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Vive l’ouvertitude !

Les sceptiques sont la honte de la France !

Publié le 03 février 2013 à 17:23 dans Société

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ouverture rolandeau

S’il y a une notion que l’on retrouve souvent de nos jours, c’est bien celle d’ouvertitude, cette attitude spontanée à être ouvert 24h/24h telle une enseigne clignotante bien en évidence sur le front. Dans une discussion, à un moment ou à un autre, la sentence tombera, implacable, aux allures de guillotine : « Faut être ouvert un peu ! ». Vous êtes cuit !

Cette attitude est éminemment hypocrite et narcissique car elle permet d’un seul coup d’un seul  de s’autoproclamer ouvert sans le dire et d’affubler l’autre de fermitude. « Ah, je suis trop bon de me voir ouvert alors que l’autre est fermé ! ». Car qui aurait le courage de se dire fermé ? La personne accusée de fermitude ou de manque d’ouverture voit alors les autres se tourner vers elle, bave dégoulinante aux lèvres, sourcils froncés tel un vieux professeur barbu et ringard pourtant abhorré d’habitude. Elle est disqualifiée de suite. Le lynchage, médiatique ou non, est alors permis. La honte est bue.

Sans même s’en rendre compte, cette notion totalisante, voire totalitaire, efface les traces de son intolérance et permet de clore le bec à n’importe quel détracteur ou critique qui remettait en cause telle ou telle idée, tel ou tel film (surtout les siens) fort bien considéré comme il se doit. Car vous l’aurez compris, vous devez être ouvert selon la définition de l’ « ouvert » seulement admise par on ne sait quelle divinité où tel mot brille par sa propre insignifiance. Au lieu de discuter, on ordonne tel un caporal. Au lieu d’argumenter, on pointe du doigt telle une injonction paradoxale (« Soyez spontané ! »). Bref, au moment où l’on proclame l’ouverture, on ferme ! Dans Logique du pire, le philosophe Clément Rosset écrit : « C’est qu’entre affirmer la tolérance, et la pratiquer, il y a une contradiction de principe. Se recommander de la tolérance suppose la reconnaissance de référentiels, de valeurs, à partir desquels il sera possible, sans doute, d’élargir quelque peu le champ du toléré, mais à partir desquels il sera aussi nécessaire d’exclure tout ce qui contredirait les principes qui ont rendu possible cette «  tolérance ». Il en est de même avec l’ouvertitude qui finira inexorablement par exclure autrui, c’est-à-dire en un mot comme en cent, à être fermé par rapport à lui ou à ses opinions. Mais le tour de passe-passe a eu lieu, vous êtes fermé !  Trop tard !

Cette notion d’ouvertitude permet de penser vite et bien, c’est-à-dire sans penser. Là est le miracle de l’ouvertitude, car le déclaré ouvert d’office et autoproclamé ne veut pas seulement paraître fermé, il veut qu’on le voie choisir l’ouverture d’esprit. Comme un comédien, il joue un rôle mais ne le sait pas. Sans avoir un argument à vous opposer, votre interlocuteur feignant de penser a réfuté tous les vôtres ! Vous êtes accusé de manquer d’ouverture, c’est-à-dire de vous prendre une attaque personnelle dans les dents là où vous critiquiez seulement un film, une petite chose de rien du tout. Ne tolérant pas que vous critiquiez ses goûts, votre interlocuteur se sent offensé et réagit en vous accusant de manquer d’ouverture. Evidemment, il ne dit pas que c’est par rapport à ses goûts qu’il considère ouverts comme la mer car pour lui la question ne se pose pas.

Votre cas s’aggrave évidemment si vous émettez un fort scepticisme envers le mariage homosexuel, telle ou telle Tarantinade, tel produit culturel à la mode qu’il faut aimer pour être ouvert dans les yeux des autres (la liste est sans fin comme la bande dessinée, les « mangagas », les films de série Z, les jeux vidéo, le rap et la techno et j’en passe), bref tout ce que le petit marché a mis à la disposition du public, dans son immense commisération, dans une époque en pleine mutation qui ouvre tout, les capitaux comme les désirs. Il faut dire que le public le lui rend bien, il en redemande, étant persuadé que ce qu’il aime est dû à son seul ressenti sans l’aide de personne. Lui est né spontané, libre, et ouvert ! Comme ça le bonhomme !

