Quels citoyens voulons-nous former? (2/3) | Causeur

Quels citoyens voulons-nous former? (2/3)

Mon projet pour l’Ecole

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 13 juillet 2016 / Politique Société

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>>> Lire ici le premier volet de ce texte.

Les Français aiment l’Histoire, sans parvenir à s’entendre sur ce qui constitue cette matière si décriée parfois. Il faut comprendre qu’on ne l’enseigne pas de la même façon à des enfants, à des adolescents et à des presque adultes. On n’amène les enfants à l’Histoire que par des récits — une notion essentielle à l’enseignement de cette matière si délicate, où le « roman » est une tentation forte, et l’« analyse » un procédé douteux face à des élèves encore petits. Il faut raconter au primaire ce que l’on commencera à analyser au collège et qu’on mettra à distance au lycée. La règle de cet enseignement de l’Histoire doit être une chronologie rigoureuse, du CP au CM2, puis de la Sixième à la Troisième. On ne peut analyser les faits que lorsqu’on sait exactement quand et où ils ont pris place. S’il n’est pas nécessaire de se limiter à l’Histoire de France, il va de soi qu’elle doit constituer 90% de cet enseignement en primaire. Que l’on en soit ou non originaire, il faut savoir d’où nous venons, et quelle est l’histoire de ce pays.

En sciences, il faut impérativement donner précocement les bases de calcul et d’observation nécessaires. Etaler la maîtrise des quatre opérations de base sur trois ans est une aberration. Les cerveaux enfantins sont capables d’engranger bien des connaissances, et la prise en considération des bio-rythmes et autres considérations savantes est devenue un obstacle à la transmission de savoirs fondamentaux.

Entre 18% (chiffre officiel) et 40% (chiffre officieux) des entrants en Sixième ne maîtrisent pas la lecture. Aucun élève ne peut sortir du primaire sans maîtriser lecture et écriture. Les temps de remédiation aménagés tout au long de la scolarité devront faire porter l’essentiel de l’effort sur ces capacités spécifiques. Ces moments de remédiation, qui contourneront l’obligation de plus en plus théorique de collège unique, et qui seront diversifiés en fonction des matières nouvelles qui y sont enseignées, doivent constituer la clef de voûte du collège.

Il faut resserrer les emplois du temps sur les matières fondamentales, dégraisser le temps scolaire de tout ce qui est aujourd’hui remplissage ludique, et instaurer une politique ferme de transmission des connaissances.

Notre conviction est que l’éducation (en particulier l’éducation à la citoyenneté) est un effet dérivé de l’acquisition des savoirs — et jamais le contraire. On ne donne pas des cours de laïcité : la transmission des Lumières suffit globalement à dissiper les préjugés. La laïcité est un principe essentiel, qui garantit la libre pensée, hors de toute servitude involontaire. Elle est directement associée à la liberté, qui n’existe que par la domination de l’homme sur son environnement, et non dans sa soumission à des superstitions engendrées par la carence des savoirs. La culture est un humanisme — elle est l’humanisme. La République ne se prêche pas, elle est le produit des connaissances. L’ignorance seule engendre le recours à tous les extrémismes.

Cantines

La gestion des cantines, source de conflits incessants en fonction des revendications communautaristes, bien qu’elle soit du ressort des municipalités/départements/régions, fera l’objet d’un décret national stipulant les conditions effectives d’offre. Quelles que soient les raisons d’un élève, goûts ou convictions, on ne peut le forcer à manger ce qu’il ne veut pas manger. Mais il n’est pas du ressort des administrations de lui proposer autre chose. À chaque famille de comprendre quel est l‘intérêt des enfants. Et de le leur faire comprendre. Libre à elles de se tourner alors vers des écoles confessionnelles hors contrat, qui en aucun cas ne pourront dépasser 10% de l’offre publique : une autorisation préalable d’ouverture n’est pas nécessaire tant que des inspections régulières (au minimum annuelles) vérifient que ces écoles visent à l’instruction des enfants et non à leur endoctrinement. Pour les écoles privées sous contrat, les mêmes règlements que dans les écoles publiques s’imposent. En revanche, il est du devoir de l’Etat comme des collectivités publiques de veiller à ce que les enfants et les adolescents mangent des produits sains. Il serait par exemple essentiel de décréter que les produits proposés à la consommation dans les cantines sortent de l’économie locale, et soient majoritairement issus de l’agriculture biologique.

Laïcité

La laïcité ne se négocie pas. Les élèves ont à assimiler des programmes nationaux, dans toutes les matières, indépendamment de leurs convictions personnelles. La culture du « débat », qui a envahi peu à peu l’enseignement, doit laisser la place à une culture de la transmission de savoirs réels. L’école n’est pas prioritairement le lieu de l’expression des opinions, mais le lieu où se forgent des opinions, sur des bases rationnelles. À noter que la laïcité se déduit bien plus qu’elle ne s’enseigne. Elle se déduit justement des savoirs, et non d’un discours théorique. Elle est le produit des Lumières.

