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Ben Laden a voté Obama

Après l’aventure au Pakistan, la sortie d’Afghanistan

Publié le 02 mai 2011 à 17:21 dans Monde

photo : ci_center21

La traque réussie, suivie de l’exécution sommaire d’Oussama Ben Laden, puis la gestion médiatique et politique de ce considérable événement par la Maison Blanche est indubitablement un beau succès pour Barack Obama et ses proches conseillers.

Constatons, pour nous en réjouir, que rien n’a filtré des prémisses de cette opération avant qu’elle soit menée à bien, et qu’elle a pu ainsi se réaliser sans être parasitée par des chasseurs de scoops intempestifs.
Cela dit, on devrait voir surgir, dans les prochaines semaines, des révélations concernant l’organisation militaire et politique de cette « exécution ciblée » qui réjouit aujourd’hui le peuple des Etats-Unis rassemblé autour de son président.

La présence de Ben Laden et de son entourage dans la ville d’Abbottabad, située à une centaine de kilomètres au nord d’Islamabad, semble avoir été décelée par les services spéciaux américains dès le mois d’août. On le croyait, jusque-là, retranché dans les « zones tribales » pakistanaises à la frontière de l’Afghanistan.

Il est fort probable que le chef d’Al Qaida ait bénéficié, ces dernières années de la tolérance, sinon de la protection, d’une partie au moins de l’appareil sécuritaire Pakistanais : la ville où il était réfugié abrite une garnison importante de l’armée et même une académie militaire.

Il est non moins probable que sa découverte par les services de sécurité des Etats-Unis soit le résultat d’un marchandage serré avec leurs homologues pakistanais. Le prix de cette livraison n’a pas, bien entendu, été porté à la connaissance du grand public.

Mais il doit être bien supérieur aux cinq millions de dollars affichés en bas du portrait de Ben Laden comme récompense à celui qui permettrait la capture du commanditaire des attentats du 11 septembre 2001. Les Etats-Unis, ont, ces derniers mois, consenti une aide économique exceptionnelle au Pakistan dont l’économie est en faillite chronique. Ils ont réfréné les ardeurs indiennes à occuper le terrain afghan par le biais d’une présence économique dont l’ampleur allait croissant.

Mais, au bout du compte, même si cette capture avait coûté quelques milliards de dollars, le bénéfice stratégique et politique qu’en retire Barack Obama vaut largement la dépense.

Tout d’abord, cela lui permet d’accélérer la sortie des troupes de l’OTAN d’Afghanistan, dont les Américains constituent le gros (environ 90% des soldats engagés sur le terrain). L’objectif affiché de cette guerre lancée en 2001 avait été de détruire l’infrastructure de Al Qaida établie dans le pays sous la protection du régime des Talibans. La réalisation de cet objectif permet une sortie de guerre « dans l’honneur », même si on peut craindre que l’Afghanistan ne retombe, une fois l’OTAN partie, sous la coupe obscurantiste des islamistes radicaux.

On comprend mieux, maintenant, pourquoi Barack Obama avait procédé, la semaine dernière, à la nomination de Léon Panetta, chef de la CIA, au poste de secrétaire d’Etat à la Défense et nommé à sa place le général David Petraeus. Il devait déjà savoir que Ben Laden était à sa main, et que désormais il pouvait prendre un tournant stratégique majeur. La lutte contre le terrorisme international peut être maintenant découplée de l’objectif wilsonien de l’instauration par les armes de la démocratie dans des pays non préparés à l’accueillir.
Cette lutte sera désormais menée dans l’ombre, par les services de renseignements et les forces spéciales, comme au bon temps de la lutte contre la « subversion communiste » en Afrique et en Amérique latine, qui avait fait suite à la débâcle vietnamienne.

Les dangers, aujourd’hui se sont déplacés vers l’ouest : la montée en puissance des Frères musulmans en Egypte, l’issue incertaine des crises syrienne, libyenne et yéménite exigent un redéploiement de la force américaine pour faire face à toute éventualité.

Ben Laden, à son corps défendant, aura donc été le meilleur agent électoral de Barack Obama à l’orée d’une campagne présidentielle que ce dernier peut désormais aborder avec confiance.

De cette époque qui s’achève demeureront, hélas, les insupportables contrôles renforcés de sécurité dans les aéroports, legs de Ben Laden à notre civilisation.

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  • 4 May 2011 à 13h43

    Alpin dit

    Mes excuses aux pharisiens originels,mais ce terme est ici ,bien
    utile. 

