Brexit: un crime sans châtiment? | Causeur

Brexit: un crime sans châtiment?

Des journalistes piégés par l’émotion

Auteur

Ingrid Riocreux

Ingrid Riocreux
est agrégée de lettres et auteur de "La Langue des médias".

Publié le 25 août 2016 / Économie Médias Monde

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Pour les grands médias, l’Union européenne est une affaire de sentiments. Voire une religion.

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« L’économie britannique résiste au Brexit » titrait Le Monde il y a quelques jours. Et voici les premières lignes de l’article : « Jusqu’ici, tout va bien… L’économie britannique est-elle comme l’homme qui a sauté d’un immeuble dans le film La Haine, de Mathieu Kassovitz, en 1995, ne sachant pas encore qu’il va s’écraser ? Ou se révèle-t-elle plus solide que prévu ? Les premières statistiques économiques publiées depuis le Brexit – le référendum s’est tenu le 23 juin – indiquent une robustesse inattendue. “Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, mais, pour l’instant, ça va ”, reconnaît John Hawksworth, économiste en chef chez PricewaterhouseCoopers. »

En filigrane, on lit la persistance des prédictions apocalyptiques qui s’étaient accumulées au moment du référendum. Le Monde aurait pu considérer que le Brexit était « sans effet sur » l’économie britannique ou même qu’il lui « bénéficiait ». Il préfère dire que cette économie « résiste » au Brexit ; en d’autres termes : le Brexit est nécessairement mauvais pour l’économie britannique mais, pour l’instant elle tient le coup. « Pour l’instant, ça va », comme l’affirme l’économiste cité dans l’article. Le verbe de discours choisi par le journaliste est intéressant : John Hawksworth « reconnaît » que pour l’instant, ça va. Il est forcé de l’admettre, contre la logique, les prédictions, etc. Ce n’est pas seulement un commentaire, c’est l’aveu d’une erreur, à tout le moins d’une discordance entre ce qui était prévu et ce qui se produit en réalité… mais qui est censé ne pas remettre en cause la validité des prédictions !

Cet économiste est le représentant exemplaire de tous les experts qui se sont succédé dans les médias en juin dernier pour nous annoncer les malheurs qui attendaient les Britanniques s’ils se prononçaient en faveur du Brexit puis nous asséner à nouveau ces prophéties quand il eut été entériné. Et le journaliste qui rédige l’article du Monde assume un « jusqu’ici, tout va bien » qui le place clairement dans le même camp que cet économiste. « Plus solide que prévu », « robustesse inattendue » : prévu par qui, inattendue pour qui ? Bien entendu, des gens avaient prévu ce qui arrive. Toutefois, le journaliste prend clairement parti en suggérant, de manière très paradoxale, que la crédibilité doit demeurer du côté de ceux qui avaient prévu l’inverse. Il y a les spécialistes et il y a les pignoufs, zut alors. La référence au type qui saute de l’immeuble montre nettement que la bonne forme de l’économie britannique ne saurait durer : tôt ou tard, boum. Ce qui est certain, c’est qu’au moindre mouvement baissier (petit concept technique qui fait chouette), on sait déjà quelle sera l’explication avancée. Experts et médias n’ont, en fait, qu’à attendre patiemment. Or, une prophétie qui finit forcément par se vérifier est, par définition, une prophétie à la noix.

