sa pureté dans les vices ou l’impureté d’autrui. Parce qu’il a besoin d’écraser les autres, il trouve ainsi dans la cause animale un exutoire à ses passions tristes. », écrit la philosophe. Soyons d’accord. Ce qui est dit donne envie d’en entendre d’avantage.

En effet, le manifeste de Corine Pelluchon sonne un peu comme « Imagine » de John Lennon. Il y a notamment ce passage, beau à en pleurer, sur notre sentiment humain de pitié : « Celle-ci désigne la répugnance innée que l’on éprouve devant tout être sensible en proie à la souffrance ». Les djihadistes trouveraient à y redire. Mais les gens de bonne volonté que nous sommes peuvent accepter d’imaginer la vie antérieure d’une tranche de jambon pour vite constater les aberrations qui ont conduit à sa production. Les bêtes bourrées d’antibiotiques auxquelles les humains résistent de mieux en mieux, l’attrayante couleur rose obtenue par l’ajout du cancérigène nitrite de sodium, les ouvriers des abattoirs malmenés par des cadences infernales au travail et les éleveurs insolvables. Dante n’a décrit que neufs cercles de l’enfer, en voilà le dixième. Corine Pelluchon tend la main pour nous sortir de là, en proposant une évolution politique et sociétale à long terme, en accord avec les attentes de la majorité des Français. Car, reconnaît-elle, « la plupart des citoyens ne sont pas des ennemis des animaux, mais des individus capables de cloisonner leur vie morale et psychique ».

Des sujets politiques comme les autres

Mais comment agir concrètement quand ni la compassion, ni l’argumentation rationnelle, ne sont suffisantes pour corriger nos habitudes ? La philosophe veut politiser la question animale. A nous les humains de nous demander, non sans appréhension, ce que cela signifie. Pas de panique. Corine Pelluchon distingue avec nuance le statut de citoyen et celui de sujet politique. Si nos chiens ou nos chats ne sont pas nos concitoyens « parce qu’ils ne se pensent pas eux-mêmes comme faisant partie de notre communauté politique », ils sont bel et bien des sujets politiques, « puisqu’ils ont des intérêts à défendre, des préférences individuelles et qu’ils ont la faculté de les communiquer », sous réserve que leurs conditions de vie le leur permettent. Une telle position implique justement la transition vers une société capable de concilier nos droits et les intérêts des animaux. Ceci à raison d’une remise en question d’une conception élitiste, donc spéciste, de l’humain, qui fera grincer les dents de certains. N’en déplaise aux féministes, avec la cause animale c’est un peu comme avec l’émancipation des femmes, laquelle n’aurait pas été possible sans l’engagement de quelques hommes. A défaut d’humains qui bataillent pour la reconnaissance des droits des animaux, ceux-ci ne sauraient se défendre. Les spécistes, dont le point de vue attribue à l’espèce humaine un statut supérieur, y verront un argument en faveur de leur position et n’auront peut-être pas complètement tort.

A ce propos, il convient de saluer l’effort de l’auteur pour éclairer les termes du débat, à l’aide d’un mini-dictionnaire. De même que donner des exemples sur la manière dont la politisation de la cause animale pourrait opérer. L’abolition de l’esclavage en est un des plus éloquents car loin d’être consensuelle à l’époque. La vision de Lincoln a néanmoins atteint ses objectifs, en tablant sur la nécessité de refonder le monde social. A présent, le système établi sur l’exploitation insensée d’êtres vivants et sensibles, ne nous est bénéfique qu’en apparence. « A qui profitent les fermes-usines, quand on sait que les ouvriers agricoles doivent castrer à vif les porcelets, qu’ils mettent des boules Quiès pour ne pas entendre leur cris, se transforment en tueurs pour éliminer ceux qui ne sont pas « conformes » et que le lisier est à l’origine d’une pollution des nappes phréatiques et de la profusion d’algues dangereuses pour la santé ? », demande la philosophe.

Interdire l’abattage sans étourdissement préalable

Laissons les intégristes vegan se déchaîner dans leur coin. C’est parce que la proposition de Corine Pelluchon reste mesurée qu’elle a des chances d’être réalisée un jour. Le besoin de deux temporalités dans l’action le prouve bien. Premièrement, il s’agirait de promouvoir davantage le « welfarisme », c’est-à-dire le courant de l’éthique animale qui prône l’amélioration des conditions de vie des animaux. Le retour vers l’élevage extensif en est une des mesures pratiques, surtout qu’il s’accompagnerait de politiques adéquates à l’adresse des professionnels. Bien qu’il soit évident qu’en sortie de crise songer à des aides financières destinées à élargir un mode de production moins nuisible ou à faciliter la reconversion des éleveurs relève de l’utopie, les exigences de nous tous vont dans ce sens. 88% des Français estiment en effet que le bien-être des animaux d’élevage devrait être mieux protégé, selon une enquête Eurobaromètre de 2016. D’autres dispositions concrètes envisagées par la philosophe paraissent non moins populaires. Interdire la chasse à courre ? Nous sommes 79% à l’approuver. Mettre fin à l’abattage des animaux sans étourdissement préalable ? 72% des Français votent « pour », en dépit de la sensibilité du sujet par rapport aux questions religieuses qui y sont liées. Sinon, qu’on se dise enfin que ni nos traditions ni notre héritage culturel ne disparaîtront avec la fermeture des delphinariums et la suppression des corridas. Et si un tiers des Français avoue orienter son vote en fonction de la sensibilité des présidentiables à la question animale, il ne faut pas y voir un signe majeur de la sensiblerie nigaude de notre époque, mais plutôt une aspiration à nous réconcilier avec une partie de nous-mêmes, la plus humaine justement.

