Pourquoi le Brexit reste une bonne nouvelle | Causeur

Pourquoi le Brexit reste une bonne nouvelle

Posez vos calculatrices, il s’agit d’une affaire de cœur!

Publié le 08 juillet 2016 / Économie Monde Politique

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Peut-être l’histoire finira-t-elle par dire que l’Angleterre était plus heureuse au sein de l’Union européenne. Peut-être. Quoi qu’il en soit, deux semaines après le résultat du référendum britannique, le Brexit reste un événement profondément réjouissant.

Une boutique de souvenirs à Venise en Italie (Photo : SIPA.REX40438440_000001)

Le 23 juin, c’est un « goodbye » faramineux qu’ont prononcé à l’unisson les 52% de Britanniques ayant voté en faveur du Brexit. Un cri salutaire, poussé à pleins poumons, l’expression brute d’une rancœur couvée trop longtemps. Comme dans la chanson de Brassens, le chagrin a finalement lâché la bonde dans ces Midlands britanniques ravagés par le chômage et l’incertitude, dans ces friches post-industrielles où le fog n’a jamais laissé passer les rayons chaleureux de la mondialisation. Comme le forgeron de Rimbaud malmène Louis XVI et lui jette son bonnet rouge au front, alors qu’en bas la foule révolutionnaire tremble et roule comme une mer agitée, le peuple britannique a trouvé suffisamment de colère en lui-même pour jeter son bulletin de vote à la face de la bureaucratie bruxelloise, et sommer son gouvernement de quitter cette Union qui ne lui veut, dit-il avec force, rien de bon.

Quelques heures plus tard, tout ce que l’Europe compte d’européistes béats s’empressait de conclure au coup de chaud : comme d’habitude, comme toujours, le peuple n’avait pas bien saisi la question. Incultes et mal dégrossis, les culs-terreux de la campagne britannique s’étaient laissé embobiner par quelques politiciens roublards, s’étaient laissés aller – vous savez comment sont ces gens – à leurs penchants xénophobes, à leur obsession immigratoire, à leurs délires d’insulaires assiégés. Regardez l’Ecosse, regardez l’Irlande du Nord, voyez comme certains ont su se montrer raisonnables ! La presse française, qui a toujours un Velleda au chaud pour donner de la « bête immonde » à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une décision populaire, fit descendre fissa un tombereau d’ordures sur ces arrogants qui osent (comment osent-ils ?) revendiquer leur souveraineté.

En ce qui concerne les conséquences économiques du Brexit, peu importe qui a raison : l’important, c’est que le peuple a répondu clairement à une question qui lui a été posée. Que chaque votant dispose ou non de toutes les données du problème est accessoire : l’histoire politique n’est pas une affaire de soustractions et de pourcentages, c’est d’abord et surtout une affaire de cœur. Les Anglais disent « nous n’en pouvons plus, nous partons », et pour cela ils n’ont pas besoin de fournir un inventaire détaillé de leurs arguments. Voilà pourquoi le référendum est un magnifique outil de la démocratie moderne, peut-être le dernier à notre disposition. Non, c’est non. Dont acte.

L’échec de la stratégie de la peur

Mais ce « non » est un camouflet insupportable pour la clique des commentateurs qui font depuis des décennies de la défense des institutions européennes leur fonds de commerce. Citons-en deux en particulier : Jean Quatremer et Arnaud Leparmentier, respectivement correspondant à Bruxelles pour Libération et directeur éditorial du Monde, qui ont passé le dernier mois à discréditer l’idée même du référendum britannique, puis son résultat, de toute la hauteur autoproclamée de leur jugement. Le premier, dans un post de blog au lendemain du vote, salue dans un ricanement le « sens du sacrifice » de la nation anglaise et lui promet, hilare, « des années d’incertitudes, de tourmentes, de déchirements ». Le second, avec tout le sens de la mesure qu’on lui connaît, dessinait quelques jours plus tôt un panorama apocalyptique de l’Angleterre post-Brexit, dans lequel le « royaume désuni » entre en récession ; en conclusion de l’article, un Boris Johnson contrit demande, en désespoir de cause, « la suspension de la procédure de sortie de l’UE ». Tout cela étant énoncé sur le ton de l’humour, bien entendu…

