Brexit means Brexit! | Causeur

Brexit means Brexit!

Le Royaume-Uni est souverainiste mais aussi libre-échangiste

Auteur

Mathieu Vasseur
Consultant informatique.

Publié le 26 janvier 2017 / Politique

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Vu de France, on voit dans le Brexit un processus antilibéral. C'est oublier qu'au Royaume-Uni, dans le droit fil de Thatcher, souverainisme rime avec libre-échangisme.
brexit may trump

Manifestation devant le Parlement britannique, Londres, novembre 2016. Numéro de reportage : SIPAUSA31406072_000010.

La Grande-Bretagne n’est jamais aussi grande que quand elle est matriarcale, dirigée d’une main de fer par une « Warrior Queen » (ndlr: « Reine guerrière ») : de Boadicée, la Vercingétorix anglaise, à Margaret Thatcher, en passant par Elisabeth 1re (« J’ai le corps d’une faible femme, mais j’ai le cœur et l’estomac d’un Roi, et d’un Roi d’Angleterre »). Theresa May, Premier ministre sortie du chapeau (melon) à la suite du Brexit, avait a priori peu d’atouts pour s’inscrire dans ce glorieux lignage. Bosseuse discrète et plutôt terne, elle ne se distinguait guère que par ses modestes extravagances vestimentaires, chaussures léopard et pantalons en cuir. Mais, comme disait Shakespeare, « certains sont nés grands, certains atteignent la grandeur, et certains ont la grandeur qui s’impose à eux ». Theresa May pourrait bien faire partie de cette troisième catégorie.

Quand Theresa Maybe devint Maggie May

Lorsque 52% des Britanniques votèrent pour le Brexit le 23 juin dernier, c’est peu de dire que l’establishment britannique n’y était pas préparé. Tout devait être repensé. La première décision, interne au Parti conservateur, était de choisir un nouveau Premier ministre pour remplacer David Cameron démissionnaire. Les conservateurs sachant faire preuve dans ces circonstances d’un pragmatisme impitoyable, ils choisirent en deux semaines Theresa May, qui avait fait campagne (très tièdement) pour le « Remain ». Et elle prit tout de suite un engagement fondateur : elle ne serait pas le Sarkozy du Traité de Lisbonne, elle ne serait pas Tsipras. Elle ne chercherait pas à trahir la décision référendaire, elle ne sortirait pas de l’Union européenne par la porte pour revenir par la fenêtre : Brexit means Brexit.

Le souverainisme britannique n’est pas le souverainisme français : en Grande-Bretagne, indépendance politique et libre-échangisme se conjuguent, ils ne s’opposent pas. Tous ceux qui, en France, voient dans le Brexit un repli protectionniste, pour s’en désoler ou s’en réjouir, en seront pour leurs frais. Dans son discours en douze points du 17 janvier, Theresa May a été on ne peut plus claire : « Global Britain » sera « le plus grand avocat du monde en faveur du libre-échange ».

Aussi le Brexit ne signe-t-il pas, comme on a pu l’écrire en France, la fin d’une « parenthèse thatchérienne » : il en est au contraire l’approfondissement. Le thatchérisme était traversé par la tension entre libéralisme économique et une pratique autoritaire, quasi-léniniste, du pouvoir (que ce soit par nécessité politique ou par inclination personnelle de la Dame de Fer). La tutelle de l’Etat sur  le consommateur, l’épargnant et le travailleur s’effaçait, mais le citoyen restait plus que jamais un sujet, dont le bulletin de vote tous les quatre ans était le seul moyen d’expression. Depuis, la Grande-Bretagne s’est fédéralisée (Tony Blair), les grandes villes se sont émancipées (Tony Blair et David Cameron), et la pratique du référendum, local ou national, s’est banalisée (David Cameron). Encadrée par une Constitution infiniment flexible, parce que non écrite, la Grande-Bretagne se « suissifie » progressivement : il y a pire modèle. Se soustraire à la tutelle de l’Union européenne est une nouvelle étape, majeure, de ce processus de démocratisation « soft ». Elle entraînera inéluctablement de nouvelles évolutions constitutionnelles.

Cette évolution, Theresa May la chevauche plus qu’elle ne la guide. Margaret Thatcher avait eu des années pour préparer sa « révolution conservatrice » avant d’accéder au pouvoir. Theresa May n’a pas eu ce luxe, et c’est « en temps réel » que la nouvelle Grande-Bretagne se réinvente.

Napoléon exigeait avant tout de ses généraux qu’ils aient de la chance. N’eut-elle été l’héritière de Nelson, Theresa May aurait pu être un général de Napoléon. Les premiers mois post-Brexit ont été rythmés par les menaces des dirigeants européens à l’encontre de la Grande-Bretagne. Ah, ils voulaient sortir de l’Union Européenne ? On le leur ferait regretter. De Donald Tusk à François Hollande, on rivalisait de prédictions apocalyptiques. Les Anglais paieraient cher leur insolence.

Le Sauveur venu d’Outre-Atlantique

La divine surprise vint d’Outre-Atlantique. Que l’élection de Donald Trump soit une bénédiction pour l’Amérique ou pour le monde, il est fortement permis d’en douter. Pour la Grande-Bretagne par contre, elle change la donne. Barack Obama avait promis que la Grande-Bretagne se trouverait « en bout de queue » pour toute négociation commerciale en cas de Brexit. Avec Donald Trump, elle coupe la file d’attente pour se retrouver en toute première place, et c’est l’Union européenne qui est brutalement éjectée de la queue. Par ailleurs, se désintéressant de l’OTAN, Donald Trump laisse les pays d’Europe de l’Est, et notamment les pays baltes, à la merci de l’ours russe : tout d’un coup, ces pays ont pour la Grande-Bretagne, son armée et sa force de frappe nucléaire, les yeux de Chimène. Enfin, alors que Donald Trump exprime son rejet de l’Union européenne et une hostilité à peine masquée vis-à-vis d’Angela Merkel (François Hollande étant consigné à l’inexistence), la Grande-Bretagne devient un lien précieux entre une Amérique mercuriale et une Europe tétanisée.