Collège et lycée

La nécessaire disparité des moyens que nous avons proposée au primaire doit être à l’œuvre également au collège. Dans des secteurs déshérités, il est aberrant de dépasser quinze élèves par classe. Dans des secteurs plus privilégiés, on peut aisément aller au-delà. L’idée d’une moyenne nationale n’a aucun sens : il faut mettre plus de moyens réels là où ils sont nécessaires. Il sera à terme indispensable de repenser la politique d’implantation des collèges. Construire des ghettos pédagogiques à l’intérieur de ghettos sociaux ne peut que mener à la catastrophe pédagogique et sociale. Quitte à obliger les élèves à se déplacer, voire à les mettre en internat. Dans tous les cas, rétablir des zones scolaires « en quartiers d’orage » au lieu du zonage actuel serait une bonne chose du point de vue de la mixité sociale et de la dissolution des éléments les plus difficiles dans des ensembles où ils ne seront plus majoritaires. Le principal problème des ZEP est justement l’absence totale de mixité sociale, voire de mixité ethnique. On a voulu le communautarisme dont nous récoltons aujourd’hui les fruits dangereux. Il faut repenser l’école dans le sens d’une intégration de toutes et de tous dans l’ensemble français. Il est moins cher de construire un nouvel établissement situé hors des zones à risque que de rénover sans cesse des établissements que leur situation géographique rend pratiquement incontrôlables.

Par ailleurs, la politique de dissociation des collèges et des lycées a donné des résultats peu satisfaisants. Dans la mesure du possible il faudra revenir à des établissements couvrant toute la gamme, de la Sixième à la Terminale — et au-delà. Chaque niveau trouve une motivation supplémentaire dans l’existence de niveaux supérieurs. Cela évitera de surcroît que des pré-adolescents s’improvisent caïds sous prétexte qu’ils sont en Troisième. Il va de soi qu’une attention particulière sera donnée au recrutement de chefs d’établissement dotés de pouvoirs disciplinaires étendus. Le règlement intérieur pourra éventuellement durcir un règlement national ferme et précis. Les élèves ont certainement des droits, mais ils ont surtout des devoirs, et tout manquement sera sanctionné. Toute absence systématique, par exemple, fera l’objet de retenues à la source sur les prestations familiales. De même, la « prime de rentrée » sera versée en plusieurs fois, avec un solde important en fin d’année, quand il sera bien établi que les élèves auront été effectivement présents en classe. Que certains mettent leurs enfants à l’école en septembre pour toucher une prime de rentrée et les en retirent peu après pour recommencer l’année suivante n’est plus supportable.

Dans le même esprit, il faut repenser le système des bourses, en reportant sur des bourses au mérite obtenues en fonction des résultats ou sur concours les montants des bourses sociales, hors aides d’urgence. Les bourses au mérite pourront être plafonnées en fonction du niveau de ressource des parents, mais il est essentiel de faire passer le message : bien travailler paie — au propre comme au figuré. Quels savoirs doivent être enseignés au collège ? Ceux dont on aura besoin ultérieurement : l’enseignement doit avoir constamment pour visée le niveau suivant supérieur. Le primaire doit fournir toutes les armes pour le collège, le collège doit préparer au lycée, professionnel ou général, le lycée doit avoir pour fins l’enseignement supérieur ou l’accès direct à l’emploi.

La vie professionnelle peut être un choix précoce, dès la fin Cinquième, à condition que des passerelles soient maintenues pour revenir dans la voie générale. Il est fréquent qu’un élève considéré comme peu doué pour les matières théoriques à 14 ans se réveille à 16. Il faut qu’il puisse, comme ce fut le cas dans le passé, repenser sa carrière. En tout état de cause, le Bac Professionnel sera obtenu au terme de quatre ans d’études. Ramener le Lycée professionnel, pour des économies peu conséquentes, à trois ans (2008) a été une erreur grossière qui lance dans la vie active des adolescents mal préparés, et peu aptes à cette « formation tout au long de la vie » qui sera sans doute nécessaire, mais qui n’a aucun sens si des bases très solides ne sont pas acquises. Par ailleurs, une formation pré-professionnelle en quatre ans donnera des aptitudes supérieures au niveau artisanal. Un bon manuel est un bon intellectuel. Penser à ce que représente l’art de l’ébénisterie.