Ces prédictions effarantes pourraient faire sourire si elles ne servaient, en réalité, un but très sérieux : faire frémir les citoyens, dissuader l’Angleterre, et tous les pays qui viendront derrière, de s’affirmer en tant que nation face aux instances de l’Union. Pourquoi s’attarder sur ces deux journalistes ? Parce qu’ils incarnent, par leur travail dans leurs journaux respectifs, par l’affolant mépris dont ils font preuve (on se souviendra, par exemple, de ce selfie railleur adressé aux manifestants réunis à Bastille lors du référendum grec à l’été 2015), l’obsession de la grande machine bureaucratique à organiser son petit commerce à l’insu des nations — ces vieilleries — et au mépris des populations qui les composent.

Pour cette coterie, la dénonciation du carcan de l’Union — et, au passage, de l’écrasante domination idéologique de l’Allemagne en son sein — n’est rien de moins qu’un crime de lèse-majesté, qu’il s’agit de sanctionner au plus vite. Pour cela, tous les arguments sont bons : inculture congénitale, gauchisme d’un autre temps, crypto-fascisme, vieille rancœur germanophobe, et on en passe. Il n’y a qu’à se souvenir, en 2005, du traitement qu’ils réservèrent aux 54,7% de Français ayant voté « non » au traité établissant une constitution européenne…

Non pas que le peuple anglais ait nécessairement raison sur toute la ligne : peut-être l’histoire dira-t-elle que l’Angleterre était plus heureuse au sein de l’Union. Of course, rien ne dit non plus que le chaos économique annoncé par toutes les chefferies éditoriales (The Guardian, Le Monde, Der Spiegel) adviendra dans les faits. De ce point de vue, l’incertitude est totale, et nos sommités médiatico-économiques ont suffisamment prouvé leur nullité lorsqu’il s’est agi de prévoir, puis d’expliquer, la crise des subprimes en 2008 puis ses multiples répliques dans nos sociétés ouvertes aux quatre vents, pour que l’on se méfie de leurs diatribes nostradamesques.

A dire vrai, il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de médias aux ordres, propriétés d’industriels millionnaires et d’exilés fiscaux pour la plupart, qui doivent aujourd’hui être considérés pour ce qu’ils sont : la courroie de transmission d’une Union aux allures de monstruosité bureaucratique et vindicative, qui s’est arrogé le droit de vie et de mort sur chacun des Etats qui la composent. Les peuples n’y trouvent pas leur compte ? Ils devront bien s’y faire. Les eurocrates, tout pénétrés de la grandeur de leurs idées, peinent en fait à admettre qu’en Europe, les nations existent encore, et se scandalisent lorsque l’une d’entre elles ne marche plus dans la combine.

Ainsi l’Angleterre a fait un pas de côté. Nous verrons si elle deviendra, sous la pression des conservateurs et des requins de la finance, un paradis fiscal ou une zone de non-droit social, comme on l’entend un peu partout ces jours-ci. Nous retiendrons de tout cela que la majorité silencieuse a dit son fait, et que cela marque comme un retour de la démocratie sur le continent. Ce « goodbye » des Britanniques est une belle réponse à Jean-Claude Juncker, qui déclarait placidement pendant la crise grecque qu’il « ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Ironie de l’histoire, cette bravade hallucinante a peut-être été la première pelletée de terre jetée sur le tombeau de l’Europe de Maastricht et du traité de Lisbonne. Le vote pour le Brexit est l’occasion d’un rappel historique : ce sont les nations démocratiques qui ont fondé l’Union européenne, et non l’inverse. Que l’une d’entre elles, et non des moindres, décide d’en sortir, n’est que le retour de cette ancienne et attachante idée selon laquelle les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. Un crachat pour les élites déracinées et les encravatés de Bruxelles ; une excellente nouvelle pour nous, pour tous les autres.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 12 Juillet 2016 à 12h30

      beornottobe dit

      vous avez dit règles politiciennes?????…….
      (oupssssss!)

