Bondy blog, territoire perdu du journalisme | Causeur

Bondy blog, territoire perdu du journalisme

Entretien avec Alexandre Devecchio

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 23 février 2017 / Société

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Pour Alexandre Devecchio, cofondateur du Figaro Vox et ancien du Bondy Blog, les tweets de Mehdi Meklat expriment la frustration et le ressentiment d’une jeunesse nourrie au lait de la victimisation et de la repentance. Analyse d'un enfant du siècle.
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Benoît Hamon reçu par la rédaction du Bondy Blog (2014). Sipa. Numéro de reportage : 00697162_000013.

Daoud Boughezala. Vous avez côtoyé Mehdi Meklat au sein de la rédaction du Bondy blog. Quel bilan tirez-vous de cette entreprise lancée après les émeutes de 2005 ?

Alexandre Devecchio. J’ai intégré le Bondy Blog en 2008 en même temps que la « prépa égalité des chances ». Cette prépa, entièrement gratuite et réservée aux élèves boursiers, est née de la volonté du Bondy Blog et de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ Lille) d’ « ouvrir » davantage les grandes écoles de journalisme.  Ces dernières sont extrêmement coûteuses et représentaient un rêve inaccessible pour le fils de camelot que je suis. Je garde un très bon souvenir de cette expérience, qui m’a permis d’entrer au Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ), et reste infiniment reconnaissant au Bondy blog pour cela.  Contrairement aux conventions d’éducation prioritaire (CEP) de Sciences Po, il  ne s’agissait pas d’un dispositif de discrimination positive ou d’un système de quotas. Banlieusards ou provinciaux, nous avons bénéficié d’un accompagnement scolaire et d’aides financières puis passé les concours de manière anonyme. Dans l’ensemble, l’ambiance était bon enfant : le soir et le week-end nous sortions boire des verres dans le vieux Lille. Certains prenaient de la bière du Nord, d’autres du Coca. Bref, la France périphérique des « petit blancs » et la France des banlieues vivaient ensemble dans une vraie mixité.

N’idéalisez-vous pas quelque peu le passé ?

Pas du tout. Dans cette bonne ambiance générale, certaines fractures affleuraient déjà. Une minorité d’étudiantes, qui étaient à l’époque apprenties journalistes au Bondy blog et qui aujourd’hui sont proches ou membres de la direction du site, faisait bande à part. Elles revendiquaient sans cesse leur « identité arabe » et se montraient parfois verbalement agressives à l’égard des autres élèves qu’elles semblaient considérer au choix comme des racistes en puissance ou des « collabeurs ».

Cette sécession culturelle rampante fait-elle du Bondy blog un territoire perdu du journalisme ? Gilles Kepel le dit acquis à l’idéologie des Frères musulmans

Le Bondy blog a le mérite de donner la parole sans filtre aux habitants des banlieues. Le site reflète donc assez fidèlement l’état d’esprit qui règne dans ces quartiers dit sensibles. L’évolution de la ligne éditoriale du Bondy blog depuis les émeutes de 2005 traduit l’évolution des mentalités dans ces quartiers ces dix dernières années, notamment la montée en puissance des revendications identitaires qui ont désormais pris le pas sur les revendications sociales et politiques. Lorsque j’écrivais au Bondy blog, le discours victimaire et communautaire était déjà dominant.  La majorité des blogueurs en faisait des tonnes sur les « discriminations » dont seraient victimes « les musulmans » et  relativisaient, voire niaient, toute  les autres dérives pourtant  omniprésentes en banlieues : pratiques mafieuses, sexisme, communautarisme, antisémitisme, homophobie, racisme anti-blanc.  La défense de la laïcité et la critique des « accommodements raisonnables » étaient perçues comme « islamophobes » par une partie des blogueurs tandis que la question du halal pouvait revenir de manière obsessionnelle.

A l’époque, ces tabous ne vous ont pas empêché d’y écrire, sans que vos petits camarades ne vous bâillonnent ni ne vous condamnent au bûcher !

