Du califat à travers les âges | Causeur

Du califat à travers les âges

Entretien avec Nabil Mouline, chercheur au CNRS

Auteur

Antoine Menusier
est journaliste.

Publié le 19 février 2016 / Histoire Religion

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Auteur, en 2011, des Clercs de l’islam, une somme sur l’idéologie wahhabite du royaume saoudien, Nabil Mouline, historien et politologue, revient avec Le Califat. Histoire politique de l’islam. Un livre qui explique ce que fut le mode de gouvernement suprême, temporel et spirituel, de la communauté musulmane, ses hauts et ses bas. Si le califat a formellement été aboli en 1924, il a survécu dans les esprits, jusqu’à réapparaître sous une forme messianique, incarnée par le « calife » autoproclamé Abou Bakr Al-Baghdadi.

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Antoine Menusier. En arabe, calife signifie « successeur », en l’occurrence du “messager” de l’islam Mohammed. Le califat a-t-il été instauré à la mort de ce dernier pour administrer la communauté des premiers musulmans ?

Nabil Mouline. Le califat est en effet le système politique qui succède à la prophétie. Mohammed meurt en 632. Ses disciples se concertent alors, se disputent avant d’instaurer un système de gouvernance, le califat, une monarchie théocratique à vocation universelle. Dès lors, le calife est le représentant de Dieu sur Terre. Le texte coranique considère que la monarchie est le système le plus naturel du monde pour gérer les affaires temporelles et spirituelles des êtres humains. A l’instar de leurs prédécesseurs en Egypte, en Mésopotamie, en Perse, en Israël et à Byzance, les premiers califes sont des monarques choisis directement par Dieu, nonobstant un processus de légitimation et de gouvernement tout à fait terrestre. Si le mode de succession n’est pas par ordre de primogéniture, il a lieu à l’intérieur d’un seul lignage, considéré comme le plus sacré, le plus prestigieux et le plus puissant : Quraych. Ce sont les membres de la tribu du Prophète, les descendants d’Abraham par Ismaël, auxquels Dieu, selon le Coran, a promis une domination universelle. D’ailleurs, les quatre premiers successeurs de Mohammed – Abu Bakr, Omar, Othman et Ali – sont tous des proches parents de celui-ci. C’est après eux que la succession califale devient dynastique, notamment sous les Omeyyades et les Abbassides.

Vous montrez dans votre livre que le califat fut âpre politiquement. Pourquoi les califes ont-ils fait preuve d’une telle dureté ?

Parce qu’il n’y avait pas de règles de succession précises, le califat a été au cœur de toutes les tensions au sein de la communauté, et ce dès le début. Les luttes ont été acharnées entre les disciples de Mohammed et leurs descendants biologiques et spirituels. Trois des quatre premiers souverains ont été assassinés. L’assassinat du troisième calife, Othman, a provoqué la première guerre civile, connue sous le nom de fitna, la grande discorde, qui a abouti –après un long développement politique, juridique et théologiques– à la scission de la communauté en trois branches principales : le sunnisme, le chiisme et le kharidjisme. Même après l’instauration des califats dynastiques omeyyade et abbasside, les luttes fratricides persistent.

D’aucuns se réfèrent à l’existence d’un « âge d’or » de l’islam. Qu’entend-on par-là ?

Tout âge d’or est par principe une construction a posteriori. La construction d’un âge d’or de l’islam commence dès le VIIIe siècle de notre ère au moyen d’artifices discursifs, produits du pouvoir en place ou de factions d’opposition. Mais il faut distinguer entre deux âges d’or. D’une part, il y a ce que j’appelle l’âge archétypal, celui des quatre premiers successeurs du prophète, érigés en modèle absolu, des rois philosophes et justes en quelque sorte, qui ont réalisé la Cité de Dieu sur Terre. Les souverains et les oulémas (les religieux) vont transformer cette époque – en réalité pleine de troubles et qui n’aura duré que 29 ans – en une sorte d’état de nature rousseauiste, où régnaient prospérité et justice. L’âge d’or proprement dit commence avec les Omeyyades, à partir de 661. C’est la période de la grandeur politique et militaire par excellence, celle des grandes conquêtes. L’empire atteint alors son expansion maximale qui va du sud de la Gaule jusqu’aux confins de l’Inde. Vient ensuite avec les Abbassides, de 750 à 861, l’épanouissement culturel et civilisationnel. Plus tard, au Moyen Âge et à l’époque contemporaine, une sorte d’amalgame sera fait entre l’âge archétypal et l’âge d’or, tentative vaine de faire de ce « paradis perdu » un modèle politico-religieux que tout bon gouvernant musulman doit se contenter de reproduire.