C’est donc avec une confiance renouvelée que, portée par des sondages stratosphériques, Theresa May propose les termes d’un nouveau contrat avec l’Union européenne. Puisque le marché unique implique l’acceptation des « quatre libertés » (liberté de circulation des produits, des services, des capitaux et des hommes), soit, la Grande-Bretagne quittera le marché unique. Mais, appliquant en cela le principe de subsidiarité inscrit dans le Traite de Maastricht, elle demande : pourquoi appliquer les mêmes règles aux hommes et aux produits ? Importer une voiture et accueillir un immigré, ce n’est pas la même chose. Une voiture n’a ni langage, ni culture, ni famille, ni droit de vote. Les règles d’immigration relèvent de la décision collective, elles sont une composante majeure du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les échanges de biens et de services résultent d’une simple négociation entre acheteurs et vendeurs, dont l’Etat n’est qu’un observateur distant. A refuser de différencier entre libre-échange et immigration libre, les dirigeants européens prennent le risque de sacrifier les deux. Vu de Grande-Bretagne, pays de naissance du libre-échange, c’est inacceptable.

Il appartient désormais aux européens de répondre à la proposition de Theresa May. A Bruxelles et dans les capitales européennes, on a pris acte du nouveau rapport de force, et le ton a changé. Fini les fantasmes punitifs, place au dialogue en vue de parvenir à un traité équilibré et coopératif. L’Histoire s’accélère brusquement, et la Grande-Bretagne, partagée entre anxiété et excitation, se trace une nouvelle voie.

Et nous, en France, qu’est-ce qu’on attend ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 28 Janvier 2017 à 10h57

      Terminator dit

      Les anglais sont des insulaires et les insulaires regardent toujours vers le grand large… Voilà pourquoi les faire entrer dans l’Europe a été une erreur, d’ailleurs De Gaulle n’en voulait pas !

    • 27 Janvier 2017 à 15h20

      rolberg dit

      L’Histoire a de ces détours. La mère-patrie des Américains devient leur colonie.

      • 27 Janvier 2017 à 15h23

        durru dit

        Ca serait loin d’être une première. Mais ce n’est pas encore clairement acté. Vous connaissez mal les peuples insulaires.

        • 27 Janvier 2017 à 17h06

          steed59 dit

          Carthage, déjà, il y a 25 siècles …

        • 27 Janvier 2017 à 17h11

          durru dit

          Quoi, ils avaient transformé Tyr en leur colonie? Moi j’étais un peu plus modeste, en pensant à la Grèce d’Alexandre ou l’Italie du Saint Empire, par exemple.

        • 27 Janvier 2017 à 17h18

          steed59 dit

          oups en effet

          sinon, Graecia conquise conquit victorem cepit, et artes intulit agresti Latio

        • 27 Janvier 2017 à 17h22

          durru dit

          Encore plus beau, t’as raison.

    • 27 Janvier 2017 à 14h57

      durru dit

      C’est certainement parce que le Royaume Uni est dans la mouise et sans aucune perspective qu’il a eu la plus forte croissance du G7 sur 2016. Cela va de soi.

      • 27 Janvier 2017 à 16h40

        adadaf dit

        Je vous signale que le royaume uni fait encore partie de l’UE et en profite toujours. Cela va durer pour 2 ans au minimum – le maximum tendant vers l’infini. Mme May va, entre temps, tâter l’eau de la piscine. Comme avec Trump aujourd’hui. Si c’est trop froid, elle ira se rhabiller : les anglais sont pragmatiques.

        • 27 Janvier 2017 à 16h45

          durru dit

          Vous n’étiez pas, par hasard, de ceux qui nous expliquaient à longueur de journée que le Brexit ne serait jamais voté? Vos prévisions, comment dire…

        • 27 Janvier 2017 à 17h00

          adadaf dit

          Ah, il est enclenché ? Vite, dites nous tout.

        • 27 Janvier 2017 à 17h19

          durru dit

          Voté, enclenché… quel rapport avec la choucroute?

        • 27 Janvier 2017 à 17h21

          golvan dit

          @ adadaf
          Vous qui me semblez être un expert en économie et connaissance de l’âme des peuples, je vous pose à nouveau une question en plus de celle de 14h18: puisque l’avenir de la France ne peut être que l’UE, comme bien évidemment celui du RU selon votre fine analyse, que faire contre les délocalisation internes à l’UE et qui tirent les salaires vers le bas ? Continuer ou bien accélérer ?
          Vite dites moi tout.

        • 27 Janvier 2017 à 17h22

          steed59 dit

        • 27 Janvier 2017 à 18h22

          adadaf dit

          @durru Aucun rapport avec la choucroute mais tout avec la panse de brebis farcie
          @golvan Le terme “délocalisations internes à l’UE” ne veut rien dire. C’est comme si on évoquait les délocalisations internes aux USA ou celles entre régions françaises. S’il y a un différentiel de salaire, de prestations sociales, celui-ci est appelé à se combler avec le temps. C’est le principe même de l’UE : tirer les pays ou les régions pauvres vers le haut, la solidarité quoi. C’est ce qui a prévalu pour faire sortir les ex pays de l’est des conséquences de la 2ème guerre mondiale et du communisme. C’est bien ce qu’on fait pour nos DOM-TOM, non ? Je parie que vous préféreriez leur donner leur indépendance et basta.

        • 27 Janvier 2017 à 18h26

          durru dit

          Toujours plus facile de répondre à côté, adadaf. Ou de ne pas répondre du tout, comme plus bas.

