Quels citoyens voulons-nous former? (1/3) | Causeur

Quels citoyens voulons-nous former? (1/3)

Mon projet pour l’Ecole

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 12 juillet 2016 / Politique Société

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Je suis un peu confus de proposer aux passants de ces chroniques un pensum si indigeste, mais après tout, si je ne m’y colle pas, qui le fera ?

J’ai donc rédigé un programme complet pour sauver l’Ecole de la République. Depuis le temps que je critique ce qui s’y fait, autant que j’essaie de faire des propositions constructives.

À l’origine, ce qui suit avait été rédigé pour Debout la France, Mais bon, si j’attends que ça bouge, là-haut…

Bonne lecture — et n’hésitez pas à critiquer vertement tout ce qui suit : je l’amenderai en ligne au fur et à mesure des propositions.

Un projet pour l’Ecole

 

Introduction

Un projet pédagogique n’a aucun sens s’il n’est pas d’abord un projet politique : quels citoyens voulons-nous former ? Et pour quelles fins ?

Les réformes qui se sont succédé depuis vingt ans n’avaient qu’un objectif, parfaitement clair : adapter la formation au marché de l’emploi tel que les institutions européennes le prévoyaient. En clair, sous les incantations « Elever le niveau général », « Amener 80% des élèves au baccalauréat » ou « Tous licenciés ! », il fallait lire l’ambition restreinte de produire 10% de cadres, et 90% d’une main d’œuvre malléable et destinée à courir de CDD en CDD.

Pour mémoire, rappelons qu’aujourd’hui le secteur le plus créateur d’emplois est celui des services sans qualification particulière — aides ménagères, accompagnateurs de personnes âgées, techniciens de surface et de manutention, etc. C’est cet état de fait que l’Europe a camouflé sous une phraséologie démagogique. D’où la grande idée européenne telle qu’elle a été formulée dès le protocole de Lisbonne en 2000 : unifier les politiques éducatives sous la bannière des « compétences », de façon à éliminer des « savoirs » trop pointus et parfois trop nationaux pour s’accorder aux nécessités du marché. C’est cette orientation particulièrement néfaste qu’il faut d’abord changer.

Le second mantra des politiques, depuis quarante ans, est de réduire la fracture sociale et de proposer une école plus égalitaire. Pour cela, on a eu recours à une idéologie égalitariste, dont les résultats, apparemment paradoxaux mais prévisibles, ont été un renforcement des inégalités sociales. Les classes populaires (petits paysans, ouvriers, employés) représentaient 20% des élèves des grandes écoles à l’époque (1965) où Bourdieu et Passeron regrettaient la main-mise des « héritiers » sur le système, parlant de « reproduction ». Aujourd’hui, après quarante ans de lutte contre les inégalités, on en est à 9% en moyenne. Le résultat n’est pas décevant : il correspond au fond à ce que souhaitaient les élites au pouvoir. Bien sûr, il n’est pas satisfaisant.

Les 10% d’élites nécessaires seront actuellement recrutés parmi les enfants de l’élite — c’est plus simple. Depuis que la « démocratisation » de l’Ecole a été décidée (sous Giscard d’Estaing principalement, avec la réforme du « collège unique » en 1975), depuis qu’elle a été renforcée par la création des ZEP, la réforme des examens — du bac en particulier en 1999 — et les réformes a minima du lycée (2010) puis du collège (2016), depuis donc que l’on s’occupe prioritairement des déshérités, jamais les héritiers n’ont été si nombreux dans les formations hautement qualifiantes, classes préparatoires, grandes écoles, et autres cursus d’excellence. La « démocratisation », sous couvert d’égalitarisme, a renforcé jusqu’à la caricature les inégalités que dénonçaient avec raison les sociologues dès les années 1960.

C’est ce mouvement continu vers une école à deux vitesses — l’une pour les pauvres, l’autre pour les riches — qu’il nous faut inverser. Les responsabilités de la gauche et de la droite dans ce mouvement régulier vers une pérennisation des statuts sociaux, au détriment des talents véritables, sont d’ailleurs partagées, et correspondent à l’inféodation de la gauche et de la droite à des principes extra-nationaux.

Notre projet vise à amener chaque élève au plus haut de ses capacités, indépendamment de ses origines sociales. Pour cela, il faut cesser de se voiler la face et le dire nettement : si l’on veut que les élèves, culturellement défavorisés ou non, s’élèvent au plus haut de leurs capacités, il faut dissocier l’offre de formation, en offrant plus à ceux qui ont moins, tout en poussant au maximum ceux qui peuvent davantage.

La troisième tendance lourde a été de régionaliser et autonomiser le plus possible les établissements. Pratiquement, cela revient à abandonner la maîtrise des collèges et des lycées à des groupes de pression porteurs de pédagogies hasardeuses. Il faut que l’Etat donne des lignes directrices claires et constantes, et que ses représentants locaux veillent à l’unicité de l’offre d’enseignement.

Enfin, les directives pédagogiques ont visé à alléger au possible les contenus des programmes et le travail des élèves, ce qui a accru les inégalités sociales entre ceux qui arrivaient avec en eux du contenu hérité et ceux qui arrivaient les mains vides. Il faut réhabiliter la valeur Travail, quitte à en demander davantage à ceux qui ont moins de facilités au départ. Il faut les aider au maximum à aller au bout de leurs capacités.

Le maître-mot de ce projet, au niveau pédagogique, est donc la remédiation : l’établissement de passerelles et de cursus temporaires pour aider et propulser les élèves les moins réceptifs. L’Assistance Personnalisée que promet aujourd’hui le ministère n’assiste en rien, et n’est pas davantage personnalisée, puisqu’elle concerne de très larges groupes, parfois toute la classe.

C’est là toute la philosophie de ce projet. C’est paradoxalement en instituant une école proposant et imposant une vraie rigueur, dans la discipline comme dans la transmission des savoirs, que nous parviendrons à laisser s’exprimer les talents en donnant à chacun toutes ses chances.

