Bienvenue en Normalie ! | Causeur

Bienvenue en Normalie !

La gauche reprend la politique de Sarkozy mais nous rejoue le grand air des valeurs

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 22 juin 2012 / Politique

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Hypocrite comme un journaliste. Ou comme un politologue. Ou comme un élu. Il était assez amusant, le 18 juin, d’entendre les invités d’Yves Calvi sur France 2 commenter le tweetgate avec des accents de vierges éplorées. De Florian Philippot, lieutenant de Marine Le Pen, à Vanessa Schneider, journaliste au Monde, en passant par Dominique Reynié, politologue et débiteur d’affirmations qui ne mangent pas de pain, ce fut un festival de mines outrées et de grands mots.
Comme chacun sait, et comme cela fut abondamment répété, ces histoires d’alcôve n’intéressent pas nos concitoyens. Comme dirait Audrey Pulvar, faudrait pas me prendre pour un jambon ! Ce serait donc par pur masochisme que Le Monde a consacré trois pages à la tragédie politico-amoureuse du Président normal, et que tous les hebdos (à l’exception de Paris Match…) ont changé leur « une » in extremis ? « Les Français, osa encore la consœur, ne supportent pas ce mélange public privé. » Je ne sais pas s’ils supportent, mais ils adorent.

Bien entendu, les estimables personnalités réunies sur le plateau se sont, comme vous et moi et des millions de Français, passionnées pour le duel de chipies qui a pimenté la bataille politique de La Rochelle. Tout simplement parce que, depuis nos rois et reines jusqu’à Nicolas Sarkozy, l’intrusion des passions dans la raison politique intrigue et fascine. Sexe et pouvoir, c’est la grande affaire de l’humanité. Des flots d’encre ayant coulé sous les ponts, on ne reviendra pas sur ce que l’affaire nous a appris de la douceur féminine et de la personnalité de la Première Girl Friend – qui, cherchant un nom pour sa non-fonction, avait retenu, parmi toutes les propositions, « Atout Cœur » et « Première Journaliste ». Et pourquoi pas Informator ? Cet édifiant épisode jette en revanche un éclairage nouveau sur la normalité présidentielle. Oui, François Hollande est normal, trop normal, comme l’annonce notre « une », concoctée par François Miclo avec l’aimable collaboration de Raymond Depardon.

Mais plus le Président répète, sur le mode de la dénégation, qu’il n’est pas Nicolas Sarkozy, plus ce qu’il a en commun avec son prédécesseur apparaît de façon éclatante : ces hommes radicalement différents sont précisément des hommes normaux, peut-être même ordinaires – si on veut être cruel comme Gérard Pussey, écrivain dont je salue l’arrivée dans ce salon. Exceptionnellement doués sans doute, courageux assurément, mais aussi lâches que n’importe lequel de leurs congénères quand il s’agit d’affronter une larme, une bouderie ou une colère de femme – et ne parlons pas de deux. Pour la résacralisation du pouvoir, vous repasserez. Ou pas.

Si le Président est normal, le fond de l’air est désespérément banal. On espérait une bataille d’idées entre la gauche Terra Nova, multiculturelle et antifasciste, et la gauche républicaine attachée à la nation. On dirait que, au moins dans les discours, la première a déjà gagné et que nous sommes condamnés à revoir un film que nous connaissons par cœur, sempiternelle variation sur un scénario éculé, Marine Le Pen ayant simplement remplacé son père dans le rôle du Dr No. Pour le reste, les mêmes injonctions moralisantes des valeureux résistants enfin sortis de la clandestinité à laquelle la répression policière les avait condamnés1, les mêmes niaiseries sirupeuses, les mêmes listes d’idiots utiles et d’alliés objectifs, les mêmes excommunications – et les mêmes médias, qui trouveront dans ce vieux filon une précieuse opportunité de reconversion de leur obsession sarkozyste – seront mobilisés en vue des mêmes fins : renvoyer à la niche ces classes populaires qui résistent avec entêtement aux joies de l’avenir radieux et sans frontières dans lequel elles sont priées de disparaître.