        • 27 Janvier 2017 à 18h36

          adadaf dit

          @durru Ne faites pas l’âne, c’est trop facile

        • 27 Janvier 2017 à 18h43

          durru dit

          On va le faire plus détaillé, pour notre ami adadaf, qui n’a pas encore passé le brevet.
          Il nous explique que mme May ne va peut-être pas faire sortir le Royaume Uni de l’UE. Tout comme l’année dernière en mai-juin il nous expliquait que les brits n’allaient jamais voter pour la sortie. Il a donc une capacité prémonitoire indéniable, il faut lui faire une confiance absolue à ce niveau.
          Je lui parle du vote, lui il parle de la procédure. Effectivement, c’est tout à fait la même chose.
          C’est clair, ou on passe au niveau maternelle?

        • 27 Janvier 2017 à 19h04

          adadaf dit

          @durru Faut pas abuser des pépitos.
          Voici ce que j’écrivais en aout dernier (pas en mai-juin) : “Perso je suis très content du brexit. Le général de Gaulle ne voulait pas de la GB dans l’Europe et il avait bien raison. Il y voyait le loup dans la bergerie en raison de la double allégeance US + Commonwealth de la GB. La suite lui a donné raison. On ne va pas se plaindre si les anglais se sont tiré une balle dans le pied quand même ! Reste à savoir combien de temps ils vont mettre pour passer de l’intention à l’exécution. A mon avis, une durée sans fin.”
          http://www.causeur.fr/brexit-monde-alain-minc-crise-39780.html

        • 27 Janvier 2017 à 20h17

          durru dit

          Nadia aussi a eu la même position, et tous les fans béats de Merkel et Juncker itou. Mais ce n’est toujours pas la question. Je laisse tomber.

        • 27 Janvier 2017 à 21h12

          golvan dit

          @ adadaf à 18h22
          Décidément vous ne racontez que des âneries.
          Le phénomène qu’on peut observer côté salaires est un nivellement par le bas, et ceci sans aucune solidarité. Mais il est vraisemblable que vous n’êtes pour l’instant pas touché par le phénomène.
          Il n’y a aucune solidarité mais un transfert des richesses vers l’est et le chômage qui gagne à l’ouest.
          Quant à comparer ce phénomène aux dom-tom alors là on rigole doucement car vous aurez beau transférer des fortunes vers les dom-tom ils ne peuvent qu’être dépendants et vous ne faites qu’entretenir cette dépendance.
          Donc c’est bien ce que je pensais: analyse zéro mais forte conviction relevant plutôt de l’idéologie que d’une quelconque logique économique.

    • 27 Janvier 2017 à 13h33

      adadaf dit

      L’ennui, dans la stratégie du royaume uni, c’est qu’elle ne mène à rien. Le projet de conclure (à terme) un accord de libre échange avec les états unis de Trump relève du fantasme puisque les droits de douane négociés par l’UE avec les USA sont déjà minimaux sauf certains secteurs protégés de part et d’autres comme l’agriculture largement sponsorisée des deux côtés. On voit mal d’ailleurs comment le premier commandement de Trump (buy american, hire american) pourrait s’accommoder de faveurs à l’Angleterre. Faveurs à double tranchant : boeuf Angus contre produits OGM invendables dans l’UE ?
      Les anglais croient ils réellement assurer leur survie avec l’Australie et le nouvelle zélande ?
      Ils avaient réussi à se tailler un costume pas cher et sur mesure dans l’UE comme tête de pont du monde financier international. C’est bientôt fini et la plupart des grandes sociétés industrielles et financières préparent leur repli sur le continent.
      Ce qui attend le royaume uni, c’est sa mexicanisation. A le différence près qu’il ne sera pas nécessaire de construire un mur à la frontière.
      Le grand élément positif dans l’affaire, c’est que le suicide anglais va s’accompagner d’un renouveau de l’idée européenne lorsque ses peuples verront les effets d’une décision populiste imbécile.
      Oh dirty Maggie Maggie Mae, they have taken her away and she’ll never walk down Lime street anymore…

      • 27 Janvier 2017 à 14h18

        golvan dit

        @ adadaf à 13h33
        C’est sûr, la stratégie du RU ne mène à rien que vous puissiez imaginer.
        Et que pensez vous de la stratégie de la France ?

    • 27 Janvier 2017 à 12h08

      munstead dit

      “Vu de France, on voit dans le Brexit un processus antilibéral.” Amusant d’écrire tout un article à partir d’une affirmation personnelle et fausse.
      Bien évidemment, le RU est totalement libéral et voit stupidement dans le Brexit un retour à une mondialisation heureuse, pour lui, celui du XIXe siècle quand le marché sans règles était roi. Le problème est que le royaume était à l’époque le plus puissant pays du monde, et qu’il n’est plus maintenant qu’en 6° position et ne compte en fait pour rien face aux USA et la Chine. 
      La GB ne produit plus grand chose, en dehors de ce qui sort d’usines appartenant à des Américains/Chinois/Indiens/Français/Allemands, son pétrole et son gaz sont épuisés et les Anglais n’ont pas eu l’intelligence des Norvégiens dans l’utilisation de ce pactole provisoire. Seule elle a pour avenir de faire de la City un paradis fiscal, ou de devenir une petite annexe logistique américaine. Belles ambitions. 

    • 27 Janvier 2017 à 1h50

      Bibi dit

      Il y a du pipi sur 2-3 fils, Moscovici au ménage.
      Yallah! Et plus vite que ça!

      • 27 Janvier 2017 à 15h41

        steed59 dit

        doit-elle passer derrière vos problèmes d’incontinence ?

    • 27 Janvier 2017 à 0h25

      StéphaneO dit

      Ma foi, vous touchez la corde sensible, me semble-t-il.

      La France n’est plus qu’un pays doté de chômeurs et de gérontes qui vivent de plus en plus vieux. Et les jeunes se barrent. Il y a donc de moins en moins de cotisants.
      Arithmétiquement, c’est insoutenable.