    • 12 Juillet 2016 à 4h28

      Livio del Quenale dit

      On se trompe de combat , car l’union fait la force, malgré tout.
      -
      C’est seulement que le décor a est mal planté, et que l’on a laissé s’installer un “supermarché bancaire avec son agence : la BCE”, avant que de faire la viabilité destinée aux hommes.
      Le tout sur une constitution sur mesure, qui se fout du monde (des peuples) et des pays (de leur patrimoine et de leur cultures).

    • 11 Juillet 2016 à 16h03

      2HARDEL dit

      Ainsi donc, le tout récent épisode Barroso* ne déclenche aucun mouvement de dégoût, ni de fureur, ni de haine chez aucun Causeur. 

      *José Manuel Durão Barroso [ ʒu.ˈzɛ mɐnuˈɛɫ du.ˈɾɐ̃ũ bɐ.ˈʁozu], né le 23 mars 1956 à Lisbonne, est un homme politique portugais, président de la Commission européenne entre le 22 novembre 2004 et le 3 novembre 2014. Wikipédia.  

      Ni le moindre soupçon d’intérêt pour l’A.I.R….
      Ni pour aucune forme d’action illégale et musclée, d’ailleurs.

      Le Causeur préfère causer. C’est tellement plus civilisé.
      C’est aussi sa limite.

      Salut. (2H.) 
       

      • 11 Juillet 2016 à 21h31

        varese dit

        Durão Barroso a toujours été un atlantiste. Du temps où il était encore premier ministre du Portugal, il a même organisé aux Açores une réunion avec Bush et Blair avant l’invasion de l’Iraq. Son nouveau job n’est pas vraiment une surprise, même si cela ne fait pas très joli joli.

        Ca aurait pu être pire : Schroeder s’est fait embaucher par Gazprom.

        • 11 Juillet 2016 à 23h11

          Ar Braz dit

          N’en déplaise à Varesse, travailler pour la banque US Goldman Sachs après avoir été le Président de la Commission Européenne, est à mon avis autrement plus grave que de travailler pour le géant gazier russe Gazprom après avoir été le Chancelier de la RFA.
          En outre, sauf erreur de ma part, il convient de préciser que, suite à son retrait de la vie politique, c’est à la tête du consortium chargé de construire le gazoduc Nord Stream que Gerhard Shröder a été nommé, consortium au sein duquel le premier partenaire était (est toujours ?) il est vrai la société russe Gazprom.  

    • 11 Juillet 2016 à 13h25

      plouc dit

      jusqu’ à présent , à qui bénéficiait l’ eldorado anglais ???? aux expatriés du monde entier mais pas aux anglais de souche complètement mis à l’ écart sur leur propre sol !!!!!

    • 11 Juillet 2016 à 12h03

      munstead dit

      Excellent ce petit torchon d’article : on y trouve rassemblés tous les mauvais arguments, les fausses excuses, les erreurs d’analyse historique, les petites peurs nationalistes des europhobes béats devant le Brexit. Un véritable compendium.

      • 11 Juillet 2016 à 12h19

        varese dit

        Que voulez-vous ? Des Français qui se congratulent du résultat d’un vote pour lequel ils n’ont en rien contribué, qui se satisfont d’une situation qui peut rapidement mettre à mal les Britanniques, et qui seront sans doute les premiers à rire des malheurs qui arriveront à leurs voisins (“ah vous savez, les Anglais sont bien des Anglais, ils sont pas comme nous”. Tout ça pour dire qu’ils l’auront bien chercher, mais qu’au moins ils ont voté avec leur coeur… avec leur coeur, bon sang !
        Cette mentalité me dégoute. Ces gens-là n’ont rien compris à l’idée même qui a inspiré la création de l’UE.