Réforme des programmes

Pour cela, il est essentiel de revenir sur l’idéologie des « compétences » et de favoriser la transmission des savoirs, étant entendu que jamais une compétence ne donne de savoirs réels, mais que des savoirs bien assimilés se transforment toujours en compétences.

De nouveaux programmes seront définis, après consultation non des experts mais des praticiens. Il est inconcevable, mais significatif, que des programmes soient énoncés sans qu’aucun enseignant des niveaux concernés ne soit présent dans les instances supérieures de décision.

Ces praticiens sont à chercher — il en est qui sont incontournables, d’autres qui réussissent sans publicité. C’est à eux qu’il faut demander quelles sont les bonnes pratiques, et les exigences raisonnables : on s’apercevra souvent que des exigences élevées sont en fait très raisonnables, pourvu que les méthodes le soient. Il faut par exemple que tous les enfants sachent lire, écrire et maîtriser les formes simples des quatre opérations de base à la fin du CP. L’expérience des maîtres les plus efficaces montre que ce n’est pas là une ambition démesurée.

Les syndicats d’enseignants ont toute leur place dans la discussion des modalités de carrière. Ils ont une légitimité réduite dans les discussions pédagogiques, tant qu’ils subordonnent la pédagogie aux avantages circonstanciels de leurs membres. Il s’agit d’élever le niveau scolaire de la France, pas de discuter du point d’indice — une discussion nécessaire, et qui comme nous le verrons pourrait aller bien au-delà des revendications syndicales, mais qui ne concerne pas directement la pédagogie.

Ces nouveaux programmes seront définis en termes de savoirs, et non de compétences. Les parents savent ce que signifie la maîtrise de l’orthographe (essentielle dans une société où l’on écrit chaque jour de plus en plus), ils ont plus de mal à comprendre ce que signifie « s’exprimer » ou « construire une argumentation ». Le « tout oral » des programmes actuels doit être remplacé par un équilibre entre oral et écrit — étant entendu que les parents comprendront bien mieux les annotations portées sur une copie que l’appréciation vague d’une capacité orale… — sinon la récitation des textes fondamentaux de la poésie française. Parce que le français s’apprend aussi par l’exemple, et qu’il vaut mieux dès le départ mettre sous les yeux des enfants, et dans leur mémoire, de bons exemples.

La logique « curriculaire » mise à l’œuvre ces dernières années doit être abandonnée. On lui substituera une logique annuelle, avec des objectifs clairs qui permettront de repérer précocement les difficultés, sans compter sur les collègues des années suivantes pour les résoudre. Une insuffisance en lecture repérée en CP peut être traitée par remédiation en tout petits groupes. Colportée sur les années suivantes, elle devient une haie infranchissable et amène à l’échec global.
Ainsi en est-il par exemple des méthodes de lecture. Sans vouloir imposer telle ou telle méthode à des enseignants rétifs, il faut se donner pour objectif la maîtrise de la lecture/écriture à six ans, et toute méthode qui y parviendra sera bonne — étant entendu que toutes les recherches ont prouvé que la méthode alpha-syllabique était la plus efficace, particulièrement auprès des populations loin de la culture, contrairement à ce qui a été prêché durant des années. Mais d’excellents maîtres peuvent varier les approches — peu importe, si les résultats sont là.

L’essentiel, à tous les niveaux, est qu’à la question « Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ? », chaque enfant, chaque adolescent puisse apporter, chaque soir, une réponse précise et circonstanciée.

Parents d’élèves

Les parents ont toute leur place à l’école en ce qu’ils sont chargés d’éduquer leurs enfants et de veiller à leur comportement. Ils n’ont pas de droit de regard sur les enseignements ou les modalités de contrôle des connaissances — pas plus qu’ils n’en ont à l’hôpital sur les soins. Ils sont responsables de l’attitude de leurs enfants, de leur présence effective, et des mesures sérieuses, qui peuvent aller jusqu’à la suspension des prestations familiales, doivent être prises dès qu’ils tolèrent des absences trop nombreuses ou un comportement inadmissible. C’est à eux de responsabiliser leurs enfants.

Au primaire, priorité à la langue française

Le premier facteur, dont découlent tous les autres, est la maîtrise de la langue. Non seulement parce que le français est notre langue, la clé de notre culture, mais parce que sans maîtrise de la langue, on ne maîtrise rien. Les errements en sciences viennent trop souvent d’une incapacité à bien déchiffrer les problèmes. Etre français s’apprend par le français. Et ce qui s’énonce bien finit par se concevoir clairement.

Ce qui implique l’arrêt immédiat de l’ELCO (Enseignement des Langues et Cultures d’Origine). Inventé en 1974 quand on s’imaginait que les immigrés avaient vocation à rentrer « chez eux », le système produit actuellement du communautarisme dès le plus jeune âge, comme l’a récemment prouvé la décision d’élargir cette offre à tous les enfants. On s’intègre par le français, pas par l’arabe ou le turc. Cela amènera le renvoi immédiat dans leurs pays d’origine des enseignants « prêtés » par les pays avec lesquels la France a des conventions (Algérie, Turquie, Portugal, Serbie), qui sont trop souvent des propagateurs de codes culturels et religieux peu compatibles avec la République laïque qui est la nôtre.

Du seul point de vue de la maîtrise de la langue, les inégalités de départ sont flagrantes. Un élève issu d’un milieu culturellement favorisé arrive en classe avec un bagage linguistique (vocabulaire, correction de l’expression et références) bien plus considérable qu’un enfant issu d’un milieu dont le français classique n’est pas le vecteur principal.

Plutôt que d’abaisser le seuil général d’exigences, ce qui ne fait aucun bien aux déshérités et gâche les talents de tous sans profiter à aucun, il faut dissocier dès le départ, après une phase nécessaire de repérage, les enfants de maternelle en fonction de leur bagage culturel et linguistique. Et imposer des apprentissages supplémentaires à ceux qui en ont besoin. L’Ecole n’a pas vocation à se substituer aux parents en matière d’éducation. Mais elle doit les compléter au niveau de l’instruction.