Après avoir manqué d’ouverture, si vous persistez, l’ouvertitude vous rétrogradera à un niveau inférieur et là, vous serez réactionnaire, vieux jeu, aigri, sentant le poussiéreux à plein nez. C’en est fini de vous. Vos amis vous lâchent, votre femme vous regarde d’un œil noir.  Vous êtes conspué mais c’est normal, vous n’aviez pas qu’à manquer d’ouverture. Ça ne se fait pas en société.

J’ai dit marché car évidemment, comme pour le « bougisme » décrit par Pierre-André Taguieff, l’ouvertitude est en phase avec ce que le marché libéral a décidé de promouvoir pour que chaque individu puisse consommer à son aise, n’offrant aucune limite à ses désirs et fantasmes d’autosatisfaction tel un hamster dans sa petite roue. « Désirez ce que vous voulez, nous sommes là pour produire et satisfaire la demande ! ». Et vous, avec votre sale fermitude, vous remettez des limites et vous culpabilisez le consommateur, à qui il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent, dans ses choix immensément ouverts vers l’infini. Il ne le supporte pas et la sentence tombe. Vous pouvez toujours répondre que vous n’êtes pas ouvert à la médiocrité mais ce n’est pas suffisant, non, vraiment pas. Il faut être ouvert (ou tout vert).

*Photo : Farfahinne.

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A lire sur Causeur.fr

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  • 16 Mars 2013 à 20h31

    andree1799 dit

    excellent article. Je vais aussitôt voir les autres articles du même auteur

  • 4 Février 2013 à 19h17

    LAetitia dit

    Vous déduisez une chose fausse à partir du concept de base. La fermitude n’est pas due à ceux qui donnent simplement leur avis mais est taxée par les ouverts d’office. Nuance. Celui que l’on dit fermé donne simplement un avis sur une chose et n’est pas en phase avec le marché ou le non-marché. Il donne simplement un avis, et n’ordonne rien. Il reste sur le terrain du jugement de goût par exemple et non sur les attaques personnelles. Le problème devient autre alors. Simplement qu’un avis argumenté est un avis et ne se prévaut pas d’abord d’être libre ou fermé. Mais de pertinence dans le contenu (et non d’être ouvert pour faire bien). Qui parle de despostime éclairé ? Personne sinon l’ouvert d’office. Croire que les gens choisissent librement est un leurre libéral comme si les gens choisissaient en conscience sans aucune passion en arrière-plan. D’ailleurs, la trangression n’est-elle pas devenue le nouveau surmoi libéral : jouissez ! Ce pourquoi elle joue sur cette inflation passionnelle où le consommateur se livre à ses passions (origine du mot : passif). Remettre des limites (personne ne parle de contraindre) revient alors à contrecarrer ce soi-disant libre marché. Ca ne veut pas dire un retour au despotisme. Mauvaise conclusion. Laissez-faire disait Adam Smith. Le marché a compris qu’il fallait arrimer le consommateur à ses pulsions et donc à n’importe quel produit culturel transgressif qui ruine même le champ de la culture et qui sera accepté par le marché sous prétexte de ressenti orienté par avance. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui.  

    • 6 Février 2013 à 11h15

      JeanBart dit

      D’abord quelques points factuels : Passion vient de pathos (la souffrance) et non de passif. Je ne sais pas ce qu’est le ‘non marché’ ; ce qui me fait douter de ce que vous entendez par marché (doute que vous levez rapidement). Le fait que mes passions dictent mes choix n’en retirent pas moins que ce sont mes choix, et que personne ne m’a contraint à les faire. Imaginer que mes passions sont des éléments extérieurs à ma personne, contraignants au point que je ne puisse m’y opposer est assez triste, en plus d’être amoral. C’est renier, en plus de l’éducation de vos parents, 2500 ans de travaux philosophiques sur la Raison.
      J’imagine que ce que vous vouliez associer à la transgression est la pensée libertaire, plutôt que libérale. Si pour vous c’est la même chose, nous sommes dans une impasse intellectuelle.
      Laissez-faire, ce n’est pas Adam Smith, c’est Turgot.
      Le marché n’a rien compris : le marché n’est pas un être pensant. C’est une image pour représenter la somme des échanges des individus entre eux, un peu comme le marché de mon village les mardi et vendredi matin.
      Néanmoins, nous sommes d’accord sur un point : la ruine culturelle menace.
      En revanche, les causes sont pour moi fort éloignées d’un complot du marché néolibéral pour asservir et abrutir des individus soumis à des passions incontrôlables.
      Les grecs avaient un joli mot pour désigner la vulgarité : apeirokalia. Outre les 3 premières syllabes qui évoquent la minéralité d’un sauvignon racé, on peut le traduire comme ‘le manque d’expérience des belles choses’. C’est donc d’abord un problème d’éducation. Le relativisme culturel, fruit d’une vision maoïste d’une culture fatalement bourgeoise et élitiste, est aujourd’hui toujours porté par un nombre important « d’intellectuels », jamais mis en défaut, et dont les meilleurs sont aux manettes des programmes de l’EdNat. Et ces gens-là, difficile de leur faire un procès en libéralisme pro-marché.
      Enfin, vous m’avez mal compris ; je trouve l’article très juste sur le procès en ‘fermitude’ et cette injonction débilitante ‘sois ouvert’. Je trouve juste la conclusion puérile, puisqu’elle consiste à adopter une posture de rebelle antilibéral, qui n’est jamais que la projection symétrique de la position combattue.