        • 11 Juillet 2016 à 13h14

          Diogène le cycliste dit

          Entre l’idée de départ et l’idée d’arrivée, il y a une différence apocalyptique. L’idée était de faire un continent indépendant des grandes puissances.
          Chez nous , le problème est l’arrogance de nos dirigeants, car en théorie, ils sont les élus du peuple et quand l’on vote non, on nous dit, c’est oui?
          Quand on voit la consanguinité entre la BCE et certaines baque américaines.
          Alors, oui! Vivement que l’on en sorte de cette europe là, enfin, si l’on peu appeler cela l’Europe. L’Europe, c’est d’abord les peuples et la civilisation et après la finance.

        • 11 Juillet 2016 à 14h59

          varese dit

          Non, l’idée était de faire de l’Europe une puissance à elle seule à fin de solidifier la paix sur le continent après les déchirements de la Seconde Guerre Mondiale.

        • 11 Juillet 2016 à 23h50

          Warboi dit

          Et elle y est parvenue.
          Pas de guerre depuis 45 au sein de l’UE, et première puissance économique et commerciale au monde….

        • 12 Juillet 2016 à 14h50

          Etoile Vesper dit

          Pas de guerre depuis 45 grâce à l’UE. Non mais vraiment, on prend des raccourcis vertigineux !!! Et les 20.000 armes de guerre détenues dans les cités françaises, grâce à l’ouverture des frontières, quelle vocation ont-elles ? Et l’émergence ces partis nationalistes, à qui la doit-on, sinon à la construction européenne ? Et le dumping social qui met en situation de concurrence féroce les états européens entre eux, vous ne croyez pas qu’il porte en lui les germes de la guerre ? Vous ne savez donc que répéter comme un perroquet les arguments de la propagande qui nous est servie par cette clique de parasites et relayée par leurs copains journalistes ? S’il n’y a pas eu de guerre depuis 45, c’est grâce à une prospérité économique sans précédent, que nous ne devons certes pas à l’UE. Mais le vent tourne.

    • 11 Juillet 2016 à 11h10

      L’Imprécateur dit

      Dans le n’importe-quoi, ce papier ne fait pas mal. Encore une ânerie de plus à mettre au compte des europhobes. Les psy ont décidément du pain sur la planche…

      • 11 Juillet 2016 à 11h35

        Etoile Vesper dit

        Rien que l’utilisation du mot “europhobe” discrédite votre propos. Le reste est à l’avenant. En deux lignes, il fallait le faire.

        • 11 Juillet 2016 à 23h52

          Warboi dit

          Marrant, moi dès que je lis “européïste”, ça discrédite le propose. Comme quoi, chacun voit midi à sa porte.

        • 12 Juillet 2016 à 2h45

          L’Imprécateur dit

          C’est ce qui s’appelle être concis. Et, ne vous en déplaise l’europhobie populiste est bien à la mode aujourd’hui. Je vis sur un petit territoire française perdu au milieu du Pacifique sud et je puis vous dire qu’ici, l’Europe, ça veut dire quelque chose. Mais pour tous les concitoyens de l’UE, hormis les réactionnaires et les passéistes, les populistes façon Farage ou Le Pen, l’Europe a aussi un sens, que certains ne semblent toujours pas comprendre, obnubilés par leurs fantasmes technocratiques et leur anglomanie à la Voltaire (“passéistes”).

      • 11 Juillet 2016 à 19h33

        mfrbe dit

        Pourriez-vous argumenter votre point de vue ? Commencez par nous expliquer par une définition précise ce qu’est un “n’importe quoi” et un “europhobe”. Si vous y parvenez ce sera un bon début dans l’art d’argumenter.

