C’était la Gauche
Quand c’est fini, c’est fini
Publié le 18 février 2009 à 9:58 dans Politique
Mots-clés : Parti socialiste
Le “Longtemps, je me suis couché de bonne heure” de bon nombre de Françaises et de Français à la recherche de leur temps perdu pourrait bientôt être : “Longtemps, j’ai voté à gauche…” Les plus talentueux pourront alors commencer à évoquer dans la forme artistique de leur choix un monde disparu, pour le plus grand plaisir esthétique des générations futures.
La gauche est en train de sortir de l’Histoire, mais on la retrouvera, à coup sûr dans les romans, au cinéma, en BD, objet de mémoire et de thèses universitaires. Constater son décès n’est pas chose facile: son cœur a cessé de battre, son cerveau de fonctionner, ses poings de frapper, mais elle passe encore pour vivante dans les lieux où s’élaborent les représentations – instituts de sondages, IEP, services politiques des grands médias.
Et pourtant, tout observateur un peu attentif de la vie politique et intellectuelle de l’Europe et de ses dépendances devrait s’apercevoir que nous sommes en train de changer de paradigme.
La coïncidence du binôme sociologique dominant/dominé avec le binôme politique droite/gauche n’a certes jamais été totale, mais elle a tout de même permis, aussi imparfaite soit-elle, de structurer de manière plutôt satisfaisante la vie politique, et sociale et intellectuelle des démocraties au XXe siècle. Chacun la déclinait à sa manière, latine, scandinave ou britannique pour le plus grand bonheur des classes moyennes.
On lui doit une prospérité sans précédent, le développement inégalé dans l’Histoire des libertés publiques et individuelles, la protection collective contre les aléas de la vie, et surtout la fin de la guerre civile intra-européenne.
Ce modèle a néanmoins échoué à s’imposer à l’échelle mondiale : on serait bien en mal de distinguer où se situent la gauche et la droite, ou même le milieu, dans les régimes autoritaires et/ou corrompus qui sévissent dans la majorité des pays siégeant à l’ONU. Adversaire, puis régulatrice du capitalisme, la gauche n’est plus aujourd’hui que spectatrice d’un monde qu’elle a d’abord renoncé à changer, puis à comprendre.
Les premiers à déserter la gauche, en France et dans les pays comparables, ont été les ouvriers: ce sont eux qui ont pris en pleine figure l’échec tragique et, n’en déplaise à Badiou, sans doute définitif, de l’utopie communiste. Non seulement ils n’ont pas rejoint en masse les rangs de la social-démocratie, mais ils ont constitué, pendant les deux dernières décennies, les gros bataillons du Front National, qui fut un temps le premier parti ouvrier de France. Partout en Europe on voit surgir des partis populistes faisant leur pelote sur les angoisses du petit peuple.
Parallèlement, on pouvait constater que dans aucune des nouvelles démocraties nées de la chute du communisme, la gauche réformiste ne se constituait en porteuse légitime des intérêts des ouvriers et des salariés. Les partis dits sociaux-démocrates de ces pays étaient soit des usines de recyclage de l’ancienne nomenklatura bureaucratique, soit des versions centre-européennes du blairisme britannique. Dans le reste du monde, l’exception remarquable du Brésil de Lula ne doit pas masquer que la gauche politique s’est littéralement évaporée au Japon et en Corée, et qu’on ne saurait discerner la moindre émergence d’une social-démocratie dans les “petits dragons” asiatiques que sont Taïwan, Singapour ou l’Indonésie. Quant à la Russie, à l’exception d’un Parti communiste s’appuyant sur les vieux apparatchiks déshérités, le concept même de gauche y a disparu de l’espace public.
