Brexit: la volonté du “peuple” dites-vous? | Causeur

Brexit: la volonté du “peuple” dites-vous?

Pour en finir avec les passions haineuses envers les “élites”

Auteur

André Sénik
professeur agrégé de philosophie ; à la retraite, heureusement pour lui.

Publié le 27 juin 2016 / Monde Politique

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L'exécution de Robespierre (DR)

Causeur, « surtout si vous n’êtes pas d’accord. » Cette invitation me convient, car je suis viscéralement en désaccord avec les déclarations que je lis dans les articles publiés sur son site et célébrant la victoire du Brexit. Une précision : je suis en désaccord avec les souverainistes, sans en attraper des boutons, et d’ailleurs j’ai même un ami qui l’est farouchement. La raison de mon désaccord radical avec ces textes parus au lendemain du vote britannique est que j’y retrouve les idées et les accents d’un populisme anti-libéral qui menace de l’intérieur l’Europe libérale née après la seconde guerre mondiale.

À « toute seigneure » tout honneur, Elisabeth Lévy donne le ton général en s’exprimant sous le sous-titre « Peuple 1 - Élites 0 ». Le peuple contre les élites : on ne peut pas mieux ramasser le populisme en un slogan démagogique. « Peu m’importe, dit-elle, que les Britanniques aient eu raison ou tort. Ils ont eu le culot d’envoyer au diable les gens convenables ».

Pour être un peu plus précis, Jean-Paul Brighelli désigne hardiment ce qui a toujours été la cible du populisme de l’extrême droite et de la gauche révolutionnaire. Il refuse, écrit-il « l’Europe que nous ont concoctée les grands argentiers et les banquiers — une pure Europe financière, conçue pour que les riches soient plus riches et les pauvres plus pauvres, parce qu’il faut bien prendre l’argent quelque part. »

Il n’est pas le seul dans Causeur à chanter la chanson du front uni du Front de gauche et du Front national. C’est Jacques Sapir qui pousse le bouchon populiste le plus loin, jusqu’à un recommencement de la Révolution française, au nom d’un populisme « populaire » et « ouvrier » : « Un électorat populaire et ouvrier s’est soulevé contre des élites  autoproclamées et les journalistes à leur solde. »

Sur cette lancée, il demande à Jean-Luc Mélenchon de recommencer la Révolution française, pas celle de 1789 évidemment, mais celle de 1793. « Proposer l’élection d’une Assemblée constituante au milieu de la crise que nous connaissons n’a de sens que si cette assemblée concentre entre ses mains tous les pouvoirs sur la base d’une déclaration de nullité de la Constitution actuelle. Le modèle, il faut le dire clairement, c’est celui de la Révolution, c’est 1793. Peut-être en sommes-nous là. (…). Ce qui attend Mélenchon n’est pas le sort de Cincinnatus mais celui des héros des Dieux ont soif d’Anatole France. »

Une menace mortelle pour la démocratie libérale

Sapir pousse donc sans rougir son homme providentiel à endosser le destin monstrueux des terroristes dépeints par Anatole France dans Les Dieux ont soif. Eh bien, chers lecteurs et chères plumes de Causeur, allez lire ce livre, et vous saurez à quoi conduit la haine des élites.

Ce populisme s’appuie en tout cas sur une conception fausse de la démocratie. C’est une erreur dangereuse, en effet, de croire que le Peuple d’une société démocratique (une fois ôtées les élites), est une personne homogène c’est-à-dire une personne ayant même intérêt et même volonté.

C’est une erreur de croire qu’une majorité est le peuple. Le scrutin majoritaire n’est qu’un moyen technique de prendre une décision sur un objet controversé. C’est cette illusion lyrique du Peuple en majuscule, d’un peuple foncièrement un et indivisible, qui fait penser qu’un référendum acquis par une majorité de 52% contre 48% exprime la volonté d’un peuple au mieux qu’il est possible. Qui fait préférer systématiquement la démocratie directe.

En réalité, seule la démocratie indirecte, la démocratie représentative, peut prendre en compte les diverses composantes d’une société composite, entre lesquelles les élus responsables et révocables doivent trouver un compromis acceptable par tous.

Les passions haineuses envers les couches non populaires, et la démagogie envers les élus  constituent le talon d’Achille des démocraties. Elles sont une menace mortelle pour la démocratie libérale.

Alors, de grâce, plumes de Causeur, même si  vous souhaitez que nos États-nations retournent  à une indépendance et à une souveraineté totales, à l’ancienne, face au réel qu’est la mondialisation, épargnez-nous au moins la démagogie populiste, qui ne vous épargnera pas forcément.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 1 Juillet 2016 à 15h43

      IMHO dit

      http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/06/30/affaire-tapie-ultime-recours-de-christine-lagarde-avant-jugement_4960912_1653578.html

      En voilà un beau spécimen d’élite,championne de combination synchronisée !
      Commet que ça se fait-y donc que dans Causeur, on n’en parlons point ?