      • 12 Juillet 2016 à 14h40

        Etoile Vesper dit

        Si vous vivez dans loin de l’Europe, vous ne savez absolument ce que signifie l’ingérence de l’UE au quotidien, notamment pour les petites entreprises françaises qui sont le poumon économique d’une France en voie d’asphyxie. Vous alignez les poncifs habituels qui vous tiennent lieu d’argumentation (populistes, réactionnaires, etc …) alors qu’il ne fait aucun doute que vous ne savez même pas comment et par qui est dirigée l’UE. Bref, vous n’avez pas voix au chapitre.

    • 10 Juillet 2016 à 22h29

      Martini Henry dit

      Eh bien, cela n’aura pas duré très longtemps : La chancelière fédérale Angela Merkel (CDU) a appelé les migrants à la tolérance envers les habitudes alimentaires allemandes, telles que la consommation de viande de porc. Merkel a fait également référence aux propositions de ne plus servir, par égard pour les musulmans, de plats avec de la viande de porc dans des cantines scolaires. Voilà, voilà… Combien de sursis pour la weisswurtz? Si les soumis de tous les pays pouvaient se donner la main…
      http://www.fdesouche.com/747339-roti-de-porc-merkel-appelle-les-migrants-la-tolerance

      • 11 Juillet 2016 à 11h08

        isa dit

        Quelle référence!

        • 11 Juillet 2016 à 14h56

          2HARDEL dit

          Tiens ? Isa ! Vous avez vaincu votre phobie dez zwazôs ?
          Et de la vulgarité …?

          BRAVO !

        • 11 Juillet 2016 à 15h50

          2HARDEL dit

          Ah oui, pardon.
          J’oubliais que vous étiez goyophobe, en plus.

          Je me ferai petit et discret, dorénavant. Et jusques à désormais.
          Vive, valeque, vous aussi. 

      • 11 Juillet 2016 à 15h40

        L’objecteur dit

        Voulez-vous rire Martini Henry ? Oui?.. Alors voilà : Dans une cantine d’une École Primaire Républicaine et Laïque de notre “douce France où sont servis des plats “halals”, certains parents d’enfants musulmans bénéficiaires de cet aménagement alimentaire se seraient plaints auprès des responsables de la dite cantine du fait que d’avoir placé les enfants selon deux groupes distincts pour faciliter au personnel de service la distribution des repas halals et non-halals, constituerait, selon eux, une forme de ségrégation envers leurs enfants puisque ceux-ci ne pourraient plus déjeuner mélangés pèle-mêle avec leurs petits camarades non-musulmans…Le surplus de travail et les complications occasionnées aux employés par ce choix alimentaire religieux sembleraient, par contre, à considérer comme peu par ces plaignants !.. Épilogue : La République Française n’a pas lu Pascal puisqu’ Elle fait la bête; croyant faire l’ange !

    • 10 Juillet 2016 à 17h19

      IMHO dit

      NIQ NIQ NIQ NIQ NIQ NIQ NIQ ….

    • 10 Juillet 2016 à 15h15

      L’objecteur dit

      Oui, Clément Sirday, le Brexit est une “affaire de cœur” avant tout !
      Et non seulement au sens de sentiment éprouvé mais également au sens moral et vertueux, du XVIIème siècle, qui permit à Rodrigue de “demander réparation” pour l’honneur de son vieux père à celui de Chimène! Votre article est magnifique. Merci.

    • 10 Juillet 2016 à 11h41

      Nolens dit

      Ce qu’il faudrait c’est une vague de produits de toutes sortes, T-Shirts, parapluies, sacs, ceintures, slips etc. vantant la sortie du carcan européen tel qu’il est et tel qu’il a prouvé son efficacité à ne faire que des conneries (exemple : intégrer la Grèce).
      Au moins les gens pourraient s’exprimer.
      On pourrait coupler cela avec une bonne campagne protestant contre les abus d’islam pour faire bonne mesure.
      Mais je rêve, c’est bon de rêver.
      AAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!