À ce titre, l’idée de démocratisation qui a servi de caution au « collège unique » a abouti à l’inverse de ce que l’on était en droit d’attendre. Si l’on ne donne pas plus à ceux qui ont moins, il n’y a aucune chance qu’ils aient un jour autant. Les programmes de Maternelle et de Primaire doivent donc avant tout se soucier de faire progresser tous les enfants, mais en tenant compte qu’ils n’arrivent pas en classe avec les mêmes capacités.

L’idée-phare de ce projet global est la remédiation : dès qu’un manque ou une insuffisance sont repérés, il faut dissocier l’enfant du groupe, au moins pour quelques heures par semaine, pour lui donner une vraie chance de rejoindre ceux de ses camarades qui ont moins de mal.

La semaine de quatre jours, au primaire, doit être repensée en fonction de ce projet. Plutôt que d’offrir deux heures de récréation pompeusement baptisées « réforme des rythmes scolaires », il faut utiliser une demi-journée entière du mercredi ou du samedi à remettre en selle, dans telle ou telle matière où des manques auront été constatés, les élèves en perdition. Les vacances scolaires même pourront être utilisées, avec des enseignants volontaires, à remettre en selle les enfants déboussolés, afin d’éviter qu’ils se transforment en enfants perdus. On aura à cœur de proposer ces formations parallèles de remédiation à des maîtres spécialisés, payés en conséquence.

Il est à noter qu’une telle disposition devrait éviter les redoublements, dont il est acquis qu’ils sont, en primaire, le plus souvent contre-productifs et enlisent l’enfant qui en est le bénéficiaire ou la victime dans une spirale d’échec.

Au français, élément fondateur de l’instruction, seront consacrés 50% du temps de classe. Il s’agit d’enseigner non pas à « s’exprimer », mais à bien s’exprimer. Pour cela, l’apprentissage systématique de la grammaire, c’est-à-dire de l’ordre essentiel de la phrase, est fondamental. Et l’acquisition d’un vocabulaire varié est un outil prioritaire. La connaissance, dès le primaire, de textes classiques, la répétition, le par-cœur, sont des outils nécessaires.

À noter que dans les autres disciplines, on n’obtient rien sans travail soutenu ni patiente répétition. On n’a pas à compter sur les services illusoires des machines pour pallier les carences que l’on aurait laissé subsister. L’informatique est un outil qui suppose de vraies compétences, mais qui ne les génère pas. Son utilisation doit être réservée pratiquement à l’enseignement supérieur.

>>> Lire ici le deuxième volet de ce texte.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Juillet 2016 à 16h14

      MLBACH dit

      Chapeau! Monsieur BRIGHELLI ! Votre programme est un modèle du genre.  Mais à QUI le faire adopter? Porter? Défendre?…
      Pourquoi ceux qui sont en charge de le concevoir et/ou de l’appliquer sont-il si obtus?
      Comment faire pour vous amener à être entendu au ministère???
      Je suis effondrée à l’idée que le bon sens ne parvient plus à être la chose la mieux partagée…

    • 14 Juillet 2016 à 12h11

      touteouie dit

      je commencerai par remplacer :” Ministère de l’Éducation Nationale” par :”Ministère de l’Instruction Nationale” car l’éducation concerne la famille, les parents bien sûr mais aussi les grands parents souvent très présents dans la vie des enfants.

      la famille, que Vincent Peillon voulait effacer pour laisser à l’état le soin de diriger l’esprit des enfants.

      Lui, parti vers l’Europe où il doit insuffler ses idées, il est remplacé par une ministre qui ne pense pas différemment de lui.

      Ainsi l’école pourrait se recentrer sur les bases: écriture, lecture,calcul pour qu’à la fin du C.P. tous les enfants maitrisent ces matières.

      Avoir diminuer le temps scolaire au bénéfice des temps de loisir ne me parait pas une bonne chose.

      Je suis consciente que c’est plus compliqué pour les enfants nouvellement immigrés et là, je n’ai pas la solution mais pour favoriser leur progression doit on freiner les enfants sans problèmes?

    • 13 Juillet 2016 à 17h47

      la pie qui déchante dit

      si je pouvais tout recommencer , je ferais coiffeur …
      9500 heureux euros + de menus avantages pour coiffer un président qui de toute manière est né coiffé pour être arrivé là où il est par la seule magie d’une anaphore …,
      c’est du gateau …
      En plus c’est un des rares français à pouvoir lui dire sans risques ”’ Mon président , allez vous faire teindre “”
      bon ,c’est un emploi précaire , c’est vrai et 5 ans c’est vite passé , surtout que si Juppé passe il n’aura plus grand chose à coiffer …

      mais quand même avec la retraite , les pourboires non déclarés
      on peut se faire un sacré pakson …

      décidemment si je dois être réincarné , je ferai coiffeur …

    • 13 Juillet 2016 à 17h45

      aacguedes@gmail.com dit

      “L’idée-phare de ce projet global est la remédiation : dès qu’un manque ou une insuffisance sont repérés, il faut dissocier l’enfant du groupe, au moins pour quelques heures par semaine, pour lui donner une vraie chance de rejoindre ceux de ses camarades qui ont moins de mal.”
      Cette discrimination apriori ne me semble pas une bonne idée. S’agissant de petits enfants, dont le bagage lexical est quand même très limité, il me semblerait mieux, pour le bonheur de tous (et c’est là une dimension à ne pas perdre de vue), que ceux qui arrivent les mains pleines partagent avec ceux dont les mains sont vides et inversement, pour caricaturer car évidemment ce n’est jamais aussi simple. L’école est l’institution incontournable pour l’échange des savoirs et des savoir-faire entre les écoliers. Ce qui est dramatique et exige toute l’attention, c’est la situation des classes où pratiquement aucun enfant ne parle un français intelligible donc moyen d’expression, car l’apprentissage y est condamné d’avance.

