Le burkini, nouvel outil de l’offensive islamiste? (2/2) | Causeur

Le burkini, nouvel outil de l’offensive islamiste? (2/2)

Comment contrer ce projet de conquête

Auteur

Jean-Claude Allard
est Général de division (2° S).

Publié le 02 septembre 2016 / Politique Religion

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Le Conseil d'Etat nous a fait perdre la première bataille du burkini. Mais la guerre n'est pas encore pliée. Pour peu que nous renouions avec nos valeurs émancipatrices, notamment à l'école, nous avons les moyens de vaincre les formes conquérantes de l'islam.
liberte burkini islam

Nice. Sipa. Feature Reference: 00764691_000052.

Que faire pour contrer l’offensive islamiste dont le burkini n’est que l’outil vestimentaire ?

Reconquérir les cœurs perdus de la République

Cesser de consommer nos armées, nos forces de sécurité et notre justice pour faire appliquer des lois inapplicables et défendre tout et rien. Pour elles, l’urgence absolue est dans la reconquête des « territoires perdues de la République », dans le strict respect de « la ligne rouge des droits de l’homme » (Manuel Valls). Reconquête qui conduira de facto à la reconquête des « cœurs et des esprits » des personnes qui les habitent, trop longtemps laissées sous la domination des bandes de trafiquants, des « grands frères » et désormais des « frères musulmans » et affidés. Plus que du recul de l’État islamique en Irak/Syrie, c’est de l’avancée des idées islamistes en France qu’il faut se préoccuper. La « ligne rouge des droits de l’homme » doit être tracée autour de ceux qui les bafouent par les tueries, par les contraintes religieuses intégristes (contraintes qui s’exercent en premier et fort logiquement sur les musulmans ainsi canalisés dans leur pratique) et offrir à tous, la protection de la République : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 3).

 Le respect, ça s’inculque

Cesser de remanier au gré des changements de ministre (trois en quatre ans) organisations et méthodes de l’Education nationale pour se concentrer sur la transmission de savoirs et de savoirs-être. Avant d’être une question de religion, nous faisons face à un problème de multiplication et de normalisation des comportements agressifs à l’égard d’une République qui ne sait plus se faire respecter, y compris par des enfants et adolescents, pourtant simplement en recherche de repères. Ce vieux pays a pourtant un patrimoine immense dans lequel des millions d’immigrés s’étaient jusqu’à fondus et qu’ils ont contribué à valoriser. Pourquoi prétendre que les nouveaux arrivants ne pourraient pas s’y retrouver aussi et vouloir les raccrocher à leur passé alors qu’ils sont venus trouver un nouvel avenir en France ? Notre pays mérite-t-il tant de haine et les immigrants méritent-ils tant de mépris que l’on ne veuille pas partager avec eux notre fierté d’être Français et l’histoire qui a fait la grandeur de notre pays ?

Redonner vie à la liberté d’expression et à la pensée critique telles que nous les ont enseignées les penseurs des Lumières. Un corset législatif et moralisateur sclérose toute réflexion sur les problématiques actuelles. Il empêchera tout travail constructif sur l’islam de France voulu par le gouvernement, comme il empêche déjà toute appréciation de situation stratégique et la désignation claire de l’ennemi. Alors que nos armées se battent au Mali, en Syrie/Irak, sont déployées en armes sur le territoire national, que des Français meurent au cœur de notre capitale, ou le jour de notre fête nationale, un haut fonctionnaire n’a-t-il pas récemment dit craindre une « guerre civile ». Ne serions donc pas déjà en guerre pour défendre notre liberté ?

Sauve qui peut l’Etat

Faire évoluer les règles du droit international et du droit national pour prendre en compte les nouveaux acteurs perturbateurs. Élaborées après 1945, ces règles ne tiennent compte que de deux acteurs : les États et leurs citoyens et présupposent que les premiers sont des oppresseurs potentiels des seconds. Elles tétanisent donc les gouvernements dans leurs combats contre les entités transnationales (grand banditisme comme islamisme). Or, aujourd’hui, les citoyens se retournent vers les États pour demander une protection que ceux-ci ne savent, ne peuvent, voire ne veulent plus leur donner. Là est le grand malaise de l’Union européenne et de chacun de ses États membres. Et ce ne sont pas les projets de relance de l’UE par de nouvelles structures de  Défense qui y changeront quelque chose. La maladie de l’UE, et de la plupart de ses États membres, est d’abord la vacuité politique dans les fonctions régaliennes.
En conclusion, la priorité et l’urgence pour les pouvoirs publics n’est pas de légiférer sur les tenues vestimentaires. Qu’ils laissent les associations de défense des droits et les libres penseurs assumer leurs responsabilités morales et se préoccuper de ce qui n’est, pour l’instant, que discriminations manifestement visibles qu’imposent normes religieuses ou sociétales.
La responsabilité des pouvoirs publics est dans l’exercice de la souveraineté de l’État, et donc du peuple en son entier : « La France est une République indivisible » et non d’une communauté qui se créerait à l’instigation d’idéologues extrémistes : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. 1 La priorité et l’urgence est de faire respecter la Constitution sur tout le territoire national. Ne détournons pas les yeux : il est gravissime d’avoir les représentants de l’État voire les citoyens interdits d’accès ici ou là, il est anecdotique d’avoir des femmes en burkini sur la plage.