Si la réforme du collège est une nécessité vitale, celle du lycée, tant général que technologique ou professionnel, est tout aussi essentielle. Il faut en finir avec la Seconde dite de détermination, qui n’a été mise en place que pour éviter d’avouer que la plupart des collégiens arrivaient sans réelle maîtrise des fondamentaux. Afin d’éviter l’engorgement d’une série S qui ne prépare plus réellement aux voies scientifiques, mais qui est une solution d’évitement, on revitalisera les sections littéraires, dont les talents spécifiques sont de plus en plus demandés dans toutes sortes de voies professionnelles. Parallèlement, il faut créer une vraie section scientifique : la section S actuelle est, au mieux, une voie généraliste. Il faut en outre moduler soigneusement le rapport entre formation générale et formation à l’emploi. On sait d’expérience qu’une formation professionnelle trop précoce, sans culture générale, envoie le plus souvent dans des impasses, sans possibilité d’en sortir. Enfin, il faut restaurer les ponts entre enseignement professionnel et voie générale. Des systèmes de remédiation / mise à niveau doivent permettre à des élèves engagés dans la voie professionnelle de revenir dans la voie générale s’ils en ont le désir et la capacité.

>>> Lire ici le troisième et dernier volet de ce texte.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Juillet 2016 à 19h07

      Vendéen dit

      Je m’amuse de voir JP Brighelli qualifié d’amateur “qui ne sait pas grand’chose de ce que peuvent être un élève et une école”. Amateur, il l’est certainement et étymologiquement. Ancien professionnel de l’éducation, je reconnais en lui un collègue bien informé, plus porté vers un futur réaliste que vers un passé dont les dernières années ont conduit notre Ministère dans les impasses où il se trouve. Que son texte ne soit pas complet, nil mirum : il faudrait bien plus qu’un blog pour entrer dans les multiples détails d’un plan de rénovation. Mais les principes sur lesquels il s’appuie sont sains, relevant souvent du simple bon sens, souvent du rappel de valeurs (oh le vilain mot!!!) trop oubliées de nos jours. J’y reviendrai lorsque je disposerai des trois volets du texte.
      PS Je m’aperçois à regret que “nil mirum” ne figure pas aux pages roses. Je traduis à tout hasard, au cas où certain ministre (féminin) me lirait : “rien d’étonnant”.

      • 15 Juillet 2016 à 4h42

        Livio del Quenale dit

        oui tout à fait ! En tout cas ne pas faire ces  fautes grossières, les anglicismes inutiles à la mode, répétés à chaque phrase, les interjections, onomatopées et/ou grossièretés que reprennent bêtement les intellos et journalistes de TV et pire de papier.
        -
         Naître dans un milieux bien élevé, éduqué, cultivé, est un avantage dans la vie, pour un jeune la TV au moins nationale devrait être consciente de l’impact pédagogique qu’elle a au près de jeunes et pour l’exemple.
        -
        Mais aujourd’hui on vous répond que ça ne sert à rien, pire, que ça ressemble à une insulte …alors que ces aboiements pourraient en être… 
        Les codes changent remplacés peu à peu par d’autres venus d’ailleurs c’est ce qu’on nous dit être  ”une chance pour la France “.  
        le diable insidieux se cache dans le détail 

         – 

    • 14 Juillet 2016 à 13h46

      C. Canse dit

      Exiger du chef de l’État qu’il manie notre belle langue avec élégance, une grammaire impeccable, un vocabulaire étendu.
      Aux prochaines élections, je ne voterai que pour un candidat rendant hommage à la langue française et la pratiquant avec aisance.

      Plus de “heu”, de “moi, je”, “nous, on”, le verbe faire n’est pas le seul de notre langue.

      Le Président de la République française doit savoir exploiter toute la richesse de la langue officielle de la France. 

      • 14 Juillet 2016 à 15h44

        Pig dit

        Je souscris entièrement à cette remarque. Qu’on me cite une seule phrase (je dis bien : une seule) de Hollande ou de Valls bien construite. Rappelons que Valls est titulaire d’un seul diplôme : une licence d’histoire – qu’il a mis six ou sept ans à obtenir. Voilà qui nous dirige ! Quant à Hollande, il parle de courbes qui s’inversent, mais a-t-il jamais imaginé ce que pouvait être une courbe qui s’inverse ??? On est obligé avec lui de deviner ce qu’il veut dire, de confronter des hypothèses, il veut sans doute dire que la pente de la courbe s’inverse, de positive devienne négative. Quel langage de technocrate, qui plus est mal digéré ! 

        Ne surtout pas voter pour un techno. Ça fait du monde éliminé : Macron, Le Maire, Besancenot, le second de Le Pen (j’ai oublié son nom) et alii. 

        • 14 Juillet 2016 à 20h31

          C. Canse dit

          Pig, nous pouvons supposer que le Président de la République a une pensée très pauvre si nous admettons que ses propos l’objectivent à moins qu’il ne parte de l’a priori de s’adresser à des concitoyens incultes pour ne pas dire abrutis ; quoi qu’il en soit son niveau de langue est d’une indigence pitoyable.
          Dans l’aphorisme 104 du “Gai savoir”, Nietzsche disait qu’on a les idées qui vont avec la pratique qu’on a de la langue.