L’épisode Brexit s’est tout entier déroulé sous le signe de l’irrationnel. Son traitement médiatique demeure, on le voit, tissé de pensées préconçues, explicites ou implicites, relevant totalement de ce qu’Alain Minc reconnaissait être des « convictions en forme d’évidences », en d’autres termes des articles de foi, des points de dogme échappant à toute démonstration logique. Que Le Monde ait pu annoncer en titre que la Grande Bretagne quittait « l’Europe » (et non l’Union Européenne) pourrait paraître anodin : on comprend bien que le référendum ne peut avoir prise sur une réalité géographique immuable. Pourtant, c’est aussi très révélateur d’une constante du discours médiatique : on parle de l’Union Européenne comme d’une réalité naturelle alors qu’elle est une construction politique (qui peut donc être contestée, modifiée, etc.). Corollairement, on inscrit son évolution dans un sens de l’histoire préécrit, croyance typiquement religieuse qui imprègne le prépensé médiatique. Si, comme le disait une journaliste, l’Europe a une « vocation naturelle à l’élargissement », alors le Brexit est un phénomène contre-nature. En tant que tel, il était imprévisible. Pire, il n’aurait jamais dû avoir lieu. Il y a eu un bug dans la matrice. L’irrationnel fut donc convoqué pour l’expliquer et l’on se demanda, sans rire : « quel rôle a joué le mauvais temps dans le vote britannique ? » Les augures se sont trompés mais, ainsi qu’en témoigne l’article du Monde, ils continuent de prophétiser : « le Royaume Uni va subir ceci, va au-devant de cela ». La scénarisation morale du réel a commencé largement en amont. Souvenez-vous : les uns « mènent une campagne pour essayer de convaincre de la nécessité de rester dans l’UE », quand les autres « collent des affiches de propagande ». Si les uns avaient gagné, on aurait titré sur leur « joie ». En revanche, les partisans du Brexit étaient « sonnés » : des idiots qui ne comprenaient rien aux conséquences de leur vote.

Mais il y a un mot qui a été adopté sans pincettes par tout le monde, à commencer par la presse britannique, sans faire tiquer personne : « divorce ». Pour ma part, je le mets sur le même plan que le « coup de pouce au smic », la « dose de proportionnelle » ou le « patron des patrons » : ce sont des images, impropres et biaisées, mais devenues incontournables. Des métaphores dont on a oublié qu’elles en sont et dont on n’envisage même plus de se passer.

En réalité, le seul critère qui permette de parler de divorce dans le cas du Brexit, c’est l’idée de séparation. Pour le reste, cela ne fonctionne pas. Pour divorcer, il faut être en couple. Et à partir du moment où le divorce est acté, le couple n’existe plus. Or, l’Union Européenne pré-Brexit ce ne sont pas deux mais vingt-huit États. Et le départ de la Grande-Bretagne n’a pas fait disparaître l’Union européenne. Pourtant, il fallait entendre les journaleux filer la métaphore : « Après le divorce britannique, quelle sera la réaction du couple franco-allemand ? ». Apparemment, c’était un ménage à trois… « Ce divorce pourrait en entraîner un second avec la décision écossaise d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance » : tant qu’à faire, ne vaudrait-il pas mieux parler d’amputation quand le divorce a lieu à l’intérieur de l’un des conjoints ? « On entre dans l’après Brexit, il va falloir s’entendre à l’amiable pour la garde des enfants » (absolument authentique : iTélé !). Là, c’est fort.

La métaphore est donc vaseuse. Mais son omniprésence dans la bouche des journalistes traduit très clairement le choix du registre émotionnel dans le traitement du Brexit. Ainsi, il paraît que les Britanniques « ont toujours entretenu un rapport d’amour-désamour avec l’Europe ». De même, que de place accordée à des initiatives comme les « hugs contre le Brexit » (faites un câlin à un Anglais pour le convaincre de voter in) ! Pour les grands médias, l’Union Européenne n’est pas une association politique et économique conclue par des États qui entendent en tirer avantage et se réservent le droit d’y cesser toute participation si ce n’était pas le cas. C’est une affaire de sentiments. Une promesse d’amour qu’on ne saurait rompre sauf à trahir le serment prêté devant monsieur le curé. Il est d’ailleurs surprenant de constater que, parallèlement à tous les efforts que l’on fait pour lui attribuer une connotation positive (cf. la presse féminine : une femme divorcée est une femme moderne et émancipée, un père divorcé est un mec super-sympa, etc.), la notion de divorce demeure, dans le cas du Brexit, nettement dépréciative.