  • 4 May 2011 à 13h26

    Alpin dit

    Un bel exemple du pharisaïsme illusoire et de l’angélisme sans borne
    qui énervent tant H Védrine:

    “ « Antigone » : refuser la sépulture aux criminels, c’est… criminel La construction sociale et politique du héros se nourrit du statut exceptionnel que l’on accorde à une personne. Exemple par son engagement et ses exploits, le personnage acquiert une domination héroïque sur un groupe et accède au statut de semi-divinité. Une mort tragique, en plein combat transforme le héros en martyr. Ce schéma de l’héroïsation est exactement celui emprunté par Oussama Ben Laden ; l’absence de dépouille parachève sa transformation en martyr et divise aujourd’hui l’Occident. L’attitude à avoir face au « mal » incarné est récurrente dans toutes les sociétés et les tragiques grecs se sont également penchés sur cette question. Dans « Antigone », Sophocle pose clairement la question de la sépulture pour l’auteur du fratricide. Celui qui est capable du pire garde-t-il un visage humain dans la mort ou le mal lui enlève-t-il toute son humanité jusqu’au bout ? Devons-nous rendre son humanité à celui qui a tué son frère ou la lui refusons-nous jusqu’au bout ? Pour Sophocle, la réponse est claire : en refusant la sépulture aux criminels, on devient comme eux. Droits de l’homme : les Etats-Unis n’ont jamais été un exemple… Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la question apparaît en filigrane. En posant clairement le principe que nul ne peut être condamné sans un procès équitable, notre civilisation se base sur la possibilité de rédemption des criminels, quels qu’ils soient. Depuis les procès de Nuremberg, nous considérons que le mal absolu mérite une fin similaire à celle qu’il a infligée aux innocents. Mais en reconnaissant ses crimes, le coupable est réhabilité au rang des humains et sa dépouille est traitée comme telle. C’est pour ça que l’immersion en mer du corps de Ben Laden provoque aujourd’hui un malaise. Les Etats-Unis n’ont jamais été un exemple en matière de droits de l’homme, et malgré les voix qui s’élèvent aujourd’hui pour conforter leur choix, on peut douter de l’incapacité du pays le plus puissant au monde à organiser un procès pour son « ennemi numéro un » ou à défaut, de lui accorder une sépulture décente. Cette issue aurait sans doute évité de prouver, une fois encore, que la plus grande démocratie du monde n’est pas capable de respecter ses ennemis et que, devant eux, elle emploie les même armes, laissant de côté ses principes et ouvrant la porte encore plus grand aux fanatismes de tous bords. ”

    In Rue 89 ,04/05/2011 

  • 4 May 2011 à 10h47

    Alpin dit

    Règles pour des funérailles de nécessité en mer
    (confirmation de l’analyse de S Aldeeb):

    “ 623. * If a person dies on a ship and if there is no fear of the decay of the dead body and if there is no problem in retaining it for sometime on the ship, it should be kept on it and buried in the ground after reaching the land. Otherwise, after giving Ghusl, Hunut, Kafan and Namaz-e-Mayyit it should be lowered into the sea in a vessel of clay or with a weight tied to its feet. And as far as possible it should not be lowered at a point where it is eaten up immediately by the sea predators.”

    http://www.al-islam.org 

    • 4 May 2011 à 11h00

      Bibi dit

      Des égards tout-à-fait mérités par l’individu qui envoya d’autres se faire exploser en toute sainteté, tenant compte minutieusement des détails de la mise à mort et de l’enterrement des humains explosés. De même pour les opérations de décaptiation et dépeçage. 

      • 4 May 2011 à 11h28

        Jesse Darvas dit

        Quelqu’un (je ne sais plus qui) avait fait une suggestion intéressante: enrober les restes des terroristes (en particulier les auteurs d’attentats suicides) dans des peaux de porc pour leur barrer l’accès au paradis et aux 70 vierges. Peut-être la seule mesure dissuasive pour eux (la menace, mise à exécution par les Israeliens, de s’en prendre à leur famille en détruisant leur maison ne leur fait pas peur) mais curieusement inimaginable : s’en prendre aux cadavres est considéré comme symboliquement plus grave que s’en prendre aux vivants… et ce dans à peu près toutes les cultures. La raison mériterait d’être creusée.

      • 4 May 2011 à 13h21

        Bibi dit

        @Jesse Darvas,

        C’est en effet très délicat. Je crois qu’il en va de notre Humanité. Les rites funéraires sont pratiqués au moins depuis nos parents Neanderthal et l’absence de respect aux morts est une marque de barbarie/inhumanité.
        S’abaisser au niveau des assassins pose problème, et ne semble pas dissuasif: après tout, leur restes se mêlent à ceux des “singes et porcs” qu’ils/elles tuent délibérément.
          

  • 3 May 2011 à 22h44

    Sophie dit

    Bibi, à mon avis, c’est pas une bonne chose pour Obama. C’est même tout le contraire.

    Il va se retrouver coincer sur la sellette à rendre des comptes à tous les camps.

    Et son Nobel “à titre d’encouragement” n’y changera pas grand chose!