      • 6 Février 2013 à 17h59

        LAetitia dit

        Désolé de rectifier : passion vient du latin passio (action de supporter, souffrance, maladie etc). Passio est issu du verbe patior signifiant « souffrir, éprouver, endurer » autrement dit un ensemble d’états dans lesquels un individu est « passif ». D’où la même origine de passif et de passion. Pathos est autre chose. Si les passions dictent les choix, elles vous échappent et peuvent vous diriger à votre insu comme d’être inféodé à autrui dans le cas de mimétisme comportemental. Libertaire dans le forme mais libéral dans le fond, d’où l’expression libéral-libertaire, un mélange de Sade et d’Adam Smith (ou de Mandeville), ce dernier serait bien effaré de voir leurs constituants de base poussés dans leurs tenants et aboutissants. (Voir Michéa ou Baudrillard). Le marché n’est pas une entité compact mais il a bien compris en faisant croire en une illusoire “autonomie” du sujet qui n’a plus qu’à accepter ou non les produits qu’on lui présente, produits fétichisés à fort taux de transgressif qui vous accrochent par la fascination et le désir. D’où le relativisme ou subjectivisme culturel qui s’ensuit mais toute la réception est reportée sur le ressenti, facilement manipulable. Personne ne parle de complot encore une fois mais les études de marché ne sont pas là par hasard pour canaliser. Sinon on n’aurait pas tout un tas de produits hyper transgressifs (sexe, violence) inimaginables auparavant et qui fascinent (il suffit de regarder certaines publicités). Sinon on serait bien sage si la raison gouvernait l’homme… Je ne vois rien de puérile, ni même de position anti-libérale mais de postionnement de limites (jugement de goût et de donc de contenu enrichissant) qui, de fait, contrecarre l’expression passionnelle des libidos dans un marché qui tient à les exacerber. D’où la position dite ouverte qui permet au ressenti d’exprimer toutes sortes de passions puisqu’il n’y a (en théorie) plus aucune hiérarchie culturelle ou de goût etc etc. Et la position ouverte fait tellement bien à son image.

  • 4 Février 2013 à 16h19

    respublica dit

    “Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins.”

    rien à ajouter.

    • 17 Février 2013 à 16h28

      Eddie Constantine dit

      J’ai oublié qui est l’auteur de cette phrase tellement pertinente. Aidez moi.

      • 17 Février 2013 à 16h36

        Eddie Constantine dit

        J’ai retrouvé: Rousseau.  

      • 16 Mars 2013 à 23h00

        Eugène Lampiste dit

        “Ne parlez pas à votre voisin, c’est un con.”

        Daniel Prévost 

  • 4 Février 2013 à 12h58

    JeanBart dit

    Si « l’ouvertitude est en phase avec ce que le marché libéral a décidé de promouvoir pour que chaque individu puisse consommer à son aise», alors la fermitude serait en phase avec ce que le marché antilibéral a décidé de promouvoir pour que chaque individu ne puisse pas consommer à son aise.
    A première vue, on se dit que c’est dommage de se prendre les pieds dans le tapis à la conclusion d’un très bon billet, comme le sprinteur qui se vautre à la dernière haie.
    Et puis, en mettant de coté la forme vacillante de cette phrase et son champ lexical de manifestant lycéen, on se dit qu’on en revient toujours au même point : est-il préférable de laisser les gens choisirent librement leur consommation de produits culturels (ou d’autres produits) ou de les obliger à ne consommer que les produits culturels approuvés par un cénacle de gens qui savent ce qui est bon (et l’Histoire ne manque pas de matière si on cherche des noms pour ce cénacle). Le despotisme éclairé a aussi ses défenseurs, il ne faut pas être fermé !
    Passer d’un troupeau à l’autre en pensant se démarquer, ou le symbole de la semi-élite française adoptant la stratégie de la poule au bord d’une route : on est toujours mieux de l’autre coté !