Après tout, imaginons que l’on conserve la métaphore du divorce : celui-ci peut être vu comme une rupture de contrat entre adultes responsables, un nouveau départ dans la vie. Ou bien il peut signer un échec et être vécu comme un drame. C’est clairement la seconde interprétation que les médias ont choisie, contre l’air du temps. Associer la métaphore du divorce à un discours cataclysmique pourrait même être considéré comme totalement réactionnaire. C’est très révélateur. Il ne fait aucun doute, en effet, que s’il avait été possible, en haut lieu, d’interdire le divorce, pardon le Brexit, les journalistes auraient voté pour une telle disposition. Si on les étiquette un peu facilement « progressistes », les médias savent donc faire preuve d’un conservatisme strict sur certaines questions. Et lors du Brexit, ils ont parfaitement démontré la validité de l’accusation que lançait un jour contre eux Jean-Luc Mélenchon dans « On n’est pas couché », s’adressant, à travers Léa Salamé, à tous les journalistes : « Vous les médias, vous êtes le parti de l’ordre ! ».

Que ce soit clair : je n’ai pas d’opinion sur le Brexit, je n’en pense rien. Je me suis, comme bien d’autres, délectée des mines d’enterrement de nos maîtres à penser et du ridicule de leurs exagérations alarmistes. Mais je suis tout à fait disposée à concéder que le rejet de la doxa médiatique, violent et souvent accompagné d’une sévère paranoïa complotiste, n’est pas en soi une preuve de bonne santé intellectuelle. Est-il nécessairement, comme on voudrait nous le faire croire, un signe de bêtise ? Si c’est le cas, je pose cette question : est-il autre chose que la réaction normale de la bêtise méprisée face à la bêtise méprisante ?



 

 

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 26 Août 2016 à 11h32

      adadaf dit

      L’auteur de cet étrange article part du part du principe que la Grande Bretagne ne fait plus partie de l’UE. Faut-il rappeler que c’est faux ?
      Perso je suis très content du brexit. Le général de Gaulle ne voulait pas de la GB dans l’Europe et il avait bien raison. Il y voyait le loup dans la bergerie en raison de la double allégeance US + Commonwealth de la GB. La suite lui a donné raison. On ne va pas se plaindre si les anglais se sont tiré une balle dans le pied quand même ! Reste à savoir combien de temps ils vont mettre pour passer de l’intention à l’exécution. A mon avis, une durée sans fin.

      • 26 Août 2016 à 13h43

        Warboi dit

        Entièrement d’accord avec vous.
        Rien n’est réglé, ni même commencé à entamer d’être réglé, ni le sort de l’Union (Ecosse et Irlande ne veulent pas du brexit et il faudra bien là aussi, discuter) ni le type d’accord avec l’UE qui comprendra sans doute des facilités commerciales et bancaires mais assorties d’une liberté de circulation des personnes dont le refus était au cœur du brexit, ni les centaines de traités internationaux qui ne vaudront plus pour le RU et qu’il va devoir renégocier, un par un.
        Encore faudrait-il que May actionne l’article 50, ce dont elle se garde bien. J’ai comme vous, très peur que cela n’aboutisse jamais.
        Etrange, personne ici ne fait le lien entre la (relative) bonne tenue de l’économie britannique et ce passage à la trappe de plus en plus programmé ?

    • 26 Août 2016 à 9h07

      Zinho dit

      L’Europe (à part la capitale de l’Empire, Berlin) coule sous la dette, le chômage, la criminalité, le terrorisme, ….Et le seul pays qui essaien de s’en sortir est conspué par les courtisans (pardon, on dit “journalistes”).

      C’est dingue, hilarant et grotesque.

    • 25 Août 2016 à 19h28

      ERVEFEL dit

      @brindamour qui dit :”Vous auriez pu faire un article plus simple et plus court en nous rappelant que le journal Le Monde est un organe de propagande au service d’une idéologie.”
      mais ça va tellement mieux en le disant et en le prouvant.
      Il y a tant à faire pour faire réaliser à la plupart des français qu’on leur maintien un bandeau devant les yeux.
      Quand on sait on croit toujours que c’est évident pour les autres, mais l’expérience nous prouve que même avec maintes explications et démonstrations la plupart n’arrivent pas à se défaire de leur bandeau.
      Malgré les explications, les démonstrations et les combats menés par des intellectuels très compétents, on s’aperçoit malheureusement que des “évidences” sur la politique extérieure de la France, l’immigration, l’islam, la politique intérieure de sécurité de l’état et des citoyens, etc…, donnent toujours lieu à des discussions sans fin comme on peut le voir sur ce forum.
      La vérité n’est pas un accouchement sans douleur et au point où en est la presse main stream, je crois que cela va faire mal, même très mal… 
      Alors à vos plumes citoyens si on veut gagner la guerre de l’information, ce qui nous évitera peut être de sortir les armes comme on le chante dans la marseillaise.