Il était encore  possible de faire entendre une autre voix. Ce ne serait sans doute plus le cas aujourd’hui. La vague d’attentats des années 2015-2016 est passée par là et le discours islamo-gauchiste est devenu quasi hégémonique en banlieue. En témoigne notamment le succès grandissant des meetings des Indigènes de la République.  Il faut aussi souligner le changement générationnel à la tête du site. Il y a d’abord eu le départ d’Antoine Menusier, rédacteur en chef du site de 2007 à 2011, qui défendait une ligne laïque et anti-communautariste. Puis en mai 2016, celui de Nordine Nabili, membre fondateur et président du Bondy blog depuis dix ans. En mai 2016, Nordine Nabili, qui dirigeait le Bondy blog depuis dix ans, a passé la main. Nordine, pour qui j’ai une vraie tendresse, est ce qu’on appelle un « beurgeois ». Il appartient à la génération morale des années 80. Cette génération a fait de l’antiracisme et de la défense du multiculturalisme son fonds de commerce, mais n’en est pas moins le produit d’une intégration sociale et culturelle parfaitement réussie. Pour cette génération, l’islam n’était pas une question. La génération de Mehdi Meklat, qui est désormais aux manettes du site, est plus identitaire. C’est la jeunesse des émeutes de 2005 : celle de la désintégration culturelle et de la réislamisation.

Mehdi Meklat s’abrite derrière une licence artistique pour justifier ses tweets homophobes et antisémites lancés sous le pseudo de Marcelin Deschamps pour, prétend-il, « questionner la notion d’excès » (sic).  Que pensez-vous du choix de ses cibles (Charlie Hebdo, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut…) et de sa rhétorique « anti-islamophobe » ?

Ses propos révèlent la dérive communautariste et identitaire que je viens de décrire. Medhi Meklat, qui a lancé les «éditions du Grand remplacement » utilise d’ailleurs exactement le même vocabulaire que les mouvances identitaires classées à l’extrême droite. Cette dérive dépasse malheureusement le cas du Bondy Blog et de Mehdi Meklat et tend à se banaliser en banlieue. « Nous partagions peut-être parfois une certaine colère » explique Medhi Meklat à propos de son « double numérique », Marcelin Deschamps. Ses tweets expriment la frustration et le ressentiment d’une jeunesse nourrie au lait de la victimisation et de la repentance. Dans mon livre,  Les Nouveaux enfants du siècle (Le Cerf, 2016), je qualifie cette jeunesse des cités de « génération Dieudonné ».

Avant de tourner casaque, Dieudonné était un parangon d’antiracisme célébré par tout ce que l’intelligentsia des années 1990 comptait de grandes consciences. Son cas vous rappelle-t-il le phénomène Mehdi et Badrou, hier encore chouchous des Inrocks, du Monde et de Télérama ?

Dieudonné est en quelque sorte la créature des docteurs Frankenstein de la « gauche morale ». Avant d’expliquer que « les juifs sont des négriers reconvertis dans la banque et la haute finance » et de chanter Shoah nanas, il a d’abord été un « artiste citoyen » engagé dans l’antiracisme militant au point, lors des législatives de 1997, d’être candidat à Dreux contre le FN. Mais s’estimant instrumentalisé et lésé par ses anciens « potes » de SOS, il  va entamer une lente dérive, s’enfermer peu à peu dans un ressentiment qui s’exprime aujourd’hui par un antisémitisme délirant et une farouche haine de la France.

La « génération Dieudonné », tout comme l’ «humoriste» auquel elle doit son nom, est le produit de l’échec de l’antiracisme des années 1980. En troquant le modèle traditionnel d’assimilation contre le système multiculturaliste anglo-saxon, l’égalité contre la diversité et la laïcité contre l’identité, cette idéologie a fait le lit du communautarisme. Dès 1993, le regretté  Paul Yonnet, dans son Voyage au cœur du malaise français, souligne le paradoxe qu’il y a à vouloir éteindre le racisme en exacerbant les identités. Il y voit une forme de discrimination à fronts renversés qui servira à essentialiser les individus en fonction de leur couleur de peau ou de leur origine et à transformer la société française en nouvelle tour de Babel.