Vous écrivez que la source religieuse est essentielle à la pratique califale. Comment les califes se réfèrent-ils au Coran ?

Durant les deux premiers siècles de l’hégire, les califes se considèrent comme les dépositaires universels de la souveraineté divine. Par conséquent, ils prétendent régir tous les aspects de la vie de leurs sujets. Pour ce faire, ils mobilisent essentiellement des ressources religieuses, notamment des traditions attribuées au Prophète Mohammed. Ce projet impérial et monopoliste échoue toutefois pour des raisons politiques, économiques, religieuses et techniques. Dès la seconde moitié du VIIIe siècle, des émirs autonomes (généralement chefs militaires) et des oulémas vont dépouiller petit à petit le calife de ses prérogatives. A partir du Xe siècle, les califes, mis sous tutelle, ne sont plus que des chefs honoris causa de la communauté. Ils incarnent la continuité et surtout la fiction de l’unité de la communauté. Dans la littérature et dans la pratique, le calife de Bagdad, face à l’émergence, au Xe siècle, d’un calife fatimide en Egypte et d’un calife omeyyade à Cordoue, n’en reste pas moins le calife par excellence.

La naissance du salafisme ne serait pas sans lien avec le califat…

Les oulémas vont inventer un terme, celui d’al-salaf al-Sâlih, les pieux ancêtres, d’où le dérivé contemporain « salafisme ». Le dernier salaf par excellence est Ahmed Ibn Hanbal (780-855), l’une des grandes figures du sunnisme, qui inspirera Mohammed Ibn Abd el-Wahhab, le fondateur de la doctrine wahhabite au XVIIIe siècle, socle idéologique du royaume saoudien. Un grand nombre d’oulémas affirme que les musulmans vivent dans une sorte d’« état d’exception » depuis l’assassinat du calife Ali en 661. Ils vont donc commencer à dire que la restauration du califat « bien dirigé » (celui des quatre premiers califes) est une obligation « sacrée ». Mais vu que cette entreprise salvatrice reste très difficile dans l’Etat actuel de la communauté, il faut s’allier à n’importe quel gouvernant, pourvu qu’il assure l’ordre nécessaire à l’accomplissement des rites religieux. Lui obéir en tout, pourvu qu’il ne se déclare pas mécréant. Pour garantir l’ « islamité » parfois toute relative de l’espace dans lequel ils évoluent, la plupart des oulémas légitime l’absolutisme et ce jusqu’à présent.

Comment échapper à cet absolutisme ?

Dès la fin du VIIème siècle, les gouvernants et la majorité des oulémas encouragent les croyants à la résignation. Mais certains groupes d’opposition essaient de trouver des échappatoires. La première est de nature messianique et consiste à annoncer que la fin du monde est proche et qu’un messie (al-Mahdî) est apparu pour rétablir la justice et la prospérité avant le Jugement dernier. La seconde, associée généralement à la première, est le takfir, l’exclusion de la communauté et du salut. Cela procède d’un « constat » : l’islam est en danger, la société et les gouvernants sont des hétérodoxes voire des mécréants. Il s’agit donc de rétablir le véritable monothéisme, en imitant les pieux ancêtres, les premières générations de musulmans. On essaie de reproduire la geste – complètement ou partiellement inventée – du Prophète et des premiers califes.

Messianisme et takfirisme sont les armes idéologiques du « califat » Etat Islamique.

Depuis l’apparition de l’islam, plusieurs dizaines de groupes politico-religieux ont eu recours à ces deux armes idéologiques pour légitimer leur démarche. L’organisation Etat islamique est une banalité dans la longue histoire de cette religion.

L’institution califale qui avait survécu dans l’empire ottoman, est abolie en 1924 par Mustafa Kemal. Pourtant l’idée de califat reste très attractive dans certains milieux. Pourquoi ?