      • 14 Juillet 2016 à 22h06

        Cervières dit

        Et le plus beau c’est que ce sont des littéraires et qu’ils n’entendent absolument rien aux sciences.

      • 14 Juillet 2016 à 22h33

        Parseval dit

        Vous êtes donc vouée à voter Mélenchon.

        • 15 Juillet 2016 à 11h08

          C. Canse dit

          Parseval

          Que vient faire ici ce “donc” ?
          Un niveau de langue élevé constitue une condition nécessaire pas suffisante.

      • 15 Juillet 2016 à 12h09

        Axiophilus dit

        C Canse
        Je suis tout à fait d’accord avec vous. J’ai découvert la musique classique grâce au collège public et je voue une reconnaissance éternelle aux profs de musique qui m’ont aidé à découvrir le Beau, la Beauté, le sublime par leur enseignement. Faire découvrir à des enfants le beau, le bon, le vrai à travers les chefs d’œuvres de la poésie, de l’art, de la musique constitue le meilleur rempart contre la déprime et le fanatisme. Ne pas oublier l’élévation spirituelle qu’elle soit antique avec Homère,Sophocle, Sénèque, laïque (ou plutôt religieusement neutre) avec Luc Ferry et Lecomte-Sponville, chrétienne avec Pascal et Simone Weil et pourquoi pas orientale avec Tagore et Kabbani.

    • 14 Juillet 2016 à 12h51

      PH 7 dit

      Trop de considérations générales qui n’apportent rien au “projet”.De plus il semble que l’école maternelle n’existe pas dans le déroulement du plan. C’est l’oeuvre d’un “amateur” qui ne sait pas grand’chose de ce que peuvent être un élève et une école. Quid de l’éducation spécialisée? Quid de l’enseignement destiné aux élèves handicapés, visuels, auditifs, moteurs ou autres?
      Certes il y a quelques affirmations gratuites mais elles ne mènent en rien à une vision globale du système proposé. Il y a plus là l’expression d’un regret d’une école des temps passés qu’une proposition pour une école du futur.
      Copie à repenser.

    • 14 Juillet 2016 à 11h18

      Pig dit

      Que c’est brouillon tout ça ! Copie à revoir. 

    • 14 Juillet 2016 à 11h18

      C. Canse dit

      Votre projet, Monsieur, est très prometteur.

       Ajoutez-y l’enseignement de la musique qui accroît la “performance” scolaire.
      Envoyer, une heure par semaine, les enfants au Conservatoire de Musique ou faire se transporter les professeurs des Écoles de Musique et de Danse dans toutes les écoles de France.
      Idem pour les Arts graphiques.
      Revoir l’enseignement du sport en redonnant aux gamins le désir d’améliorer leurs performances, j’ai vu les épreuves du bac : établir sa “moyenne” de performances, si on fait mieux (ou moins bien) : pénalité ! 
      Consternant.

       Dans les cantines, offrir de bons repas, sains, équilibrés et variés, embaucher des chefs pour chaque école, collège, lycée, établissement de l’enseignement supérieur : manger est un plaisir.
      Pourquoi du “bio” ? Simplement du local, frais, savoureux et surtout excellemment préparé.
      Trop d’enfants sont gros (quand j’étais enfant, les gros étaient rarissimes) et ignorants de notre gastronomie, cela est dommageable à eux-mêmes et au pays.

       Tant de belles choses à mettre en place nécessite une volonté politique : instruire des citoyens libres pour les tirer vers le haut au bénéfice de notre beau pays.

      • 14 Juillet 2016 à 12h18

        kelenborn dit

        C’est quand c’que t’arrête ? Que l’on sache si on dit “tous aux abris”

        • 14 Juillet 2016 à 13h12

          IMHO dit

          En effet, tant Brigheli que C. Canse ont l’air de croire qu’il y a vingt-cinq heures dans une journée.

        • 14 Juillet 2016 à 13h32

          kelenborn dit

          Ben oui IMHO , t’as raison, c’est cela la relativité! Quand on pense lentement le temps passe moins vite et il faut 25 heures pour en faire 24!!
          Ah!!! à la différence de ce que chantait ce cher Eddy, je crains que ce ne soit pas la dernière séquence !!!!

        • 14 Juillet 2016 à 14h00

          C. Canse dit

          Kelenborn

          Pourriez-vous expliciter votre propos auquel je ne comprends rien.

          IMHO
          L’emploi du temps hebdomadaire d’un enfant du primaire intégrait 1h/semaine d’éducation musicale ainsi qu’une heure de “dessin” sans oublier l’éducation sportive.

