Du Brexit au Québexit ? | Causeur

Du Brexit au Québexit ?

Le fantasme des souverainistes

Auteur

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté
est sociologue, auteur du "Multiculturalisme comme religion politique" (Cerf Ed., 2016).

Publié le 17 août 2016 / Monde Politique

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En Angleterre, au Québec et ailleurs, quiconque se bat pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes doit s'attendre aux pires campagnes de calomnie. Le souverainisme n'est pas un dîner de gala.

Les souverainistes québécois traversent de bien mauvaises années. Jamais l’indépendance du Québec n’a semblée aussi éloigné. La trudeaumanie gagne même leurs rangs. Ils se laissent séduire par un Premier ministre fédéral qui fait pourtant preuve de la même intransigeance que ses prédécesseurs à l’endroit du Québec, au point même de nier qu’ils sont une nation. Depuis la défaite crève-cœur du référendum de 1995 où ils avaient obtenu 49,4 % des suffrages (dont 61 % du vote francophone, renversés par le vote unanime de la communauté anglophone et des communautés ethniques), les souverainistes ne sont jamais vraiment parvenus à se relever. Ils gèrent péniblement une lente décroissance. La défaite défait et certains ressorts intimes du nationalisme semblent brisés, d’autant que la grande mutation démographique causée par l’immigration massive semble rendre de plus en plus improbable une victoire souverainiste dans les années à venir. Bref, on spécule ouvertement à propos de la mort du mouvement souverainiste.

[...]

  • Brexit : l'étrange victoire

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    publié dans le Magazine Causeur n° 96 - Juillet-aout 2016

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    Brexit : l'étrange victoire
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    • 19 Août 2016 à 0h24

      Livio del Quenale dit

      Eh bien oui, il y a eu un référendum !

       Et alors ! depuis ils ont pu changer d’avis et se rendre compte de ce qu’ils ont gagné ou perdu.

      car enfin la différence était bien mince aux résultats de ce référendum en 1995.

       L’âme d’un pays vaut plus que des picaillons, que d’ailleurs ils regagneraient bien mieux et plus vite dans l’enthousiasme patriotique retrouvé.

       Anglais, Français ou Canadien on s’en fout le Quebec c’est le Quebec et pas un mot dans l’histoire .

      –  

    • 19 Août 2016 à 0h02

      Livio del Quenale dit

      &&& indépendant. Ils savent très bien qu’ils auraient beaucoup à perdre, sur un plan comptable et financier à quitter la Fédération Canadienne, et qu’ils n’auraient pas grand chose à gagner. &&&

      si, leur âme.
      Comme nous tous, sous le joug du consumérisme et de l’avidité des tenants du capitalisme libéral international.
       

    • 18 Août 2016 à 13h14

      Jihème dit

      En tant que Français, amoureux de ce pays magnifique qu’est le Québec, connaisseur de son histoire admirable et de ce qu’a représenté sa survie et sa création comme nation après l’abandon de la France, l’ayant visité souvent et y ayant des amis, je suis farouchement attaché à sa survie et contre sa dilution dans le magma multiculturaliste anglo-saxon et immigrationniste. Je suis donc tout à fait d’accord azvec cet article.

    • 18 Août 2016 à 11h36

      beornottobe dit

      hum!…..”le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes “…..
      a-t – on posé la question aux Corses, aux Bretons ou Alsaciens entre autres?….

      • 18 Août 2016 à 11h38

        beornottobe dit

        et -a fortiori- aux Québecquois (ses) !

      • 18 Août 2016 à 19h14

        beornottobe dit

        ça laisse quand même une sacrée ambiguïté par rapport à la Constitution !…… alors est-elle “légale” bien que ce soit “la poule ou l’œuf”……

    • 17 Août 2016 à 21h19

      Cardinal dit

      C’est avec l’Ecosse qu’il faut faire la comparaison.

      Mais le Québec a une autre solution : demander à être le 51ème Etat des Etats Unis se joignant à ses voisins du Maine et du Vermont en souvenir de la mère patrie originelle.

    • 17 Août 2016 à 18h19

      scarlet dit

      Comparer la situation du Quebec au Canada avec celle des anglais dans l’Union Européenne n’a aucun sens.

      • 17 Août 2016 à 18h44

        Garmin dit

        Quelques arguments pour ce commentaire péremptoire seraient les bienvenus.

        • 17 Août 2016 à 22h47

          scarlet dit

          Garmin: L’histoire n’est pas du tout semblable. L’Angleterre est une vieille nation, insulaire, qui a régné sur un Empire et qui a gardé des liens commerciaux privilégiés avec nombre d’Etats. Il y a toujours eu des réticences des anglais à s’intégrer dans l’Union Européenne.
          La Quebec, c’est une province du Canada qui sont des Etats récents. Les Quebecquois ont payé cher et pendant longtemps leur défaite contre les anglais. Ils se souviennent des discriminations que leur ont imposé les anglais: c’est d’ailleurs leur devise “Je me souviens” Ils sont restés de ce fait très arcboutés sur leur spécificité linguistique et sur l’usage du français.C’est leur façon d’exprimer leur rancœur. Mais ils ne sont pas cinglés pour autant. Ils n’ont jamais été un Etat indépendant. Ils savent très bien qu’ils auraient beaucoup à perdre, sur un plan comptable et financier à quitter la Fédération Canadienne, et qu’ils n’auraient pas grand chose à gagner. Ils se gardent bien, d’ailleurs, de réclamer leur indépendance.

        • 17 Août 2016 à 23h33

          CVT dit

          Cher Scarlet,
          Votre haine de soi francophobe vous égare: je ne sais pas si vous connaissez bien l’histoire de France, mais c’est bien la FRANCE qui a perdu la Guerre de Sept Ans contre les Anglais en 1763, et non les Québécois!
          Ces derniers ont bien raison de nous en vouloir, car nous les avons abandonné à leur sort. C’est un miracle que le français est survécu là-bas, car cela aurait pu finir comme en Louisiane, où le cajun tient lieu de dialecte français…
          Permettez-moi de défendre la cause des ex-Canadiens Français, qui se sont battus comme de beaux diables pour que le fait français, comme le disait De Gaulle, survive en Amérique du Nord.
          Pour le reste, le Canada actuel ne m’inspire pas grand chose: entre Stephen Harper, qui n’était qu’un clone de GW Bush, et le fils à papa Trudeau, ersatz de Barack Obama, ce pays ne fait que singer son encombrant voisin américain! Dès lors, je peux comprendre que l’auteur de ce post, francophile s’il en est, ait envie d’autre chose… 

      • 18 Août 2016 à 5h05

        thd o dit

        ” Ils savent très bien qu’ils auraient beaucoup à perdre, sur un plan comptable et financier à quitter la Fédération Canadienne, et qu’ils n’auraient pas grand chose à gagner. Ils se gardent bien, d’ailleurs, de réclamer leur indépendance.”

        Mais comme le dit l’article il y a eu un referendum en 1995 :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_qu%C3%A9b%C3%A9cois_de_1995

        • 19 Août 2016 à 0h21

          Livio del Quenale dit

          Eh bien oui, il y a eu un référendum !

           Et alors ! depuis ils ont pu changer d’avis et se rendre compte de ce qu’ils ont gagné ou perdu.

          car enfin la différence était bien mince aux résultats de ce référendum en 1995.

           
          L’âme d’un pays vaut plus que les picaillons que d’ailleurs ils regagneraient bien mieux et plus vite dans un enthousiasme patriotique retrouvé.

           Anglais, Français ou Canadien on s’en fout le Quebec c’est le Quebec et pas un mot dans l’histoire .
          –