Le monde musulman connaît des changements inédits entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe. Le démantèlement de l’Empire ottoman, l’abolition du califat, la domination occidentale et la montée en puissance de nouvelles formes de socialisation ont, entre autres, engendré un véritable désarroi dans certains milieux musulmans. Pour sortir de la « crise », un certain nombre d’oulémas, d’intellectuels, d’hommes politiques essaient d’offrir aux croyants en désarroi une réponse « crédible » et « globale ». C’est dans ce contexte que l’islamisme, incarné par la confrérie des Frères musulmans, voit le jour. A la faveur d’un bricolage intellectuel qui résulte du détournement de concepts, de symboles et d’images d’origine musulmane et européenne, les promoteurs de cette idéologie proposent à leurs adhérents un nouveau départ, une nouvelle identité et un nouveau mode de vie. En somme, une « représentation du monde » qui donne la certitude de faire partie de quelque chose de plus grand que soi : le groupe d’Elus chargé par Dieu de rétablir la vraie religion, l’unité de l’Oumma sous l’égide d’un calife, avant de se lancer à la conquête du monde et l’obtention du salut ! Réaliser cette utopie est l’objectif ultime de la plupart des groupes islamistes comme le montrent bien les tentatives vaines de l’organisation Etat islamique (Daech).

Nabil Mouline, Le Califat. Histoire politique de l’islam, Flammarion (coll. Champs histoire), 2016, 286 pages.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Février 2016 à 10h12

      Hannibal-lecteur dit

      Alors comme ça, le califat est né dans une Quraych, ça se prononce bien crêche? comme le petit Jésus?

    • 19 Février 2016 à 19h39

      salaison dit

      hum…… mais les “imams”ou autres noms qu’on veut leur donner, sont RICHES sur le dos de leurs citoyens (tant qu’ils ne se révoltent pas)……
      ça pendra le temps que ça prendra……. (chez nous cela a pris quelques siècles… ) alors chez eux…..?????. (comme entre temps on leur coupe la tête s’ils “osent” …….)

    • 19 Février 2016 à 19h32

      salaison dit

      a-t -on le Droit de dire qu’   “on s’en fout” ???????  (C’est leur problème!)

      • 19 Février 2016 à 23h38

        Livio del Quenale dit

        Je pense qu’il vaudrait mieux ne pas s’en foutre !
        Et essayer de trouver une parade offensive plutôt que défensive qui donne les résultats que l’on sait .
        -
        Défensive ne veut pas dire non plus d’aller leur foutre sur la gueule bêtement comme jusqu’à présent, mais convaincre les musulmans du monde que l’extrémisme leur porte tort et qu’ils devraient lutter contre cette utopie.
        -
        Et on peut les y aider…

        • 21 Février 2016 à 10h37

          salaison dit

          “ Et on peut les y aider”
          …….
          vous êtes toujours trop bon ! 

    • 19 Février 2016 à 17h53

      thd o dit

      ” 19 Février 2016 à 11h47

      L’Ours dit

      Ca fait rêver…

      (second degré, on ne sait jamais, il vaut mieux préciser)”
      .
      .
      .
      Vous ne croyez pas si bien dire :

      http://cache.media.education.gouv.fr/file/agreg_externe/05/1/p2016_agreg_ext_histoire_411051.pdf

      (deuxième question)

    • 19 Février 2016 à 14h34

      s dit

      “l’organisation état islamique est une banalité dans la longue histoire de cette religion”

      Banalité….Voilà,voilà…. 

    • 19 Février 2016 à 14h24

      Héron dans l’eau dit

      A moins, bien entendu que ce ne soit fait dans le livre. Auquel cas, mille excuses.

      • 19 Février 2016 à 14h53

        Héron dans l’eau dit

        Re-excuses: il y a toutes sortes d’échanges fructueux de points de vue entre Nabil Mouline et Patricia Crone. 

    • 19 Février 2016 à 14h23

      Héron dans l’eau dit

      Oui, excellent. Mais pourquoi l’auteur ne mentionne-t’il pas Patricia Crone (Oxford, Cambridge, Princeton), qui a dit des choses semblables mais beaucoup plus détaillées et érudites pendant des décennies? Et acquis un badge en titanium d’Islamophobie ( avant même que le mot n’existe?). Les chercheurs français ne citent jamais rien d’utile à notre compréhension de leurs propositions. Peur d’apparaître comme de vulgaires traducteurs? L’ horreur ultime: des sources “ anglo-saxonnes”.

