Brexit: Le Royaume, uni contre les robots | Causeur

Brexit: Le Royaume, uni contre les robots

L’Europe californienne est en marche, arrêtons-la

Auteur

Marin de Viry

Publié le 10 août 2016 / Monde

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La nouveauté du Brexit, c'est le caractère devenu définitivement négligeable de la souveraineté nationale. D'où vient cette voix nouvelle qui dit : «Vote toujours, tu m’intéresses» ?
brexit royaume uni referendum

Image: Soleil.

Tout ce qu’il y avait à dire de grandiose et de tragique sur le Brexit a été dit. Toutes les choses en « -té », comme identité, souveraineté, légitimité. En « -isme », comme indépendantisme, irrédentisme, libéralisme, sophisme. En « -ie », comme économie, démocratie, connerie. Reste à commenter les volets comique et métaphysique de l’affaire.

« C’est mauvais, les cocos, on la refait. »

Le spectacle qu’offre un démagogue parvenu est d’un comique dont l’essence a bien été saisie par les Marx Brothers, mais dont l’effet est toutefois limité par le sentiment qu’éprouve le spectateur que si le démagogue est parvenu, c’est qu’il est au pouvoir, et donc jouit de la capacité de nuisance qui va avec. En revanche, le Brexit nous a fourni le spectacle du démagogue qui se tire une balle dans le pied dans son désir de se maintenir au sommet, du démagogue déparvenu, si je puis dire, et ce comique-là n’a rien qui arrête l’hilarité du spectateur. C’est l’humour total. Le ratage en direct de ses sophismes tentateurs, la justice immanente qui le frappe sous la forme d’une démission obligatoire, l’échec du cynisme qui se grave sur son visage en le figeant pour l’éternité dans une sidération humiliée, sa métamorphose instantanée en mouton noir, en agneau sacrificiel, en bouc émissaire, en dindon de la farce, en marionnette de ses propres turpitudes devenues fatales à son ambition, sa petite magouille lui revenant en boomerang dans le chignon : toute la méchanceté qu’il y a à s’esbaudir est consommée dans ce spectacle. Qu’il nous vienne de Westminster ajoute à la surprise et en prolonge l’effet. Magie de l’Europe, probablement : le bouffon devient un rôle anglais.

[...]

  • Brexit : l'étrange victoire

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    publié dans le Magazine Causeur n° 96 - Juillet-aout 2016

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    Brexit : l'étrange victoire
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    • 12 Août 2016 à 13h27

      lili23 dit

      Ouais plus sérieusement avec moins d’humour et de philosophie je parle de la philosophie d’Arthur S j’ai écouté un débat sur le brexit débat des députés français La volonté les existentialistes parle des volontés je veux vouloir ce que je veux il faut rechercher ici la structure de la dialectique thèse contradiction accord avec soi-même. La métaphysique il y a une grand partie de la la métaphysique athée qui traite de la création de soi par soi donc la créationnisme n’est pas exclue de la métaphysique athée mais la psychanalyse à un droit de regard sur l’affaire  

    • 12 Août 2016 à 11h48

      cchc dit

      Quel salmigondis cet article! Pénible et inutile.

      • 12 Août 2016 à 18h40

        Cosmo dit

        C’est anglais version Brexit avec un nuage de lait ! 

        • 12 Août 2016 à 19h00

          Cosmo dit

          Et un peu de met ! Breaking bad ! C’est vrai, les anglais tournent mal avec une première ministre qui systématiquement portent des jupes a fermeture éclair et un sourire de sorcière ! On est sûrs que sa position est la suivante : on ne va pas se faire avoir ! On défend nos intérêts jusqu’au bout !

          Et du côté du clan français, y va-t-on a l’arrachée pour faire valoir nos lignes rouges ? Les batailles perdues, c’est plutôt notre style, depuis une paire d’années avec le gentil anesthésié Harlem Désir dont on salue la transparence, invisible à l’œil nu des médias, dans le rôle du ministre ou secrétaire aux affaires européennes, on se demande si laFrance forme des negociateurs ou d’inutiles représentants diplomatiques et bureaucrates incapables de prendre une initiative ou une décision. Un syndrome déjà observé sous la Monarchie finissante du XVIII e. Une mandature normale qui se termine par un fiasco généralisé.

        • 12 Août 2016 à 19h05

          Cosmo dit

          C’est vrai que quand on a rien à dire, on ferme sa gueule ! Comme dirait….

    • 11 Août 2016 à 2h38

      himavat dit

      le seul commentateur c’ est lili23
      c’ est dire

    • 10 Août 2016 à 23h58

      lili23 dit

      même la vodka dans l’absolu a augmenté vive le sky qui reste au même islay island à tester

    • 10 Août 2016 à 23h10

      lili23 dit

      le politicien est-il vraiment un technocrate comme on aimerait le penser en effet un technocrate utilisateur dans d’une technique pourrait-il se nier lui lui même si facilement tout est truqué ils ont se qu’ils veulent ils mentent à tout de champs ils sont nauséabond des fois il se font grillés avec de la cocaïne dans le nez et de fille sur la bite 

    • 10 Août 2016 à 22h56

      lili23 dit

      Recherche d’emploi lettre de motivation il ne savent meme pas parler il n’y a meme pas besoin d’article sue l’allaitement les philosophes français en retraites ont 3ans de retard sur les sujets  et 600 ans de retard sur le fun

