Sous le burkini, la vague islamiste | Causeur

Sous le burkini, la vague islamiste

La guerre culturelle est déclarée

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 07 septembre 2016 / Politique Religion Société

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Nos concitoyens excédés veulent qu’on endigue l’islam séparatiste, sur les plages et ailleurs. La République doit les entendre et se montrer intraitable, en légiférant au besoin. Et en arrêtant immédiatement de flatter la fibre victimaire chez les Français musulmans.

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« Débat stérile », « polémique indigne », « querelle hystérique » : après la publication des premiers arrêtés anti-burkinis1, début août, toutes les grandes consciences du pays et environ 95 % des journalistes ont martelé sans relâche les mêmes éléments de langage. Sujet sans intérêt, circulez. Attention, contrairement à ce que pensent certains, fort excités, sur les forums de discussion, on n’est pas un traître, un salaud ou un vendu-aux-barbus parce qu’on est hostile à l’interdiction. Mais l’argument assené en boucle pour clouer le bec de tout contradicteur laisse rêveur. On n’aurait pas le droit d’interdire le burkini, mais il faudrait interdire d’en parler ? On aimerait comprendre en quoi la promotion d’un costume de bain islamique, jusque-là inconnu sous nos cieux, serait un sujet moins digne de débat que la hiérarchie des normes dans la loi travail, dont nous avons mangé à tous les repas pendant des semaines. Les grands démocrates qui s’émerveillaient des interminables et autarciques logorrhées de Nuit debout, rebaptisées « débats citoyens », sur des thématiques le plus souvent absconses et confidentielles, voient d’un fort mauvais œil que l’on débatte d’une question qui intéresse sacrément une majorité de Français, et pas seulement des méchants de droite : au-delà du burkini, la progression d’un islam radical qui nourrit ou encourage le terrorisme.

Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire?

On aimerait comprendre, façon de parler, vu que le même mécanisme de censure est à l’œuvre depuis quarante ans – même s’il perd assurément de son efficacité. Identité ? Islam ? Immigration ? Questions dangereuses, idées puantes, lepéno-sarkozysme. Pouah, pas touche. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire : après dix-huit mois d’expérience de la terreur, nos innombrables petits singes croient encore faire disparaître les choses qui leur déplaisent en interdisant les mots. Il n’y a pas de problème, répètent-ils en guise de formule conjuratoire. Comme l’analyse Marcel Gauchet, il n’y a pas de problème parce que, dans leur logiciel intellectuel, il ne peut pas y en avoir. Ou alors, il vient de nous, de nos idées étroites et de nos peurs rances.

On croyait que les attentats et ce qu’ils nous ont appris sur la société musulmane en France feraient l’effet d’un coup de réel. Las ! Tout occupées à dispenser des leçons de maintien multiculti, les VIP de la gauche politique et médiatique (qui comptent, faut-il le rappeler, des tas de gens de droite) ne voient pas qu’une guerre culturelle a commencé. Ce n’est pas, ou pas seulement, pour faire parler d’eux que des maires ont décidé d’interdire le burkini, mais pour répondre à la demande sourde de leurs administrés qui, depuis Nice, expriment de diverses manières la même opinion, ou le même sentiment : ça suffit ! Assez de complaisance ! Arrêtons de céder du terrain !

Cette guerre ne sera pas menée par des forces armées mais par la société, elle ne vise pas à conquérir des territoires mais des esprits, elle ne combat pas les musulmans mais l’islam fondamentaliste et séparatiste qui veut les empêcher d’être français. Du reste, si nous devons la livrer, c’est d’abord pour ceux – et peut-être plus encore pour celles – qui subissent, dans notre pays, le joug des « Frères » et ne peuvent compter que sur la France pour y échapper. Que doit-on dire à toutes ces femmes qui assurent que, si on n’interdit pas ce nouveau carcan qu’est le burkini, elles seront contraintes de le porter ? Chacun sa vie ? Edwy Plenel, semble-t-il, n’a pas daigné répondre à Fatiha Daoudi, juriste et chroniqueuse au HuffPost Maghreb qui, en quelques phrases, a ridiculisé son interminable et prévisible plaidoyer pour ce « vêtement comme un autre » : « À vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m’envahir. » Droit dans les gencives.