Une tour de Babel que célèbre aujourd’hui Emmanuel Macron selon lequel « il n’y a pas de culture française ». Dans ce sillage différentialiste, Claude Askolovitch et Pascale Clark ont volé au secours de Mehdi Meklat. Voyez-vous dans l’antiracisme sélectif de  la « gauche olfactive » (Elisabeth Lévy) un symptôme de désintégration nationale ?

Après trente ans d’antiracisme différentialiste, la France n’a en effet jamais été aussi divisée et fracturée. Déculturée, déracinée, désintégrée, une partie des jeunes de banlieue fait sécession. Cela peut passer par de simples tweets comme dans le cas de Mehdi Meklat. Mais d’autres brûlent des voitures, agressent des juifs ou s’envolent pour la Syrie.

Comme vous, je suis frappé par le deux poids deux mesure de cette gauche antiraciste qui traque inlassablement le moindre « dérapage », la moindre entorse à la novlangue officielle, qui va jusqu’à traîner devant les tribunaux un historien aussi respectable que Georges Bensoussan, n’a pas hésité à porter au pinacle Mehdi Meklat dont les tweets ferait passer Jean-Marie Le Pen pour un social-démocrate. 

Il faut voir dans cette attitude une forme de snobisme, voire de condescendance néo-coloniale. Pour une partie de l’intelligentsia de gauche, Mehdi Meklat est une sorte d’ « animal de foire » qu’il convient d’encenser  pour se donner bonne conscience, « avoir l’air cool et subversif ». Cette complaisance est peut-être aussi liée à l’évolution idéologique de la gauche ainsi qu’à sa nouvelle stratégie électorale.

La fameuse « préférence immigrée » que notre ami  Hervé Algarrondo dénonce depuis des années…

Après le tournant de la rigueur de 1983 et la conversion au néo-libéralisme de François Mitterrand, l’antiracisme institutionnel a bel et bien constitué une idéologie de substitution pour le PS. En 2012, la fameuse note de Terra Nova a théorisé l’abandon des classes populaire au profit des « minorités ». Peu à peu, l’affrontement des ethnies a remplacé la lutte des classes,  le musulman » le prolétaire, et le mâle blanc occidental le capitaliste. Cette dialectique manichéenne a contribué à accentuer fortement les fractures françaises et à fragiliser la cohésion nationale. Elle a notamment nourri la paranoïa des jeunes de banlieue en offrant une explication simpliste à leurs difficultés d’intégration et en  les enfermant dans leur identité particulière, voire dans une appartenance ethno-culturelle fantasmée. De ce point de vue, bien que je n’aie jamais été proche de lui, ni de ses idées,  j’éprouve une certaine tristesse pour Mehdi Meklat. Ses tweets expriment d’abord un profond malaise identitaire qui confine à la schizophrénie. Et s’il faut condamner quelqu’un dans cette affaire, ce sont ceux qui l’ont nourri, instrumentalisé, exacerbé.

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    • 25 Février 2017 à 19h14

      Schlemihl dit

      Tiens , puisque on cause rapport à Bondy …. à Bondy justement , deux frères qui seraient paraît il de confession israélite ( je soigne mon style ) , vu qu’ils étaient coiffés de calottes d’ étoffes appelées dit on ” yarmoulkas ” ou ” kippas ” ont été agressés par un groupe de personnes en partie sorties d’ un bar à ” chicha ” ( ? ) , frappés et l’ un deux aurait subi un essai d’ amputation d’ un doigt à la scie . On ignore les motifs de ces brutalités mais je soupçonne un acte de malveillance .