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    • 8 Mai 2017 à 18h58

      lémire dit

      On parle de deux temporalités dans l’action. Une fois le “welfarisme” mis en place, quoi ?

    • 8 Mai 2017 à 18h54

      lémire dit

      Les espèces animales carnivores (ou omnivores) sont nombreuses, l’homme en est une (et il est loin d’avoir le monopole du meurtre de congénères). Dans la nature, le sort des animaux est d’être dévoré vivant, ou de mourir de faim et de soif. On aimerait que nos enseignants rappellent ces réalités plutôt que de faire écho aux dessins animés, les jugements moraux sortiraient peut-être moins vite.

      Les amis des animaux s’exposent au même problème que les opposants aux armes aux USA : ceux-ci assurent qu’ils ne proposent que des limitations basiques (vérifications y compris dans les foires, armes automatiques…) mais considèrent la possession d’armes comme intrinsèquement perverse et les défenseurs du 2ème amendement comme des aspirants nazis. C’est une des raisons pour laquelle la NRA est un des lobbies les plus puissant des USA, une partie de l’opinion publique ne fait plus confiance aux autorités et au système judiciaire pour les défendre, car depuis les première concessions “libérales” des années 60, la pente a été glissante.

    • 8 Mai 2017 à 16h57

      dov kravi דוב קרבי dit

      Vu il y a quelques jours sur Arte un remarquable documentaire sur l’entraide et l’empathie des animaux. Capacités de coopération, sentiment d’injustice, colère légitime et dépressivité…
      Loin de l’anthropomorphisme béat et bêta.

      • 8 Mai 2017 à 19h56

        Lector dit

        merci Kravi, je ne l’avais pas vu passer.

    • 8 Mai 2017 à 16h31

      Robinson dit

      Les animaux ont-ils une âme ? les avis divergent, en tous cas ils ont une existence.
      Alors oui, il faut bannir la souffrance, et surtout le mépris de la souffrance, mais sans anthropomorphisme exagéré.
      Qui plaide pour les insectes (fourmi, guêpe, frelon, moustique, puce, pou, cafard, termite…) que l’on combat allègrement par la chimie, ou même pour les microbes qui en nombre incalculable sont victimes des antiseptiques et des antibiotiques ?

    • 8 Mai 2017 à 14h12

      Hannibal-lecteur dit

      Quel pataquès, cet article: qu’est-ce que la pollution des nappes phréatiques a à voir avec les animaux? C’est un problème d’humains, uniquement d’humains.
      Donc un pataquès de bons sentiments et, comme de juste impossible de tirer des leçons claires d’un problème aussi mal énoncé.
      Il paraîtrait judicieux que l’animal soit examiné plus finement en tant que tel, c’est-à-dire en tant que ancêtre d’humain et muni des mêmes potentialités, dont la limite n’est que matérielle, et la principale le non accès au langage, donc aux concepts. Rien que l’idée que l’animal est muni d’une âme, comme l’humain, quoiqu’infiniment réduite permettrait un autre regard sur lui.
      Faute de langage donc de concepts, l’âme animale n’est pas capable d’idées mais de sentiments, ça n’est pas rien, à voir le nombre d’humains qui en sont dépourvus, et pas seulement les terroristes islamiques! C’est donc bien une âme, comme la nôtre.

      • 8 Mai 2017 à 14h19

        Laurence dit

        Vous ne voyez pas le rapport entre le lisier et les nappes phréatique ?
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Lisier
        Vous pouvez y aller, j’ai vérifié, point de sensiblerie ni de bon sentiments.

        • 8 Mai 2017 à 14h26

          Hannibal-lecteur dit

          Laurence, lisez mieux : pas de rapport entre pollution et animal: c’est l’homme qui pollue, pas l’animal bien qu’avec ce qu’il recueille de l’animal.

        • 8 Mai 2017 à 14h41

          Laurence dit

          J’ai parfaitement lu.
          L’élevage extensif amène aux aberrations que l’article pointe et vous reconnaissez vous aussi. Alors pourquoi posez-vous la question du rapport ? Vous jouez sur les mots.

        • 8 Mai 2017 à 14h51

          Hannibal-lecteur dit

          C’est pas l’animal qui pollue, c’est l’homme, …c’est clair?

        • 8 Mai 2017 à 14h58

          Laurence dit

          ouais c’est exactement ce que l’article dit, ça n’a pas l’air clair pour vous.