Soumission sociétale

De peur de froisser les spécialistes, on se gardera de se demander si ceux qui endoctrinent des gamins et pourrissent la vie de leurs concitoyens dès qu’ils sont majoritaires sont salafistes, wahhabites ou islamo-déséquilibrés. Leur islam est certainement plus identitaire et politique que strictement religieux. Pour une partie des enfants d’immigrés, il est un état d’esprit, une façon de voir et de diviser le monde entre « eux » et « nous » plus qu’une spiritualité. Reste une certitude : au cours des dernières années, cet état d’esprit s’est répandu, poussant un nombre croissant de musulmans à vivre dans une société parallèle devenue, stricto sensu, une contre-société. En effet, il ne s’agit pas seulement d’entre-soi, tel que le pratiquent les Juifs religieux ou beaucoup de Chinois, mais de sécession hostile. Ainsi, à en croire nombre de représentants communautaires interrogés par Bertrand Pasquet, c’est seulement après Nice que la rue musulmane s’est sentie concernée par les attentats.

On aurait tort, toutefois, de croire à une évolution spontanée. Nous sommes en présence d’une offensive qui n’est pas menée par un commandement unifié mais par des myriades d’individus et de factions, d’associations, d’amicales, de médias, sans oublier des sponsors plus ou moins transparents. Comme le souligne Marcel Gauchet, cette nébuleuse ne cherche nullement à prendre le pouvoir comme le Ben Abbes d’Houellebecq. Ses activistes s’emploient à renforcer leur contrôle sur le groupe, en particulier sur sa partie féminine, tout en menant un combat idéologique qui se traduit régulièrement par des campagnes destinées à tester notre capacité de résistance. C’est ce qui s’est passé avec le burkini.

Le Conseil d’État a tranché, le droit a parlé, dit-on. Après le Washington Post, le New York Times et toute la presse convenable de la Terre, le Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU s’est permis d’engueuler la France dans un tweet comminatoire, appelant les maires non concernés par l’arrêt à abroger au plus vite leurs mesures discriminatoires. De quoi je me mêle ? C’est bête, mais quand le machin droits-de-l’homme de l’ONU et le Conseil d’État parlent en chœur de liberté, j’ai une furieuse envie d’interdire. Pourtant, on ne saurait le faire de gaieté de cœur. Ma fibre libérale souffre doublement, pour le burkini et pour son interdiction.

En attendant, et n’en déplaise à tous ceux qui veulent nous obliger à vivre ensemble avec n’importe qui, la « dérisoire affaire » du burkini marquera peut-être le début de la reconquête culturelle des territoires perdus – du Kulturkampf, comme aurait dit Bismarck. À nous de décider collectivement si nous voulons qu’elle se fasse à la manière corse ou dans les formes républicaines. Si la République se montre mollassonne, compassionnelle et accommodante, beaucoup de ses enfants déçus commenceront à lorgner avec envie sur les défenses identitaires spontanées des Corses, oubliant qu’elles se déploient grâce à l’intimidation collective orchestrée par des manifestations silencieuses mais punitives, organisées en représailles dans les cités où résident les auteurs d’actions violentes.

Je préfère pour ma part la manière républicaine. La force de la loi, la puissance de la Raison –pour les câlins, on verra plus tard. Si la bataille est engagée, on ne recule plus, comme disait l’autre. Peut-être faudra-t-il, si le Conseil d’État s’entête, légiférer sur le burkini. À moins, bien sûr, que les islamo-activistes qui nous cherchent entendent finalement l’appel à la discrétion que leur a lancé Jean-Pierre Chevènement. Amusant, les réactions outrées que ce mot a suscitées – encore qu’à l’ère des prides, on pouvait s’y attendre. Discret, moi, répète si t’oses ! La discrétion, il y a des maisons pour ça ! Pourtant, ne pas jeter ses croyances à la tête de ses concitoyens, en particulier quand on sait que leur affichage – en l’occurrence celui de l’infériorité des femmes – heurte la sensibilité majoritaire, ne devrait pas être considéré comme une humiliation, mais comme une forme de courtoisie républicaine. On peut parfois dire « après vous », s’effacer devant l’ancienneté, au lieu de revendiquer sans cesse une visibilité maximale.