    • 13 Juillet 2016 à 17h16

      vt35 dit

      Tout cela est très bien vu, à l’exception du complotisme relevé dans un commentaire, mais je me demande si l’essentiel ne manque pas. Peux-t-on redresser un corps sans colonne vertébrale ? Le défaut de l’EN n’est-il pas aussi et d’abord une organisation, une gestion des hommes, une gestion tout court absurdes, bureaucratiques, kafkaïennes ? Un défi au bon sens qu’il faut d’abord corriger.

    • 13 Juillet 2016 à 13h25

      PH 7 dit

      Erreur sur les enfants de langue étrangère: un enfant qui maîtrise sa langue natale apprends plus vite et mieux une langue étrangère; il faut donc consolider cette langue pour ceux qui la maîtrisent mal ( et ceci indépendamment de toute idéologie ou tout dogme). De plus pensez aux enfants créolophones des antilles ou à ceux qui pratiquent chez eux une langue régionale: accepter leur langue à l’école fait qu’ils se sentent mieux intégrés et deviennent plus ouverts à la culture de l’école.(huit ans d’enseignement aux étrangers m’ont conduit à ce constat et cette réflexion)
      Sur les horaires au primaire: passage à la semaine de cinq jours avec apprentissages le matin; consolidation, culture (arts, lecture, visites, sport, etc..)l’après-midi, mise à niveau pour ceux qui en ont besoin; apprentissage des leçons: les enfants doivent rentrer à la maison tout travail fait et disponible pour distraction, repos ou autre.

    • 13 Juillet 2016 à 6h25

      Nolens dit

      Le Sancho Pensum de service est irrécupérable comme tous les gauchistes d’ailleurs. C’est d’une pathologie relevant de la psychiatrie dont ces gens sont atteints.
      Son argumentaire se cantonne exclusivement à l’insulte et aux attaques personnelles, techniques largement répandues à gauche, PCF, syndicats gauchistes.
      Je ne sais pas quelle profession il exerce ou a exercé, mais si c’est dans l’enseignement c’est dramatique, comme est dramatique le pourcentage de marxistes gangrenant le mammouth.
      Ces gens-là sont instruits mais psychopathes, ils utilisent de façon insidieuse le temps qu’ils devraient consacrer à la transmission des savoirs à faire de la propagande gauchiste, en cela aidés par les syndicats d’enseignants majoritairement à gauche.
      La gauche et ses idées n’a apporté sur la planète que misère et persécutions et les marxistes apologues de Mao, Pol Pot, Staline, Lénine, Trotski, Guevara j’en oublie tant la liste est longue, ont toujours pignon sur rue dans les journaux de merde comme Le Monde, L’Obs, Libération. Toujours planqués dans les universités à instiller leur venin.
      C’est donc par là qu’il faut commencer la reconquête de L’Education Nationale. Le reste suivra automatiquement lorsque ces salopards seront exclus du système d’enseignement.

      • 13 Juillet 2016 à 6h28

        Nolens dit

        désolé pour le exercé, exercée est plus approprié.

      • 13 Juillet 2016 à 13h32

        PH 7 dit

        Ce que vous dites est applicable à l’inverse des opinions que vous citez. je vous rappelle que l’école est politiquement neutre et doit le rester.
        Vos considérations n’apportent rien au débat puisque vous ne proposez rien d’utile.

        • 13 Juillet 2016 à 15h13

          Wil dit

          PH 7 dit:”je vous rappelle que l’école est politiquement neutre et doit le rester.”
          c’est une blague ?!
          l’école oui,les enseignants non.
          De manière générale l’enseignement scolaire n’a probablement jamais été neutre politiquement.
          Quand un gamin arrive au lycée et qu’on lui conseil de lire et de s’informer,l’exemple de journal dit “neutre” et cité environ par neuf profs sur dix est…Le Monde.
          Et c’est pareil en FAC.
          Je me souviens d’un prof de géo de Jussieu qui nous avait dit ça en début d’année.j’ai éclaté de rire devant la classe en lui disant:”Quoi,le Monde,un journal neutre?Le Monde est de gauche!”il a dû l’admettre l’air penaud d’un gamin qui s’est fait gauler en train de faire une bêtise.
          Le Monde est selon les enseignants un journal “neutre”.hahaha!
          Ca montre bien où se trouve la “neutralité” des enseignants.

    • 12 Juillet 2016 à 23h28

      kelenborn dit

      Tout à fait d’accord
      Juste un point de détail, le passage de 20 à 9% des enfants de petits paysans et d’ouvriers doit aussi être mis en relation avec l’effondrement de la part de ces catégories dans la population active (les agriculteurs représentent 25% des actifs au début des années 60)La baisse est donc moins réelle qu’il n’y parait.
      Pour le reste, il est clair que tout commence au milieu des années quatre-vingt quand le nombre de bacheliers devient supérieur au nombre d’emplois intéressants dans la société. Pour la couche dominante (qu’il reste à définir) il faut casser l’ascenseur social, celui qui menace leurs propres enfants. La casse du contenu éducatif n’en est qu’un des aspects même s’il est très important. Il faudrait aussi s’interroger sur l’augmentation de l’offre universitaire permettant de parquer les jeunes hors des zones du chômage en même temps qu’ils en ressortent avec des diplômes qui ne valent guère plus cher que le papier qui les supporte
      Dernière chose aussi qu’une pensée aussi béate que bêtement complice du politiquement correct tient pour au moins aussi admirable que le faisait Mr Jourdain avec le U: la fameuse parité qui permet de casser le principe de promotion au mérite et de redistribuer ensuite les cartes comme on l’entend!
      J’ai été prof d’économie en lycée de 1975 à 1987 , je ne peux que souscrire au constat, même si quand je suis parti on pouvait encore y croire!
      MK

      • 13 Juillet 2016 à 12h17

        Axiophilus dit

        Vous avez émis avec “juste un point de détail” une pondération que je voulais rédiger. Le pourcentage de fils d’agriculteur, d’ouvrier et d’employé doit être actualisé avec le poids que ces catégories socioprofessionnelles représente aujourd’hui. Il y a moins d’agriculteurs et plus de trayeuses électriques et de moissonneuses batteuses. Il y a moins d’ouvriers et plus de techniciens chargés de la maintenance des robots. Il y a moins d’employés aux petites écritures et plus d’informaticiens.

