Depuis ma jeunesse militante, on m’a toujours répété qu’en politique il ne fallait jamais sous-estimer l’adversaire. J’ai donc fini par le croire. À tort. En période globalement décérébrée, le vrai danger est de surestimer l’adversaire. Donc d’avoir peur de lui mettre des coups de boule. Donc de le laisser faire.

D’accord, l’adversaire est méchant comme une teigne et menteur comme un pénaliste. Et en plus, il est multitâche. Capable de signer le même jour un édito de Libé et de l’Obs, un tweet contre Charlie, un crachat contre Finky, une fatwa contre Lévy.

D’accord, l’adversaire est puissant. Il a open bar tous les matins à la radio d’État. Il complote à Solférino. Il parle dans l’oreillette de Pujadas. Il fait écrire des lois pour ne pas payer sa TVA. Je sais tout ça.

L’adversaire est devenu nigaud

Mais je sais aussi qu’à force d’avoir régné sans trop se fatiguer, l’adversaire, souvent, est devenu nigaud. Prenons un exemple de ces nigauds. Pas n’importe lequel, un modèle de compétition. Il s’appelle Nicolas Cadène. C’est le bras droit de Jean-Louis Bianco à l’Observatoire de la duplicité, pardon de la laïcité. Cet Observatoire, financé à 100 % sur fonds publics et rattaché en théorie à Matignon, s’est ingénié, depuis sa création à ne rien observer du tout.

On y a multiplié les rapports lénifiants du style « RAS, tout va bien pour la laïcité en France ».

*Photo: SIPA.00619000_000045.

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Marc Cohen
est rédacteur en chef de Causeur.est rédacteur en chef de Causeur. Pilier du Groupe d’Intervention Culturelle Jalons, il a notamment été rédacteur en chef de "L’Idiot International ".
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