Sauver la jeunesse perdue

Reste que le burkini ne fait pas une politique. Il est temps, entend-on de toute part, de redéfinir les règles du jeu et de renégocier (ou de négocier) le pacte entre la France et son islam. Dit ainsi, cela paraît simple. En réalité, c’est un inextricable casse-tête. Bien sûr, on peut compter sur Jean-Pierre Chevènement pour faire œuvre utile à la tête de la Fondation pour l’islam de France. Qu’il nous permette de lui suggérer le lancement d’un vaste audit des milliers d’associations qui bénéficient de fonds publics et dont un nombre conséquent contribuent non pas au développement de la jeunesse mais à son décervelage.

Pour négocier, encore faut-il définir les parties en présence. On connaît la difficulté qu’il y a à faire émerger une représentation légitime de l’islam de France, et il est à craindre que la nouvelle relance du chantier, aussi bien intentionnée soit-elle, ne parvienne pas à régler le problème. Il est fort bon de discuter avec Tareq Oubrou et d’autres personnalités tout aussi respectables, mais cela ne sera d’aucune utilité pour regagner une jeunesse perdue qui les considère à peu près comme des juifs – et ce n’est pas un compliment. C’est l’encadrement intermédiaire de la société musulmane – animateurs culturels et caïds subventionnés – qu’il faut évaluer et, si besoin, neutraliser.

Quant à la France, seconde partie au dialogue, on voudrait bien son numéro de téléphone. Comment dire ce que nous attendons de nos compatriotes musulmans, quand nous sommes loin d’attendre tous la même chose et d’avoir la même définition des différences que nous tolérons et de celles dont nous ne voulons pas ? Cette pluralité qui fait le charme de notre société est plus problématique au sommet de l’État où le président laisse, comme à son habitude, se développer une cacophonie qui lui permet d’avoir plusieurs fers au feu. Mais alors, qui parle au nom de la France : Manuel Valls qui a soutenu les arrêtés anti-burqini, ou Najat Vallaud-Belkacem qui, soucieuse de ne pas s’aliéner les électeurs de Villeurbanne, a décrété qu’il s’agissait d’une intolérable atteinte aux libertés ? Jean-Pierre Chevènement ou l’inénarrable Thierry Tuot, cosignataire de l’arrêt du Conseil d’État, chantre de la « société d’inclusion », qui veut en finir avec la suprématie du français à l’école ?

En attendant, nos dirigeants et ceux qui aspirent à le devenir devraient s’interdire de flatter la fibre victimaire de jeunes Français qui n’ont jamais subi la colonisation en leur serinant que nous sommes coupables de tous leurs maux. C’est en tenant, depuis trente ans, ce discours, infantilisant et condescendant sous son air compatissant, qu’on a semé dans des esprits faibles la graine de la haine et du ressentiment, et abandonné la majorité silencieuse à la loi du plus fort. Pour l’islam, la bataille de France a commencé. Comme le disait Churchill le 4 juin 1940 devant la Chambre des communes, « We shall fight on the beaches »« Nous nous battrons sur les plages ». Et nous ne gagnerons pas à coups de bon sentiment.

Cet article en accès libre est extrait de Causeur n°38.   

  1. S’agissant d’un habit qui évoque furieusement la burqa et pas du tout le bikini, on devrait plutôt écrire « burqini ». Où se niche la bien-pensance…

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 11 Septembre 2016 à 22h09

      radagast dit

      Je redoutais que ce Burkini ne devienne un objet de débats , tout simplement parce que je prévoyais que cela se terminerait encore par une de ses controverses juridico-judiciaire dont notre pays semble avoir un amour immodéré .
      Les juges sont là pour appliquer le droit autant qu’ils y puissent parvenir compte tenu de leur partialité bien connue , et désormais en faveur de la gauche.
      Certainement pas comme je l’ai entendu un jour pour faire évoluer la société.
      La “République des juges” est une abomination , une idée aussi détestable que le nazisme.
      Mais puisque débat sur le burkini il y a , les choses étant ce qu’elles sont et le Monde ce que nous savons , il n’y a plus qu’à , sinon l’interdire du moins le stigmatiser.
      Une fois de plus nous aurons donné à nos ennemis des verges pour nous battre .