          La France paie des enseignants dans les Conservatoires de Musique, des cours de dessin existent dans de nombreuses communes, est-ce réellement inimaginable d’offrir à TOUS les enfants de France et de Navarre ces chances qui semblent réservées à certains.

          Mes enfants en plus du lycée avec toutes les options proposées pratiquent diverses disciplines musicales, un sport, ils trouvent le temps de voir leurs amis, d’étudier très sérieusement et même de jouer aux jeux vidéos.

          J’estime que la France doit ouvrir TOUTES les portes possibles à TOUS ses enfants ! 
          Pas uniquement aux miens.

          Évidemment, le temps manque à mes enfants pour monter leur entreprise de trafic de stupéfiants. :-) 

      • 14 Juillet 2016 à 14h08

        C. Canse dit

        À Kelenborn et à IMHO

        Que font de leur temps, vos enfants ?  

        • 14 Juillet 2016 à 14h36

          C. Canse dit

          Que font-ils de leur vie ?

          Au Conservatoire, ma marmaille avait, au primaire, 1 heure/semaine de solfège + 1heure de chant choral, cours obligatoires. La pratique d’un instrument est facultative.
          L’étude de la pratique d’un instrument couvre une durée d’une demi-heure par semaine, cette étude n’est pas obligatoire, les enfants pratiquent autant d’instruments qu’ils le souhaitent voire aucun. 

           L’étude du solfège cesse dès l’obtention de certains certificats, libre aux gamins de la poursuivre ou non.

          Vous trouvez cela fatigant ? Il vous en faut très peu pour vous épuiser.

          Je parle de ce que je connais, l’École pourrait proposer tellement d’ouvertures, que ne le fait-elle pas ?  

        • 14 Juillet 2016 à 22h04

          IMHO dit

          En tout cas mes petits-enfants ne passent pas leur temps à attendre le moment où ils seront hors de portée ou hors du champ de vision de leur parents et pourront donc faire tout ce qu’on leur a interdit de faire .

        • 15 Juillet 2016 à 11h13

          C. Canse dit

          IMHO

          Amusante remarque, chez nous aucun interdit, nous élevons nos enfants en êtres libres, responsables de leurs actes donc en en assumant les conséquences. 

    • 14 Juillet 2016 à 8h32

      bu2bu dit

      Produits sains…blabla…issus de l’agriculture biologique..
      Pfff. Restez dans votre domaine de compétence, m’sieur Brighelli, ça vaut mieux. Ou allez voir sur pseudosciences.org, pour éviter de sortir ce genre d’âneries.

      • 14 Juillet 2016 à 12h06

        Etoile Vesper dit

        Ah bon ? Manger bio, c’est une ânerie ? C’est mieux de proposer des produits gavés de pesticides et de conservateurs ? Si vous le dites !!!

        • 14 Juillet 2016 à 12h17

          kelenborn dit

          Ben on t’a déjà répondu!!! S’il n’ y avait pas de pesticides tu serais peut être mort de faim, t’aurais plus de dents comme les paysans de Le Nain et j’en passe!! comme tu dois être persuadé que les jambons poussent au coeur des choux dans la ferme de José Bové et que la Fée Clochette transforme les oreilles des ânes en nougat de Montelimar , qu’il suffit d’accrocher la photo de Poutine dans le jardin pour faire fuir les limaces, on te laisse macérer dans tes certitudes qui sont le meilleur conservateur de la connerie!
          Etoile du matin crétin, Etoile du soir Bobards!
          MK

    • 14 Juillet 2016 à 4h19

      Nolens dit

      C’est très bien de disserter sur une école à reconstruire, école qui serait enfin celle qu’elle aurait toujours dû être : un lieu de transmission des savoirs où l’on apprend à penser par soi-même, dégagé de toute influence politico-syndicale.
      A éliminer dans le texte les relents égalitaires et nauséabonds du genre bourses au mérite plafonnées en fonction du niveau de ressource des parents. On vient ici encore stigmatiser ceux qui d’une façon ou d’une autre, forcément malhonnête, gagnent bien leur vie ou font partie d’une famille ou d’un milieu aisé.
      C’est bien la preuve que l’enseignement est une chose trop sérieuse pour que son avenir soit confié aux enseignants. L’école n’est pas là pour former des citoyens, elle est, à mon sens, destinée à modeler les jeunes intellects et les ouvrir à leur environnement. Foin de toute morale ou éducation civique. La morale est inutile. L’éducation civique doit être évoquée en classe pendant les cours d’Histoire justement.
      L’Histoire est une matière essentielle, qu’elle soit à 90% (pourquoi pas 91 ou 89) consacrée à l’Histoire de France, pourquoi pas. La Géographie est là pour permettre aux élèves de se situer la planète.
      Exit le chapitre Cantines dans sa totalité, il a une odeur Hallal insupportable dans le contexte actuel. Quant à la nourriture produite par l’escroquerie bio non merci.
      Idem pour la Laïcité, l’école est par définition laïque, tout manquement à ladite laïcité devrait être sanctionné. Le discours sur les sacro-saintes Lumières que l’on nous sert à toutes les sauces m’horripile au plus haut point. Par pitié arrêtez de nous bassiner avec ça M. Brighelli !
      La discipline n’est pas à discuter mais à appliquer. Personnellement je pense que les allocations familiales devraient être supprimées pour tout le monde ou du moins être dégressives. Par ces temps de surpopulation ce serait une mesure à prendre, cela attirerait moins de gens vers chez nous. Ce serait la fin de l’argent braguette.