      Alors si je vous comprends, c’est simple :
      a) les jeunes se cassent (nous avons pourtant d’énormes capacités, cornegidouille !)
      b) nous avons, selon les “experts”, dix millions d’individus qui n’ont pas de quoi boucler leurs fins de mois : c’est beaucoup trop.
      c) et nous avons, très certainement, une armée grandissante de vénérables chenus issus du baby-boom après-guerre qui jadis crevaient à 56 ans moyenne, maintenant 110. On fait comment, mathématiquement ? Sachant qu’il faut avoir bac+quarante-douze, donc tu n’arrives sur le marché du travail … qu’à 26 ans ?

      En gros, ce n’est pas tenable. Nous avons des fonctionnaires (1/5 de la pop active, je crois. Qui eux percevront leur “retraite”). Nous avons des entrepreneurs : mais dès qu’on s’immatricule auprès d’une chambre de commerce, ça y est … taxation d’office sur n-1, t’as pas encore gagné un euro que tu payes sur ce que tu n’as pas perçu. Sans compter que quand on indique une cessation : deux ans de procédures. Alors si tu as vendu ton affaire en France : pendant ce temps-là : tu manges du papier.
      Je continue ?

      Ma foi non : tu prends ta femme sous le bras et tu attrapes le premier Boeing disponible. J’ai bien dit : Boeing. Pas un Airbus.

      Ce qui est intéressant, dans ce que vous dites, hormis les “paradis fiscaux”, c’est que personne ne semble s’apercevoir que :

      - ils virent les Mex aux USA : OK, mais ils ont une moyenne-âge de 25 ans (ce ne sont pas les papys qui s’expatrient). Donc, les fameux WASP bostoniens (qui ont ramé, eux aussi sont des immigrés qui ont fui la misère. Très jeunes, maintenant gérontes)
      Regardez les dernières publications de la Cour des Comptes française. Avis “consultatif”.
      Alors s’il faut se “délocaliser” …

      • 27 Janvier 2017 à 1h28

        Warboi dit

        Je vous comprends parfaitement.
        Mais ne vous délocalisez pas encore même si l’arrivée au pouvoir d’une certaine blondasse doit vous sembler totalement incongru.
        Elle n’est vraiment pas inéluctable.

        • 27 Janvier 2017 à 1h40

          StéphaneO dit

          Je suis déjà parti voilà 3 ans. Avec mon souricette de femme sous le bras. Qui n’avance pas recule.

          Mais là où je suis, ça barde pas mal aussi

          C’est qui, la “blondasse” dont on n’arrête pas de parler ?

          Ne me dites pas … OK, je vois … : je n’irai pas au consulat de France pour voter pour la blondasse.

    • 26 Janvier 2017 à 20h38

      golvan dit

      Aujourd’hui environ 290 personnes vont perdre leur emploi parce qu’à l’intérieur de l’UE on peut délocaliser une entreprise en Pologne, et ça n’est qu’une entreprise de plus qui quitte le sol français pour rejoindre un “paradis fiscal” à l’intérieur de l’UE.
      Question: cela va-t-il continuer encore longtemps ?
      Et si oui, comment s’étonner que de nombreux citoyens français touchés par ce type de délocalisation condamnent l’UE et désirent la quitter ?

      • 27 Janvier 2017 à 1h25

        Warboi dit

        D’abord “l’UE”, ça ne veut rien dire, ce n’est pas une entité propre hors sol, l’UE ce sont seulement les Etats qui la composent et qui prennent ensemble un certain nombre de décisions.
        Il est bon de rappeler ce qui est pourtant une évidence, mais à force de parler de “Bruxelles” on en fini par fantasmer sur ce qui n’existe pas.
        L’UE ce sont 27 états membres qui fonctionnent selon la règle de l’unanimité. Donc tout ce que vous reprochez à “l’UE” c’est la France, en conscience, qui l’a voulu.
        Et si elle a voulu ces délocalisations, c’est qu’elle y trouve par ailleurs son intérêt, soyez en certain.
        Donc attachons nous à protéger les hommes, pas les emplois et on s’y retrouvera.

        • 27 Janvier 2017 à 1h55

          StéphaneO dit

          Exact. C’est Mitterrand qui l’a voulu.

          Et ne parlons pas du référendum, là : http://www.touteleurope.eu/actualite/idee-recue-le-traite-de-lisbonne-a-ete-impose-aux-francais.html. Personne n’a jamais voulu de ce “machin”, dixit De Gaulle. Mais on nous l’a imposé, très “démocratiquement”.

          Les Français ont dit non, les Néerlandais aussi. 2005.

          Pourtant, nous avons toujours une myriade de couillons papillonnants et vibrionnants à Bruxelles.

          Comme vous le dites : ça n’existe pas.

          A six, ça allait à la rigueur. A 27 …

          Et comment expliquez-vous … je ne sais pas moi, si on dit “Europe”, ma foi, ça veut dire que les adhérents commencent par adopter une politique commune en matière de fiscalité. Non ?

          Ben non. En Belgique, on paie 21 % de TVA, en Allemagne … aux Pays-bas, je ne suis pas sûr … d’arriver en Bulgarie.

          Le tout piloté par le sieur Sigmar Gabriel. Et son pote Schaüble (enfin, son “anti-pote”).
          Puis arrive le Schultz, regardez comme nous sommes bien munis : https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/jan/25/angela-merkel-berlin-martin-shultz-germany-spd

          Entre les élections chez les uns les autres, 2017, je dirais … ça promet ….