    • 11 Septembre 2016 à 21h54

      saintex dit

      IMHO. J’ai lu que Lector et Saul t’ont répondu mieux que je ne saurais le faire. Mais il reste une adresse à la mienne.
      “Saintex objecte la conquête de la société romaine par les chrétiens, de secte persécutée à église persécutrice; un fier triomphe, mais la comparaison ne vaut pas: les chrétiens ont conquis une société qui faisait naufrage dans le noir et qui avait cherché un sauveur dans d’autres Dieux avant le Christ”.
      Là vraiment c’est n’importe quoi. Le christianisme est né en même temps que l’empire romain. Il s’est développé dans les persécutions jusqu’à ce que Constantin se convertisse, puis il l’a accompagné à Constantinople et a été un élément capital de rayonnement de ce qui est devenu empire d’Orient.
      Même à Rome, il y a tout de même dans les 200 ans entre la conversin et le sac d’Alaric.

    • 11 Septembre 2016 à 15h21

      Mool Phryte dit

      [Suite de mon message ci-dessous]
      Venez donc habiter avec nous, dans le 7ème arrondissement, c’est charmant!
      5. Mais le plus grave, c’est de penser qu’être musulman, c’est obligatoirement ce trouver sur une pente glissante qui mène facilement à l’islam radical, puis au terrorisme — si quelques non-musulmans de bon vouloir (avec à leur tête un vieux sage et Lévy en Jeanne d’Arc lanceuse d’alerte), n’y prenaient garde.
      6. Un petit détail pour finir : sur la photo que Lévy a choisi pour illustrer ses propos, une femme porte un petit drapeau à l’épaule. Ce n’est pas le lugubre étendard noir et blanc de Daesh, ni le drapeau de l’Arabie-Saoudite ou de l’Iran. C’est le drapeau australien. Je sais bien que presque toujours, nous, les Français, nous faisons beaucoup mieux que tout le monde (la fameuse “exception française”), mais que cela ne nous empêche pas d’aller voir ailleurs, dans d’autres belles démocraties, comment les choses se passent.

      • 11 Septembre 2016 à 15h33

        i-diogene dit

        La fessée est méritée..!^^

    • 11 Septembre 2016 à 15h20

      Mool Phryte dit

      1. Comme souvent, Lévy essaye de voiler les carences de son argumentation par les fantaisies de son style, entre le canaille et l’emphase. Comment peut-elle se plaindre de la censure quand partout, tout le monde, a abondamment parlé du burkini, et en parle encore? Il faudra bien un jour abandonner ce genre d’argument (“on veut nous empêcher de parler”), surtout quand on a table ouverte à la télé, à la radio, dans la presse…
      2. La rhétorique guerrière est-elle bien utile? Certes, elle permet de faire vibrer à peu de frais les penseurs paresseux que nous sommes devenus, mais c’est un précédé de petite plume.
      3. En ce qui concerne la réponse de Fatiha Daoudi à Plenel, qui ne voit pas que la situation des femmes en Iran, en Arabie-Saoudite, au Maroc et en France n’est évidemment pas du tout la même? Là-bas, une religion d’État veut leur imposer le voile. Ici, l’État, selon certains, devrait l’interdire. Que dire aussi du féminisme opportuniste de Lévy, qui pense “à toutes ces femmes qui assurent que, si on n’interdit pas ce nouveau carcan qu’est le burkini, elles seront contraintes de le porter ?” Toutes ces femmes, Lévy les invente. Elle ne les connaît pas, elle ne leur parle pas. Sinon, elle aurait sans doute aussi rencontré toutes celles qui portent le voile et/ou le burkini par choix. Je ne pense pas que les Française musulmanes soient plus connes que les autres Françaises, et il est probable que si ces femmes portent le voile, c’est parce qu’elles le veulent bien.
      4. Lévy parle aussi du discours victimaire. Elle ne cesse de le dénoncer, sans jamais nous proposer la moindre alternative. Peut-être s’agirait-il de quelque chose comme cela : “Nous sommes discriminés à l’embauche” -> Lévy : Que ne créez-vous pas votre propre entreprise, que diable? “Dans nos quartiers, les écoles publiques manquent de moyens” -> Lévy : Pourquoi n’inscrivez-vous pas vos enfants dans des écoles privées? “Nous habitons dans des cités délabrées et sans âme” -> Lévy : Venez donc [...]