      • 25 Février 2017 à 20h23

        QUIDAM II dit

        Extraits : « Deux jeunes gens portant la kippa ont été sauvagement agressés dans la soirée du 22 février à Bondy aux cris de “on va vous tuer sales juifs” ». « Arrivés à leur hauteur, les agresseurs bloquent les deux jeunes gens en hurlant « Sales juifs connards vous allez mourir ! ». « L’un des agresseurs était armé d’une scie à métaux avec laquelle il a tenté de couper un doigt de la main d’une des victimes. » (dans Mariane du 24 02 2017, article intitulé : Tabassage et scie à métaux : agression antisémite à Bondy)
        https://www.marianne.net/societe/tabassage-et-scie-metaux-agression-antisemite-bondy

      • 25 Février 2017 à 21h24

        desi75015 dit

        Je ne voudrais surtout pas passer pour le type qui essaie hypocritement de minimiser l’affaire mais…
        …il y a tout un tas de versions contradictoires d’après ce que je peux lire ici ou là, donc… prudence peut être ?
        C’est une affaire à prendre très au sérieux mais prudence quand même avant de s’emballer, non ?
        Pour le moment, je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit l’histoire épouvantable que vous venez de raconter. Donc on se calme, et on recueille des faits objectifs rapidement qui permettent de se faire une opinion. L’emballement suivi d’une rétractation, c’est ce qu’il y a de pire, je crois, il faut éviter ça à tout prix.

        • 26 Février 2017 à 0h11

          Schlemihl dit

          Ais je l’air de m’ emballer ? je signale non un fait connu mais une information , et avec les précautions qui s’ imposent ( conditionnel , absence de toute dénonciation et stigmatisation ) .

          J’ ignore ce qui s’ est passé . Mais comme des incidents de ce genre sont fréquents en France et ce depuis longtemps et que parfois ils vont jusqu’au viol ( Créteil ) et à l’ assassinat ( Bagneux ) , il n’ était peut être pas inutile d’en parler . Car je craignais que certains journalistes n’ en parlassent pas .

    • 24 Février 2017 à 13h45

      ylx dit

      Je note au passage que le sponsor financier de la revue Teleramadan créée par le sinistre MM, est un soutien actif de E. Macron.

      Je note également que Eric Zemmour a été traîné devant les tribunaux pour avoir fait état d’une statistique montrant que les détenus étaient majoritairement issus d’outre-Méditerranée.DPDM.

      Je remarque que les propos de MM ressemblent beaucoup à ceux tenus dans notre passé par les jacobins représentatifs de 1792 : Hébert, Camille Desmoulins, Carrier, Robespierre encore encensés par beaucoup de Français (au hasard Melenchon).

      La violence verbale qui accompagne ou précède la violence physique est caractéristique des idéologies totalitaires : 1 – vous êtes les victimes d’ oppresseurs 2 – pour vous libérer il faut les supprimer physiquement par tous les moyens. 3- Et pour se préparer psychologiquement à ces actes barbares il convient par la propagande et l’endoctrinement de déshumaniser ces ennemis au point de les assimiler à des insectes nuisibles que l’on écrase sans scrupules.

      Les propos ignobles de MM peuvent se retrouver à l’identique chez les Jacobins, Lenine, Hitler, Mao, Pol Pot, Ben Laden et la propagande de Daech largement diffusée par Internet et les prêches des télévisions islamiques.

    • 24 Février 2017 à 8h08

      QUIDAM II dit

      Mehdi Meklat s’abrite lâchement derrière une licence artistique pour justifier ses tweets exclusivement homophobes et antisémites lancés sous le pseudo de Marcelin Deschamps pour, prétend-il, « questionner la notion d’excès », et bla bla bla…
      Suggérons-lui les tweets ci-dessous :
      « Venez on enfonce une matraque dans le cul de Houria Bouteldja (et de Théo) »
      « Faites entrer le général Aussaresses pour tuer des Arabes »
      « Fatma est à deux étages en dessous de moi. Je vais lui faire le coup d’Anders Behring Breivik »
      Nul doute que Mediapart, Libération, Télérama, Le Monde, Les Inrocks, France 2, et France Inter vont les trouver drôles et les reprendre dans leurs colonnes.
      Que dirait-on de cette dernière suggestion de tweet ignoble et dégueulasse comme ceux de Deschamps MAIS sous “licence artistique” : « Mediapart, Libération, Télérama, Le Monde, Les Inrocks, France 2, et France Inter puent le couscous. »
       

      • 24 Février 2017 à 12h04

        Flo dit

        Sans oublier de prendre un pseudo à consonance arabe.