        • 27 Janvier 2017 à 8h22

          durru dit

          Les instances les plus représentatives et les plus puissantes de l’UE ne sont pas élues, mais nommées. Et elles sont nommées par les chefs d’Etat des 28 (encore). Parler donc de “la France” est abusif, il s’agit du gouvernement français ou, dans la plupart des cas, seulement de l’Elysée.
          L’unanimité? Mon oeil. Le Traité de Lisbonne nous a été “vendu” comme permettant de sortir d’inévitables blocages suite aux élargissements, et une de ses mesures phare est justement la disparition de l’unanimité pour nombre de sujets sensibles. Il suffit d’une majorité de pays et de populations pour prendre une décision. En gros, Allemagne + France + Italie + Pologne (par exemple) peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent s’ils s’entendent avec quelques “petits”.
          Que les politiques français ont choisi l’irresponsabilité, c’est un fait. Que les Français en leur ensemble soient d’accord avec ce choix, c’est plus que discutable. La dernière fois qu’une question a été posée à ce sujet, en 2005, cela n’a pas été un franc succès.

        • 27 Janvier 2017 à 9h00

          steed59 dit

          les délocalisations ne sont pas du fait européen mais se font à l’échelle mondiale. Et la cause du chômage de masse en France n’est pas la destruction d’emplois mais la non-création d’emplois. Ceci dit, la mise en place d’une zone de “compétitivité” (comprenez de bon ratio bas salaire/compétence) à l’est de l’Europe a été sciemment voulu dans le cadre de l’agenda de Lisbonne en 2001. Avec l’ajout de la directive des travailleurs détachés pour les emplois de service non délocalisables. Quant au couplet sur les institutions européennes, j’ai cru un moment que la gymnaste nous sortirait l’argument de la représentativité démocratique du parlement européen

        • 27 Janvier 2017 à 10h27

          golvan dit

          @ warboi à 1h25
          Votre argumentation est tout bonnement stupide, mais si vous n’êtes pas une idiote vous le savez.
          Votre seul argument est “l’UE n’existe pas ce qui existe c’est ce qu’on en fait”, ce qui est vraiment le fin fond de la mauvaise foi, et imbécile qui plus est.
          Expliquez à ceux qui perdent leur emploi à Amiens que tout ça n’est que le résultat d’un plan qui les dépasse mais qui est destiné à les sauver de la misère.
          Quant à prétendre que “c’est la France qui l’a voulu” je vous rappelle que les Français ont voté contre cette UE que vous adulez.
          Votre post n’est donc qu’un tissu d’âneries.

        • 27 Janvier 2017 à 10h30

          steed59 dit

          ceux d’amiens feraient mieux d’aller demander des comptes à la CGT plutôt qu’à l’UE

        • 27 Janvier 2017 à 10h37

          golvan dit

          @ steed à 9h00
          La cause du chômage en France est la disparition d’emplois due aux délocalisations en et hors UE ET la non création d’emplois.
          J’aimerais qu’on contraigne ceux qui placent leurs investissement en Chine à y habiter, de même pour la Pologne etc…
          C’est une vue de l’esprit bien sûr, mais les rires qu’une telle proposition déclenche sont la preuve de l’absurdité de la situation actuelle.
          Parce que dans le fond, à titre personnel, je ne refuse pas la loi de la jungle, mais je demande que tout le monde y soit soumis, y compris bien sûr une petite fonctionnaire française protégée par son statut lié à l’existence des frontières dont elle refuse la protection aux autres, les minables bien sûr.

        • 27 Janvier 2017 à 10h45

          golvan dit

          @ steed à 10h30
          C’est un argument d’une rare mauvaise foi. Parce que vous n’ignorez pas que même lorsque les syndicats ont accepté des réductions de salaire ou d’augmentation des horaires pour “assouplir” la production, les délocalisations se font tôt ou tard, car il est tout bonnement impossible de produire en France au même prix qu’en Pologne, et je ne parle pas de la Bulgarie ou de la Roumanie, alors que nous sommes censés appartenir au même ensemble économique.
          Votre argument ne tient pas, sauf si vous acceptez vous même de travailler dans les mêmes conditions qui prévalent dans l’ancien bloc de l’est, avec le même salaire, mais ça, je n’y crois pas un seul instant.

    • 26 Janvier 2017 à 18h51

      IMHO dit

      IL serait peut-être prudent d’attendre que le Parlement se soit prononcé sur le Brexit avant d’en parler .

      • 26 Janvier 2017 à 19h08

        Letchetchene dit

        Il serait très étonnant que le parlement Britannique revient sur le BREXIT.

        Le parlement a juste voulu rappeler qu’il existé !!! A par cela rien de nouveau
        pour la suite de la sortie c’est T.MAY qui fera le job et je l’en crois très capable…

        • 26 Janvier 2017 à 22h03

          durru dit

          Bah oui, Bill voit des Sarkollande partout :)

        • 26 Janvier 2017 à 22h26

          Flo dit

          A moins que Poutine …

        • 26 Janvier 2017 à 22h28

          durru dit

          Ah oui, j’avais oublié que c’est Poutine qui a manipulé les résultats du référendum. Désolé. Cela change tout, effectivement.

        • 27 Janvier 2017 à 1h30

          Warboi dit

          Pauvre Theresa May… jusqu’à la corde elle bouffera son chapeau….

        • 27 Janvier 2017 à 8h23

          durru dit

          Nadboi ne pense qu’à la corde. On comprend.

    • 26 Janvier 2017 à 18h42

      Letchetchene dit

      Pour les nouveaux contrats!!!!

    • 26 Janvier 2017 à 18h42

      Letchetchene dit

      L’U.E. après 2017….

      Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan,Kosovo, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie .

      Sans la France que reste il de ce “machin” et surtout combien de divisions comme disait l’autre
      D’un autre coté

      USA FRANCE UK RUSSIE là pas la peine de vous dire combien de divisions , alors
      pour les beubeuh, I-diots , warboi on en reparle après mai 2017 ^pour les nouvea!!