    • 11 Septembre 2016 à 14h46

      Jean0308 dit

      trop drôle cette couverture de Causeur :
      je vais y réfléchir moi -aussi !
      merci les lecteurs trop bon

      schlomo

    • 10 Septembre 2016 à 13h33

      Orwell dit

      Je doute fort que Sieur Plenel, qui considère le burkini comme un vêtement comme les autres, daignera en porter un pour ses prochaines vacances à Cannes-Sur-Mer. Alors, puisque ce sera seulement sans doute parce qu’il aura subi la frustration d’un arrêté municipal liberticide, lançons une pétition pour que tous les hommes se prénommant Edwy, et que le ridicule ne tue pas à condition d’être dénué de la moindre notion de mauvais goût, soient autorisés à porter ce costume ridicule qui rappelle l’uniforme de nos arrières-grands-mères au début du siècle dernier. Et comme je partage entièrement ses opinions communautaristes, j’irai plus loin. Moi aussi, je revendique (non, j’exige) que toutes les Alsaciennes se rendent à la plage avec leurs coiffes traditionnelles. J’exige que la choucroute soit le seul aliment autorisé dans les cantines scolaires. J’exige que tous les véhicules portent la plaque d’immatriculation “67″. J’exige que le drapeau tricolore soit remplacé par le rouge et le blanc. J’exige d’éradiquer le français de tous les textes officiels pour le remplacer par le patois germanique de notre région. J’exige que la devine “Liberté, Égalité, Fraternité” soit remplacée par le slogan “Elsass frei” ! (Alsace libre). J’exige que la loi de 1905 soit supprimée et que le Concordat régissant les 3 départements de l’Est soit rétabli dans toute la France. J’exige que les Provençaux et les Franciliens subissent tous le “grand remplacement” au bénéfice des aryens blonds de notre région. Oui, je l’exige car j’y ai droit, par le seul fait que j’appartiens à une minorité de tout temps opprimée par la France, et que celle-ci me doit des réparations en tant que descendant de femmes indigènes exploitées comme boniches sous les coups de fouet de leurs maîtres !

    • 10 Septembre 2016 à 11h21

      JEAN PN dit

      “La guerre culturelle est déclarée”. Et alors, que faisons-nous ? On attend d’être submergés ? De ne plus pouvoir bouger ? On ne pourrait pas commencer le Grand Ménage ?…..

    • 10 Septembre 2016 à 0h45

      Livio del Quenale dit

      Il faut avoir le courage de ses opinions !

       On y va, ou on tend le cou !
      -
      Les demi mesures de ces GVT abouliques et leur impérities ont montré leurs limites désastreuses.
      -
       A ces pseudos terroriste religieux, on doit répondre efficacement, quitte à des dégâts collatéraux. Nous en sommes arrivé à un stade de laissé aller qui ne laisse plus la place aux tergiversations.
      -
       Qui veut la fin veut las moyens .
       Foin de ces droits de “l’hommistes” puérils dévoyés par des gens pusillanimes tremblants en génuflexions, devenus porte d’entrée à tous les abus y compris le crime organisé, et bien loin des lumières, nos bases démocratiques, initiées par ces grands penseurs qui seraient bien marris et désespérés que l’on ai tordu dans l’excès leur philosophie démocratique.
      La gauche n’est plus, depuis le communisme.
      -
       Un bagne spartiate sur nos îles australes isolées pour ces assassins convaincus et leur famille complice voire non dénonciatrice, mais aussi leur soutiens, à leur place en prison, en confisquant les biens et avantages au profit du domaine public en calmerait une bonne partie, peut –etre, mais de façon mécanique sûrement en débarrasserait ce pays, qui sans véritable sanction à la mesure des crimes commis, par des gens sans repères pétris d’une piété mafieuse,qui minent les fondements de notre société.  
      – 

      • 11 Septembre 2016 à 17h20

        i-diogene dit

        Ouais, bon, tu nous propose chaleureusement:

        - de rejeter la constitution,
        - et de’ organiser le crime à grande échelle, avec camps de concentrations, détentions arbitraires, un pogrom, et tout et tout..!^^

        Ca rappelle quelque chose de nauséabond, nan..?