      • 25 Février 2017 à 7h33

        QUIDAM II dit

        Espérons que Mediapart, Libération, Télérama, Le Monde, Les Inrocks, France 2, et France Inter ne cautionneront plus des « auteurs » tels que Mehdi Meklat tenant des propos parfaitement odieux sous couvert d’un pseudonyme et d’un subterfuge conceptuel (« questionner la notion d’excès ») dont le caractère sournoisement artificieux devient évident dès lors que change la cible initiale de ses formules : « Faites entrer Hitler pour tuer les juifs », « Venez on enfonce un violon dans le cul de Madame Valls », etc… devenant le général Aussaresses et les Arabes ; une matraque et le fond de Houria Bouteldja.
        Mais on s’interroge tout de même sur le degré d’aveuglement (sinon même de complicité) des médias qui ont non seulement toléré des propos homophobes et antisémites à degré tellement répugnant, mais encore ont considéré qu’il s’agissait d’une démarche pertinente.
        Un comportement tellement irresponsable fait craindre la montée en intensité et la généralisation des discours et insultes racistes.

    • 24 Février 2017 à 4h38

      Naif dit

      la fin est désolante ! Pas étonnant que l’islamisme progresse fortement quand même ceux qui défendent, ou prétendent, les valeurs républicaine ne condamnent pas vraiment les messages antisémites et racistes venant de la culture islamique. 
      “S’il faut condamner quelqu’un” ? Pourquoi en douter ? Continuer comme cela et ne vous plaignez si Le Pen est élue présidente vous aurez fait tout ce qu’il faut pour ! 

    • 23 Février 2017 à 21h25

      Livio del Quenale dit

      Ces gens du Bondy club ne donnent pas la parole aux jeune de banlieues !
      Mais insidieusement à la haine, le fiel , le venin, la phobie, la répugnance, la répulsion, l’exécration, la rancœur, le ressentiment, la rancune, et à une victimisation dans le : “c’est pas de ma faute mais celle du blanc”, si vous observez bien , leurs échecs ne sont jamais de leur faute, ils ne se remettent jamais en question, ne connaissent pas non plus le scrupule , la honte, l’excuse, mais la loi du plus fort, celle de la jungle , la force.
      Pour eux faire amande honorable c’est mettre la tête sur le billot et alors ils vous la coupe.

      Ce monde reste dans son bain dont les lois n’ont rien à voir avec les nôtres, ni d’ailleurs avec notre culture qu’ils abhorrent dans les grandes largeurs.
      La conclusion est une évidence.
      La politique du prochain président et la nouvelle législature, devait tenir compte du temps perdu par celle aberrante de hollande qui aura accéléré si vite le pourrissement de la France et surtout ses banlieues.

    • 23 Février 2017 à 16h45

      IMpro dit

      En tout cas, chapeau pour cette promotion d’un banlieusard qui confirme le succès de ce genre d’aide à l’intégration qui n’est pas une “affirmative action” à l’anglo-saxonne. Le propos d’Alexandre Devecchio est clair et il a une intelligence acérée qui l’empêche de tomber dans l’idéologie prête à porter des pleureuses de la gauche bienveillante. Je ferai une petite remarque: on constate que cette gauche a lâché le prolétaire classique au profit du jeune de banlieue qu’elle caresse dans le sens du poil au lieu de l’élever intellectuellement et socialement. Libérale en économie, elle l’est aussi sur un plan sociétal (communautarisme, mariage pour tous etc.). Mais il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il se trouve que je suis très dur sur les problèmes de citoyenneté et de sécurité (pas vraiment opposé au mariage pour tous qui relève selon moi d’un accommodement pour une toute petite minorité: un PACS enrichi aurait suffi au lieu d’énerver la moitié de la France), mais que je suis quand même libéral en économie (dans certaines limites bien entendu). Cela me crée des problèmes, car j’épouse les thèses d’Elisabeth Lévy, de Finkielkraut ou de Caroline Fourest sur l’islamisme, la laïcité et la République, ce qui correspond à un républicanisme dur et enraciné, mais je ne partage pas d’un autre côté les attaques frontales contre le système capitaliste qui viennent souvent de ce camp. En gros: je ne m’y retrouve jamais dans les propositions politiques habituelles. Par exemple: certaines propositions économiques de Macron me semblent intéressantes, mais je rejette catégoriquement ses prises de position sur les sujets de société. Je pense que Fillon va peut-être un peu trop loin sur l’économie et sa proximité avec la droite catholique me gêne un peu, moi qui suis athée. Ce n’est pas gênant après tout, on ne vote jamais pour quelqu’un qui vous corresponde parfaitement et au deuxième tour on élimine celui qu’on ne veut voir arriver au pouvoir à aucun prix.