Israël, toujours un peu en avance sur le mouvement, avait montré la voie: en moins d’un quart de siècle la gauche travailliste se ne trouva plus représenter que les nantis, les intellectuels, les artistes et les enseignants, alors que les défavorisés votent Likoud, Shas, ou Lieberman…
Mais revenons chez-nous. Abandonnée des ouvriers, des marginaux, des exclus, appuyée sur sa seule base sociologique, la petite bourgeoisie intellectuelle, la gauche française fit encore un temps illusion. Le jospinisme des années 1997-2002 était la parfaite incarnation de cette nouvelle donne idéologique et politique interne à la gauche: sous la direction éclairée de la petite bourgeoisie intellectuelle, incarnée par les petits maîtres des sciences humaines triomphantes, la classe ouvrière allait accéder au paradis des 35 heures, des loisirs de qualité, de la multi-culturalité et du métissage portées au rang de valeurs suprêmes de la République. Seulement voilà: à plus de temps libre les ouvriers et assimilés préféraient plus d’argent, leurs choix esthétiques les tenaient éloignés des spectacles subventionnés, et ils se montraient indécrottablement rétifs au remplacement du référent national par son équivalent européen. De plus, ils n’étaient pas insensibles au discours sécuritaire de la droite et de l’extrême droite en raison de la dégradation de leurs conditions de vie dans les périphéries des grandes villes
Le résultat est bien connu : le 21 avril 2002 le ciel tombait sur la tête d’une gauche dès lors ramenée au plus petit dénominateur commun d’un antifascisme surjoué.
Seuls le mode de scrutin majoritaire et la prééminence de l’élection présidentielle allaient permettre au Parti socialiste de rester un recours pour l’expression de la mauvaise humeur chronique de l’électeur français (l’effet essuie-glace, qui chasse les sortants à chaque scrutin). Mais pendant qu’une nouvelle génération de notables socialistes s’installait confortablement aux commandes des villes, des départements et des régions, la droite et l’extrême gauche pillaient les vieilles armoires de la gauche pour rendre leurs boutiques plus attrayantes.
Depuis quelques années, Sarkozy, Cohn-Bendit et Besancenot se sont précipités sur tous les symboles laissés en déshérence. À moi Guy Môquet et le mythe du communisme patriotique ! À toi la flamme de mai 68 et le grand bond en avant sociétal ! À lui les derniers hochets de la panoplie du petit révolutionnaire. Une lutte féroce s’est engagée pour l’hégémonie politique et idéologique sur la petite bourgeoisie intellectuelle, celle qui est en train de se battre pour le maintien de ses positions économiques et symboliques dans la société, dans une joyeuse foire de surenchères corporatistes des “touche pas à…” mon école, ma fac, mon labo, mon hosto, mon posto…Sur les rangs, le PS canal historique (Martine Aubry), le PS canal mystique (Ségolène), la gauche allemande (Mélenchon qui se joue la fable de Lafontaine), la gauche verte, européiste et altermondialiste du trio Cohn-Bendit, Bové, Besset, et la petite bourgeoisie qui se rêve en réincarnation du prolétariat de papa rassemblée derrière le facteur et ses parrains de la IVe Internationale. Aussi longtemps qu’un vainqueur, en la personne d’un leader crédible et rassembleur ne sera pas sorti de cette mêlée confuse, la droite peut gouverner tranquille, avec cet inconvénient, pourtant, de ne pas avoir de contradiction suffisamment stimulante pour exercer intelligemment le pouvoir
C’est ce qui a conduit la droite sarkozienne de piquer, en plus des idées, des gens à gauche, et pas les plus mauvais. C’est d’autant plus simple qu’ils n’ont besoin d’aucun recyclage pour devenir immédiatement opérationnels, comme Kouchner ou Besson ou Jouyet: le pragmatisme sans rivage du président, son usage purement rhétorique du discours idéologique libéral, et son absence totale de révérence envers l’héritage gaulliste donne à la présence des “ralliés” une efficacité qui va au-delà de la petite manœuvre politicienne habituelle.