    • 19 Février 2016 à 12h38

      golvan dit

      Ce qui est intéressant est de constater qu’il existe de nombreuses études et spécialistes de l’islam en Occident, et ceci depuis fort longtemps, alors que le symétrique n’existe absolument pas, les musulmans n’étant intéressés que par eux-mêmes. 
      Dès lors, s’il est légitime selon un point de vue occidental érudit d’approfondir les connaissances sur l’islam pour mieux s’en défendre, on assiste parallèlement à une sorte de confusion tendant à accepter cette monstruosité qu’est l’islam au nom de ses contradictions, pour nous faire croire à une sorte de communauté bouillonnante d’idées façon Renaissance européenne, comme si ces contradictions avaient jamais débouché sur autre chose que la mise à mort des contradicteurs…
      Il me semble que la meilleure attitude vis-à-vis de l’islam est le refus catégorique de tout enfumage, et ceci au vu de l’islam réel et de ses conséquences sur le monde musulman réel.
      Le seul statut de la femme dans le monde musulman, et son énorme implication dans le désastre de la société “civile” musulmane suffit à rejeter l’islam au nom de nos lois occidentales. Et commencer à écouter des spécialistes, par ailleurs fort intéressants, consiste à se focaliser sur le doigt plutôt que sur la lune.
      L’islam doit être déclaré hors la loi dans nos pays, ce qui n’est pas évident étant donné l’attitude de l’Onu et des Usa, et tout arrangement avec ses religieux ineptes doit être banni.   

      • 19 Février 2016 à 13h19

        C. Canse dit

         À golvan

        D’accord avec vous. 

      • 19 Février 2016 à 23h58

        Ambrosius dit

        Tout à fait Golvan, le nombrilisme est une donnée fondamentale de ce totalitarisme que certains appellent “Islam”. Si l’ONU faisait correctement son travail, l’initiative de faire interdire cette idélogie malsaine aurait déjà été prise.

      • 20 Février 2016 à 0h05

        Livio del Quenale dit

        golvan dit
        -
        &&& Le seul statut de la femme dans le monde musulman, et son énorme implication dans le désastre de la société “civile” musulmane suffit à rejeter l’islam &&&
        -
        Ne sont-ce pas les femmes musulmanes (les mères) qui élèvent leurs garçons de cette façon ?
        Ne faudrait-il pas commencer par éduquer les filles autrement
        et dans le respect d’elles même et de leurs congénères ?
        Et ce, avant de vouloir changer des hommes faits, se comparant les uns aux autres avec les compétitions primaires entre eux que l’on sait chez les ados qui eux aussi manquent d’instruction et d’éducation ?
        -
        Conclusion, éducation, instruction et occupations à tous les niveaux au lieu de l’obscurantisme qui assiste et désactive une jeunesse dans la déconvenue.

        • 20 Février 2016 à 11h19

          golvan dit

          @ livio
          C’est l’oeuf et la poule votre interprétation.
          Il est parfaitement évident que c’est la statut de la femme dans l’islam, statut reposant sur des textes intangibles, qui crée le statut de poule pondeuse, de reproductrice, et qui établit que le jeune garçon est un être supérieur qu’il faut servir. 
          La femme est cantonnée dans ce rôle et ne peut en sortir, et n’aura jamais d’autorité que sur ses propres filles et sa belle-fille qui devront subir le sort qu’elle a subi elle-même. Si elle n’inflige pas à ces autres victimes les humiliations qu’elle a subies elle-même, c’est toute sa vie qui devient un néant.
          Ce sont donc les textes qu’il faudrait changer car tout en découle, car des musulmans “véritables” ne changeront jamais le regard qu’ils portent sur la femme. 

        • 20 Février 2016 à 11h28

          C. Canse dit

          À Golvan

          Absolument, la femme reproduit ce qu’elle a appris toutefois l’école peut jouer un grand rôle, enfin pouvait.

          Reste le fric, le coup de l’allégeance à la Constitution c’est plus dur du fait que les musulmans peuvent “dissimuler” leur “foi”.
          Les paysans sont au bord de la révolte, alors qu’elle serait leur réaction si on venait leur dire : “Au nom d’islam, interdiction d’élever du porc, de soigner les vignes”, je crois qu’autre chose que des pneus brûlerait.