      • 25 Février 2017 à 21h54

        desi75015 dit

        Lequel jeune de banlieue ne vote pas pour lui en retour !
        Un, parce qu’il est plutôt de droite économiquement.
        Deux, parce que voter pour le parti des homos c’est hors de question.
        Trois, parce qu’il s’en br… de la politique et qu’il vote jamais.
        idée brillante que celle de Terra nova !! Le PS a… dissous son propre électorat !

    • 23 Février 2017 à 15h57

      Pyrrhon dit

      C’est parce que son pseudo et ses tweets ont été révélés que Mehdi Méklat a été renvoyé à son origine et à son enfermement dans le sentiment d’injustice et de rejet qui caractérise la jeunesse des cités, en échec culturel et professionnel.
      On n’a pas encore trouvé de solution collective à ce problème, mais je découvre presque quotidiennement des hommes et des femmes issues de l’immigration, parfaitement intégrés et apaisés. 
      On ne peut forcer personne à faire ce saut. On ne peut qu’en offrir les moyens, laisser la porte ouverte. 

    • 23 Février 2017 à 15h23

      Lumiel dit

      D’accord sur tout. Je partage sur ma page Facebook, comme bien d’autres articles de Causeur. Ce qui se passe aujourd’hui était à prévoir. Et fut d’ailleurs annoncé dès les années 1990 par des personnes inquiètes, à l’époque, du devenir de l’Ecole républicaine et plus généralement consternées par la démagogie et le communautarisme orchestrés par la gôche. Déjà, nous étions rattachés, par les thuriféraires d’un bourdieusisme mal digéré, au pire à ce que M. Plenel ou autres de sa coterie, désigne par “la fachosphère”, au mieux, à la ringardise républico-poussiéreuse.

      Je me permets ici de signaler deux erreurs grammaticales dans l’article. Causeur ne m’a pas habituée à la médiocrité ambiante, donc voici :
      - “l’Ecole supérieur de journalisme de Lille” : par pitié, ne laissez pas vos secrétaires de rédaction laisser passer ce genre d’erreur, commise désormais par tous les élèves et étudiants (ceux par exemple qui sont en Terminal (sic !)). Bref, c’est l’Ecole supérieurE etc.
      - Et surtout (fin de l’article), “bien que je n’ai jamais été proche de lui, ni de ses idées”. “Bien que” est suivi du SUBJONCTIF, ce qui donne “bien que je n’aiE”.

      Cordialement,
      Lumiel

      • 23 Février 2017 à 16h15

        L'Ours dit

        Le subjonctif ne s’emploie que quand il y a probabilité ou incertitude. Là c’est une certitude, il n’a jamais été proche de lui, donc pas de subjonctif.
        Il faut dire par exemple: “après qu’il a plu”.
        Pour le reste, je suis entièrement d’accord.
        Cordialement.

        • 23 Février 2017 à 16h21

          Mouah dit

          Vous confondez “après que” et “bien que”. C’est “Lumiel” qui a raison.