        • 8 Mai 2017 à 15h18

          Hannibal-lecteur dit

          :-)))

    • 8 Mai 2017 à 14h07

      Robinson dit

      Dans les macro-espaces sauvages (océan, forêt, brousse, savane), il y a prédation animale permanente, le fort mange le faible et s’en nourrit ; est-ce bien ou mal ? Que l’homme arrête de croître et multiplier, peut-être alors pourra-t-il cesser d’être un loup pour l’homme… et pour les animaux.

    • 8 Mai 2017 à 12h47

      Schlemihl dit

      Je suis bien d’accord pour la suppression des fermes usines et l’ interdiction de cruautés .

      D’ailleurs je crois que tout le monde est d’accord devant certaines horreurs .

      Seulement les chasseurs ne se croient pas cruels , les pêcheurs non plus ( il est vrai que les poissons ne crient pas ) et les autres non plus

      Et j’ai remarqué que l’ amour passionné des animaux cachait souvent une haine pour les humains , qui sont pourtant des singes comme les autres . Les ennemis acharnés de la vivisection auraient toute ma sympathie … s’ ils ne proposaient pas d’ utiliser des cobayes humains qui ne leur plaisent pas . Je me demande si ce n’ est pas surtout cela qu’ils veulent . 

      • 8 Mai 2017 à 13h01

        Moira dit

        je n’ai pas entendu parler de demande cobayes humains pour remplacer les animaux.
        Il existe bien des procédés pour remplacer l’expérimentation mais cela coûte plus cher ..et les animaux ne portent pas plainte donc … on en profite honteusement.
        Cette théorie de “qui aime les animaux n’aime pas les Humains” est une assertion commode pour qui ne veut surtout pas se remettre en question .
        la démarche est la même puisque nous sommes tous dans le règne animal.
        perso j’aide autant les gens que les animaux.

        Quant à ” tout le monde est d’accord devant certaines horreurs ”
        mais non ! suffit de lire certains commentaires …

        • 8 Mai 2017 à 13h08

          Laurence dit

          Bien vu Moira.

        • 8 Mai 2017 à 13h24

          Schlemihl dit

          Je n’ ai pas dit ” qui aime les animaux n’ aime pas l’ homme ” . J’ai dit que certains sentiments en cachaient d’autres chez certaines gens . Sensiblerie et coeur de pierre vont très bien ensemble ;

          Vous n’ avez pas remarqué de demandes de cobayes humains ? il est vrai que cette demande est démodée . Elle a SOUVENT été proposée , et puis les nazis ont appliqués les théories des autres . Ils n’ avaient aucune originalité . simplement , ce que Fourrier Proudhon Blanqui Marx Engels Jack London et beaucoup d’autres ( dont Baudelaire ) proposaient , eux le faisaient . Entre autres des lois pour la protection de la grenouille verte en Allemagne et les cobayes humains .

          Ils en ont fait bien d’autres , mais pas de corridas . 

        • 8 Mai 2017 à 14h14

          Hannibal-lecteur dit

          Schlemilh +++++++!

        • 9 Mai 2017 à 18h42

          i-diogene dit

          Moira,

          -”… perso j’aide autant les gens que les animaux.”..

          Dilemme: si tu es en situation de sauver, soit un humain, soit un animal.. Que feras-tu..?

          .. Et si c’est un vieil humain et un jeune animal..?

      • 8 Mai 2017 à 14h15

        Robinson dit

        Avez-vous déjà vu un champ de maïs après la visite d’une harde de sangliers ? La chasse n’est pas cruelle, elle est nécessaire.

        • 8 Mai 2017 à 14h30

          Hannibal-lecteur dit

          …et elle n’est pas cruelle! Il n’y a pas meilleur connaisseur que le chasseur du confort du gibier, et meilleur auxiliaire pour le lui fournir! …ce qui n’empêche pas de le consommer de bon cœur , évidemment.

      • 8 Mai 2017 à 17h03

        cantor dit

        Schlemihl, sur ce coup vous n’êtes que l’ombre de vous-même ;o)

        • 8 Mai 2017 à 22h13

          Schlemihl dit

          Cantor ….. je préfère avoir gardé mon ombre , je m’ y attache 

          A propos j’ organise une  chasse à courre près de mon petit bien en Touraine ( Chenonceaux , un endroit ou je me plait ) , avec  meute , cors , et hallali aux flambeaux , la bête sera servie au coutelas . Le Prince Charles s’ ‘est  décommandé ( un gros rhume  ) mais les amis de Causeur sont invités  . Taïaut taïaut taïaut …… et bientôt une Pêche à courre avec hallalo . 

          En attendant une corrida de lapinos , l’ animal furieux jaillit hors du lapil et la danse mortelle du lapinador et  sa muleta orange ( couleur carotte ) contre le fauve aux longues oreilles .

    • 8 Mai 2017 à 10h31

      Aristote dit

      L’antispécisme, la dernière frontière du racisme, et dans Causeur encore !