Pour retrouver le chemin du peuple, la gauche devra, elle, subir une telle mutation qu’elle en sortira méconnaissable. Si cela se produit, son premier geste, dès son retour au pouvoir, devra être d’élever une statue à Nicolas Sarkozy.
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Jardidi dit
(suite)
La montée en puissance de la Chine et de l’Inde comme consécutive à la montée de leur niveau d’instruction…
Jardidi dit
Merci Ours, cela fait plaisir. Je suis encore un midinet…
Je pense vraiment qu’il faut inverser l’approche des choses, voir souvent ce qui arrive comme une conséquence.
L’immobilisme est en partie du au vieillissement, l’UMP passe à l’Europe en raison de l’effondrement du patriotisme, la pensée unique apparaît avec la fin des idéologies catholiques, nationales et socialistes. L’amour de l’argent a la même origine…
L’Ours dit
Jardidi;
pas inintéressant!
Il faudra approfondir au fil des prochains articles affairant à la politique. En attendant, je laisse macérer!
Jardidi dit
La gauche est morte parce que la société a changé. Son décès n’est qu’une conséquence de l’entrée dans un monde nouveau. Les diplômés de l’enseignement supérieur (DES) sont devenus tellement nombreux qu’ils parviennent à cadenasser la société, et tant qu’ils vont bien, rien ne change, nous continuons dans la pensée unique, c’est-à-dire dans la mentalité profonde de sa région. Ainsi, à l’UMP, on se contente de reprendre le libéralisme issu de liberté, égalité et l’égalité se manifeste par l’ouverture à l’Europe que refusent les libéraux anglais. Le coeur de la droite serait les diplômés de l’enseignement supérieur du secteur privé et celui de la gauche, les DES travaillant dans le secteur public. Tout ce beau monde s’est simplement laissé allé à une politique de l’évidence, “Je me sens européen, donc l’Europe c’est moderne” c’est la pensée unique.
Aujourd’hui, nous payons pour leur (notre) lobotomisation. Par contre, une partie des jeunes très diplômés commence à être frustrée socialement. C’est cela qui permettrait le changement. L’ouvrier d’aujourd’hui est celui qui a échoué à l’école, l’inégalité des niveaux d’instruction mène à une société de castes. La gauche de demain ne peut être qu’une alliance des jeunes très diplômés frustrés et des sous-diplômés, les sous-hommes du monde moderne.
L’un des grands problèmes, en plus des vieux qui se multiplient de façon étonnante, est l’absence d’idéal. A quoi bon faire de la politique puisqu’il faudra bien mourir bientôt. La latinité est un autre obstacle, il me semble que les gens du Bassin parisien ne voient rien, aveuglés qu’ils sont par leur sympathique universalisme, nous, dans la plupart des régions contre-révolutionnaires, nous sommes des moutons apeurés et les Bretons ne s’occupent que de la Bretagne. Tout ça ne fait pas d’excellents Français qui auront beaucoup de mal à construire quelque chose d’un peu sérieux.
Après tout, quand on voit comment vous avez préparé vos guerres contre l’Allemagne, on peut quand même se demander s’il n’y a pas chez les Français, un goût pour la souffrance, l’échec et la soumission.
gégé dit
Marcel Proust …
C’était le bon temps, celui du bonheur, de la vie toute simple.
Et si demain nous recherchions à nouveau notre bonheur perdu !
Mr Rozenzweig à sans doute également la larme à l’oeil.
Aristote dit
La crise est le fruit de l’incapacité des États, depuis des dizaines d’années, à contrôler leurs déficits, dont le financement par les banques centrales a créé ces liquidités qui ont nourri la spéculation, spéculation que les “autorités” de “régulation” se sont montré incapables de contrôler.
Après une si brillante performance, le salut viendrait de plus d’État ?
L’Ours dit
Alice,
je souscris entièrement à vos ajouts et ce n’est pas votre gentille dernière phrase qui me le fait dire.