      • 10 Juillet 2016 à 13h20

        2HARDEL dit

        Nolens !

        You had a dreammmm, vous zôssi.
        Mais quel beau rêve !

        C’est bon, ça , Coco !  Trop  vendeur !
        T’es fait pour le marketing, man. T’es un vrai killer…   °-D

    • 10 Juillet 2016 à 9h46

      Angel dit

      C’est un des meilleurs articles concernat la magnifique sortie ddu Royaume Uni de la geole des peuples qu’est devenu le larbinat de l’Otan = l’UE.
      IL y en a eu des bons et quelques mauvais pour les pro sortie de l’UE.
      Aucun article dans toute la presse pour les laquais de Juncker pour les pro-remain comme on les appelle dans les torchons europeistes.

    • 9 Juillet 2016 à 23h57

      mogul dit

      Tiens, on va dire que je m’acharne mais voilà que les zélotes du machin jouent les étonnés sur les liens de consanguinité entre la kommission et GS !
      On savait que ces gens là maîtrisaient à merveille l’art subtil de prendre les gens pour des cons, mais ils en ont encore sous le pied… 

      • 10 Juillet 2016 à 0h35

        2HARDEL dit

        Eh oui, Mogul… 
        Encore une preuve, s’il en fallait, de l’absolue nécessité de multiplier les A.I R. (Action Individuelle Radicale), qui propose à tout un chacun, dans le monde entier, tout un chacun atteint d’une maladie incurable avérée, d’éradiquer une ordure de cette trempe. (Pas son voisin de palier !)

        — Soit en la flinguant à distance (les matériels ne manquent pas) — et peu importe de se faire serrer ou non, puisque de toute façon, on sera de retour au GNU (Grand Néant Universel), ou ad patres, pour les croyants, avant même le début de l’instruction.

        — Soit en se faisant tout bêtement sauter à côté de la cible, façon islamiste énervé. Le C4 ou le Semtex sont en vente libre dans tous les bons quartiers sensibles ! 
        Si en plus on prend la peine de se laisser pousser les poils faciaux et de braire, juste avant l’opération, les yeux exorbités, Allahu akbar !!!, les enquêteurs n’ont pas fini de se gratter la tête, les commanditaires n’ont pas fini de s’emmêler dans leurs revendications, et le NouveauMondeLibéré n’a pas fini de ne plus savoir sur quoi éditorialiser…
        °-D

        Allons ! De l’A.I.R. ! (2H)
        PS/ Ah. Je crains que Warbol ne me trouve allumé sur la forme, et halluciné sur le fond.
        Courage, Warbol ! Comment vont vos métastases ? 

         https://fr.wikipedia.org/wiki/Composition_C-4#/media/File:Eod2.jpg

        • 10 Juillet 2016 à 0h44

          2HARDEL dit

          Pardon. Nouvelle tentative. 
          Sinon, si vous aimez les jolies mains féminines, copiez-collez le lien dans votre moteur de recherche favori.   °-)

          https://en.wikipedia.org/wiki/C-4_(explosive)#/.jpg 

        • 10 Juillet 2016 à 13h41

          2HARDEL dit

          BAAAAH !

          La perspective de l’A.I.R. ne semble pas mobiliser les Causeuriens. Même les plus sympathiques.

          J’en déduis que vous pétez tous la forme ici (je néglige le genre féminin, qu’on n’a pas vu sur ce fil, ou à peine, ou juste une fois, au début, pour dire qu’elle n’osait pas glisser le pouce sur la culotte du monsieur en plastique, puisque qu’elle n’utilise que du smartphone, et qu’elle n’a donc pas de souris, et qu’ainsi elle ne pouvait ouvrir cet excellent article, c’est dommage mais tant pire comme on dit cheu nous) où en étais-je ?