      • 14 Juillet 2016 à 4h19

        Nolens dit

        (suite)
        Ce qui serait indispensable par ailleurs, c’est non pas cesser d’aider ceux qui en ont besoin, mais éviter d’empêcher ceux qui ont de réelles capacités et ceux qui sont motivés de travailler. En clair, de rétablir les classes par niveau.
        Un point sur lequel je ne suis pas d’accord, c’est la notion même d’impasse. Il y a toujours moyen de se sortir de ces situations. Les cours du soir sont là pour ça, évidemment il faut être motivé, être sur les bancs de l’école ou de l’université en soirée au lieu de s’abrutir devant la télé en regardant le foot ou autres programmes débiles.
        Evidemment que l’enseignement professionnel doit être revalorisé, il faudrait peut-être des gens un peu agressifs pour regarder les profs droit dans les yeux et leur dire d’arrêter de tout faire pour dénigrer ces filières.
        Pour le reste c’est très délayé et M. Brighelli enfonce des portes ouvertes, mais il a le mérite de le faire. Notamment sur les savoirs fondamentaux : lire, écrire compter. Il faudrait ajouter : apprendre à raisonner.

        • 14 Juillet 2016 à 5h00

          IMHO dit

          Apprendre à raisonner, qu’il dit ! Hihi !

        • 14 Juillet 2016 à 6h03

          Nolens dit

          IMHO : félicitations vous avez trouvé la chute assez drôle.

        • 14 Juillet 2016 à 12h26

          kelenborn dit

          Oui Nolens, plutôt d’accord! Une précision cependant! Zezette Duflot , qui a un diplôme universitaire de géographie estampillé 9.3 situait le Japon dans l’hémisphère Sud. Il n’y a que la route des Maldives qu’elle connait puisque la montée des eaux due au réchauffement climatique lui permet d’y faire du pédalo. Mais attention, c’est peut être la région IDF qui payait ce déplacement hautement pédalogique!
          Bon, en tout cas, comme disait Gargarin ; la pente est raide pour parvenir aux nirvanah de l’excellence selon Brighelli!
          MK

    • 13 Juillet 2016 à 23h50

      Fioretto dit

      @ Parseval
      Tiens ton pote Edgar Morin soutient un catho intégriste homophobe :
      http://www.prochoix.org/wordpress/?p=981

    • 13 Juillet 2016 à 21h55

      GHMD dit

      Je suis assez d’accord avec ces orientations, sauf peut-être sur l’articulation enseignement général/enseignement professionnel.

    • 13 Juillet 2016 à 21h33

      RED (From Tex) dit

      “Libre à elles de se tourner alors vers des écoles confessionnelles hors contrat, qui en aucun cas ne pourront dépasser 10% de l’offre publique”

      Pourquoi 10% ? On le saura peut-être dans la saison 2 ?

      Le reste est à l’avenant… Y’a ka, FauKon,…

      Quelle logique, quel projet, quelles raisons aux choix proposés ?

      Juste du vent.

      • 13 Juillet 2016 à 21h58

        GHMD dit

        Je pense que vous n’avez pas complètement tort, mais je vous trouve un peu sévère quand même. Les objectifs ont été brièvement évoqués au début de l’article : maîtriser le plus tôt possible les savoirs fondamentaux. Après, il y a effectivement une collection de recettes qui mériteraient d’être explicitées…Mais le nombre autorisé pour les caractères de l’article ne l’a sans doute pas permis…

        • 14 Juillet 2016 à 1h25

          Sancho Pensum dit

          Il présente pourtant ce pensum comme un programme complet rédigé pour un parti politique situé à l’extrême-droite de l’échiquier. Comme en témoigne par exemple le passage sur les cantines scolaires ou la suppression éventuelle des allocations familiales.
          Il gagnerait plus de crédibilité à détailler un peu plus ses propositions scolaires et à laisser ces questions polémiques à la politicaille…
          A moins qu’il ne considère, hélas, comme Ségolène Royal, en son temps, dès qu’on la pressait de questions pertinentes, qu’il y a des secrétaires d’Etat pour ça !