Au PS comme à l’UMP on semble donc avoir fermé avec soulagement le livre du géographe Christophe Guilluy sur les « fractures françaises », qui a fait office d’évangile pendant ces quelques mois où personne n’avait de mots assez doux pour ces prolos sans lesquels nul ne gagne une élection. Du reste, dans l’entretien qu’il nous a accordé, Guilluy explique qu’après une présidentielle qui avait mobilisé ces catégories, les législatives ont été une élection sans le peuple. Retour à la normale : après avoir juré que cette fois on les avait compris, on s’est empressé, une fois le dernier bureau de vote fermé, de dénoncer leur esprit étroit, imperméable aux joies du métissage.

Les commentateurs ont donc unanimement et bruyamment décrété que le résultat des législatives confirmait l’échec de la « stratégie Buisson ». À les entendre, nous aurions subitement retrouvé nos « valeurs » que ce salaud de Sarkozy avait cachées on ne sait où, sans doute dans le même coffre que l’argent qu’il piquait aux pauvres pour le donner aux riches. Maintenant qu’il a cessé de diviser les Français, nous pouvons à nouveau nous aimer les uns les autres – il faudra le dire aux Parisiens qui empruntent la ligne 1 aux heures de pointe, certains ne doivent pas être au courant.

Les chers confrères vont un peu vite en besogne pour décréter que la « droitisation ne paie pas » – sachant qu’ils qualifient de droitisation toute tentative pour répondre aux angoisses exprimées par les classes populaires sur l’immigration et la sécurité. Claude Guéant n’a pas été défait par un tenant de la droite dite « humaniste » (l’humanisme en question consistant paradoxalement à s’asseoir sur les attentes d’une partie des citoyens), mais par un dissident mieux implanté que lui. Et parmi les battus, figurent également François Goulard, Hervé de Charette ou Laurent Hénart, qui ne sont pas, que l’on sache, des représentants de la droite inhumaine et buissonnière.

En réalité, si on place à part l’ouest de la France, qui a peut-être rejoint le camp de ceux qui imaginent pouvoir un jour faire partie des gagnants de la mondialisation, on a plutôt l’impression que si la « stratégie Buisson » a été sanctionnée, ce n’est pas à cause de Buisson, mais parce qu’il était trop évident qu’il s’agissait d’une stratégie. Convaincus que Nicolas Sarkozy, malgré ses discours musclés, ne ferait pas mieux que François Hollande sur les terrains qui les préoccupent, nombre d’électeurs se sont dit : « à tout prendre, autant avoir la retraite à 60 ans. »

La gauche n’ayant aucun autre horizon à proposer que le libre-échangisme et la réduction des déficits – c’est-à-dire la politique menée par Sarkozy –, elle a tout intérêt à camper sur sa supériorité morale. Aussi a-t-elle promptement commencé, notamment par le truchement de Najet Vallaud-Belkacem, professionnelle du fronçage de sourcil à visage humain, à déplorer la porosité, les passerelles, les compromissions entre UMP et FN – l’inénarrable Olivier Ferrand de Terra Nova ayant déjà dressé la liste des agents doubles, dans laquelle figure évidemment votre servante, ainsi que les suspects habituels. À l’UMP, certains, à commencer par Alain Juppé et François Fillon, ont compris qu’ils tenaient là leur seule chance de faire passer une bataille de chiffonniers pour un noble affrontement idéologique. Jambons, vous-mêmes !

En vérité, on voit mal pourquoi il faudrait partager les valeurs du Front national pour comprendre que son succès n’est pas dû à la méchanceté ou au racisme des Français, mais au fait que beaucoup le tiennent – à tort, à mon humble avis – pour le seul parti capable de défendre avec fermeté ce qui leur importe : une justice qui condamne les voyous, une immigration qui s’adapte à la tradition nationale, un système social supporté par tous. Personne ne leur rendra confiance en leur répétant qu’il faut aimer l’autre et que la différence est une source de richesses. Dans ces conditions, comme le montre Daoud Boughezala, il est absurde de poser en termes moraux et sentimentaux la question d’une éventuelle et future alliance entre l’UMP et le FN.

Le jour où les électeurs frontistes auront la conviction que la droite « classique » est capable d’entendre leurs inquiétudes et d’y répondre, le Front national n’aura plus de raison d’exister (on l’a vu en 2007). Et la gauche devra se trouver un nouvel épouvantail. Malheureusement, il semble que ce ne soit pas pour demain. Bienvenue dans le quinquennat anti-Le Pen.