    • 26 Janvier 2017 à 17h36

      alain delon dit

      “Le Royaume-Uni est souverainiste mais aussi échangiste”

      Nous sommes au courant depuis le cultissime “A nous les petites Anglaises”

    • 26 Janvier 2017 à 17h24

      Boomer dit

      La règle de fer des quatre conditions de l’UE : liberté de circulation des produits, des services, des capitaux et des hommes, n’a pas pour objet la liberté de commerce, mais bien plutôt la dissolution à terme des nations européennes.  Ce sont les avantages immédiats du libre échange des marchandises, services, etc qui doivent entrainer insidieusement par dose homéopathique la libre circulation humaine au travers l’Europe.

      A contrario, le libre-échange de l’Aléna nord-américain  (Canada- USA – Mexique) par ex. exclue (sauf rares exceptions) toute libre circulation des populations de ces pays.  Ainsi le passage des postes frontières entre le Canada et les USA est à peine moins stressant que celui du poste frontière de Charlie Check Point dans le Berlin de la guerre froide.

      L’histoire des traités de libre-échange dans le monde a toujours concerné exclusivement l’échange des marchandise, jamais celui des populations.  Car il s’agissait bien par là d’encourager la liberté du commerce et non pas de construire une ingénierie sociale démographique remettant en cause les souveraintes nationales au profit d’une unique souveraineté impériale.  

    • 26 Janvier 2017 à 16h05

      beubeuh dit

      Je suis curieux de voir si Trump va accorder aux Britanniques ce qu’Obama a toujours refusé aux Européens: l’ouverture des marchés publics américains.
      Cette histoire d’accord Américano-Britannique sera forcément un mensonge pour quelqu’un. Soit Trump mange son chapeau sur le protectionnisme et accorde à Londres un statut de paradis fiscal pour pénétrer les marchés US, soit les Britanniques acceptent de se faire plumer par l’Oncle Sam.

      Pour le reste, l’article procède de ce qu’en anglais on appelle “wishful thinking”.

      • 26 Janvier 2017 à 16h23

        durru dit

        Le commerce est, généralement, le résultat d’un accord mutuel. Je crois que vous êtes (très) loin du compte.

        • 26 Janvier 2017 à 16h40

          golvan dit

          @ durru à 16h23
          C’est exactement ça: très loin du compte.
          Mais cette perception du commerce est typique de gens qui n’en font pas leur métier, et qui le diabolisent, ou bien au contraire lui accordent des vertus ou une puissance qu’il n’a pas.
          Concrètement, la GB continuera de commercer avec les Usa si c’est intéressant pour les uns et les autres, c’est tout, et ce sera la même chose entre la GB et l’UE, ou entre la Chine et l’UE.
          La seule chose à retenir c’est que l’économie s’adapte. Même dans les pays communistes, l’économie parallèle s’était développée en complète opposition avec l’économie officielle.
          Mais là-dessus vous connaissez mieux le sujet que moi.

        • 26 Janvier 2017 à 16h42

          beubeuh dit

          Dans ce cas on va bien voir quel accord mutuel Américains et Britanniques seront capables de conclure. Pour l’instant c’est eux qui sont loin du compte. Tiens au hasard la durée des brevets pharmaceutiques: qui cède sur ce point? Les voitures produites en Angleterre (aux normes européennes), vous croyez que Trump voudra bien les importer? Et les Anglais, ils veulent tous bouffer des OGM? Les firmes américaines auront-elles le droit de devenir des fournisseurs du NHS et de racheter tous leurs concurrents locaux, tandis que l’inverse sera impossible puisque l’accès aux marchés publics dépend des Etats fédérés?
          Comme disait quelqu’un, c’est pas passe moi la rhubarbe, je t’envoie la salade…

        • 26 Janvier 2017 à 16h56

          Warboi dit

          beubeuh, nos amis qui “connaissent si bien le commerce international” (sic) sont au dessus de tout ces détails voyons -;))

        • 26 Janvier 2017 à 17h41

          durru dit

          Vous savez, c’est pas du tout interdit d’apprendre à lire. Le mot “connaissez” était en rapport avec “pays communistes”, pas avec “commerce international”.
          Sinon, je m’inquiète pour vous, vous allez passer l’arme à gauche beaucoup trop vite, à vous soucier de tout le monde sur cette planète…

        • 26 Janvier 2017 à 21h52

          saintex dit

          Salut durru. Ton propos sur le commerce est indiscutable. Mais il ne suffit pas à définir le commerce. Pour ça il faut y ajouter un vendeur, un acheteur, une marchandise et… un contexte.
          Dans commerce international, le contexte est partiellement approché par ‘international, mais juste approché. Il ne s’agit pas de nations mais d’états, et la situation diffère selon les états en cause.
          Dans l’acte commercial entre deux personnes membres de l’UE, on ne peut même plus parler (sauf cas d’exceptions) de commerce international. Même monnaie, unification du système bancaire, couvertures d’assurances internationalisées (quasi supra-nationalisées)…
          Dans d’autres cas, fort nombreux, le contexte fait apparaître un autre intervenant, le politique. Parce que lui peut voir les choses très différemment. Il a une balance commerciale à contrôler, au point que mêmes les politiques de l’UE font des différences entre leurs pays. Et l’acte commercial simplifié dans l’UE s’accompagne tout de même d’une DEB Déclaration d’Echange de Biens… sur base de la nomenclature établie par les Douanes Française (ça c’est le clin d’oeil à nadia). Et le politique s’inventent des lois et des règlements dont ils pensent qu’ils sont bons pour le pays (et/ou pour eux), mais pas forcément pour toutes les activités.
          Tout ceci pour dire qu’il n’y a pas forcément d’opposition entre le principe de l’hypothèse émise par beubeuh et la règle par laquelle tu définis le commerce.