      • 1 Juillet 2016 à 19h20

        Wil dit

        Parce qu’en dehors de moi qui en parle quand je parle de Juppé président en 2017 et de la droite en général,tout le monde s’en fout.
        Ca vous va comme réponse?

      • 1 Juillet 2016 à 20h45

        durru dit

        On parle pas non plus de l’annulation du deuxième tour des élections en Autriche, et alors? Peut-être Causeur est financé par le FMI, qui sait?

    • 1 Juillet 2016 à 14h01

      Alp dit

      J’aime votre plaidoyer, même si j’ai tendance à devenir eurosceptique, tellement déçu par l’Europe actuelle. Vous avez raison : le peuple n’est pas un et indivisible.

    • 30 Juin 2016 à 20h14

      IMHO dit

      J’ai fini par m’intéresser à ce référendum de 2005 sur la question:
      Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe.
      Réponse: 54,68 % de non
      Le mantra des Causeurs est que le Président de la République Française, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, a bafoué en 2007 la volonté souveraine majoritaire par la grâce de Dieu de ces 38 % des Français ayant le doit de vote, que leur volonté soit faite, amen .
      Que nenni .
      Le Traité de Lisbonne qui a été signé en 2007 n’est pas la Constitution Européenne de 2007, et d’abord parce que ce n’est pas une Constitution.
      Pour vous en faire une religion, abreuvez-vous, gentes gens, aux sources du savoir, ou plutôt du rasoir, vu que c’est atrocement chiant:
      http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/fonctionnement/institutions/existe-t-il-constitution-europeenne.html

      • 30 Juin 2016 à 20h21

        C. Canse dit

        À IMHO

        Modifier l’emballage et laisser penser que le produit est différent.
         

        • 30 Juin 2016 à 20h28

          IMHO dit

          IL l’était, et de toutes façons les électeurs de 2005 ne savaient rien de la Constitution qu’ils ont rejetée, avec grande raison, moi-aussi j’ai voté contre, car c’était un monstre juridique et un monument de vice, bien digne de son rédacteur .

        • 30 Juin 2016 à 20h34

          C. Canse dit

          En effet, lecture ennuyeuse que cette Constitution mais éclairante puisque la séparation des pouvoirs était une option laissée aux électeurs équipés d’yeux pour pleurer.
           

      • 30 Juin 2016 à 20h31

        C. Canse dit

        Pour rappel, IMHO, la France est un pays laïc. Aussi préférerez-vous par la Constitution. :-) 

      • 30 Juin 2016 à 21h43

        durru dit

        Pour vous faire une idée, faudrait dépasser les titres et commencer (au moins) à lire le contenu des deux documents. Comme ça, vous arriverez (peut-être) à comprendre ce que vous lesdits Causeurs affirment à ce propos.
        Bon courage, j’ai confiance en vous.

        • 1 Juillet 2016 à 9h00

          IMHO dit

          duuru, ce qui est plus clair que le jour, c’est qu’aucun ou presque des Causeurs n’a jamais lu le projet de Constitution Européenne de 2004 .
          Je l’ai fait, et je me souviens que cette lecture m’a scandalisé, tant ce texte était informe .
          D’autre part, Giscard d’Estaing a dit que le fiat que la Traité de Lisbonne est un traité et pas une Constitution était une différence décisive .
          Et en effet un traité international n’oblige que dans la mesure où les cocontractants s’obligent, tandis qu’une Constitution a force de loi sans réplique .
          Donc le Traité de Lisbonne est fondé sur l’équité et la Constitution aurait été fondée sur la légalité .
          C’est très différent .

        • 1 Juillet 2016 à 9h24

          Wil dit

          Je l’ai lu et en dehors de la forme volontairement incompréhensible,sur le fond c’était “le petit traité du libéralisme” pour résumer.
          Si les français avaient lu et compris ce texte ou si les médias avaient réellement fait leur boulot en expliquant de façon honnête(des médias honnêtes…on peut toujours rêver)cette constitution au lieu de déverser leur propagande eurolâtre du matin au soir,le résultat n’aurait pas été 55-45 pour le non mais 80-20.