Cet article en accès libre introduit le dossier du numéro 48 de Causeur magazine consacré aux débuts de la présidence “normale”. Pour lire l’intégralité du dossier, achetez ce numéro ou abonnez-vous sur notre boutique en ligne.

  1. Je rigole, mais fabriquer Marianne et Mediapart dans une cave, ce n’était pas marrant tous les jours.

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    publié dans le Magazine Causeur n° 48 - Juin 2012

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    causeur48
  • La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 24 Août 2012 à 16h55

      Chabert dit

      Je ne suis ni raciste, ni méchant; je ne suis qu’un Français ordinaire qui en a assez de voir bafouer les valeurs de son pays. C’est pour cette raison que j’ai contribué à la défaite de N.S en votant pour le FN (dont je ne suis pas membre) seul parti représentatif ( à moins que Mme Levy m’en indique un autre) qui, à mon sens, défend encore ces valeurs. Hollande est donc là, aussi, grâce à moi mais j’assume mon vote car j’ai estimé avoir été trahi par NS après avoir voté pour lui en 2007. “Chat échaudé craint l’eau froide”…

      Le “Français ordinaire” souhaite finalement peu de choses:
      vivre en sécurité dans son Pays (plus de zones dites de non-droit, bel euphémisme pour désigner des cités où des voyous font régner la terreur; une justice qui ne se trompe pas de cible), avoir du travail, bénéficier d’un système de sécurité social sain (c’est-à-dire non filoutés par les trop nombreux ayant-droits de la cmu), ne pas voir son pays envahi (le mot n’est pas trop fort) par des hordes incontrôlées d’immigrés clandestins venus non pas pour trouver du travail mais pour profiter des mannes du système social.

      Le “Français ordinaire” est donc tout à fait normal. 

    • 25 Juin 2012 à 11h03

      laborie dit

      Le “Cul” normal à droite comme à gôôôôche…me voilà rassuré…

      http://www.dreuz.info/2012/05/les-histoires-de-cul-de-la-gauche-qui-vont-faconner-le-gouvernement/

    • 24 Juin 2012 à 21h42

      kriktus dit

      @yxl
      Les politiques parlent comme sl ils étaient capables de résoudre les problèmes “économiques”
      Ce n’est pas qu’ils n’en sont pas capables ils ne le veulent pas!!! Ils sont les salariés des grandes multinationales et gagnent plus d’argent à les servir qu’à servir le peuple qui les élit docilement endoctriné par la propagande de la presse et de la télé (je ne parle pas que des journaux je parle des jeux aussi, des séries, des documentaires des films).
      à vous lire, l’économie prédomine sur le politique et c’est justement  une part de ce qu’on nous serine depuis 50 sur tous les médias et un mensonge répété 10 000 fois finit par être pris pour une vérité. Les politiques que nous élisons ne font donc plus de politique. où se fait-elle alors? où se prennent les décisions politiques? Dans  les conseils d’administration des multinationales.
      Donc la politique prédomine sur l’économie mais actuellement ce sont des “économistes” des ploutocrates qui font la politique pas les “représentants” du peuple.

      • 25 Juin 2012 à 8h53

        ylx dit

        Ma réflexion n’est pas aussi élaborée que la vôtre. Je faisais seulement un constat : “Le parti socialiste aura en effet les pleins pouvoirs sur toutes les institutions du pays et malgré ce pouvoir illimité il sera incapable de changer le cours implacable des mécanismes de l’Economie, “Colosse au pied d’argile”.

    • 24 Juin 2012 à 15h57

      Jrockfalyn dit

      Curieux que les tweets scandaleux ne produisent pas les mêmes consquences…
      Salviac déshértéhèlisé pour une bluette franchouillarde digne d’une 3ème mi-temps de rugbymen ivres morts qui recommandait de ba

      • 24 Juin 2012 à 16h02

        Jrockfalyn dit

        … qui recommandait d’être horitontalement opportuniste…
        En face Madame “Hollande” qui, d’un gazouillis charantais iconoclaste, éjectait impunément Ségolène du perchoir… Pourtant Salviac avait raison, Mme Valérie, elle sait buzzer utile.