        • 23 Février 2017 à 16h40

          lisa dit

          Oui je crois. c’est super il y a encore des gens qui aiment la langue française, langue d’un pays qui n’a pas de culture rappelez vous.

        • 23 Février 2017 à 17h05

          L'Ours dit

          Vous me mettez le doute mouah, il y aurait une exception pour “bien que”… c’est possible car il y une espèce d’antagonisme entre l’affirmation et le résultat.
          Je vais chercher un peu.

        • 23 Février 2017 à 21h07

          pier21 dit

          Simple vérification: dites-vous: “bien que tu n’a jamis été proche…”
          ou bien
          “bien que tu n’aies jamais été proche….”

        • 24 Février 2017 à 1h01

          Mouah dit

          @ pier21 :
          “Bien que tu n’aies”, bien sûr ! :)

        • 24 Février 2017 à 1h14

          Lector dit

          bien que + subjonctif toujours. Malgré que + verbe avoir au subjonctif. Exemple : de la grammaire, malgré que j’en aie, je puis en douter parfois :)

    • 23 Février 2017 à 14h33

      lebosondehiggs dit

      à vérifier ?
      Entre racistes anti-blancs, on s’aime : Marwan Muhammad du CCIF fait partie des premiers abonnés de @mehdi_meklat.

    • 23 Février 2017 à 14h30

      Habemousse dit

      Tandis que François Hollande, invité au dîner annuel du Crif, avec B. Hamon, Macron et Fillon, les trois « principaux » candidats à la présidence, déclarait gravement que l’extrémisme ne passerait pas en France, traduisez Marine Le Pen, on interpellait, aux abords de l’entrée de l’hôtel où cette réunion festive sévissait, un individu fiché S, muni d’une arme blanche, sans doute pour couper la galette des rois.

      Une regrettable méprise pour ce jeune venu dans l’intention de participer. !  

      • 23 Février 2017 à 14h55

        Patrick dit

        Mais vous vous rendez compte, ils ont déjoué un attentat ! Formidable !

        • 23 Février 2017 à 16h41

          lisa dit

          On ne nous l’a pas dit, non ?

    • 23 Février 2017 à 14h26

      Angel dit

      Et bien moi je ne trouve aucune tendresse ni aucune excuse a ce jeune con.
      Il est vrai que la vie pour les jeunes est plus difficile que lorsque moi meme j’etais jeune. MAIS TOUS LES JEUNES et pas seulement une partie des calimeros toujours excuses, ont des difficultes.

      En Seine Saint Denis comme dans le Cantal et dans le Cantal plus encore.

      Ce qui me degoute ce sont les attitudes de tous les Askolovitch ou Pascale Clarke. Sont ils a ce point aveugles ou ne sont ils en somme que des criminels de la pensee ?

    • 23 Février 2017 à 14h19

      bourbons dit

      Mais les koufirs sont d’une affligeante bêtise, il faut comprendre ce que veux la jeunesse africano-musulman des banlieues “Une bm de grosse cylindrée une carte d’essence illimité, accessoirement une assurance et un revenu mini de l’ordre de 2à3000 euros mensuel plus immunité judiciaire lorsque le délit touche des koufars sinon le tribunal islamique Il y ont droit puisqu’on a colonisé leurs ancètres et que nous ne nous somment pas excusé

    • 23 Février 2017 à 13h55

      Kernoa dit

      “les tweets de Mehdi Meklat expriment la frustration et le ressentiment d’une jeunesse nourrie au lait de la victimisation et de la repentance.”

      Selon mon ressenti, les tweets de Mehdi Meklats sont l’illustration de deux choses: d’une part du choc des civilisations qui va bouleverser la cohésion ethnique de la France, et de l autre du besoin qui se fait de plus en plus impérieux pour lui d’exiger des SEULS vrais “indigènes de la République ” que sont les Français blancs de souche, un espace d’expression culturelle qui lui est propre indispensable au développement de sa propre civilisation ethno-musulmane dont on sait qu’elle est en faillite en Algérie.
      La France est donc entrée dans une situation hautement explosive. Mais peu d’entre nous ne veut l’admettre.