    • 10 Août 2016 à 22h47

      lili23 dit

      Dans un monde ou  les les lettres de motivations  apparaissent ringardes  car la fin se justifie elle-même étant intentionnelle que dire de la volonté de vouloir 

    • 10 Août 2016 à 22h43

      lili23 dit

      On le sait bien la livre sterling est une valeur sûr face à l’euro mais qu’est ce qu’une valeur 
       

    • 10 Août 2016 à 22h39

      lili23 dit

      Mdr moi je trouve fallacieux  certains profs culturels avec le temps triste sans sentiments 

    • 10 Août 2016 à 17h51

      anonyme2 dit

      Bel article, écrit avec brio, drôle, où le réel a un goût d’aventure. Merci

    • 10 Août 2016 à 15h47

      Cardinal dit

      Un jour viendra où nos ordinateurs deviendront sentimentaux, exigeront des bisous sur leur écran, des caresses sur leur clavier, qu’on leur gratte un microchip que les démange, qu’on leur flatte la batterie, qu’on les transporte dans des gaines en vison,….
      Il ne nous restera qu’une solution : retirer leur batterie, et attendre qu’ils nous implorent de la leur rendre.

    • 10 Août 2016 à 14h58

      Schlemihl dit

      Je ne vois pas trop le rapport avec la Californie , mais une chose n’ a pas changé . On ne peut rien faire contre la volonté des peuples . C’ était vrai dans l’ antiquité c’ était vrai il y a mille ans et ça reste vrai aujourd ‘ hui , malgré les réseaux les geeks internet le virtuel et la disparition du poinçonnage dans le métropolitain .

      Le populo se fout de l’ Europe , de son drapeau , de ses dirigeants et du Brexit ! Personne ne se ferait tuer pour l’ UE . Autant dire que ça ne repose sur rien . Et donc ça va tomber malgré les robots les machines les réseaux Bruqueselles les geeks ( ? ) et autres volatiles congénères .

      • 10 Août 2016 à 16h43

        Sancho Pensum dit

        Ca devrait tomber… au profit de quoi ? De nations impuissantes, de politiciens menteurs et corrompus, d’une politique de gribouille ?
        C’est pas qu’il n’y a pas d’alternative, c’est que l’alternative est encore moins séduisante que la situation actuelle.
        Voyez donc ce qui s’est passé au RU. Le Brexit était juste l’instrument d’un chantage. Ses propres concepteurs n’y croyaient pas et en avaient encore moins envie. Aucun n’a eu les couilles de jouer la partition qu’il avait écrite.
        Les européistes peuvent se réjouir de la sortie de l’Angleterre. C’était devenu un tel boulet pour l’Union européenne que, sans elle, ça ne pourra qu’aller mieux pour eux. Et moins bien pour les souverainistes qui croient encore au père Noël.

        • 10 Août 2016 à 16h59

          durru dit

          Encore une fois, Sancho n’a rien compris. Il parle “de politiciens menteurs et corrompus, d’une politique de gribouille”, mais il ne réalise pas que leur principal siège et appui se trouve précisément à Bruxelles. A partir de là, il a tout faux, évidemment.

        • 10 Août 2016 à 18h29

          Schlemihl dit

          Sancho

          si vous attendez des gouvernements capables courageux vertueux et intègres , allez en Corée du nord ou le gouvernement , de son propre aveu , possède toutes ces vertus , et toutes les autres et même plus encore . Pour ce qui pourrait remplacer l’ UE , je suis moins optimiste .

          La question n’ est pas de faire régner le bonheur sur Terre ( omen absit ! ) c’est de se débarrasser d’ un machin mal conçu et foutu comme l’ as de pique , sans qu’ on aie daigné tenir compte de la volonté de la vile populace ( vous et moi entre autres ) .

        • 10 Août 2016 à 18h41

          durru dit

          Là vous vous trompez, Schlemihl. Sancho a bien été consulté, et il est d’accord. Et même à l’avance.

        • 10 Août 2016 à 19h53

          mogul dit

          Il serait aussi mal venu de rappeler à Sancho l’origine du problème des nations sans puissance, ainsi que l’origine de la métamorphose de ce qui fut autrefois des hommes qui avaient encore le sens de l’État en gribouilles, comme il le dit élégamment.
          Quand on se livre pieds et poings liés à un politburo supranational qui a pris les choses en mains, faut pas s’étonner d’avoir à sa tête des petits fonctionnaires de la politique uniquement férus de com…

        • 11 Août 2016 à 0h50

          Sancho Pensum dit

          Le fonctionnement de l’Union européenne est calqué sur le fonctionnement de nos Etats :
          Une administration toute puissante (que ce soit notre fonction publique nationale ou la commission de Bruxelles)
          Un gouvernement de façade (le notre ou le conseil européen)
          Des élus à faible pouvoir (députés godillots ou parlement européen)
          Qui gouverne donc, réellement, que ce soit au niveau national ou au niveau européen ? Les technos. Vous pensez sérieusement faire une bonne affaire en troquant un technocrate bruxellois contre un énarque à lunettes d’écailles ?
          La France fonctionnait-elle si bien que ça avant 1957 ?