        • 1 Juillet 2016 à 13h11

          durru dit

          @IMHO
          Je me suis encore une fois fait sucrer un commentaire, mais cette fois c’est de ma faute, j’avais mis deux liens dans un seul message.
          Sur Wikisource, vous avez les textes des deux documents: le projet de TCE et le Traité de Lisbonne. Il suffit de les parcourir en parallèle pour constater la similitude extraordinaire qui existe entre les deux contenus.
          Une seule remarque supplémentaire: vu que le traité a été ratifié, il est tout aussi contraignant qu’une Constitution, sinon plus (rappelez-vous: “il ne peut y avoir de choix démocratique en dehors des traités” – cette fois, il n’y a strictement aucun détournement du sens de cette citation).

        • 1 Juillet 2016 à 13h20

          IMHO dit

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_(droit_international_public)#Le_respect_des_trait.C3.A9s

          Voila, mon durru, et pour ce qui de la phrase de Junncker, j’ai déjà expliqué deux fois ce qu’elle signifiait .

        • 1 Juillet 2016 à 15h50

          durru dit

          Vous soutenez vraiment que les pays UE ne sont pas tenus à respecter le contenu du Traité de Lisbonne? Et vous êtes sérieux, en plus? Eh, ben… Allons vivre dans le monde d’IMHO alors, il est tellement imaginaire…

        • 2 Juillet 2016 à 0h34

          IMHO dit

          Oui, durru, vous avez bien compris, les Etats signataires du Traité de Lisbonne ne sont pas tenus de faire ou de ne pas faire ce qui est prévu par ce traité si un ou plusieurs autres Etats signataires leur en fournissent une bonne raison en ne remplissant pas leurs propres obligations.
          Si vous commandez un frigo, vous n’aurez pas en payer le prix si on ne vous le livre pas: pareil.
          De quoi découle par exemple, que si l’Etat français voulait mettre fin aux usages abusifs de la directive Services, dite Bolkenstein, il pourrait le faire impunément en invoquant les fraudes évidentes commises dans l’application de cette loi,
          si les mesures que l’Etat français n’enfreignait pas les règles de cette directive, mais la complétait .

      • 1 Juillet 2016 à 9h15

        Wil dit

        IMHO,visiblement vous n’avez pas vraiment creusé la question.Par mauvaise volonté sans doute.
        “Ainsi l’UE maquille la Constitution Giscard qu’elle se refuse à abandonner pour en faire le traité de Lisbonne. La démarche du Président était légitime dans la mesure où le « mini-traité » devait être fondamentalement différent du texte précédent(plus protecteur, moins libéral, réconciliant le Oui et le Non…) ; alors comment expliquer ces déclarations : « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait »; « Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution »; « Il n’y a rien du paquet institutionnel originel qui ait été changé » ; « Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même » ; « C’est essentiellement la même proposition que l’ancienne Constitution »; « En n’appelant pas ce traité une Constitution, ce qu’il y a de bien, c’est que personne ne pourra demander un référendum » ; « La substance du traité constitutionnel a été préservée du point de vue du Luxembourg… Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? » ; etc., etc. ? Comme autant de soupirs de soulagement, ces aveux célébraient la sauvegarde du traité originel mais trahissaient une volonté explicite de dissimulation, à l’opposé de l’esprit de transparence qui visait à recueillir l’adhésion des citoyens européens en 2005.”
        http://www.legrandsoir.info/traite-europeen-que-s-est-il-passe-du-referendum-de-2005-a-la-ratification-de-2008.html

        • 1 Juillet 2016 à 12h59

          IMHO dit

          Pour une conservateur, vous invoquez de drôles d’experts !

          En fin bref: voici le texte du Traité de Lisbonne,
          qu’y a-t-il de si terrible là-dedans ?

          http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:C:2007:306:FULL&from=FR

          Et l’esprit de transparence….pas marre de jouer les pucelles ?

        • 1 Juillet 2016 à 14h36

          Wil dit

          IMHO dit
          “Pour une conservateur, vous invoquez de drôles d’experts !”
          Conservateur moi?!On voit bien que vous ne savez rien de moi.bref.
          Je constate que comme vous répondez de façon compulsive pour absolument avoir le dernier mot vous répondez à coté ce qui peut vouloir dire que vous ne comprenez rien.
          Je me fous de savoir ce qu’il y a dans le traité de Lisbonne,je vous dis et les citations de mon commentaire le prouvent que le traité de Lisbonne n’est que la constitution Européenne reformulée pour essayer de faire passer la pilule aux peuples européens à qui ont a refusé soit d’entendre leur voix en niant les résultats des referendum en France et ailleurs soit de ne pas leur demander du tout leur avis en ne faisant pas de referendum.
          MERKEL (Angela),Chancelière d’Allemagne
          « La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait »(citée par The Daily Telegraph, 29 juin 2007)

      • 3 Juillet 2016 à 12h24

        FM Arouet dit

        On ne fait pas de bonne politique avec le passé mais avec l’avenir.

