Ça dure au Honduras
Publié le 02 juillet 2010 à 6:40 dans Brèves
Le Honduras a été présent au Mondial et s’est révélé à peine moins nul que les Bleus et la Corée du Nord. C’est bien dommage. Quelques résultats un peu spectaculaires auraient sans doute permis d’attirer l’attention sur ce minuscule pays d’Amérique Centrale dont nous vous avions déjà parlé ici. Il y a un an, comme dans un bon vieux SAS des seventies, le président légalement élu Manuel Zelaya, s’apprêtant à remporter un referendum constitutionnel lui permettant de se représenter était renversé par un putsch manifestement téléguidé par Washington qui renouait ainsi avec la politique du “containment” et la doctrine Monroe.
En effet, le président Zelaya (il est toujours officiellement reconnu comme chef de l’Etat par l’ONU) arrivé sur un programme de droite s’était progressivement rapproché du Venezuela de Chavez. En cela, Zelaya n’était pas sans ressembler aux maires UMP de banlieue qui finissent toujours par mener des politiques de gauches et cosigner des appels au secours avec leurs collègues du PS et du PCF : quand la misère est trop manifeste, c’est toujours le pragmatisme qui l’emporte chez l’honnête homme. En attendant, au Honduras, selon une méthode éprouvée, c’est évidemment une politique ultralibérale qui est menée sous contrôle militaire (remember Santiago!), d’autant plus facilement que la répression sur les syndicats et les partis d’opposition fait des centaines de victimes et que les escadrons de la mort sont de retour. Ah, si seulement le Honduras avait battu l’Espagne!
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L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
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nadia comaneci dit
Can’t wait.
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