        • 26 Janvier 2017 à 22h02

          durru dit

          Bonsoir Saintex,
          En réfléchissant et agissant en continentaux, on oublie qu’on est en train de parler de relations bilatérales entre anglo-saxons. Et pour eux l’accord mutuel (dans le sens où cela leur apporterait à chacun un avantage) est bien plus important que je ne sais quelles normes inventées par un politique pour se donner de l’importance.
          Ils ont ce chic, ils sont pratiques. Et c’est imparable. Tant que nous, Européens (ou Français, ou…) n’arrivons pas à mettre le côté pratique en premier quand on parle économie (et commerce), on sera toujours perdants. C’est pour moi une évidence.
          Quant aux avis de beubeuh, j’ai eu un échange savoureux avec lui, sur un autre fil, au sujet du goût des tomates et des normes. Et j’avais sa position là en tête quand je lui ai répondu ici :)

        • 26 Janvier 2017 à 22h10

          saintex dit

          Ah mais si t’as la tête dans les tomates, c’est une autre histoire !
          Les Anglais et les Américains savent bien inventer des embargos et même jouer avec. C’est même un jeu trouble parce que quasi sans fin. Le politique plie l’économie pour le bien-être de l’économie, et autant pour le plaisir de gagner une bataille politique que pour ses éventuelles conséquences économiques…

        • 26 Janvier 2017 à 22h15

          durru dit

          Tu connais beaucoup d’embargos mis en place entre pays anglo-saxons?

        • 26 Janvier 2017 à 22h16

          durru dit

          Ils parlent la même langue (et je ne fais pas référence à l’anglais ici), ils n’ont pas besoin de ce genre de posture pour s’entendre.

        • 26 Janvier 2017 à 22h19

          saintex dit

          Pourquoi parler des autres pays ? Il s’agit de pays anglo-saxons, lesquels ont souvent mis en place des embargos.

        • 26 Janvier 2017 à 22h26

          durru dit

          L’embargo contre le Cuba, l’Iran, la Russie, etc? Bien sûr, ils parlent anglais entre eux, mais avec les autres, ils s’adaptent, ils parlent une langue que les autres sont capables de comprendre. L’embargo fait partie du langage qu’ils emploient.
          Mais pourquoi évoquer l’embargo dans les relations entre deux pays anglo-saxons? Cela n’a jamais existé et ça n’a aucun sens.

        • 28 Janvier 2017 à 13h41

          saintex dit

          Mon propos n’était pa de dire s’il va y avoir ou non des embargos. Je n’ai pas la compétence, ni le pouvoir de sonder les âmes. Il était juste de souligner que, contrairement à ce que la suite des débats a généré, il n’y a pas d.incompatibilite entre la déclaration de beubeuh et la première réponse que tu lui as apportée.

        • 28 Janvier 2017 à 19h40

          durru dit

          Il n’y a pas incompatibilité entre “accord qui est forcément un mensonge pour quelqu’un” et “accord mutuel”? Faudra que tu m’expliques là…

      • 26 Janvier 2017 à 16h54

        Warboi dit

        Le contrat que signera Trump sera forcément en faveur des USA, il a été très clair sur le sujet. Et plus protectionniste ya pas.
        sinon le RU avait un excellent moyen raisonnable de rester dans l’union commerciale sans être dans l’UE, c’était de rejoindre l’AELE. Sauf qu’il ne voulait pas payer la très forte cotisation que Norvège and co déboursent pour accéder au plus puissant marché du monde, 500 millions de personnes d’un haut niveau de vie.
        May a refusé à cause des fameuses quatre libertés et ses racistes à contenter. Alors qu’elle aille se faire voir chez le gros Trump, entre bons xénophobes, qui la roulera dans la farine, c’est déjà écrit.

        • 26 Janvier 2017 à 22h07

          durru dit

          Ou comment expliquer à un communiste convaincu ce que c’est l’économie de marché. Il va te parler “internationalisme”, “lutte de classes” ou, comme ici, “racistes”, “xénophobes”. Comme s’il y avait le moindre rapport.
          Quant au “haut niveau de vie” du “plus puissant marché du monde”, c’est à se plier de rire.

        • 27 Janvier 2017 à 1h33

          Warboi dit

          Vous connaissez plus haut niveau de vie que l’UE ?

        • 27 Janvier 2017 à 1h35

          Warboi dit

          sinon pliez vous et soyez certain que je n’irai pas vous déplier, mais l’UE est la première puissance commerciale du monde.

        • 27 Janvier 2017 à 8h29

          durru dit

          Le niveau de vie moyen en UE serait-il plus élevé que celui de la Suisse, de la Norvège, des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de l’Australie? Vous avez sorti ça d’où, exactement? Déjà que c’est pas certain pour les plus riches de ses membres…
          Cela veut dire quoi, exactement, que “l’UE est la première puissance commerciale du monde”? Selon quel critère? La taille du marché intérieur? Les excédents commerciaux? Autres…? Sans parler du non-sens de l’affirmation, car de point de vue commercial l’UE n’est pas comparable à un Etat (ni de n’importe quel autre point de vue, d’ailleurs).

    • 26 Janvier 2017 à 15h52

      golvan dit

      J’étais à Londres lors du Brexit.
      Je me souviens que dès le lendemain des résultats, le patronat allemand avait tout de suite précisé que “la politique est la politique mais les affaires sont les affaires”.
      Ceci pour dire que malgré toutes les imbécillités dues aux machins en “isme”, l’économie s’adapte.
      On peut d’ailleurs l’observer avec Trump et la Chine, où botter le cul des Chinois, qui font tellement peur aux Européens, ne débouchera sur aucune guerre mais débouchera probablement sur une renégociation de certains contrats actuellement totalement à l’avantage des Chinois qui l’accepteront en pragmatiques qu’ils sont.
      Et ce sera exactement la même chose entre l’UE et la GB.