    • 25 Août 2016 à 14h13

      nico dit

      Et le système médiatico-politique s’étonne de la “défiance croissante” à son égard… Quand ces faussaires professionnels s’arrêteront-ils? Quand ces moulins à propagande comprendront-ils que leurs manipulations,leurs intoxications, leurs intimidations et leur terrorisme intellectuel les disqualifient jour après jour?
      http://les-minuscules.blogspot.fr/2014/09/mediacratie.html
      nl
       

    • 25 Août 2016 à 14h03

      Simbabbad dit

      Cet article est un régal. Merci!

      • 25 Août 2016 à 22h10

        mogul dit

        Je me joins à ce compliment.

    • 25 Août 2016 à 13h39

      Pfloirat dit

      Je vais certainement acheter et lire le livre de Mme Riocreux ! du moins, dés que j’aurais terminé le prochain roman sur mon programme de lecture: l’excellent “Les dieux ont soif”, d’Anatole France. La très belle préface de Marie-Claire Bancquart contient ces mots: ” … l’analyse de la Terreur comme inexplicable par les événements, à un certain point de son développement, et se fondant sur le règne des mots imposés par une minorité…”.

    • 25 Août 2016 à 13h07

      Sancho Pensum dit

      Ingrid porte bien son nom. Surtout la fin d’icelui.

      • 25 Août 2016 à 13h15

        Rattachiste dit

        Et en plus grossier.

        • 25 Août 2016 à 13h17

          Sancho Pensum dit

          Possible. Mais bien moins que son article.

      • 25 Août 2016 à 22h09

        mogul dit

        Amusant. C’est exactement  ce que je pense de vous depuis longtemps

        • 26 Août 2016 à 11h22

          Rattachiste dit

          Vous voulez dire de qui ?

        • 26 Août 2016 à 15h13

          Flo dit

          DE Sancho, bien sûr ! C’est évident pour qui connaît un peu Mogul :-D

        • 26 Août 2016 à 22h12

          Rattachiste dit

          Je suis un peu belge malgré tout alors, à mon corps défendant. Merci de votre patience pour le cousin de province.

    • 25 Août 2016 à 12h46

      IMHO dit

      Les media ont surtout bien ri (sous cape) en apprenant la réaction de Bors Jonhson à l’annonce de sa victoire.

    • 25 Août 2016 à 12h13

      Warboi dit

      Encore un article pour rien.
      Combien de fois faudra t-il rappeler que le brexit n’a pas eu lieu, que le RU ne résiste donc à rien, si ce n’est à l’attentisme qui fera qu’une entreprise choisira ou non maintenant de s’installer dans ce pays, que personne ne sait même si l’article 50 sera un jour mis en œuvre, et quels seront alors les termes de l’accord.

      • 25 Août 2016 à 12h24

        Flo dit

        Le Brexit dans le chaos n’aura pas lieu, contrairement à tous ce que les prophètes de malheur ont annoncé. Le Brexit aura lieu au bout d’une longue préparation et c’est très bien comme ça. On ne conduit pas un pays comme on tape des commentaires sur Internet, sans réfléchir.

        • 26 Août 2016 à 3h40

          Warboi dit

          Oui enfin, trois ans pour commencer à entamer une discussion, ça n’est plus de la préparation, ça s’appelle un enterrement.

        • 26 Août 2016 à 15h16

          Flo dit

          Mais non Warboi, vous ne comprenez donc jamais rien ? Une fois que ce sera lancé, cela ira très vite. On prépare pendant le qu’il faut et puis on appuie sur le bouton marche à la fin. Pour tout esprit rationnel, cette méthode est évidente. Ce serait suicidaire de se lancer tête baissée dans une sortie mal négociée. Et cela leur donne tout le temps de voir avec les nouveaux dirigeants français et allemands qui seront en poste en 2017 après les élections.