        • 20 Février 2016 à 11h29

          C. Canse dit

          À Golvan

          Quelle, pas qu’elle ! 

      • 20 Février 2016 à 10h15

        Peter33 dit

        @Golvan
        “L’islam doit être déclaré hors la loi dans nos pays, ”
        La liberté de religion, liberté de culte ou liberté de croyance désigne le droit subjectif fondamental des personnes de choisir et de pratiquer une ou aucune religion donnée et l’évaluation du respect de ce droit. Par extension, elle fait référence aux textes de droit, déclarations, pactes, conventions, lois, textes constitutionnels divers qui permettent d’affirmer, défendre, étendre ou limiter ce droit. La liberté de religion est un aspect de la liberté de conscience.

        • 20 Février 2016 à 10h30

          C. Canse dit

          À peter33

          On en a déjà maintes fois parlé, si on veut on peut du fait de l’inégalité h/f de cette secte et l’avantage des textes réside dans leur interprétation, l’esprit/la lettre.
          Mais continuez, je vous en prie. 

        • 20 Février 2016 à 10h38

          C. Canse dit

          À Peter33

          Et d’autres voies…
          Je répète : “Quand on veut, on peut.”
          Encore faut-il vouloir ! 

        • 20 Février 2016 à 10h45

          C. Canse dit

          À Peter33

          Votre argument : la liberté de conscience, bof, quand il y a des lois contre les sectes.
          Quand la 1/2 de l’humanité est constituée de femmes, votre “liberté de conscience” ne pèse pas lourd.

          Et d’autres voies… encore ! 

        • 20 Février 2016 à 11h01

          C. Canse dit

          À Peter33

          Seriez-vous un pur esprit ?

          L’argent ! La filière agroalimentaire du porc, du vin, du textile, là avec secte politico-religieuse d’islam, ça en fait de l’argent jeté. 

        • 20 Février 2016 à 12h04

          Peter33 dit

          @Canse
          Si vous appelez une religion qui rassemble 1.6 milliard d’adepte, une secte, comment nommez-vous le judaïsme ?
          Si on veut on peut, en effet. Hitler l’a démontrer jusqu’au paroxysme.
          En effet “l’avantage des textes est dans leur interprétation..” on peut leur faire dire ce que l’on a envie d’entendre.

        • 20 Février 2016 à 12h16

          C. Canse dit

          À Peter33

          Mesquin, petit, l’argument numérique dans le monde. La France, vous connaissez ?
          La France est laïque donc pas de déf. de secte ni de religion, il y a la “dérive sectaire” :
          - déstabilisation mentale
          - embrigadement des enfants
          -discours anti-social
          - troubles à l’ordre public
          etc.
          Si vous trouvez qu’islam n’a rien à voir avec des dérives sectaires, vous êtes aveugle Monsieur. 

        • 20 Février 2016 à 12h26

          C. Canse dit

          À Peter33

          Vous n’avez jamais trouvé d’argument allant contre l’inégalité h/f de cette secte.

          Vous n’avez que la “liberté de conscience”, c’est très léger. 

        • 20 Février 2016 à 14h23

          C. Canse dit

          À Peter33

          Dans le risque de “dérive sectaire”, il y a aussi :

          -l’importance des démêlés judiciaires, avec 150 morts, il y a matière et intérêt à agir.
          - les tentatives d’infiltration des organisations. 

    • 19 Février 2016 à 12h34

      Cardinal dit

      Quel plaisir de lire enfin un spécialiste qui explique une longue histoire, si compliquée, en termes simples et clairs.
      Merci!
      Un peu de lumière dans le brouillard pollué de notre temps fait du bien. 

    • 19 Février 2016 à 12h18

      Muys dit

      Merci pour ce très intéressant article. Un vrai travail d’historien, sans parti-pris. Merci Causeur

    • 19 Février 2016 à 11h53

      zgalus dit

      l’article est très instructif. Je me sens moins ignorant du domaine de l’Islam après cette présentation :)  

    • 19 Février 2016 à 11h47

      L'Ours dit

      Ca fait rêver…
      (second degré, on ne sait jamais, il vaut mieux préciser)