        • 13 Juillet 2016 à 14h47

          enfer dit

          Vous abordez un domaine qui vous est inconnu…
          C’est vrai les emplois de “commis de ferme” ont diminué…
          Un ouvrier agricole est aujourd’hui un technicien recherché, plutôt bien payé parce que rare (les sérieux et compétents)…
          Par contre le maréchal ferrant a été remplacé par une flopée de spécialistes, mécanique, hydraulique, électronique…
          Le vétérinaire est spécialisé par espèce et par discipline (pathologies, nutrition, qualité, génétique)…
          En fait le nombre d’agriculteurs a diminué mais chaque agriculteur, pour fonctionner a besoin de bien plus de services.
          Dans mon domaine; la production porcine, un emploi à plein temps en élevage, induit 7 emplois à plein temps cumulé à l’extérieur (techniciens bâtiments, génétique, alimentation, vétérinaires, fabricants d’aliments, de médicaments…Transports…Jusqu’au bistrot du coin qui nourrit les chauffeurs…)

        • 13 Juillet 2016 à 19h08

          Axiophilus dit

          A Enfer
          Ce que vous dites corrobore les propos de Kallenborn: il y a bien diminution de la catégorie socio-professionnelle des agriculteurs, ouvriers, employés et augmentation d’une classe intermédiaire de techniciens, informaticiens, prestataires de service souvent T.N.S. Donc le pourcentage de Brighelli de 20% doit faire l’objet d’une pondération pour l’actualiser.

    • 12 Juillet 2016 à 22h56

      Lector dit

      “L’idée-phare de ce projet global est la remédiation” bah si c’est ça l’idée phare contre les naufrageurs… bof… il existait auparavant les classes de niveau (et surtout il faut mieux former et recruter donc revaloriser les salaires des instits); et puis si vous aviez assisté aux matinées de l’Educ Nat vous vous souviendriez que des projets phares dans des écoles tests il y en a eu déjà de très pertinents qui ne déplaisaient qu’aux vieux schnocks de l’Académie.

    • 12 Juillet 2016 à 22h52

      IMHO dit

      Je doute beaucoup que l’on puisse briser la réseaucratie des écoles supérieures de commerce en y faisant entrer au mérite des élèves issus des classes dites populaires, ce qui est, parait-il, déjà amorcé, et ce parce que les études dans ces écoles de commerce ne sont pas peut-être pas si difficiles, car enfin la réseaucratie a pour but d’accorder des privilèges et un des ces privilèges est de rester quoi dans le réseau quand on y est entré, même sans le mériter .
      La vraie injustice des cet enseignement réseaucratique est que les
      diplômés de cet enseignement évinceront les diplômés de l’enseignement supérieur court des emplois que ces derniers diplômés pourraient occuper sans difficultés .
      Le scandale ce sont ces diplômés qui se sont farcis des cours à gogo et qui n’en feront rien du tout dans leur travail, qui les ennuiera .

      • 13 Juillet 2016 à 6h53

        Archebert Plochon dit

        Reseaucratie est tout de même très moche pour mon humble oreille… Composé franco-grec, berk. “Ploutocratie”, tout simplement ?

        • 13 Juillet 2016 à 6h55

          Archebert Plochon dit

          Par ailleurs, il ne faut souhaiter à personne d’accéder aux écoles de commerce, fut-ce pour y devenir riche : ces choses là n’accouchent que d’ordures.

        • 13 Juillet 2016 à 11h16

          IMHO dit

          C’est vrai que ça fait mal aux oreilles, mais le mot existe, je ne l’ai pas inventé. Voir Wiki, of course

        • 13 Juillet 2016 à 11h33

          Parseval dit

          Vous préférez diktuocratie ? (δίκτυον = retis/rete/reticulum = filet)

        • 13 Juillet 2016 à 11h36

          Parseval dit

          Ou alors akolouthiacratie ?

      • 13 Juillet 2016 à 8h47

        Skandal dit

        IMHO vous oubliez une chose, la très grande majorité des écoles de commerces ou d’ingénieurs sont privées. Elles choisissent donc leur étudiants comme elles l’entendent.

        Aucun scandale la dedans.

        La “reseaucratie”, comme vous dites, existe depuis toujours et existera toujours. Elle est normale et tout le monde “réseaute”, c’est à ça que servent aussi les réseaux sociaux.

        Ne soyez pas jaloux que d’autres sachent utiliser le réseau de leurs parents ou sachent s’en créer un.

        Au final, le privé fonctionne encore une fois mieux que le publique.

        Le scandale de l’EN dans sa globalité c’est son coût rapporté à son efficacité. On sait depuis maintenant quelques années que le paramètre le plus important dans l’apprentissage, celui qui passe avant tout les autres, c’est la qualité de l’enseignant (quelque soit le niveau).

        Mais nos dirigeant préfèrent la quantité à la qualité.