      • 26 Janvier 2017 à 16h13

        i-diogene dit

        Tu fantasmes, Durru, t’ es loin du compte..:

        La GB est inféodée aux USA qui sont en concurrence directe avec l’ UE..

        Les européens n’ ont pas peur de la Chine, puisqu’ils investissent massivement sur leur marché… A tel point que la balance commerciale penche nettement en notre faveur..!^^

        Quant aux relations entre les USA et la Chine… C’est pas près de s’ arranger :

        https://www.letemps.ch/monde/2017/01/24/chine-prete-confrontation-donald-trump

        • 26 Janvier 2017 à 16h51

          i-diogene dit

          .. NON..: * Tu fantasmes GOLVAN….

        • 26 Janvier 2017 à 21h55

          saintex dit

          “Les européens n’ ont pas peur de la Chine, puisqu’ils investissent massivement sur leur marché… A tel point que la balance commerciale penche nettement en notre faveur..!^^”
          Là t’as concentré, quand même !!!

      • 26 Janvier 2017 à 17h01

        Warboi dit

        Le RU va s’adapter un devenant un paradis fiscal. Ce qu’il est déjà plus ou moins. Mais là ce sera très plus.
        Avec toutes les conséquences sur les finances publiques et les dépenses publiques qu’on imagine. Mais c’est one way ticket…
        Problème, l’Irlande l’est aussi, et l’Irlande est DANS l’UE. Alors les boîtes allergiques à l’impôt, elles iront où ?

    • 26 Janvier 2017 à 15h42

      Warboi dit

      May veut le beurre l’argent du beurre et le cul de l’Europe.
      Les quatre libertés ou rien, Bruxelles et les Etats membres ont été très clairs.
      Qu’elle aille donc voir chez Trump. Le businessman n’a aucune raison de lui faire de cadeau, ce n’est pas son genre. Le traité qu’il lui signera (pas avant quatre ans, faut déjà que le RU sorte de l’UE) sera à l’avantage des USA et d’eux seuls. Mais elle sera peut être contente, finalement.

      • 26 Janvier 2017 à 16h04

        durru dit

        Et ce sont les fonctionnaires de Bruxelles qui décident. La bonne blague :)

        • 26 Janvier 2017 à 16h30

          beubeuh dit

          Pas les fonctionnaires, les Etats-Membres. Chacun d’entre eux a un droit de véto sur l’accords avec les Londres.
          May ne veut pas plus de la liberté de circulation? Polonais et Roumains l’enverront bouler. Elle ne veut pas des normes bancaires? Ce sera nein du côté de Berlin. Elle veut vendre du poulet au chlore et du boeuf aux hormones importées des Etats-Unis? C’est Paris qui bloquera.
          J’en passe et des meilleures, on aura aussi sûrement aussi les Espagnols pour réclamer quelquechose sur Gibraltar.

        • 26 Janvier 2017 à 16h35

          durru dit

          C’est quand même incroyable qu’il existe des pays sur cette Terre (et même en Europe) qui ne sont pas dans l’UE et qui n’ont pas disparu, et qui font même du commerce avec l’UE…
          Bureaucratie et réalisme, ça n’a jamais fait bon ménage.

        • 26 Janvier 2017 à 17h06

          Warboi dit

          durru, comme beaucoup d’ignorants a toujours tendance à ignorer que ce sont les Etats Membres qui décident de TOUT à Bruxelles.
          J’étais à Gibraltar en juin. Ils étaient effondrés.

          Les pays en Europe qui ne sont pas dans l’UE sont dans l’AELE ce qui est quasi pareil, droit de regard et participation à la prise de décision en moins.
          Les Britanniques vont être en bonne compagnie avec les Albanais, les Serbes (plus pour longtemps), les Macédoniens, les Montenegrins et le Kosovo. Miam.

        • 26 Janvier 2017 à 17h19

          beubeuh dit

          Les pays qui font du commerce avec l’UE ont du soit passer des accords avec l’UE, soit suivre les règles de l’OMC.
          Dans les deux cas, vous ne pouvez pas vendre ce que vous voulez en Europe.

        • 26 Janvier 2017 à 17h43

          durru dit

          OMC? Et alors, il est où le problème?

        • 26 Janvier 2017 à 22h22

          durru dit

          Ce qui est très au-delà de vos capacités de compréhension c’est que l’économie n’a pas forcément besoin du politique pour fonctionner. Et encore moins dans ce présent mondialisé que vous avez appelé de vos voeux (mais qui est là seulement quand ça vous arrange). Et les nouvelles technologies n’arrangent rien, à rendre tous les bureaucrates et les politiques chèvres…

    • 26 Janvier 2017 à 15h39

      Alain Briens dit

      Le problème c’est l’euro…il est nettement plus simple de claquer la porte quand on a conservé sa monnaie;
      La France, comme beaucoup d’autres pays d’Europe n’a plus de choix qu’entre deux solutions douloureuses : déclencher un séisme financier ou se résoudre à une longue agonie. Comme dirait Theresa May : damn if you do, damn if you don’t.

      • 26 Janvier 2017 à 16h04

        i-diogene dit

        .. Sauf que suite au repli protectionniste prévu par Trump, le Dollar va chuter dangereusement et l’ Euro sera la première réserve mondiale de monnaie de change..:

        - LE POUVOIR SUPREME.. Celui qui la possède dicte les règles..!^^

        Quant on pense que maintenant que la puissance de l’ Euro va enfin payer, il y a encore des abrutis qui prônent la sortie de l’ UE et de l’ Euro… Pour mettre une monnaie nationale instable par définition..!

        Merci Merckel, Merci Junker, merci DSK, merci C. Lagarde.. Pour avoir mis la barre aussi haut..!^^

        Le repli stratégique (protectionnisme), est une façon élégante qu’ont les généraux pour ne pas dire qu’ils ont perdu la bataille..!^^