        Tu ne serais pas un adhérent du FN, par hasard..?^^

    • 9 Septembre 2016 à 20h06

      beornottobe dit

      le”Fondamentalisme Français” , il n’y a que ça de vrai !
      tout le reste n’est que “parlotte’
      même si ça nuit à la propagande Socialiste depuis des lustres! (les déclarations effarouchées de la Droite Chiraco-Sarkosienne aussi)

    • 9 Septembre 2016 à 17h40

      Letchetchene dit

      c’est sur Oui F.H va laisser une véritable trace dans l’histoire de notre pays

      Celle là même qui est “jaune devant et pour lui très marron derrière” après chaque attentat, c’est tout ce que laissera cette “grosses merde” voilà je crois que j’ai trouvé comme qualificatif “c’est une grosse merde” pas plus…………

      • 9 Septembre 2016 à 19h26

        Jean0308 dit

        voui et pourtant qu’il eût crû qu’il était un fourbe ( Hollande )comme celui qu’il a remplacé .
        allez savoir , Sarkozy aurait été re élu !
        mauvaise pioche de toute de façon

        • 10 Septembre 2016 à 12h20

          ERVEFEL dit

          Pas si mauvaise pioche finalement car Hollande pourrait probablement faire gagner 5 ans à la France à la suite de son quinquennat et en ce sens ce n’est pas un quinquennat pour rien selon l’expression du dernier livre d’Éric Zemmour.
          Je m’explique : si Sarko le menteur avait été réélu en 2012, nous aurions certainement en 2017 Hollande ou son sosie jusqu’à 2022, alors que maintenant nous pouvons avoir l’espoir de n’avoir ni l’un ni l’autre pourvu que les Français sachent refuser un Hollande bis ou Sarko bis.
          Donc en nous évitant un Sarko bis en 2012, Hollande pourrait avoir fait gagner à la France 5 ans, à condition que les français se montrent capable de nous éviter Ali Juppé qui s’avèrera pire que Sarko et aussi certainement pire que Hollande, car le mixte d’un Sarko ajouté d’un Hollande ne peut donner que l’ajout des pires et non pas des meilleurs si tant est qu’il puisse y avoir du meilleur.
          Donc les 5 ans de souffrance de Hollande peuvent éventuellement nous amener à une délivrance en 2017 au lieu de 2022 très certainement si Sarko avait été réélu.
          Donc en 2017 on pourra dire merci qui finalement?
          Mais attendons quand même de voir car depuis bien longtemps les français aiment autant râler que souffrir. 

        • 11 Septembre 2016 à 14h59

          Jean0308 dit

          à Ervefel ,

          oui vous avez raison . Je me reprends : deux quinquennats pour rien en fait (voir un 3 ème devant nous sans doute ) soit 15 ans de perdu , énorme .
          s’il y a encore des élections libres en 2022 compte tenu du contexte national , de l’ UE et mondial , on peut espérer que les européens sauront s’allier et porter au pouvoir des hommes et femmes de courage . les populations du nord ouest de l’Europe , l’Italie commencent à faire la moue quand même ( voyez A Merckel , Köln , l’Autriche , le Dânemark etc ).
          Et puis il y a des paramètres inconnus : Clinton ou Trump en 2016 ? la terreur islamiste et le risque de mettre le feu à la poudrière
          tout le monde n’est pas aussi bêêête que les journalistes radio et TV (tels Pierre Cohen ) et la clique de BFMTV .
          au fait qui les écoutent encore ?

    • 9 Septembre 2016 à 16h22

      Martini Henry dit

      Voilà l’islam dans toute sa splendeur!
      https://twitter.com/georgesahmad
      Ce site d’ex-musulmans vous fera comprendre, par ses nombreuses vidéos, le vrai visage de l’islam et derrière quelle conception de l’islam (les “modérés” ou les “intégristes”) se trouvent les plus importants bataillons!