  1. Constitution de la République française, articles 1 et 3.

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    • 7 Septembre 2016 à 15h18

      abiess dit

      Un fait divers qui parle tout seul: 3 hommes à Toulon ont été passés à tabac parce que leurs femmes étaient en short à faire du vélo sur une piste cyclable par une dizaine d’individus descendu de leur quartier .

    • 6 Septembre 2016 à 15h31

      Orwell dit

      Le burkini n’est que l’aspect visible de l’iceberg. Ce qui est en cause, ce n’est pas un vêtement d’ailleurs assez ridicule et qui rappelle nos premières baigneuses au début du XX° siècle (comme quoi, les islamistes sont toujours en retard d’une guerre… des moeurs). Si l’État assurait son rôle, si Bruxelles et les États-Unis ne l’en avait pas privé, si nous ne vivions pas sous le règne d’une dictature de la bien-pensance qui fait que la France est toujours une république, mais un concept devenu creux, puisque nous ne sommes plus en démocratie depuis longtemps… bref, éliminons ces causes, et les effets disparaîtront d’eux-même. Il n’y aurait jamais eu d”affaire burkini”, lequel aurait sombré de lui-même dans le ridicule, si ceux qui décident à notre place n’avait pas saboté la France depuis des décennies.

      • 6 Septembre 2016 à 18h43

        Jean0308 dit

        schlomo43
        Edwy plénel dans son islamogauchisme pervers et au demeurant très peu partagé , défend et justifie avec un cynisme grossier le burkini en publiant des photos datées de la fin du XIX siècle de femmes qui découvraient les plaisirs de la baignade pour la première fois .
        En outre , en Bretagne et ailleurs , on ne se baignait pas et on ne connaissait pas les plaisirs de la plage avant le début des année 1960 .
        entre les années 1900 et ce qui se passe aujourd’hui en 2016 n’est pas à mettre sur le même plan . en 1900 , la tenue de bain des femmes (quelques une seulement ) n’ avait aucune connotation identitaire .
        en 2016 , on est dans la provocation , l’intimidation et l’exhibition pseudo religieuse d’une communauté d’occupation .
        cela me rappelle le projet de construction d’une mosquée dans le périmètre du World Trade Center après 2001 par des musulmans , par ceux là même qui refusent le lien entre leurs croyances superstitieuses et rites ridicules avec leurs donneurs d’ordre assassins appelés imans ou cheiks de la péninsule a !

    • 5 Septembre 2016 à 19h39

      plouc dit

      SOUMISSION , ISLAMISATION , CONSTIPATION !!!!!!!!!!!!

    • 5 Septembre 2016 à 18h48

      beornottobe dit

      mélanger politique et religion n’a JAMAIS apporté rien de bon !
      (revoir l’histoire depuis plus de 2000 ANS)

    • 5 Septembre 2016 à 18h44

      beornottobe dit

      à “plate couture” cela a toujours été

    • 5 Septembre 2016 à 15h24

      distrait dit

      Heureusement que ce ratage s’est arrêté là !
      Les barbus vont peut être cesser de se tordre de rire face à tant de ridicule avec le Conseil d’Etat décidant comment il faut s’habiller.
      En son temps on se demande pourquoi pour faire face aux gauchistes à cheveux longs il n’a pas légiféré sur la longueur de la coupe politiquement correcte ou encore sur le perçage d’oreille qui ne peut être pour un homme que le signe qu’il est homosexuel ou punk à chien…
      Il y a certainement une volonté de provocation subie ou volontaire chez les filles qui sont en burkini mais certaines le font aussi parce qu’elle n’ont pas eu le temps d’aller chez le coiffeur ou de s’épiler avant de s’habiller en pouffe surmoulée.Et elles vous emm…
      Bref votre vision est simpliste, passéiste et sans doute volontairement vous ne cherchez qu’à exacerber des tensions communautaires qui ne devraient pas exister.

    • 5 Septembre 2016 à 13h02

      rolberg dit

      Il me suffit de voir des mâles souvent bedonnant traîner leurs femmes burkiinisées pour comprendre qu’il ne s’agit pas de culture mais de religion, d’un machisme qui a changé de nom.

    • 5 Septembre 2016 à 12h18

      marcopes dit

      tout est dans cette question ,” Le burkini, nouvel outil de l’offensive islamiste?” pas si sur ;mais ce qui l’est plus est que le contexte de tension actuel lié au terrorisme a poussé nos politiques à l’instrumentaliser et paradoxalement en le sur médiatisant le rendre effectivement comme expression d’un message de radicalisation alors que le port du voile n’est lui pas interdit ni le radicalisme et ce malgré l’état d’urgence

    • 4 Septembre 2016 à 21h18

      Robinson dit

      En l’absence de statistiques officielles, ou même de sondages publiés, la population non-musulmane serait de l’ordre de 80%, où il peut y avoir 3 catégories :
      1 – islamo-sympathisant (pas forcément de gauche),
      2 – islamo-antipathisant (pas forcément de droite),
      3 – islamo-indifférent.
      Avant les attentats, c’était peut-être 5%, 15%, 80%.
      Après, notamment ceux de juillet et le burkini, ce serait plutôt maintenant 5%, 45%, 50%,
      En nombre, pas en influence où ce serait plutôt 30%, 40%, 30%.
      Cela, juste pour « causer ».

      (pour les 20% de population musulmane, encore plus inapte pour en parler)