        • 24 Juin 2012 à 16h40

          eclair dit

          @Jrockfalyn
          Vous accordez trop d’importance au tweet .
          Royal avait perdu le deuxième tour dès le début si elle était en face de falorni. 
          Royal n’était pas apprecié sa gestion de la région lui as créé beaucoup de rancoeur.  

        • 24 Juin 2012 à 16h44

          Jrockfalyn dit

          J’ai donc d’autant plus raison en indiquant que Mme Machin-chose n’a fait que buzzer utile et opportunément.

        • 24 Juin 2012 à 16h45

          Jrockfalyn dit

          J’ajouterais que Salviac avait doublement raison : Valérie, elle “falornique” aussi utile.

        • 24 Juin 2012 à 17h00

          eclair dit

          @Jrockfalyn
          Faut voir aussi que le soutien à falorni était normal. Vu que c’était lui qui a caché leur amour au début à hollande et à triewerleir.
          D’ailleurs pour ça que segolene ne lui parlait pas à falorni.

          On remarque surtout qu’hollande lache ceux qui l’aide pour le coup. 

    • 24 Juin 2012 à 0h23

      pirate dit

      La nouille, il est minuit 21, j’ai rien à faire de spéciale, alors je viens là histoire de taquiner la nouille. Essayes de ne pas être aussi prévisible, tes réponses je m’en fout complet, le but n’est pas d’en avoir, le but c’est de me foutre de ta gueule, et comme t’es un client facile…

    • 23 Juin 2012 à 20h56

      eclair dit

      @saul
      la réaction de thacalve est normale il a été abreuvée par les médias comme quoi c’était de grands capitaines d’industrie.

      Il a jamais dut rencontré de véritable chef d’entreprise .

      • 23 Juin 2012 à 21h56

        pirate dit

        toi non plus la nouille.

        • 23 Juin 2012 à 22h38

          eclair dit

          @pirate.
          Mdr, tu me sors cela d’un ton péremptoire sans rien conaitre de mon histoire familiale.

          Très très drôle. 

        • 23 Juin 2012 à 23h57

          pirate dit

          c’est surtout, et tu vasf aire là une découverte stupéfiante, que je m’en branle complet.

        • 24 Juin 2012 à 0h03

          eclair dit

          @pirate
          Mais je comptais pas en dire plus mon pauvre. Je viens pas étaler ma vie comme tu le fais.
          Je disais juste que des affirmations péremptoires étaient très drôle.
          Toi comprendre subtilité? Ou c’est trop compliqué pour ton petit cerveau? 

    • 23 Juin 2012 à 12h47

      eclair dit

      @thacalve.
      Le problème des spoliateurs ne datent pas de l’ère socialiste. Il est antérieur.
      Il est parfois impossible de j’imaginer aujourd’hui que dans les années 50 l’une des régions les moins prospéres étaient la région parisienne Que toutes les régions avaient un fort développement économique et un maillage important.
      Qu’st ce qui s’est passé c’est que l’état a taxé les héritiers des entreprises familiales qui ont dut vendre soit à des groupes étrangers. soit  et là cela devient intéressant aux patrons des grands groupes actuels qui se trouvaient souvent eux ou leurs enfants à faire les mêmes écoles que les politiques. Et bizarrement les banques sous contrôle de l’état leur pretaiit d’énormes sommes.
      Autre fait intéressant c’est que l’ouverture à la mondialisation étaient voulut par ces mêmes grands groupes au détriment de ces entreprises familiales

      Résultat ce qu’on connait aujourd’hui, imaginer qu’il y a 40 ans de ça la france produisait de tout c’est quasiment impossible aujourd’hui. 

      • 23 Juin 2012 à 16h24

        Thalcave dit

        ?
        Je ne comprends rien à vos élucubrations. Les patrons des grands groupes sont-ils étrangers ou français? Quel rapport avec la région parisienne? Pourquoi les grands groupes ne produisent ils pas de tout si les petits groupes en étaient capables? Croyez vous comme Ylx que la cohésion familiale produit de meilleurs résultats que la cohésion étatique?
        Quel embrouillamini.
        Excusez moi, je n’ai pas l’entrainement d’un professeur de ZEP. Votre prose me fatigue. Je vais faire la sieste.