        • 13 Juillet 2016 à 14h32

          IMHO dit

          http://orientation.blog.lemonde.fr/2014/10/15/ecoles-de-commerce-un-modele-en-danger/

          C’est un système d’ancien régime dans lequel la seconde naissance, l’intégration à une école de commerce, fait de l’impétrant un privilégié à vie. Ce qui serait tolérable si ces privilégiés n’exerçaient leur privilège que dans leur sphère,
          les gouvernements des entreprises, mais le hic est que faute d’assez d’emplois dans ces gouvernement,
          les entreprises les casent dans des emplois d’administration où ils n’ont aucun usage de quatre-vingt pour cent de ce qu’il ont appris et sont donc frustrés, anxieux et méchants, et surtout volent ces emplois à des diplômés bon marché qui, moyennant un bon drill, feraient le travail mieux qu’eux et seraient contents.
          Et on retrouve ces privilégiés dans les administrations publiques où ils imposent une vulgate entrepreneuriale inadéquate .
          Et ils coûtent trop cher, il y a beaucoup trop de cadres en France et le statut même de cadre n’a plus de sens puisqu’on le donne à des tas de salariés qui n’encadrent personne et que l’AGIRC devra réduire toujours plus le montant des pensions de retraite .
          On ferait bien de supprimer ce statut et de donner en compensation le droit à un horaire de travail
          semblable à celui des salariés non-cadres, ce qui augmenterait la productivité des cadres, puisqu’ils seraient obligés de travailler efficacement, et
          soulagerait les femmes cadres à qui les mâles s’ingénient à rendre la vie impossible.
          Une autre compensation doit être d’instaurer un cogestion des entreprises par les représentants des
          propriétaires et les cadres techniques de l’entreprise, ingénieurs de production,
          de recherche et développement, directeurs commercial, et en second rang directeur financier et DRH.
          On pourrait utiliser les réseaux d’ingénieurs pour faire se rencontrer ces cadres cogestionnaires et établir ainsi la solidarité de filière dont la carence est un des vices de l’économie française .

      • 13 Juillet 2016 à 13h48

        IMHO dit

        la kalosyntrofocratie ( kalos syntrofos = good fella )

        • 14 Juillet 2016 à 6h52

          Archebert Plochon dit

          Ok mais avec un -ph- plutôt qu’un -f-, alors ;) mais au fond je pensais plutôt à des mots comme “collusion” et “cupidité”… Du bon latin, tout simplement ; au fond, le grec est pour les cuistres.

    • 12 Juillet 2016 à 21h55

      adadaf dit

      Quelques remarques destinées à l’auteur, que j’apprécie autant que les madeleines de Commercy, au bon gout d’autrefois :
      - On pourrait objecter que vos propositions sont sympathiques mais finalement assez cosmétiques car on pourrait aller beaucoup plus loin en abandonnant les classes traditionnelles (rigides) au profit de savoirs dispensés par UV comme à l’université. Soit par exemple Lecture niveau 1 à n, Ecriture niveau 1 à n, Géométrie niveau 1 à n, Histoire niveau 1 à n… L’élève (si on est de droite) ou l’apprenant (si on est de gauche) doit alors compléter un groupe d’UV d’un certain niveau pour obtenir une certification plus globale. Avec des matières obligatoires et facultatives qui permettraient une vraie culture des savoirs en tenant compte des inclinations naturelles. Ainsi l’UV Lecture 3 obligatoire devrait être obtenue, en 6 mois ou en 2 ans, selon les aptitudes de chacun. Idem pour les UV facultatives mais avec latitude de passer à une autre si l’échec rapide est patent (cas des langues vivantes ou mortes). Avec ce système, on ne parlerait plus de classes et chacun pourrait aller à son rythme. Exit le Brevet ou le Bac par le même occasion qui seraient obtenus lorsqu’un certain nombre d’UV seraient obtenus. Les enseignants pourraient ainsi réellement se consacrer à leur matière par élèves de même niveau (plus jeunes ou plus vieux, peu importe). Cela éviterait par la même occasion de gaspiller un temps d’étude précieux à organiser des grand’messes de concours comme le Bac comme on organise le défilé du 14 juillet (avec la même efficacité opérationnelle de l’un et de l’autre).
      - Comme je possède quelque savoir et même des compétences en psychologie cognitive, je confirme le faible intérêt de l’audio-visuel en matière d’apprentissages. Rien ne remplace l’écrit dans ce domaine. Une succession d’images avec un commentaire (un film quoi) n’imprime absolument rien dans la mémoire à long terme, contrairement à un écrit sur lequel l’esprit s’attarde et revient.

    • 12 Juillet 2016 à 21h45

      PASQUINEL974 dit

      Les 4 opérations et la lecture en fin de CP n’est ce pas trop tard ?

      • 12 Juillet 2016 à 22h04

        Calonne dit

        Les amygdales , les végétations ,l’appendicite mais la quatrième opération, je ne vois pas …
        Dis JP , t’es sérieux , tu veux vraiment former des citoyens ?
        Mais nos démocraties n’ont pas besoin d’eux !

        • 13 Juillet 2016 à 6h58

          Archebert Plochon dit

          Très juste : la plus grande escroquerie du système scolaire consiste à faire croire aux gamins qu’on a besoin d’eux… C’est même assez cruel au fond.

        • 13 Juillet 2016 à 12h05

          saintex dit

          La vasectomie ?

        • 13 Juillet 2016 à 13h04

          la pie qui déchante dit

          manque de vase , c’est pas ça …

        • 13 Juillet 2016 à 13h47

          saintex dit

          La castration, alors ! Ca manque de quoi, de Castafiore ?

    • 12 Juillet 2016 à 18h44

      armand46 dit

      Un rappel: les instituteurs du début du 20 ème siècle avaient majoritairement des enfants ne parlant pas le français à la maison et pourtant…..
      Une remarque: je serais plus exigeant que vous sur les absences en pénalisant la famille qui tolère UNE absence non justifiée.

    • 12 Juillet 2016 à 15h56

      la pie qui déchante dit

      “”Un toilettage, mais pas de suppression. Quelques jours après l’annonce d’un taux de réussite record, cette année, au baccalauréat, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a déclaré ce mardi que l’examen méritait “une simplification”, en raison d’un “trop” grand nombre “d’épreuves” et “d’options”.