      • 25 Août 2016 à 14h06

        Simbabbad dit

        Sauf que les prédictions apocalyptiques parlaient du lendemain même du vote en cas de Brexit, comme le confirme Le Monde lui-même. Ces gens s’attendaient et annonçaient une dégringolade dès le 24 juin, et pagayent maintenant pour justifier qu’il n’en est rien été. C’est ça le sujet de l’article.

    • 25 Août 2016 à 12h13

      jeff dit

      Cet article est bien amusant. Toutefois une phrase m’a laissé “songeur”:
      “Son traitement médiatique demeure, on le voit, tissé de pensées préconçues, explicites ou implicites, relevant totalement de ce qu’Alain Minc reconnaissait être des « convictions en forme d’évidences »”. Pourquoi reconnaissait plutôt que disait ou pensait? Est-ce que cela ne traduirait pas des préjugés idéologiques à l’égard de Minc un peu analogues à ceux qui sont dénoncés sur les partisans du Brexit?

      • 25 Août 2016 à 14h08

        Simbabbad dit

        Parce que ça ne l’arrange pas.

    • 25 Août 2016 à 11h51

      Flo dit

      La plupart des journalistes des grands médias ne sont que des militants spécialistes de la propagande. Il suffirait qu’ils le reconnaissent et ça ne poserait pas de problème. Mais ils veulent nous convaincre et se convaincre qu’ils sont journalistes. Je pense que cet épisode a pu aider à ce que les gens comprennent qu’ils se font manipuler.

    • 25 Août 2016 à 10h26

      desi75015 dit

      Bon article sur la mécanique émotionnelle qui structure l’européisme. Beaucoup de choses de vraies.
      J’en ajouterais une autre: dans l’esprit de beaucoup, “l’Europe” c’est comme “l’Islam”: c’est la paix…
      vous comprenez ce que je veux dire? il y a un déni de réalité, un irrénisme qui sont très similaires, qui obéit à une logique mentale semblable. Cf Alain Juppé qui pratique le même aveuglement béat dans un cas comme dans l’autre.
      Je ne sais pas comment on sort collectivement d’un truc pareil, je ne sais même pas bien comment on y a basculé.

    • 25 Août 2016 à 8h55

      Pig dit

      Présent. En titrant au présent “le Royaume-Uni quitte l’Europe”, Le Monde comment une autre grave bourde. Car d’ici qu’il quitte l’Union européenne, de l’eau aura coulé sous les ponts. L’emploi du futur était de rigueur. 

    • 25 Août 2016 à 8h49

      Pig dit

      “Prophétie à la noix” : l’auteur définit une prophétie à la noix comme celle qui se réalisera forcément. Eh bien voici une promesse à la noix : je vais faire baisser le chômage, la courbe va s’inverser. (une courbe qui s’inverse, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ???) Il en résulte qu’une promesse à la noix n’est autre qu’une prophétie à la noix : selon que j’aurai plus ou moins de “bol” je tiendrai plus ou moins tôt ma promesse. 
      Mais là où réside une grande différence, c’est que les promesses à la noix sont faites au plus haut niveau de l’État, alors que les prophéties à la noix ne sont le fait, après tout, que d’économistes.  

    • 25 Août 2016 à 8h46

      Guigui dit

      Et pour prolonger la métaphore du divorce, on a eu droit à une bonne dose de “Je vais faire payer à cette traînée d’être partie, histoire que le chien fasse pas pareil !”. Quatremer fut excellent dans le rôle du meilleur ami du mari outragé.

    • 25 Août 2016 à 8h44

      brindamour dit

      Vous auriez pu faire un article plus simple et plus court en nous rappelant que le journal Le Monde est un organe de propagande
      au service d’une idéologie. 
      D’ailleurs ils l’assument et le revendiquent et ne font même pas semblant de faire du vrai journalisme avec objectivité et impartialité.