Alice dit
M. L’Ours, que j’aime beaucoup, nous dit : «Nous ne vivons pas une crise du capitalisme mais une crise due à l’escroquerie à grande échelle. Ce qui a permis ça, c’est un Etat et des banques centrales qui n’on pas fait leur travail de surveillance! Nous n’étions plus dans une économie libre mais dans une économie sauvage, où les règles n’étaient non seulement pas respectées, mais pas vérifiées!»
C’est vrai, très cher Ursidé. J’ajouterais que ce «paysage capitaliste après la bataille», provoqué en effet par la disparition de l’Etat de ses territoires de contrôle, nous le devons en grande partie à l’idéologie libérale-libertaire. C’est elle qui a favorisé l’irruption, sur la scène des marchés, des traders fous, des banquiers «dérégulés», des fonds de pension volatiles, des remboursements pourris dissimulés sous le tapis et autres jolies entourloupes «madofiennes». Cette crise, c’est d’abord l’énorme l’échec de Mitterrand et de sa cour, de Serge July et consorts.
Bises d’une parisienne à son Ours
Three piglets dit
“Quant à l’identitaire sur roulettes qui en a “plein les couilles”, je serais lui, j’éviterais de parler des choses mortes qui traînent sur son fauteuil.’
La nazie juive se rebiffe?
Alvaro Canyon dit
Sire Mercader, croyez ce que votre religion vous enseignera de part ses révélations obscures, et veuillez agréer que je n’en sois pas le premier irréfragable disciple.
Je n’oserai me comparer au fanatique Jack Nicholson qui sertit d’un coup de hache l’hôte funeste qui tentait de l’apprivoiser dans “Shining”, sans quoi vous m’obligeriez à vous descendre.
La seule chose que je regrette, voyez-vous, c’est que l’on soit encore à parler d’une séparation droite / gauche lorsque justement cette division ne correspond à plus aucune réalité, et que son existence a été consommé dans un manichéisme des plus indigents.
Ai-je la prétention et la volonté d’y substituer d’autres murs? Serais-je donc l’homme anachronique dont vous tentez d’esquisser un lamentable portrait alors que je n’insinue mon propos que dans un présent dénué d’historicité?
Mes déclarations sont générales et ne regrettent en rien la disparition de fossés embûchant la vérité et la concorde. C’est la félonie des ambitions qui a détruit le terreau des idées. Les partis politiques n’ont plus que cette prétention à l’ascension, et c’est en cela que gauche et droite me semblent deux mots dénués d’intelligibilité dans un tel contexte. Leurs philosophies se sont abâtardies. Y voyez-vous une pointe de nostalgie dans mes modestes mots?
Puisque gauche / droite n’assure plus un essor aux idéaux, alors c’est une autre force qui doit s’en charger. Et cette force, loin de se constituer dans un labyrinthe de murs fossilisés, ne devra avoir que le peuple comme seule source. L’idée est le peuple.
La gauche et la droite ne s’y voulaient que des attributs. Nous les remercions de leurs douloureux services. C’est désormais à nous de remblayer les tranchées et d’abattre les murs devant lesquels vous rêvez peut-être encore de vous projetter.
ramon mercader dit
@ alvarro canyon
en somme ce que vous regrettez c’est la confusion,que la droite soit aussi un peu gauche et la gauche un peu droite?
non?
vous regrettez les frontières nettes,bien régulières ,le trait de crayon du gratte papier de la conférence qui a partagé l’afrique à la fin du 19 ème
vous faites un peu penser à cet acteur américain qui joue dans “shining” le rôle du dingue ,mais c’est dans “des hommes d’honneur” que le réalisateur lui fait dire ,face à un tom cruise de la mauvaise année ;”vous ne voulez pas admettre qu’il y a des murs et que des hommes doivent veiller sur ces murs et aue nous sommes ces hommes”
voilà alvarro,vous voudriez d’autres murs?
je n’ose y croire
Nina dit
@shneider
Vous trouvez ce personnage fascinant, comme le fut sans doute Genêt pour ses lecteurs !