        • 23 Juin 2012 à 16h34

          pirate dit

          Faut parler le Nouille pour comprendre. le Nouille est un langage à base d’élucubration fabriqué à partir de brève lu rapidement sur internet, peu ou pas comprise et régurgité en analphabète le tout en prenant un air pénétré et docte censé traduire un savoir profond en absolument toute chose.

        • 23 Juin 2012 à 20h25

          eclair dit

          @thacalve
          LE rapport avec la région parisienne est très intéressant à comprendre
          La région parisienne s’est developpé aux dépends des autres régions française.
          Mais comment cela s’est passé déjà par les lois sur  l’héritage qui a fait que des groupes familiaux ont dut vendre pour payer les impôts.
          Cela a permis l’éclosion de nouveaux milliardaires le meilleur exemple c’est tapie qui s’était fait une specialité de démembrer les societés.
            Dans les années 70 il a été decidé de libéraliser les échanges  au profit des grands groupes internationaux, type défense BTP pétrole au détriment des groupes régionaux. Avec aussi une politique du franc trop fort. 

          Au fait une ZEP c’est pas nécessairement une banlieue cela peut être une zone semi rurale.
           Il faut motiver des profs pour aller dans une zone perdue.
          Et d’ailleurs oui j’ai été  dans un collège classé en ZEP d’ailleurs le collège privé lui aussi était classé  en ZEP.
          Comme quoi faudrait peut être apprendre ce qu’est un acronyme et la réalité derrière. 

        • 23 Juin 2012 à 21h56

          pirate dit

          si vous n’avez toujours rien compris, achetez vous un paquet de pâte, c’est plus simple. la Nouille a été en ZEP donc… ceci explique le reste

        • 23 Juin 2012 à 22h34

          eclair dit

          @pirate
          ZEP de milieu semi rural. Je vivais dans un village de moins de 1000 habitants. Les éleves de ce collége venait à 80-90% de petits villages.
           
          Le fait qu’il ai été placé en ZEP c’était uniquement dut au fait qu’il fallait attirer de nouveaux professeurs.

          Mais les profs étaient globalement très bon. 

        • 23 Juin 2012 à 23h58

          pirate dit

          et en plus il en a honte… énorme !

        • 24 Juin 2012 à 0h06

          eclair dit

          @pirate
          Tu sais lire le français?
          Ou tu vois de la honte dans mes dire?
          J’évoque simplement des faits. 

          PAr contre toi tu dénigres l’enseignement dans les ZEP.

          Avoir honte de quoi explique moi? De quoi je devrais avoir honte. Vas y fait moi rire enfonce toi! 

    • 23 Juin 2012 à 12h43

      ylx dit

      Les politiques parlent comme sl ils étaient capables de résoudre les problèmes “économiques” que les Français placent au premier rang de leurs priorités, lesquels sont évidemment bien déçus de voir qu’ils ne peuvent rien changer, d’où les désillusions, l’abstentionnisme, le vote-protestataire… Et pourtant ils ont tout essayé : le monarque tout-puissant de gauche, le soliveau, le volontariste de droite, le mou normal de gauche.
      Le septennat à venir va leur apporter définitivement la preuve que la politique nationale n’a pas barre sur l’économie , ou très marginalement (la redistribution fiscale évidemment, mais pas la production, ni l’exportation, ni la croissance). Le parti socialiste aura en effet les pleins pouvoirs sur toutes les institutions du pays et malgré ce pouvoir illimité il sera incapable de changer le cours implacable des mécanismes de l’Economie, “Colosse au pied d’argile”.

      • 23 Juin 2012 à 16h14

        Thalcave dit

        Pourquoi alors payer un train de vie monarchique à ces parasites inutiles. 577 députés, 348 sénateurs, 60 000 élus de tous poils. 20.000 € par député dont les avantages en nature sont si importants que les banquiers ont constaté que leurs comptes courants sont des comptes dormants dont ils n’ont pas besoin pour vivre. Pourquoi tous ces motards, ces sirènes, ces cabinets, ces palais d’Ancien Régime. Regardez le train modeste de Angela Merkel avant d’agiter vos sébiles sous sa fenêtre. Les ministres scandinaves se déplacent à vélo.