      “Je ne pense pas qu’il faille le supprimer, je crois qu’on a besoin d’un rite initiatique, d’un même examen partout sur le territoire qui donne la même valeur au diplôme obtenu par les élèves, quel que soit le lycée où ils ont fait leurs études”, a dit la ministre sur RTL.”"

      j’espère qu’on la perdra pas après 2017 …on ne retrouvera pas la même …

    • 12 Juillet 2016 à 15h36

      golvan dit

      Le texte souffre d’une évidence: une sorte de théorie du complot issue du mythe d’une société contrôlée par une ploutocratie mondialisée au pouvoir.
      En réalité, la progéniture de cette ploutocratie bien réelle n’a jamais souffert de la concurrence des classes non privilégiées, et les grandes écoles à la française, ou les universités façon Oxbridge en GB ou Ivy League aux Usa, ont toujours pondu régulièrement leurs héritiers privilégiés selon un rendement assez constant.
      Les déboires de l’EN à la française sont principalement dus au mouvement franco-français de nivellement bourdieusien et à personne d’autre. La destruction de l’école primaire a été annoncée et réalisée par les marxistes fous du ministère dès les années 60 et ceci sans l’aide de personne, ni pratiquement aucune opposition, ou si peu, du corps enseignant majoritairement acquis, à cette époque, à la cause progressiste communiste correspondant au “sens de l’Histoire”.
      La démagogie de la gauche annonçant 80% d’une tranche d’âge au bac a fait le reste, nivelant les difficultés et tuant le bac par la même occasion.
      Actuellement, on a dépassé le 80% pour atteindre le 90%, autrement dit on a fait disparaître le bac qui devient un examen inutile mais fatal.
      Fatal parce qu’on a réussi à inventer l’examen qui n’a pas de valeur pour ceux qui l’ont, mais qui est fatal à ceux qui ne l’ont pas !  
      A ces erreurs de l’EN sont venues s’ajouter une immigration non maîtrisée amenant un “public scolaire” qui n’a plus rien à voir avec celui des années 60, une explosion des réseaux sociaux et de la culture de l’écran, qui prive la génération actuelle de nombreuses heures autrefois consacrées à l’étude, bref, les enseignants actuels sont confrontés à une situation complexe qui n’a plus rien à voir avec la situation des enseignants qui les ont précédés. 
      Et, à titre personnel, je leur trouve un certain courage.  

      • 12 Juillet 2016 à 16h45

        Skandal dit

        Je suis assez d’accord avec vous. Pourquoi chercher un “complot” la ou l’idéologie socialo-égalitaro-étatiste et l’incompétence suffisent à expliquer le niveau lamentable de l’EN ?

        • 13 Juillet 2016 à 19h19

          Axiophilus dit

          Skandal
          D’accord sur l’idéologie socialo etc un peu moins sur le niveau lamentable. Le niveau global des scolaires et étudiants français n’est pas lamentable (sauf dans les disciplines littéraires) il a même progressé dans les sciences. C’est l’état de l’ E.N. qui est lamentable quand on fait le ration crédits engloutis/résultats obtenus. La Suisse et l’Allemagne avec moins d’argent continuent de former des ingénieurs de talent. Mais, pour certains d’entre eux, la voie fut l’apprentissage comme (sauf erreur) le patron allemand d’Airbus.

      • 12 Juillet 2016 à 21h54

        saintex dit

        A vrai dire, je n’ai pas vu mot complot. Et j’ose espérer que ce qui s’est mis en place n’est pas le fruit du hasard ou de notes ministérielles rédigées au pipotron.
        Mais puisqu’il semble possible de trouver cet article paranoïaque, il va falloir plus que la référence à Oxford et Cambridge pour l’invalider. Non seulement cela confirme ce qui est écrit, mais il n’est pour l’instant pas question des études supérieures.

        • 13 Juillet 2016 à 19h52

          golvan dit

          @ saintex 
          A moins de ne pas savoir lire, il est évident que Brighelli accuse une sorte de grand complot dirigé par le monde du grand patronat qui souhaiterait avoir à sa disposition des esclaves préformés.
          Or, de mon point de vue, l’EN française n’a eu besoin de personne, et certainement pas d’un patronat fantasmé, pour s’auto-détruire, à coup de déconstructivisme, de bourdieusisme, de marxisme etc… 
          Je n’invalide pas ses éventuelles propositions, même si je pense que les bouleversements dans la population des élèves que j’ai évoqués, ainsi que la culture de l’écran, risquent de poser des problèmes difficilement surmontables.
          Donc je n’infirme ni ne confirme ce qu’il écrit, je nuance en remarquant qu’en tant qu’ancien marxiste, il a du mal à reconnaître les erreurs auxquelles il a participé en tant qu’enseignant.      

      • 12 Juillet 2016 à 23h54

        kelenborn dit

        Non Golvan ! Certaines de vos remarques sont justes, mais je puis vous assurer que, quelles que soient les critiques que l’on puisse adresser aux marxistes, ils étaient quand même convaincus de la nécessité que le peuple (traduisons-les citoyens)soit le mieux formé possible , ne serait-ce que par ce qu’ils croyaient au progrès même s’ils se sont plantés dans les grandes largeurs. J’ai quitté l’EN en 1987 et croyez moi si vous le voulez mais , à l’époque, les meilleurs élèves valent largement les meilleurs élèves des années 60. C’est la gangrène issue d’un dévoiement des idées de 68 qui a permis que l’impensable soit possible idéologiquement s’entend! Le renoncement au renforcement du savoir et la fascination pour la médiocrité ne sont que l’écho de la repentance de Pictafesse à Dakkar. Comme le colonialisme est haïssable, la promotion des meilleurs le devient et ce d’autant plus facilement qu’elle trouve un relais dans la peur que les dominants nourrissent à l’égard d’un système éducatif dont le succès menacerait leur position et celles de leur progéniture.
        Terranova constitue le cloaque le plus abject de cette dégénérescence de la pensée et… Terranova a achevé de métastaser la gauche; elle va faire de même avec la droite dite républicaine qui n’est jamais à la gauche sociofallote ce que pile est à face!
        MK

    • 12 Juillet 2016 à 14h59

      Skandal dit

      Bonjour Monsieur Brighelli,

      Vous dites : “Les réformes qui se sont succédé depuis vingt ans n’avaient qu’un objectif, parfaitement clair : adapter la formation au marché de l’emploi tel que les institutions européennes le prévoyaient.”