Jean Genet éprouvant un désir sexuel à l’endroit des nazis !
Soral veut faire du Genet, il n’a pas une once de talent…
Oui, c’est rédhibitoire l’antisémitisme et rien ne trouvera grâce à mes yeux sur cet odieux personnage qui ose aller serrer la cuiller aux mollahs alors qu’on pend des pédés et des femmes soupçonnées d’adultère !
Quant à l’identitaire sur roulettes qui en a “plein les couilles”, je serais lui, j’éviterais de parler des choses mortes qui traînent sur son fauteuil.
Etre fascinés par des Soral pour un mec, je trouve ça louche mais être homo, c’est pas dérangeant…pas encore en France du moins !
expat dit
@ l’Ours : vous avez dis ce que je voulais dire. Je paraphrase un article d’un revue anglais que je lis régulièrement (Le Spectator) écrit par le journaliste Matthew Parris – le titre (excusez moi la traduction partielle, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé..)
“O ye of little faith (Luke 12:27-28)! Cette crise économique est l’évidence même que le marché fonctionne”. Dans l’article il dit simplement qu’il s’agit (encore une fois) d’une bulle qui a éclatée – mais hey ! qui l’a fait éclatée ? Les gouvernements ? Les politiciens ? Les forums internationaux ? La recherche et l’expertise académique ? Les régulateurs ? et mais non, c’est le marché qui s’est rendu compte de la bêtise et qui a fait éclaté la bulle tout seul comme un grand… Les politiciens et les ministres des finances auront bien aimés que le marché continue comme ça, mais le marché s’est gonflé tout seul, et puis sans intérvention – en dépit de l’intervention – le marché s’est dégonflé tout seul.
Okay c’est sur, il y a des gens qui souffrent (moi parmi eux) mais la correction du marché n’est pas une faillite, mais à terme un succès, et une preuve que c’est un bon système. Parce qu’une chose est sûr, ce marché va remarcher…
Comme dit Ours – quelqu’un a un autre système prouvé qui marche mieux ?
Malthus dit
Et pourtant, tout va bien madame la Marquise !
Sauf erreur de ma part, depuis Giscard je crois, il me semble qu’il y a eu une constante alternative gouvernementale jusqu’aux dernières législatives de 2007 où une majorité a été reconduite.
C’est une claque monumentale, un véritable évènement, qui a souvent été sous estimé, voir négligé.
Pourtant, malgré tout, la gauche se félicitait d’avoir obtenu une victoire en ayant “progressé” : c’est à dire en se prenant une branlée moins sévère qu’en 2002.
2002 où, après le choc et la stupeur du premier tour présidentiel, ils fanfaronnaient que Chirac devaient aux voix de gauche son élection ! Après une telle claque ! Après un tel désaveux ! Ils osaient vouloir diriger le gouvernement comme s’ils avaient été désigné.
Les votes de protestation ayant permis la victoire aux régionales a été perçue comme un vote d’adhésion.
Je crois qu’avec un tel aveuglement, de l’ordre de la psychiatrie, la gauche française n’est pas prête de se réformer. Surtout avec des électeurs lui redonnant confiance en elle au lieu de la laisser crever pour que de ses miasmes émergent de nouvelles formations aptes à jouer un rôle car débarrassé des cadavres qui trainent dans le PS.
Je crains qu’hélas, ce ne soit pas pour tout de suite : l’agonie va être longue. Très longue… Et du sociétal, on va en bouffer jusqu’à la fin, jusque raz la gueule : c’est tout ce qui leur reste après tout, comme “combat”.
Cela dit, j’attends de voir ce que va donner le parti du Mélanchon… Mais je ne suis pas naïf, je crois qu’on peut lui prédire un avenir encore moins glorieux que le MRC.
Triste France…