        • 23 Juin 2012 à 16h45

          pirate dit

          Parce qu’on est probablement le premier pays monarchiste à avoir coupé la tête à ses rois pour en placer d’autre, plus petit, plus communs sur la base d’un postulat frelaté : les hautes études mènent à de hautes fonctions, alors qu’il s’agit en réalité du même schéma qu’hier : qui fait partie du sérail pourra prétendre diriger ce pays. Mais vous noterez bien que les français qui sont pourtant si prompt à expliquer à tous “que ca va péter” et que ca va bien les salauds de riche, ils continuent de voter pour être dirigé par des individus qui pour la plus part les dépouillent, mais mieux, tout en s’allouant des retraites de barons, expliquent que va falloir se serrer la ceinture. Tous, sauf eux.

    • 23 Juin 2012 à 12h40

      eclair dit

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/22/20002-20120622ARTFIG00682-une-facture-de-42milliards-pour-les-francais.php
      article intéressant qui à première vue donne raison à la courde justice européenne de mettre une amende à la france.
      mais en réalité  cela montre que l’UE a été batie sur des fondements économiques boiteux. Qu’un état décourage la fuite de capitaux de son pays est en soit une necessité sinon cela abouti à un appauvrissement du pays à terme. 

      • 23 Juin 2012 à 17h15

        Marie dit

        votre conclusion est une lapalissade !

    • 23 Juin 2012 à 12h21

      ylx dit

      @ Thalcave qui dit : “Vous semblez faire une distinction fondamentale entre l’Etat tout court et l’Etat-providence”
      J’ai dû mal me faire comprendre, mais c’est pas grave.

      On peut gloser à l’infini comme le font les analystes politiques spécialisés qui se livrent à longueur de semaine au coupage de cheveux en 4 et à la sodomisation de diptères.
      On peut aussi simplifier l’analyse en observant les résultats des seconds tours des 8 élections présidentielles successives où s’affrontent en règle générale un candidat de droite (+ ou – à droite) et un candidat de gauche (+ ou – à gauche). Cette machine à trier , un peu brutale, permet de séparer les votes exprimés en deux camps.
      On peut considérer que les électeurs ont grosso modo compris quelles étaient les valeurs de droite et celles de gauche et sont capables de se déterminer en conséquence.
      On constate qu’ils se répartissent en deux camps pratiquement égaux à quelques pour cents près (sauf l’exception de 2002 !), les électeurs qui ne veulent pas entrer dans la machine à trier s’abstenant. Les électeurs des camps non représentés au deuxième tour se débrouillent comme ils le peuvent avec celà.
      Sans être un analyste professionnel j’aurais tendance à penser que les électeurs du FN sont plutôt de sensibilité de droite et qu’ils n’adhérent pas aux valeurs de gauche : collectivisme social, assistanat, Etat-providence, fonction publique forte, interventionnisme économique, redistribution fiscale, traitement “préventif” de la délinquance, égalitarisme, bienveillance à l’égard de l’immigration, chasse aux riches et aux nantis…Dans ces conditions, les considérations byzantines sur le vote-rejet, le vote-sanction, le vote-stratège ne semblent pas déterminantes.

      • 23 Juin 2012 à 12h51

        eclair dit

        @ylx
        valeurs de gauche valeurs de droite.
        Les valeurs ont changés suivant les décennies.Le PS actuel dans les années 30 auraient eut plus les valeurs de la droite de l’époque.
        En 1900, le PS aurait été vu d’extreme droite. 

    • 23 Juin 2012 à 11h55

      brindamour dit

      Je pense que beaucoup sont d’accord avec le diagnostique et l’analyse de EL.
      Oui mais mes compatriotes, par leur vote, ont choisi de donner TOUS les pouvoirs à la gauche option terra-nova.
      Je suis las, las, las ……

      • 23 Juin 2012 à 12h06

        eclair dit

        @brindamour
        Il vaut mieux enlever les anesthésiant et se confronter  à la plaie purulente pour la soigner que d’anethesier et de ne rien faire et de croire le bonimenteur.

        Ils n’ont pas tout les pouvoirs leur en manque un le pouvoir constitutionnel.
        De plus il y a des gardes fous Ironiquement c’est les marchés et l’europe qui empecheront le PS de faire  trop n’importe quoi