    • 4 Février 2013 à 14h07

      nadia comaneci dit

      Voilà. Passer d’un troupeau à l’autre dans la semi-élite française..
      Les “ouverts” et les “fermés” se ressemblent comme deux gouttes d’eau, persuadés qu’ils sont de détenir les clés du paradis de la bonne posture.
      C’est moi le moins politiquement correct, non c’est moi qui dénonce le “camp du bien”, c’est pas vrai je suis un vrai “mauvais pensant”… On l’a lu mille fois ici, c’est lassant, enfantin et finalement très puant.

      • 4 Février 2013 à 18h18

        JeanBart dit

        Dans le même genre, on pourrait ouvrir un débat sur « la pensée unique » !
        On mettrait d’un coté Laurent Joffrin, pour qui la pensée unique est néolibérale et mère de la mondialisation baleinocide et de l’autre Yves Thréard qui défendrait l’idée d’une pensée unique archaïque et marxisante, qui a noyauté la presse, la magistrature, les profs et (… il m’en manque un… ha oui :) les politiciens de droite !

        Raymond Aron ne nous a jamais autant manqué.

    • 16 Mars 2013 à 22h30

      Sourcilleux dit

      De grâce, cher corsaire, relisez vous!!!

  • 4 Février 2013 à 10h12

    quadpater dit

    Attention ! les ouvertomanes s’organisent !

    • 4 Février 2013 à 11h42

      Marie dit

      ;) et ils serrent les rangs!

  • 4 Février 2013 à 9h27

    Fiorino dit

    @ Nadia
    D’ailleurs regardez le commentaire qui vient d’être pondu par Sourcilleux, précédement si vous avez raté le dernier épisode, il nous expliqueait (à moi et à vous victime de l’ideologie ambiante) qu’il avait bcp de compassion pour les homos… pardon les écrivains qui parleait dans les années ’70 de leur amour malheureux avec des personnes du même sexe sans réjeter la faute sur la société. Or c’est exactement ce qu’il est en train de faire lui et l’auteur de cet article. Sauf que dans les années ’70 il y avait des données objectives (l’homosexualité était interdite), aujourd’hui à ma conaissance ce n’est absolument pas interdit d’être fermé. Il y a plein de sujet dans lequels je suis très fermé j’ai pas l’impression d’être persecuté.

    • 4 Février 2013 à 14h12

      nadia comaneci dit

      C’est pas vrai Sourcilleux m’expliquait un truc ? Mazette j’ai loupé. L’idéologie ambiante, ça ne veut rien dire, chaucun y fait son marché, est d’accord avec ceci, pas avec cela. Cet article est un non sens prétentieux.
      J’ai déjà vu les mots “homo” et “compassion” accolés. En général, je fuis en courant. Je sais ce qui va suivre “j’ai des amis homos, mais mais mais”.

    • 16 Mars 2013 à 22h34

      Sourcilleux dit

      le petit marquis florentin toujours aussi pointu sur ses fiches, what a man!!!

  • 4 Février 2013 à 9h00

    Sourcilleux dit

    Merci, Yannick Rolandeau, d’avoir si bien formulé le processus si souvent ressenti mais informulable…Vous m’êtes thérapeutique, vous lire fait baisser mon stress, fraternellement…

    • 4 Février 2013 à 9h09

      Fiorino dit

      On avait compris que vous etiez un peu stressé. Attention aux rémedes faciles qui ne vont pas à la source du problème, se défouler sur les autres ne sert à rien.

  • 3 Février 2013 à 20h11

    Bibi dit

    @Fiorino,

    Je pense qu’en matière d’ouvertitude le camarade Olyvier a bcp de leçons à vous dispenser. Et sur une multitude de sujets, pas que cette malheureuse loi. Il n’est, bien entendu, loin d’être le seul sur Causeur à pratiquer la didactique ouvertitudaire — que son Alterité veuille ne pas prendre ma remarque trop personnellement.
     

    • 4 Février 2013 à 7h31

      Fiorino dit

      Bonjour bibi, je ne pense pas qu’olyvier pratique l’ouvertitude, ses positions sur tel ou tel autre sujet ne me paraîssent pas dictées par l’envie d’être moderne. Et il ne reproche pas non plus de ne pas l’être.