      Non, les animaux ne peuvent avoir des droits, ou alors il faut leur imputer des devoirs.

      La cruauté n’est pas acceptable, quel que soit son objet, homme ou animal. Une société insensible à la douleur animale a peu de chances d’être sensible à la douleur humaine.

      Mais refuser la cruauté, d’abord parce qu’elle avilit l’homme, ne demande pas de créer des “droits” pour les animaux. 

      • 8 Mai 2017 à 14h24

        Hannibal-lecteur dit

        Remarque judicieuse et fondée.
        Notez Aristote que pour autant l’homme depuis son état le plus primitif, de sa propre autorité et sans prendre son (ejus) avis a considéré et utilisé l’animal comme fournisseur de devoir, locomotion pour le cheval, traction pour le bœuf etc.etc. …on peut considérer que sa protection et sa nourriture en étaient le salaire, et sa consommation la suite et fin logique…
        La cruauté en était souvent la compagne : c’est ça que ne supporte plus notre époque, à juste titre, mais c’est une affaire d’homme, strictement, et ne concerne en rien l’animal ( sauf qu’il en est le sujet. )

      • 8 Mai 2017 à 17h10

        cantor dit

        Pour combattre la cruauté envers les animaux, commencer par ne pas noyer le poisson, s’il vous plaît !

    • 7 Mai 2017 à 19h18

      Renaud42 dit

      Encore une cause qui va vite tourner à la farce vu la stupidité congénitale de l’homo ça pionce ça pionce par les temps qui courent.

    • 7 Mai 2017 à 19h01

      emem dit

      C’est quoi un animal ?
      Est-ce que l’homme est un animal ?
      Est-ce que l’huître est un animal?

      • 8 Mai 2017 à 12h39

        Schlemihl dit

        L’ huitre et l’ homme sont des animaux , l’ un est un mollusque , l’ autre est un chordé .

        • 8 Mai 2017 à 13h04

          Moira dit

          Oui Schlemihi
          nous sommes des animaux .. ( vertébrés mammifères ayant un langage articulé mais des animaux )
          règne minéral , végétal et animal ..il n’y en a pas encore d’autre après

    • 7 Mai 2017 à 19h00

      Vive la France libre! dit

      J’aimerais que les progressistes arrêtent de nous casser les bonbons pendant quelques années. Toujours entrain de militer, cette pression constante rend notre société invivable. Soyons un peu plus insouciants.

      • 7 Mai 2017 à 19h42

        Christine dit

        Les “progressisites” n’ont rien à voir en tant que tels avec la cause animale ! Et il est trop tard pour l’insouciance. 

    • 7 Mai 2017 à 18h57

      i-diogene dit

      Rhôô,

      Sensiblerie qui frise le dogmatisme sectaire..!

      Avant de se scandaliser pour les a

      • 7 Mai 2017 à 19h05

        i-diogene dit

        *
        .. Avant de se scandaliser pour les animaux d’ abattages, destinés à notre consommation, il serait plus judicieux de se scandaliser de la condition humaine mondiale..

        .. Et tout particulièrement en Syrie, Erythrée, ou Myanmar, où la condition humaine n’ est guère plus reluisante que dans nos abattoirs modernes..

        Le véganisme, nc’ est bien joli, mais ça ne suffit pas:

        https://youtu.be/4lnSlOpWyNk

      • 7 Mai 2017 à 19h21

        Lector dit

        Avant de se scandaliser pour les absences répétées du wifi de l’hôtellerie cambodgienne on ferait bien de se préoccuper de l’animal politique en voie d’extinction :D

        • 8 Mai 2017 à 15h54

          i-diogene dit

          ARf..

          L’ animal politique n’ a jamais pu résoudre aucun problème, parce que limité par l’ idéologie..:démagogie, palabres, et valse à 3 temps: un pas en avant, un pas sur le côté, un pas en arrière et on recommence..

          Avec l’ alternance… 30 ans d’immobilisme..!^^

          Donc, place aux techniciens actifs et apolitiques: ça fait plus de trente ans que je soutiens cette position..!

          C’était impossible, il l’ a fait..!^^

        • 8 Mai 2017 à 15h59

          Lector dit

          voilà t’as tout compris bravo ! Quelle ânerie !

        • 8 Mai 2017 à 16h09

          Hannibal-lecteur dit

          Oh, zut, voilà que l’I-dio fait une fixette …en plus. Me meschino ! :-(((

        • 9 Mai 2017 à 18h52

          i-diogene dit

          … Lector, et Hannibal,

          .. Marche avant toutes, et tant pis pour les défaitistes..!^^

        • 9 Mai 2017 à 18h58

          Lector dit

          les défaitistes sont surtout ceux qui ne croient plus que le politique puisse influer sur l’économie de marché^^

        • 9 Mai 2017 à 19h07

          i-diogene dit

          Lector,

          Il faut rester réaliste:

          - on peut s’isoler de l’ économie de marché, mais à quel prix..? On voit le résultat dans les pays soumis à des sanctions économiques dures..: la misère..!^^

          Pour influencer l’ économie de marchés, il faut être au-dessus du panier… Et encore, c’ est pas évident..!