      • 14 Juillet 2016 à 1h13

        Sancho Pensum dit

        L’école de Brighelli, c’est l’école des années soixante, sans les maths modernes… Vu qu’il range les “bases de calcul” dans les “sciences”, ça devait largement lui passer au dessus de la tête…

        En revanche, tout un paragraphe sur les cantines scolaires nous révèle qu’il n’a rien perdu de son intolérance, qu’il aura donc conservée tout au long de son parcours politique de l’extrême-gauche à l’extrême-droite.

    • 13 Juillet 2016 à 18h52

      IMHO dit

      J’ai écrit ça en mai 2015

      Essayons le chèque éducation.
      Que chaque élève reçoive une somme avec laquelle il achètera les cours de leur choix, au collège et au lycée.
      Ceux qui donneront ces cours recevront immédiatement une part de cette somme et le reste quand les résultats de leur travail auront été évalués et trouvés bons dans un examen annuel .
      Que les bornes de cette liberté de choix soient les suivantes:
      les élèves devront s’acheter autant de cours de français qu’il faudra pour qu’ils le parlent, le lisent et l’écrivent parfaitement .
      Idem pour les mathématiques pratiques et la logique:
      il faut apprendre aux jeunes Français à raisonner et non
      à philosopher .  
      Les élèves devront s’acheter l’apprentissage d’un savoir professionnel quel qu’il soit, même sans rapport avec leurs autres études .
      Ils devront s’acheter un ou des cours d’érudition : histoire ou littérature .
      Et apprendre l’anglais à fond.
      Ils seront incités à étudier par la part d’argent de poche que l’état leur donnera dans ces subsides et qui leur sera versée en fonction de leur studiosité.
      A l’école, leur présence et leur conduite sera rigoureusement vérifiée et et sanctionnée, retenue d’argent de poche à l’appui Dans les écoles, les enseignants d’aujourd’hui, formant un conseil et ayant un chef, le directeur d’établissement.
      En fonction des résultats de leur élèves, les enseignants auront plus ou moins droit au chapitre et à l’intéressement aux primes . Contrôle formalisé de l’EduNat et contrôle confraternel : les enseignants des écoles concurrentes font passer les examens annuels.
      Voilà, grosso modo . Tout le monde sera content : il n’y aura plus de collège unique, et plus de carte scolaire .
      Mais il y aura des immigrés et des fils de pauvres qui connaîtront le français et seront forts en quelque-chose .
      Plus de bac, bien sur .
      Et après feu le bac : la même spécialisation .
      Conclusion : à bas le collège unique, vive le collège individuel .

      • 13 Juillet 2016 à 18h55

        IMHO dit

        Ce que je propose, c’est de donner aux élèves la dose d’enseignement exacte qu’il leur faut pour être équipé pour la vie et sortir du lycée surs d’eux au moins sur quelques points forts .
        S’il faut à un élève des cours d’orthographe française jusqu’à la fin du lycée, il les aura, et si cela l’ennuie, il n’aura qu’à s’appliquer pour en finir et passer à autre chose de plus amusant
        Les élèves ne seront plus en classe toute la journée avec les mêmes condisciples, donc plus de clans, plus de rivalités endurcies, et plus de ligue contre l’enseignant .
        Ils seront plus quelqu’un et plus responsables
        Enfin, c’est une anticipation au collège et au lycée de la vie d’après, dans laquelle il faut faire son trou et trouver sa place
        Et là, on verra des fils d’immigrés et de français pauvres se
        révéler capables et combatifs . 

        • 13 Juillet 2016 à 19h43

          IMHO dit

          Après le Bac, comment faire ?
          Cinq premier principes:
          Les savoirs rémunérables car productifs de gain, seront définis par ceux qui les rétribueront, j’ai nommé les employeurs, y compris l’Etat.
          Les employeurs, y compris l’Etat paieront la totalité du coût d’acquisition de ces savoirs
          Ils devront diviser le savoir de telle sorte que chaque étudiant soit employable avec ce qu’il aura appris, y compris par l’Etat. Dans ces savoirs L’expertise et la capacité collaboration seront l’objectif.
          Les employeurs, y compris l’Etat devront payer le coût de l’inemploi de ceux auxquels ils n’auront pas pu fournir un emploi .
          L’état interviendra dans les savoirs définis par les employeurs de façon à ce que ces savoirs ne puissent être un endoctrinement antisocial et anticivique.
          Cette intervention sera rémunératrice pour ceux qui l’effectueront: vive l’antagonisme !
          Quatre autres principes:
          Les savoirs non rémunérables, les savoirs scientifiques et d’érudition seront donnés par certificats, et donneront accès à un emploi coopté dans les Universités ou ailleurs.
          Tous les étudiants devront acquérir un savoir non rémunérable en plus d’un savoir rémunérable .
          Tous les étudiants devront apprendre comment fonctionne l’Etat et comment sont tenus les comptes nationaux .
          Tous les étudiants devront appendre les principes du droit .