          Ah oui, donc, chers Causeuriens, vous n’êtes pas encore prêts pour le sacrifice ultime ?
          C’est une bonne nouvelle pour la Rédaction.

          SALUT !  °-)))))  

      • 10 Juillet 2016 à 1h43

        durru dit

        Certes, Mogul, c’est encore notre ami Quatremer qui raconte l’histoire. Vous vous attendiez à quoi?

    • 9 Juillet 2016 à 21h52

      Parseval dit

      • 9 Juillet 2016 à 23h53

        Warboi dit

        -;))
        Allumé sur la forme, halluciné sur le fond.

        • 9 Juillet 2016 à 23h59

          mogul dit

          Bon, c’est du Todd, quelques éclairs de génie visionnaire dans une patée confuse…

        • 10 Juillet 2016 à 0h05

          2HARDEL dit

          Certes. Comme souvent chez ET. 

          Mais doit-on y préférer les arguments de boutiquier sur le fond, et le style grisâtre des fluos industriels sur la forme ?

      • 10 Juillet 2016 à 2h53

        IMHO dit

        Il est mûr pour l’Académie, c’est clair .

        • 10 Juillet 2016 à 4h22

          IMHO dit

          Et justement, il y a trois sièges vacants, dont ceux de René Girard et d’Alain Decaux, il pourrait être candidat aux deux, il en est la synthèse !
          Cours Manu, cours !

      • 10 Juillet 2016 à 14h45

        Saul dit

        c’est vrai que c’est un beau fouillis. Mais il y a pas mal de choses assez justes dans ce qu’il dit

        • 10 Juillet 2016 à 15h25

          Parseval dit

          Oui, et en plus c’est rigolo.

        • 10 Juillet 2016 à 15h37

          Saul dit

          le premier qualificatif qui me serait venu à l’esprit aurait été indigeste ;-)

    • 9 Juillet 2016 à 20h19

      Cardinal dit

      @ varese
      Ah ! Portugais !
      Les premiers colonialistes de l’Afrique mais pas les plus méchants.
      J’étais parmi les derniers en 59-60 sans être particulièrement méchant non plus.
      J’étais en Mozambique en 56-57 et la vie y était plaisante et pacifique, corridas comprises, bien que chez ces Portugais là on coupait la pointe des cornes du taureau puis les couvrait d’une gaine de cuir, en échange on ne tuait pas les taureaux.
      Je n’ai pas appris le portugais, il était impossible d’approcher les jeunes filles bourgeoises pourtant jolies, donc pas pas de professeure. Il m’en reste des disques de Fado y compris d”Amalia Rodrigues et Maria de Lourdes Machado dont “Semmpre che Lisboa Canta”.
      Moi aussi je voudrais une Europe Unie mais une ENU, Europe de Nations Unies, pas celle ci. Je veux rester français jusqu’au bout après je vous souhaite de le rester, vous vivez dans le plus beau pays du monde. J’ai passé 50 ans à l’étranger sur la moitié ouest de notre planète avant de revenir définitivement et je sais de quoi je parle, croyez moi.
      Je ne suis pas Cardinal c’est un vieux sobriquet d’école qui a aussi quelque chose à voir avec mon nom, et je n’ai rien contre l’Italie, mon épouse était italienne, rencontrée en Sicile, et nous nous sommes disputés de bon coeur pendant 52 ans. Bien entendu j’ai appris l’italien.

      “thd o” parle de la SDN, l’ancêtre de l’ONU, c’était une plaisanterie. Tout gamin alors je me souviens encore de mon Père tempêtant contre la SDN parce qu’elle ne faisait rien pour aider le Negus attaqué par Mussolini bien que ce malheureux Negus était venu demander l’aide de la SDN alors à Genève.
      Oui je suis vieux à ce point mais mon QI et ma mémoire n’ont pas encore trop soufferts du temps passé.
      J’aime bien ces commentaires sur Causeur qui nous permet de discuter à distance, quitte à ferrailler verbalement de temps à autre.
      Ceci dit si CR7 et sa bande batte les Bleus demain je demanderai l’expulsion de tous les français d’origine portugaise pour trahison.