          .. Ou alors, carrément abolir la monnaie..!^^

        • 9 Mai 2017 à 19h18

          Lector dit

          il ne s’agit pas du tout de s’isoler mais simplement de comprendre que les lois sont au dessus du marché et doivent le réguler ; c’est juste affaire de volonté sinon c’est du défaitisme politique : “bouhouhou les marchés ont le dessus, comment faire, on ne peut pas faire autrement” Ben voyons !
          Cette personnification des marchés est pour le moins stupide : les marchés, ceux qui les font, on peut leur dicter des lois auxquelles ils devront se soumettre… pfff comme s’il n’y avait pas eu de marchés et de commerce international avant l’économie de marché…

        • 9 Mai 2017 à 20h51

          i-diogene dit

          Les politiciens, les idéologues n’ont jamais influencé l’ économie de marchés mondial.. Tout au plus leurs économies nationales, mais jamais durablement..

          Ce qui dirige le monde de la finance, c’ est la finance et les techniciens de la finance.

          Quant aux économistes, ils ne sont réellement pertinents que dans l’ analyse historique.. Et encore, ils sont rarement fichus de s’accorder..!^^

        • 9 Mai 2017 à 23h03

          Lector dit

          bien sûr que si, les hommes (du droit, pas les économistes mais le législateur) font les lois, les lois régulent l’économie (nationale et donc internationale) ; ou bien ils défont les lois en faveur d’une économie globale (enfin presque) sans autres règles que vénales.

    • 7 Mai 2017 à 18h02

      A mon humble avis dit

      L’animal n’est pas une personne, et même n’existe pas… pour lui, puisqu’il n’a pas conscience de vivre.
      Notre empathie s’étend au-delà de l’humain et englobe certains animaux, principalement mammifères et oiseaux; étonnamment pour ces derniers puisqu’ils sont en fait des reptiles à plumes. Nous leur prêtons des sentiments analogues aux nôtres par anthropomorphisme. En revanche, écraser une araignée ou tuer un serpent (reptile sans plume) ne gêne presque personne, sans doute parce que certains d’entre eux sont venimeux. Sales bêtes!
      Si les arbres criaient quand on leur coupe des branches, sans doute aurions-nous pitié d’eux, et des associations se créeraient pour défendre la cause végétale.
      Je suis humain (qui l’eût cru?), et donc je suis sensible à la sensibilité animale, même si mes raisonnements m’en éloignent. Mais mon humanisme reprend vite le dessus: quand des humains souffrent, l’urgence est-elle de veiller au bien-être animal?
      Dépenser temps et argent pour rendre la vie belle (à nos yeux) aux animaux élevés pour leur viande, c’est autant de perdu à sauver des êtres humains, ou simplement à leur rendre la vie moins pénible.
      Je préfèrerais voir Brigitte Bardot utiliser son nom et son énergie pour nourrir des enfants sous-alimentés que se battre pour que vivent des bébés… phoques.
      Préférant que la souffrance animale soit évitée, je serais rangé du côté des partisans de la cause animale dans les sondages. Erreur!
      Tout homme est un animal, certes, mais tout animal n’est pas un homme; si mes ancêtres étaient bien des singes, ceux d’aujourd’hui n’en sont pas pour autant mes frères.

      • 7 Mai 2017 à 18h29

        Lector dit

        Effectivement, on se préoccupent peu des poissons… méchants hameçons !
        Par contre mauvais exemple que celui des primates puisque l’éthologie contemporaine nous apprend qu’ils peuvent avoir même conscience du temps (celui qui passe comme on dit).
        Et, j’en profite pour dire que si je puis suivre vos priorités dans la hiérarchie d’intérêts que vous opposez aux angéliques anthropomorphistes, n’oubliez pas que les mammifères “connaissent” ou disons subissent, éprouvent, le stress ; il n’y a donc qu’un pas à franchir pour comprendre qu’ils souffrent ou ressentent possiblement quelque chose. En tout cas, ne serait-ce que du simple point de vue de la consommation, nous n’avons pas intérêt à ingérer les toxines que l’animal développe mené à l’abattoir en état de stress… bref éthique et santé se rejoignent :)
        Et puis, les oiseaux se cachent pour mourir… le reptile semble loin…

      • 7 Mai 2017 à 18h34

        Christine dit

        Classique opposition bien-être animal/souci des hommes qui ne mène à rien.
        L’un n’empêche pas l’autre. On a un cœur ou on n’en a pas.
        Je ne pourrais hélas jamais vous faire ressentir les émotions qui me traversent quand un animal souffre par la faute des hommes, la honte, l’impuissance, un désespoir profond et une empathie totale qui me bouleverse de fond en comble.
         Non, Dieu merci, un animal n’est pas un homme mais la manière dont nous le considérons et le traitons éclaire dramatiquement notre conduite envers nos semblables …

         

        • 7 Mai 2017 à 18h47

          Lector dit

          on peut avoir un coeur, c’est-à-dire aussi du courage et s’émouvoir justement de la poésie où qu’elle se niche ; et c’est bien parce que l’homme est un animal sentimental.