      Pourtant un des plus grand reproche que font les entrepreneurs et les DRH de ce pays c’est justement l’inadéquation entre la formation des étudiants et les besoins des entreprises.
      Une des raison du chômage de masse structurelle de la France c’est la mauvaise formation des étudiants.
      Les Universités, sous la pression des syndicats étudiants, refusent toujours d’adapter leurs enseignements aux besoins réels.
      De plus en plus de bac+5, sortant d’écoles de commerces ou d’ingénieur peinent à trouver du travail

      Cela semble en contradiction avec ce que vous dites… Comment l’expliquez vous ?

      • 12 Juillet 2016 à 16h26

        i-diogene dit

        ++++

      • 12 Juillet 2016 à 16h29

        la pie qui déchante dit

        L’inadéquations entre les matières enseignées et les connaissances necessaires au bon exercice d’un métier /d’une profession , ne datent pas d’aujourd’hui …

        c’est pourquoi la filière “apprentissage ” trouve de plus en plus d’adeptes et les apprentis bien formés restent moins en rade que les diplomés .

        A qui la faute ?

        Comme pour la conduite auto , c’est une fois le permis en poche que l’on apprend à conduire .

      • 13 Juillet 2016 à 12h12

        saintex dit

        L’inadéquation est dans la tête des DRH. Bien sur qu’il existe des métiers manuels qui nécessitent un apprentissage et de cent fois sur le métier remettre son ouvrage. Mais il existe aussi des tas de métiers intellectuels pour lesquels la formation adaptée ressemble beaucoup à du formatage, de la déformation professionnelle.
        J’ai un ami italien qui a étudié la philologie du français et lis le Roman de Renart dans le texte (pas moi). C’est sans conteste un des meilleurs technico-commerciaux dans notre domaine de la construction routière. A quoi ce qu’il a appris lui sert-il ? Simplement à réfléchir, ce qui lui donne une vision du monde plus large, plus humaine, et par conséquent une plus grande efficacité.

        • 13 Juillet 2016 à 17h17

          la pie qui déchante dit

          Ca fait partie de sa culture … vous savez les choses qui restent une fois qu’on a tout oublié …

    • 12 Juillet 2016 à 14h44

      Sancho Pensum dit

      Rédiger un programme d’Education nationale pour un des plus petits partis de France (celui de Ducon-Gnangnan) et l’un des plus à droite de l’échiquier ne va pas beaucoup aider à son succès.
      Autant se tirer une balle dans le pied.
      Et comme si ce demi-suicide ne suffisait pas, du yaka-faucon généraliste de Brighelli, n’émergent, dans la précision, que des propositions polémiques, propres à nous brouiller avec des pays amis ou voisins.
      Avec un ami pareil, l’Education nationale n’a pas besoin d’ennemi…

      • 12 Juillet 2016 à 14h52

        Marie dit

        Se brouiller avec qui et pourquoi dans ce programme que du bon sens m^me si ça vous déplait.

      • 12 Juillet 2016 à 14h56

        la pie qui déchante dit

        ducon gnangnan a ducon la joie :

        des efore , peu mieux faire …

        • 12 Juillet 2016 à 17h56

          golvan dit

          @ le pensum à 15h48
          Parce que vous croyez que le post stupide que vous opposez à Brighelli présente le moindre argument, ou qu’il est même seulement un tout petit peu intelligent ?
          Ah ça on peut dire qu’écrire “ducon gnangnan” c’est un sacré argument.
          Farceur. 

        • 12 Juillet 2016 à 22h01

          saintex dit

          Oui la remarque de Sancho présente un intérêt.
          M. Brighelli veut mener un combat et il choisit ses armes. Sancho souligne que pour les gauchistes olfactifs tels que lui, ils sont tout de même assez nombreux et ont généralement le verbe haut, la référence à Dupont-Aignan est rédhibitoire par principe et sans concession.
          Il faut en tenir compte pour viser large, sortir Dupont des référents, peut-être même les éviter ou sinon en trouver plusieurs autres. Notre monde attache de plus en plus d’importance à la bouteille et au dessin de son étiquette. D’ailleurs le vin est uniformisé par la parkerisation.

      • 12 Juillet 2016 à 15h14

        golvan dit

        @ le pensum à 14h44
        Avec le parfait exemple de l’enseignant de gauche que vous représentez, il suffirait de prendre le contre-pied de toutes les âneries que vous racontez pour pondre un programme parfait. 

        • 12 Juillet 2016 à 15h30

          la pie qui déchante dit

          pa toutes quand même ;))

        • 12 Juillet 2016 à 15h48

          Sancho Pensum dit

          Toujours aussi faiblard dans l’argumentation, le Golvan. Trop près du radiateur, à l’école ? Trop souvent au piquet ?

        • 12 Juillet 2016 à 16h17

          la pie qui déchante dit

          voyons golvan , appliquez vous tout de même argumentez …les commentaires qui font moins de 20 lignes seront dorénavant rejetés …

        • 12 Juillet 2016 à 16h35

          i-diogene dit

          Si on compare les BAC technique avec l’ Abitur allemande ou le CFC suisse, on con state que les bacheliers ont un meilleurs niveau théorique mais un niveau de pratique nettement inférieur..

          Un stage en entreprise, en alternance sur les deux dernières années serait tout-à-fait profitable..

      • 12 Juillet 2016 à 23h38

        kelenborn dit

        Ne pensez pas que Sancho soit tombé d’un moulin à vent! Il cause toute la journée avec son âne!!!alors, il n’en a pas seulement appris la langue! Il fait passer sur ce forum les messages de son bourricot qui, ne l’oubliez pas, est chef de cabinet d’Aymeric Caron
        MK

      • 13 Juillet 2016 à 20h00

        IMHO dit

        Richtig !

      • 13 Juillet 2016 à 23h03

        IMHO dit

        Ducon-Gnangnan, j’aime ! Et c’est vrai en plus !