        • 13 Juillet 2016 à 19h55

          IMHO dit

          Conclusion très provisoire:
          Il faut tirer sur la prise pour arrêter la machine infernale. On ne peut pas la réparer en marche.
          Débranchons l’EduNat et prenons la société marchande au mot: vous savez comment faire ?
          hé bien faites-le comme il faut et comme nous le voulons !
          La réforme de JP Brighelli c’est de la Jouvence de
          l’Abbé Soury contre le Vius Ebola .
          Il faut tuer pour ressusciter, tuons donc !
          Plus de diplômes viatiques, plus de savoir gaspillé, plus de vies gâchèes, plus de piédestal et plus d’oubliettes!
          A la dynamite !

      • 13 Juillet 2016 à 23h42

        kelenborn dit

        Et Dieu dit: “Il y aura des élèves intelligents, il y aura des élèves cons, il y aura des élèves studieux, il y aura des élèves fainéants, il y aura des élèves qui auront du bol, il y aura des élèves qui n’auront pas de bol, il y aura des élèves qui auront IMHO comme prof, il y aura des élèves qui sécheront ses cours et tous pourront avoir le bac! Mais il y en a qui seront cons, fainéants, qui n’auront pas de bol car ils auront IMHO comme prof et pour eux ce sera très dur!!!
        Parodie tte perso de Coluche
        MK

        • 14 Juillet 2016 à 4h11

          IMHO dit

          Lu votre blog . Vous prenez quoi comme truc ?

    • 13 Juillet 2016 à 15h50

      la pie qui déchante dit

      supprimons les formations qualifiantes , les diplômes les concours … Supprimons tout …
      que plus une tête ne dépasse l’autre …;;;;
      quand je vois que le coiffeur de Hollande émarge à 9500 euros par mois et que je me regarde dans une glace , je me dis Ballot que tu es ..tu aurais dû prendre la carte du parti …rectification “” d’un parti “”

    • 13 Juillet 2016 à 14h39

      kelenborn dit

      ” En revanche, il est du devoir de l’Etat comme des collectivités publiques de veiller à ce que les enfants et les adolescents mangent des produits sains. Il serait par exemple essentiel de décréter que les produits proposés à la consommation dans les cantines sortent de l’économie locale, et soient majoritairement issus de l’agriculture biologique.”

      C’est comme un pot au feu dans lequel on mettrait, au dernier moment, un pot de confitures de fraises! Dommage qu’une analyse intéressante soit gâchée par une ânerie qui est précisément de l’ordre de celles que dénonce habituellement Brighelli

      1. Manger des produits sains à la cantine et notamment bios
      Ah oui: à quel titre l’auteur insinue-t-il que la majorité de notre alimentation est malsaine? On veut bien reconnaître à Brighelli des compétences en matière éducative. Mais SVP on n’a pas besoin de lui pour nous donner des cours de cuisine ou d’hygiène ( sur ce point, Cucufine de Touraine se charge de nous les gonfler).
      Brighelli sait il que les légumes bios n’ont pas l’obligation d’être lavés, contrairement aux autres et qu’ils arrivent donc sur l’étal, fleurant bon le caca! Quant aux peurs sous-jacentes, Brighelli devrait prendre l’attache d’un autre fournisseur du Point, Didier Raoult qui dénonçait, récemment, les peurs de ce que l’on mange, hier les colorants, aujourd’hui les pesticides, demain les carambars ou les tagadas: Bref, tout sauf la pisse de l’âne de Sancho qui est bio par nature!!!

      2 Il est particulièrement dommage que Brighelli commette les péchés qu’il dénonce à juste titre et notamment l’obscurantisme, la désignation de boucs émissaires adaptés à la modernité (puisqu’on ne peut plus incriminer le diable, les sorcières et les menstrues de ribaudes!) et in fine une démarche scientifique ayant pour finalité le progrès!!

      Bon!!! on va pas en faire un fromage mais… qu’il renonce à prendre des suppositoires bios: cela ne lui vaut rien!
      MK
      kelenborn.e-monsite.com

      • 13 Juillet 2016 à 15h48

        Saul dit

        C’est surtout que décréter la priorité à des productions locales serait tout simplement illégal. Le code des marchés publics interdit formellement ce critère (cette interdiction découle de la reglementation européenne d’ailleurs).

        • 13 Juillet 2016 à 21h30

          saintex dit

          Je ne crois pas. Il semble qu’au contraire il existe un alinéa dans l’usine à gaz, qui autorise à faire appel à la production locale. Sous couvert de je ne sais plus quel concept, mais du genre sécurité alimentaire, diminution de l’empreinte carbone et autre lutte contre le refroidissement climatique…