      • 9 Septembre 2016 à 20h12

        Laurence dit

        Merci pour le lien à partager et à propager pour en finir avec cette peste verte, pour en finir avec les mensonges des musulmenteurs mielleux qui sévissent sur ce forum.

      • 11 Septembre 2016 à 15h03

        Jean0308 dit

        @ Martin Henry
        oui , c’est bien mais pas assez et aucun soutien de nos dirigeants à leur égard sauf pour les prendre comme potiche et alibi : soyez belles les filles mais surtout fermez là …
        dommage car il y a des gens de valeur

    • 9 Septembre 2016 à 16h09

      Breizh80 dit

      J’avais loupé cet article très intéressant :
      http://www.liberation.fr/debats/2016/08/29/laicite-ou-identite_1475306
      J’aime tout particulièrement la conclusion :
      “[...] A l’évidence, le surgissement de ce «monstre» qu’est la laïcité identitaire n’est pas un phénomène isolable des multiples tendances à l’exacerbation des nationalismes et au «choc des civilisations» qui, en liaison avec d’extrêmes violences, se produisent dans le monde actuel. Cependant la forme «française» est spécifique. Elle nous trouble profondément parce qu’elle tend à inverser la fonction politique d’un principe qui a joué un rôle essentiel dans notre histoire politique : à la limite, un certain laïcisme a pris la place qu’occupa naguère un certain cléricalisme. Réagir est vital. Mais il faut comprendre ce qui se passe, retracer les «fronts», et ne pas rejouer les anciennes batailles à l’identique.”

      • 9 Septembre 2016 à 19h30

        Jean0308 dit

        cette presse est toxique . . ceux qui la font ne sont pas des gloires par leur parcours de vie . Leurs journalistes écrivent tout et leur contraire … comme la TV , le mettre à la poubelle ou allumer votre poêle à bois avec !

        • 11 Septembre 2016 à 15h08

          Jean0308 dit

          je parlais de Libé , le Monde Diplomatique , Médiapart , la presse régionale , le N O , etc

          tout juste bonne pour allumer le feu au poele à bois

    • 9 Septembre 2016 à 11h37

      plouc dit

      désolé madame Lévy mais les musulmans ne sont pas mes compatriotes mais plutot des ennemis et une menace quotidienne !!!!!
      faire croire qu’ un jour , nous vivrons en harmonie avec ces envahisseurs musulmans est de l’ utopie et du mensonge !
      et surtout leur nombre grandissant devient de plus en plus problématique chaque jour !!!!!
      je respecte ces arabes musulmans mais ils n’ ont rien à faire en occident !! ce n’ est pas chez eux ici !:!!!!!
      et il y a conflit !!!!
      et il n’ y a qu’ à regarder chez eux comment cela se passe avec les minorités non musulmanes !!!!

      • 9 Septembre 2016 à 19h32

        Jean0308 dit

        m’dame Lévy prend des précautions .
        ça coûte cher de passer en justice pour des propos “incorrects”

    • 9 Septembre 2016 à 6h22

      Dark Horse dit

      Tout cala pendant qu’on nous apprend qu’à Toulon, 2 femmes et 3 hommes, accompagnés de leurs enfants, ont été agressés et passés à tabac, par des “jeunes”. Motif, les femmes portaient des shorts. Et déjà avant cet événement, d’autres femmes, dont on devinera la religion, ont agressé une femme pour le même motif. 
      Ces faits, qui ne sont pas isolés, montrent qu’ils ne veulent pas seulement nous imposer la vue de ces horribles uniformes, mais qu’ils veulent aussi en imposer le port.
      S’ils se permettent ce genre d’agression sur des non musulmans, imaginez ce que doivent subir les femmes nées dans des familles musulmanes. Et les partisans du burkini et du niqab, viennent parler de liberté ou de tolérance. Ils viennent expliquer  qu’être contre la burqa et ses déclinaisons, sont des expression de racisme. 
      Dans une société où participer à des organisations terroristes islamiques, ne vaut qu’un bracelet électronique à la cheville, alors que quelques lardons devant une mosquée c’est 6 mois de prison en comparution immédiate. Où refuser de servir deux femmes voilées vaut la une de tous les médias, avec l’indignation de la classe politique, et des agressions sauvages  pour imposer à des personnes de porter des tenues islamiques, passe pratiquement inaperçu. Et encore heureux, qu’un journaleux gaucho, ne se soit pas indigné de la “provocation” que pourrait représenter la vue d’une femme portant un short. Alors que ce même journaleux s’extasiera devant l’expression de “liberté” que représente une femme sous un niqab. Donc quand on vit dans cette société, comment ne pas penser que notre pays ne s’islamise pas ?  Que faut il de plus, que les faits qui s’accumulent chaque jour ? Agressions, meurtres, uniformes imposés, lourdes sanctions contre des symboliques visant à dénoncer l’islamisme, clémence déconcertante pour ceux qui adhèrent aux organisations islamistes, adaptation de notre vocabulaire, nos livres d’histoire, et nos école, pour plaire aux islamistes etc, etc…