  • 3 Février 2013 à 19h29

    néonéo dit

    Allez, total hors-sujet, au nom de l’ouvertitude d’esprit.
    Un peu de Caetano Veloso, profitez-en c’est cadeau…

     https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=NAearG9-ioM

  • 3 Février 2013 à 19h27

    skyhigh dit

    Excellent l’Ouvertitude!! Très bien vu.

  • 3 Février 2013 à 18h11

    Fiorino dit

    Le pavure… en revanche s’entendre dire à longeur de journée qu’on veut déstabiliser la société, détruire la famille, marchandiser le corps de la femme, être egoïste, ou faire parti d’un lobby puissant et diabolique ça ne pose aucun problème. Franchement c’est pas un peu redondant ces genres d’articles toujours dans une posture victimaire? Je ne sais pas dans quel environnemnt évoluent tout ces gens qui se plaignent d’être discriminé parce que “pas ouvert” une chose est sûr on ne les entends que sur internet parce que en déhors de ça les gens sont complexes et ils peuvent être ouvert sur tel ou tel autre sujet, fermé sur un autre, tout simplement parce qu’il ne suivent pas une mode, ils pensent tous simplement et reflêchissent à partit de leur vecu.

    • 3 Février 2013 à 19h24

      nadia comaneci dit

      Très bien vu Fio !
      Je me demandais à quoi allait nous mener cet indigeste gloubi-boulga… Mais c’est bien sûr ! Au mariage pour tous et au libéralisme, manque plus que l’Europe et l’antiracisme pour que se dessine le parfait petit réac du dernier chic révolté qui fait toujours un tabac sur Causeur.
      Ils n’ont toujours pas compris qu’ils étaient le parfait négatif de l’ouvertitude…

      • 3 Février 2013 à 19h42

        Fiorino dit

        Nadia mais tout le deux nous sommes classés parmi les pas de culture général qui ne réflechissent pas mais suivent les diktats de l’ouverture. C’est exacement ce que vous dites le parfait négative de l’ouveritude: la fermitude. Si c’est moderne c’est tout de suite mauvais.

      • 3 Février 2013 à 19h50

        a2lbd dit

        Nadia, Fio,

        Cette posture qui balance entre le victimaire larmoyant et le philosophe éclairé (lui !) mais désabusé, est vraiment ce qui se fait le plus souvent.

        C’est au fond ce qui fit le succès de SOS racisme dans le passé. Les réacs ont tellement analysé ce phénomène qu’ils en adoptent tous les codes.

        Ni ouvertitude, ni fermitude : nullitude !

      • 3 Février 2013 à 19h58

        Eugène Lampiste dit

        revenons à muray (ils reviennent toujours à muray) :

        s’inventer une menace totalitaire (complètement inexistante) pour jouer les super résistants. 

      • 3 Février 2013 à 20h44

        Saul dit

        totalement d’accord avec vous tous, Fio, très bien vu, et A2lbd, très bien résumé…pour se démarquer d’un troupeau, ils en ont intégré un autre…et Muray est leur prophète…

      • 3 Février 2013 à 22h18

        nadia comaneci dit

        Mais alors on est tous d’accord !!
        Et si c’était ça, en fait, qui nous réunissait ??? Cette méfiance instinctive à l’égard de toutes les postures, ouvertes ou fermées, réacs ou progressistes, ce ne sont que des postures bidons.

      • 3 Février 2013 à 22h22

        Eugène Lampiste dit

        comme sartre, qui haranguait les ouvriers, juché sur un bidon ?

      • 4 Février 2013 à 9h39

        Fiorino dit

        C’est exact, en effet le côté provoc commence à devenir chiant que ce soit celui d’une bouteldjia ou d’un millet. D’ailleurs après presque dix ans de provoc il faudrait passer à l’action et proposer quelque chose pour résoudre les problèmes.

  • 3 Février 2013 à 18h06

    L'Ours dit

    De toute façon, je suis devenu misanthrope car les gens ouverts se sont fermés à moi.

    • 3 Février 2013 à 18h34

      Fiorino dit

      Vous auriez du venir à la manif l’ours il y avait un groupe d’ours avec le slogan, “Les ours aussi veulent leur lune de miel”.

  • 3 Février 2013 à 17h54

    Jérémy S. dit

    Oui donc en somme, avec l’ouverture-lifestyle, on ferme le débat. – http://jeremystoerkler.blogspot.fr