          Mais bon lorsqu’on voit ce que l’homme est capable de faire subir à sa propre espèce… on comprends hélas qu’il se soit peu soucié de la condition animale… durant les guerres (dauphin-torpille pour terrible exemple) voire même dans le cinéma avant les effets spéciaux.

      • 8 Mai 2017 à 15h17

        Hannibal-lecteur dit

        Amha , tout est dans votre première phrase : l’animal n’a pas conscience de vivre, oui, donc ne peut se considérer lui-même comme une personne, oui , mais VOUS, vous le pouvez. 
        Considérez ces gens, excessifs à mes yeux mais je ne suis pas dans leur peau, qui ont pour ami un animal, qui le leur rend bien. Ça suffit à faire une personne, ça. D’ailleurs ça met en marche des comportements envers l’animal qui ne diffèrent en rien de ceux envers un autre humain : c’est la preuve qu’il s’agit bien d’une personne ! …pour eux sinon pour vous, mais ça vous est possible aussi. !! 

    • 7 Mai 2017 à 16h59

      Laurence dit

      Je souscris à chacun des mots de ce texte. Le respect des animaux n’est pas une marotte de nunuches ou d’intégristes en mal de cause à défendre, mais bien une exigence à atteindre lorsque l’on se prétend civilisé.

      • 7 Mai 2017 à 17h07

        Lector dit

        il y a pourtant une belle hypocrisie dans cet article nunuche de fin de l’Histoire et de la civilisation.

        • 7 Mai 2017 à 17h12

          Laurence dit

          que vous allez m’expliquer

        • 7 Mai 2017 à 17h36

          Lector dit

          oh si vous voulez Laurence : la civilisation et l’histoire de l’humanité c’est le combat de l’art contre la nature.
          L’hypocrisie de l’homme moderne ou du citadin c’est de mettre hors du regard la mise à mort d’animaux qui finissent dans nos assiettes.
          Voilà pourquoi l’on peut, il faut, être d’accord avec l’empathie et les leçons d’une Temple Grandin sans avoir l’obligation de considérer que la corrida est un sommet de barbarie… parce que la mort fait partie de la vie, et la douleur, et que la représentation de la possible domination de l’esquive et de l’organisation sur la force brutale naturelle nous en apprend plus sur notre condition que les bons sentiments.

        • 7 Mai 2017 à 17h45

          gerard jourdain dit

          tuer pour survivre oui, mais on est pas obligé de faire souffrir un animal.
          si pour vous, la corrida n’est pas une monstruosité; c’est à dire faire souffrir un animal pour s’amuser….!!!nous ne pouvons plus rien pour vous. MESUREZ AU MOINS, QUE VOUS AVEZ DE LA CHANCE DE NE PAS ÊTRE UN TAUREAU

        • 7 Mai 2017 à 17h51

          Lector dit

          je n’ai que faire de vos petites leçons à la moraline anthropomorphe qui n’entendent rien à ce que j’ai écrit.

        • 7 Mai 2017 à 18h14

          Laurence dit

          Mais c’est justement le constat que fait cette philosophe à propos de l’homme moderne dont vous parlez : « la plupart des citoyens ne sont pas des ennemis des animaux, mais des individus capables de cloisonner leur vie morale et psychique » ! On est bien d’accord, c’est de l’hypocrisie !
          Par contre, à propos de la force brutale naturelle, vous vivriez en Sibérie ou même sous des cieux plus cléments, défendant votre peau contre les ours et les loups et autres bêtes sauvages, je vous donnerais raison. Mais là, que vient faire la vie la mort dans la question de la souffrance inutile infligée aux animaux dans les abattoirs ? Organiser la mort de manière immonde ne renvoie à rien d’autre qu’à une société déshumanisée et dévalorisée.
          Et oui, sans y être obligée, j’affirme que la chasse à courre est un sommet de barbarie et non une victoire de l’art sur la nature.
          Il me semble que nous nous sommes déjà écharpés sur ce sujet il y a quelques mois. Nous avons donc de la suite dans les idées… :D

        • 7 Mai 2017 à 18h16

          Christine dit

          Non, Lector, on ne peut célebrer Temple Grandin et considérer que la corrida n’est pas une mise en scène barbare dans laquelle la mort du taureau est acquise.
          Pour ce qui me concerne j’en apprends plus sur l’humaine condition quand le désespoir me saisit à la vue de ce que les hommes font subir aux animaux.
            

        • 7 Mai 2017 à 18h36

          Lector dit

          Chère Laurence je vous rejoins sur la chasse à courre mais il me semble que vous n’avez pas compris ma position notamment sur ce que représente la corrida (dont je ne suis d’ailleurs pas plus aficionado) : l’histoire même de l’humanité et de son évolution stratégique et technique.
          Il va sans dire que citant Grandin je ne puis être en faveur de la souffrance inutile infligée aux animaux dans les abattoirs, ce serait stupide n’est-ce pas.