      • 10 Juillet 2016 à 0h07

        mogul dit

        Cardinal,
        La jeunesse d’esprit ne refléte en rien l’âge des artères. Vous en êtes l’exemple vivant, et d’autres ici le contre exemple de moins en moins vivant…
        Et vous savez ce que disait Brassens : “Petit con de la dernière averse, vieu con des neiges d’antan, le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con on est con.” 

        • 10 Juillet 2016 à 0h08

          mogul dit

          vieux

        • 10 Juillet 2016 à 0h53

          2HARDEL dit

          Beau témoignage, Monseigneur, et excellent Cardinal.
          Quelle pêche ! 
          Vous allez faire des jaloux, j’espère, chez les résignés quarantenaires qui hantent ce forum comme des fantômes sans âme… 

          Merci à vous ! (2H) 

      • 10 Juillet 2016 à 10h37

        varese dit

        Merci pour votre témoignage et pour le partage de vos souvenirs, Cardinal.

        Au Portugal, les corridas (appellées aussi “touradas”) se font toujours avec des taureaux dont les pointes des cornes sont toujours coupées, et c’est vrai que l’on ne tue pas l’animal à la fin.
        Dans quelques petites villes frontalières avec l’Espagne on pratique les “corridas de mort” comme chez les voisins ; mais, s’agissant d’une pratique illégale et pénalisée par le droit portugais, les toreadors se voient souvent obligés de quitter les lieux immédiatement après la corrida pour éviter de se faire arrêter par les autorités. Quoiqu’il en soit, les gendarmes lusitaniens sont plutôt cléments envers ce genre de délit.
        Je ne sais pas si vous avez vu au Mozambique une “pega” : c’est un moment où un petit groupe de toreadors s’approche du taureau, et un d’entre eux se met devant et défie le taureau marchant dans sa direction pas à pas jusqu’au moment où l’animal attaque. C’est extrêmement dangereux mais très impressionant ; comme les pointes des cornes sont coupées, les dégats sont moins importants.

        • 10 Juillet 2016 à 15h35

          Saul dit

          les toréadors pratiquant à l’espagnole dans ces villes frontalières sont ils eux même espagnols ?
          Autre question, est ce que la corrida portugaise est antérieure ? je veux dire par là est ce que la corrida de mort fut pratiquée aussi au Portugal et aurait évoluée vers cette forme plus pacifique ou est ce que cette dernière a toujours eu cours ?

        • 10 Juillet 2016 à 19h01

          varese dit

          @Saul
          Je suis allé sur wiki pour pouvoir répondre à vos questions sans commettre des erreurs.

          - les “touros de morte” ont en fait été autorisés en 2002 dans certains endroits près de la frontière, et il y a 2 ans à Monsaraz, une ville médiévale en plein coeur de l’Alentejo. La raison invoquée a été le poids des traditions locales (et sans doute l’intérêt touristique). Avant, j’ai le souvenir que les toreadors de étaient surtout espagnols.

          - Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que la course espagnole est plus ancienne. De toute façon, les origines portugaises de la corrida remontent au Moyen Age (avec des antécédents antiques, bien sûr), même si ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la tourada moderne est crée (d’où les vêtements portés par les cavaliers de la course à cheval). Les “touros de morte” avaient été interdits au Portugal en 1928. La tourada à pied reste moins spectaculaire au Portugal, le gros de l’intérêt des aficionados étant porté à la course à cheval, plus aristocratique. La “pega de caras” peut être considérée comme la variante populaire de la corrida.
          Je ne suis pas un aficionado, mais j’aime bien regarder une bonne “pega” !