    • 30 Juin 2016 à 12h00

      golvan dit

      Une des constantes des opposants au Brexit sur ce forum, c’est de contester la notion de majorité, et de traiter les opposants de “populistes” quand ça n’est pas de “poujadistes”.
      Traiter quelqu’un de poujadiste est une insulte commune chez une gauche fonctionnarisée pour laquelle le “boutiquier” est le représentant parfait de l’ennemi de classe car il demande de l’argent en contrepartie d’un service, alors que le fonctionnaire de gauche reçoit chaque mois sur son compte en banque de l’argent propre versé par Dieu, sans avoir à saisir les billets avec des doigts crochus.  
      Et le populiste est l’escroc qui, tribun ou politicien ordinaire, tient au “peuple” les propos que ce peuple veut entendre.
      A l’aune de ces définitions, on obtient le profil de l’abruti qui a voté pour le Bexit et du politicien qui l’a escroqué.
      On ne peut pourtant que se demander s’il existe une différence entre le populisme et la démagogie de menteur invétéré de Hollande au Bourget avec ses promesses caressant le peuple de gauche dans le sens du poil à lui débiter toutes les conneries qu’il souhaitait entendre.
      Il faudrait donc nuancer les définitions et remarquer que les conneries démagogiques débitées par un menteur de gauche sont des éléments de séduction destinées à des électeurs intelligents et légitimes, alors que le populisme, c’est débiter des conneries démagogiques qui ne peuvent être des éléments de séduction que pour un peuple illégitime et forcément poujadiste (voir plus haut la définition de cette insulte).
      Par exemple, affirmer avec des trémolos dans la voix que l’UE c’est le bien du peuple européen et la convergence des intérêts de tous les peuples qui la composent c’est une honnête utopie, alors qu’affirmer que l’intérêt des peuples qui sont soumis aux foucades de l’UE est de reprendre leurs billes parce qu’il n’existe pas véritablement de convergence d’intérêts c’est du populisme.
      Remarque: écrire “population” plutôt que “peuple” réduit l’emphase et dépassionne le débat. 

      • 30 Juin 2016 à 12h10

        C. Canse dit

        Difficile, golvan, d’intégrer qu’en démocratie, la minorité sortie des urnes n’a aucune importance.

        Voilà ce qui arrive quand on valorise, à tout va, les “communautés” un autre mot pour minorités, la notion de majorité (sortie des urnes) n’est plus ni souveraine ni légitime. : D 

        • 30 Juin 2016 à 12h26

          i-diogene dit

          Parfaitement d’ accord, C.Canse..!

          .. DE plus, les arnaques de la gauche sont-elles plus nocives et liberticides que celles de la droite..?

          .. Ca reste juste à démontrer..!^^

          En France le battage médiatique classe systématiquement tout événement politique en idéologie de gauche ou de droite..

          Pourtant, la solution d’ un problème, quel qu’ ils soit n’ a pas de couleur politique, c’ est juste une question de logique et de bon sens..

          Quand feront-ils des débats non-politisés, avec des intervenants qualifiés sans étiquette apparente, afin d’ expliquer et débattre les enjeux réels, les solutions, les projets, l’ objectif visé..?

          Ce n’ est pas demain la veille: les français sont sommés de choisir leur équipe (comme au foot) et d’y rester collés, au détriment de toute réflexion personnelle..

        • 30 Juin 2016 à 13h04

          C. Canse dit

          À i-Diogène

          Les Français ne sont sommés que d’une chose : payer des impôts ! : D

          Quant à se forger une opinion personnelle, l’Éducation Nationale ne partage pas du tout cette aspiration. Hélas, trois fois hélas 

        • 30 Juin 2016 à 20h22

          IMHO dit

          Je vous signale à titre documentaire, my dear lady, qu’en 2012, des prêcheurs fous ont prétendu que deux ou trois fois trois-cent ou quatre-cent mille quidam, quidames, quidons et quidottes, processionnant dans des avenues parisiennes, étaient LE peuple français
          a eux tous seuls, un et insecticide .
          Si ça ce n’était pas du communautarisme,
          qu’était-ce, qu’était-ce donc ? Du sectarisme, peut-être ?

        • 30 Juin 2016 à 20h26

          C. Canse dit

          Grand sage, une idée folle ? :-) 

        • 30 Juin 2016 à 20h36

          C. Canse dit

          C’est la République qui est “une et indivisible”, pas le peuple “insecticide” (excellent !).

      • 30 Juin 2016 à 19h36

        Warboi dit

        ça ne tient pas Golvan parce qu’il y a un populisme de gauche, aussi redoutable, efficace et mensonger que celui de droite. En France il porte les traits mâles quoique fréquemment altérés par le haine de JL Mélenchon.