        • 7 Mai 2017 à 18h40

          Lector dit

          Christine, désolé mais je le peux. Et d’ailleurs la mort du taureau n’est pas acquise, c’est ce qui fait la noblesse de ce spectacle cruel. Eh oui, il n’est nullement question pour moi de nier sa cruauté ; ni aucune autre de quelque sorte qu’elle puisse se faire.

        • 7 Mai 2017 à 19h20

          i-diogene dit

          Le véganisme n’ est que la conséquence d’un fait:

          - L’homme moderne n’ est plus obligé de tuer pour se nourrir, de plus, il ne veut pas savoir qui et comment d’autres ont tué le steak qu’il consomme..

          Le rapport de l’ occidental avec la mort est surtout caractérisé par la fuite: on ne meurt plus chez soi, mais dans un hospice ou à l’ hôpital dans un service de soins palliatifs..

        • 7 Mai 2017 à 19h40

          Lector dit

          bah ! Demain Mark Post (histoire) produira des steaks aux hormones dans de super boîtes de Petri géantes et l’humanité sera devenue transgenre… le véganisme aura vécu… et tout sera au mieux dans le meilleur des mondes inimaginable… Steak de cellules souches pour Macron et ses clones ; Soylent green pour les analphabètes de GAD et Whirlpool…

          http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/29/21072-290000-eu-pour-deguster-steak-issu-cellules-souches

        • 8 Mai 2017 à 16h02

          Hannibal-lecteur dit

          Laurence la banalité de votre chasse à la cruauté , à laquelle je souscris entièrement en général, apparaît dans votre çritique de la chasse à courre. Regardez un peu les écuries, les soins aux chevaux, les chenils, les soins aux chiens, dressage, nourriture etc., les costumes, les chapeaux pardon les bombes, les bottes, les cors, regardez tout ce qu’une chasse à courre induit comme travail pour des tas de gens modestes qui en seraient privés sans elle, et qui n’a pour inconvénient que l’hallali sur un cerf ou un sanglier… dont les bois ou la hure iront orner la demeure du chasseur, et rien que cette gloire pourrait déjà apparaître comme un suffisant salaire…
          Bref, votre sensiblerie ne coûte pas cher , ne rapporte rien. La belle affaire! 

        • 8 Mai 2017 à 16h22

          Laurence dit

          La belle affaire en effet, tout ce qui ne rapporte rien n’a pas de valeur.
          Votre diatribe sur les pauvres cerfs vivant grâce au seigneur du cru est d’un ridicule achevé. Un peu comme le soutien ostentatoire que vous affichez suite au petit couplet complètement à côté de la plaque de Schlemihl sur les nazis, ça ne mange pas de pain…
          Bref, la sympathie des carnassiers aux cœurs sensibles m’affecte beaucoup comme vous pouvez vous en douter.

        • 8 Mai 2017 à 16h23

          Laurence dit

          pauvres serfs

        • 9 Mai 2017 à 18h30

          Lector dit

          mon cher Hannibal, je trouve, puisqu’il est ici question d’éthique, que votre argument économique vient de fait mal à propos. La traque de la chasse à courre avec sa meute me parait être, au delà de l’ignoble, totalement dépassée, et dépourvu de noblesse quand bien même l’apparat que vous évoquez voudrait encore y faire référence. Vous me direz qu’il y a pire : pour les parvenus, ajouterai-je, le safari en jeep à renfort d’armes automatiques et j’en serai d’accord ; ou bien la chasse au harpon pneumatique tiré par des chevaux moteur qui nous emmène bien loin de chez Hemingway. N’est-ce pas don’ que le vieil homme s’étiole, même sur l’amer, au profit du plouc post moderne… je le crois.
          Pour ma part artistique, je ne trouve les cerfs ou les renards jamais plus beaux et élégants que lorsqu’ils sont vivants, plutôt qu’empaillés muraux ou sur le cou d’une rombière.
          C’est aussi l’élégance, celle d’une danse avec la mort, que je peux apprécier dans le spectacle cruel qu’est la corrida.
          NB La Nature c’est l’indifférence rappelait Nietzsche en moquant les naturalistes (je le précise à l’attention des bonnes âmes) ; les toreros ne le sont pas.
          Le règne animal c’est aussi la prédation ET la coopération. -@Laurence et autres : Aussi trouvé-je bien plus effroyable que la corrida, dans ma hiérarchie éthique personnelle, les combats de chiens ou de coqs, ce à quoi les bonnes âmes post historique quelque peu oublieuses ne font guère référence quand il s’agit de la défense de la cause animalière.