    • 8 Septembre 2016 à 22h19

      arbrecentenaire dit

      Cette couverture de “Causeur” est le comble de l’indignité : comparer ces jeunes femmes en burkini aux fascistes de Franco, avec cette reprise éculée du “no pasaran” qui est une insulte aux vrais résistants, se référer à Bismark pour justifier son ton martial – et ridicule ! Quelle mouche a piqué mme Lévy ? La dérive anti-musulmane de “Causeur” – il est vrai journal d’obédience israélite sous couvert de républicanisme – s’accentue ici dangeureusement, pas d’accord pour servir d’otage à une lutte fratricide judéo-musulmanne.

      • 9 Septembre 2016 à 1h28

        i-diogene dit

        En effet, ça méritait d’ être précisé..!

      • 9 Septembre 2016 à 11h40

        plouc dit

        prout prout Papa !!!!!

      • 9 Septembre 2016 à 19h39

        Jean0308 dit

        et bien parce qu ‘ à Causeur on a le sens de la dérision et de l’humour …
        moi ,je trouve pertinente et même gentillet cette couverture si on réfléchit un peu ..
        les Juifs contrairement à ce que vous supposez , ne peuvent plus enfler les musulmans ( sauf ceux qui sont à la télé mais ils sont bien rétribués pour vous chloroformer ) . Mais les “autres” non plus ne peuvent plusles supporter , toutes minorités confondues .
        facile à comprendre non , vous ne pensez pas ???

      • 11 Septembre 2016 à 15h06

        Jean0308 dit

        ça date un peu “ce genre de pensée “…arbre centenaire pas sûr ! pluri séculaire certainement

      • 11 Septembre 2016 à 22h14

        radagast dit

        C’est quoi cette notion de lutte fratricide judéo-musulmane ???
        (Veillons par ailleurs à ne pas prendre les muslims pour une manne…)

        Un phantasme de bisounours ou de bobo mal réveillé ?
        A moins que vous ne soyez raëlien ?

    • 8 Septembre 2016 à 21h36

      pidefra dit

      Je crois qu’il y a quelque chose qu’on ne voit pas et qu’on ne dit pas assez:c’est que le problème numéro un dans tout cela, c’est le corps de la femme et son indubitable pouvoir érogène. La plupart des gens s’en accommodent et s’en réjouissent, mais pour certains ça semble poser un gros problème. L’érotisme, c’est la vie. Eros opposé à Thanatos. Certains en ce moment font clairement le choix de Thanatos.Alors, bien sûr, supporter le corps des femmes suppose une certaine éducation chez l’homme, qui doit dépasser le stade du primate de base. Quoi de plus plaisant dans la vie que ce subtil jeu de séduction que les femmes assumant leur féminité savent si bien utiliser. Le voile à la base est un vêtement transparent qui cache et qui montre à la fois, pas un truc opaque qui dissimule l’insupportable corps féminin pour certains. Alors, les filles et les femmes, continuez à vous habiller en short: c’est devenu un acte de résistance d’avancer dans la rue avec des jambes découvertes. C’est avancer dans la vie en assumant une féminité heureuse. Une fille ou une femme en short, c’est l’image de la vie.