        • 9 Mai 2017 à 20h43

          Laurence dit

          Lector, j’entends parfaitement tous vos arguments. Et je n’oublie non plus les combats d’animaux qu’ils soient illicites ici ou « coutumiers » ailleurs. Je reviens juste sur la logique économique avancée par Hannibal-Lecteur : puisque vous parlez de chasses aux trophées, pratiques de ploucs post modernes, il faudrait rappeler les retombées des safaris photos ou safaris découvertes dans les économies locales (y compris en France). Les amateurs, eux aussi, préfèrent nettement mieux les animaux vivants que morts…
          Quant à dame Nature, elle n’est pas plus indifférente aux animaux qu’aux humains. Les naturalistes rétifs à l’âge industriel ont peut-être eu la sottise de le croire, ou plus récemment, par exemple, le jeune homme d’Into the wild de le payer de sa vie… Mais tout de même ! Renvoyer des défenseurs de la cause animale à de doux niais à côtés de leurs pompes, c’est pas humain :)).
          Et pour conclure sur ce sujet : ce bipède, avec ou malgré son cerveau reptilien, a su parfaitement imiter ceux qui le précèdent depuis des millions d’années en matière de prédation et de coopération.

        • 9 Mai 2017 à 23h32

          Lector dit

          Laurence, si vous n’oubliez pas, bien d’autres les oublient dans leur petite leçon moraliste, qui mettent tjrs et avant tout l’accent sur la tauromachie, dont certains qui ont parfois à ce propos l’écume à la bouche surtout lorsqu’un torero périt dans l’arène (curieuse morale punitive, non ?).
          Sinon, oui, j’avais aussi pensé aux safaris photos d’autant que depuis le téléobjectif…

          La Nature, elle, ne change pas, elle est sauvage et anarchique et plus encore c’est dans le règne animal que s’observe l’indifférence (pas seulement bien sûr mais c’est la règle à quelques rares exceptions) : dans la plupart des espèces lorsqu’un animal est frappé de maladie ou de blessures, ses congénères y sont indifférents, passent à côté sans lui prêter la moindre attention ; je l’ai pu observer maintes fois.

          Sommes bien d’accord le héros d’Into the wild est du genre complètement à côté de ses pompes. J’ai pu constater aussi que nombre de petits citadins écolos révérant Mother Nature (mais s’ils le sont pourquoi donc vivent-ils entourés de béton ?) ne seraient même pas fichus de s’alimenter si on les lâchait dans la nature, ne connaissant souvent ni les plantes, à peine capable de distinguer entre les champignons, pas fichus de nettoyer même un poisson, une anguille, de débarrasser un escargot de sa bave, ou, lorsqu’ils me voyaient faire, cherchant à s’éduquer, pas fichus de déguster une fois la “prise” cuisinée et servie dans leur assiette. Ils feraient cuire une poule avec ses plumes étant donné qu’ils ne sauraient la plumer. Ridicule.

        • 10 Mai 2017 à 0h23

          Hannibal-lecteur dit

          Lector, Laurence, en deux mots : OK contre la cruauté mais mollo côté indignation , elle m’insupporte.
          La chasse à courre ( dont je dėteste par ailleurs le snobisme, le décorum etc ) est l’exemple typique de l’exagération dans l’indignation pour la mort d’un cerf qu’une bonne gestion des ressources aurait sans doute exigée aussi… 

        • 10 Mai 2017 à 12h01

          Lector dit

          sauf que Hannibal, tout est dans la manière… (de prélever Cf. “gestion des ressources”)

      • 8 Mai 2017 à 12h54

        Moira dit

        Bonjour Laurence
        Suis d’accord avec vous . On voit tout de suite que certains -s’ils savent très bien quelle est la souffrance qu’implique l’élevage et l’abattage – ceux-là paniquent à l’idée d’être privé du plaisir de sentir ds leur bouche la chair de l’autre ..
        MON plaisir avant tout ! MOI- Je – être supérieur ..
        :-(
        Le combat est long mais ça avance quand même .
        Il a fallu se battre contre le canibalisme , le racisme , le machisme ( et ce n’est pas fini), il faut se battre contre le spécisme.
        Je suis Végétarienne depuis 16 ans ( je vais bien merci!) et je vois quand même des avancées .. :-)
        Les steacks à base de culture souche seront la nourriture de demain avec les insectes qui vont bientôt payer le prix de notre égoïsme en attendant que les Humains (?) se civilisent vraiment .

        • 8 Mai 2017 à 15h30

          Hannibal-lecteur dit

          Moira, je vous suivrai de bon cœur quand vous m’aurez fourni les saveurs …des tripes, des foies, ris, cervelle de veau, des ortolans, des escargots, des… bref toutes ces saveurs dont les pauvres ersatz vous suffisent, louange à vous. Mais je conçois parfaitement que vous puissiez vous passer de ce que vous offre la nature et je vous encourage dans cette voie : il m’en restera davantage (!!!) :-))

        • 8 Mai 2017 à 16h04

          Lector dit

          “les insectes qui vont bientôt payer le prix de notre égoïsme” hallucinant !

          eh bien on peut manger de la viande et être tout à fait conscient des problèmes éthiques graves que pose la déconstruction du vivant en laboratoire… comme JE l’ai ironiquement dit plus haut… mais ça a l’air de vous échapper complètement.