  • 3 May 2011 à 10h30

    Bibi dit

    @Luc Rosenzweig,

    Il y a tout de même un problème chez l’électorat d’Obama: beaucoup sont archi-pacifistes et très anti-violence/guerre. Or les renseignements et la traque et finalement l’opération commando sont tous des actions vigoureusement dénoncées par ce camp, et dont Obama – Nobel de la Paix à crédit – a promis de se distancier. 
    Peut-être qu’il compte sur cette partie qui n’est pas à une contradiction près, et cherche à mieux se faire voir par les électeurs que son camp traite de demeurés. Mais il est un peu tôt maintenant pour prévoir les dividendes de cette opération sur la campagne présidentielle. 
     

    • 3 May 2011 à 22h31

      expat dit

      @Bibi : beaucoup trop tôt. C’est une opération qui n’est pas vraiment à plaire à sa base (si, si triste à dire) donc à mon avis ça n’aurai aucun incidence sur sa capacité à être reeulu. A suivre 

  • 3 May 2011 à 10h29

    Alpin dit

    “Le journaliste: Pensez-vous que l’immersion de Ben Laden par les Américains est conforme au droit musulman.
     Sami Aldeeb: Le droit musulman prévoit comme règle l’inhumation dans la terre. Mais les juristes musulmans permettent l’immersion en cas de nécessité si quelqu’un meurt dans un bateau et qu’il est impossible de conserver le cadavre jusqu’à la prochaine escale. Cette exception s’explique par l’obligation d’enterrer le mort rapidement et par l’impossibilité de garder un cadavre sans les moyens modernes de conservation. Aujourd’hui en effet on peut garder un corps grâce aux congélateurs mortuaires. Le Journaliste: Est-ce que ces conditions sont réunies dans le cas de Ben Laden? Sami Aldeeb: Il faut examiner la question à la lumière des normes musulmanes relatives à la nécessité invoquée par les juristes musulmans dans le cas du cadavre sur un bateau. Pour comprendre cette règle de la nécessité, je vous donne l’exemple suivant. Le Coran interdit de manger du porc ou de boire du vin. Mais si une personne est dans l’impossibilité de trouver une autre nourriture que le porc et le vin, cette personne a le droit, voire le devoir d’en consommer pour sauvegarder sa vie. Dans le cas d’espèce, les Américains se retrouvent avec un cadavre encombrant sur les bras. Que faire avec ce cadavre? – Il est certain qu’ils ne peuvent pas le remettre à sa famille en Arabie saoudite qui lui a retiré la nationalité. – Le remettre au Pakistan poserait à ce pays d’innombrables problèmes. – Si on le proposait à la Genève internationale, cela m’étonnerait fort que les responsables de cette ville l’accepteraient. On peut donc dire que les États-Unis se trouvaient dans une situation de nécessité, comme le cas du mort sur un bateau. Face à l’impossibilité de disposer autrement du cadavre d’Oussama Ben Laden, les États-Unis ont décidé de le jeter à la mer, d’après les informations qui circulent et qu’il faudrait vérifier. Si cela est vérifié, les États-Unis peuvent se prévaloir de la règle de nécessité prévue par le droit musulman, et ils n’ont rien à se reprocher. ”

    Citation issue d’une interview de Sami Aldeeb dans le Figaro,
    extrait non utilisé par le journal.

    A voir dans son intégralité sur son blog:

    “Savoir ou se faire avoir”

    S Aldeeb est universitaire. 

  • 3 May 2011 à 0h28

    Patrick dit

    Les Américains ont eu raison d’immerger le cadavre de Ben Laden. On se contrefiche de ce que pensent les islamistes. Au moins il n’y aura pas de lieu de pèlerinage. Il faut cesser d’avoir des égards pour cette religion qui divise le monde en “purs” et “impurs”, de ces malades qui déclament que l’on ne peut pas tuer un musulman, mais sous-entend que les autres, on peut !
    Et nos dhimmis de politiques et de journalistes n’arrêtent pas de dérouler le tapis vert (islam oblige) devant ce genre d’individus.
    Bravo aux Américains pour cette opération rondement menée et réussie !

    • 3 May 2011 à 0h50

      Olyvier dit

      Mais ce sont les américains eux-mêmes qui, avec raison, se sont préoccupés de cette question.

    • 3 May 2011 à 22h14

      expat dit

      Absolument d’accord avec vous Patrick. 

  • 2 May 2011 à 22h42

    robespierre dit

    Joli coup : réelection + porte de sortie de la guerre en AFG ! Petraeus sait que l’Empire est aux pieds d’argiles.
    Quoiqu’il en soit tout ça se rapproche sérieusement de nos côtes.

  • 2 May 2011 à 20h56

    Alpin dit

    Erratum:

     http://www.laplumelesabre.com/index.php?

    “La campagne pour le grand Kandahar (2001-2011)” 
       ”La Guerre d’Afghanistan.”

  • 2 May 2011 à 20h52

    Alpin dit

    Et de fait,la disparition du symbole incarnant LA cause de la guerre,
    même si bon nombres des causes fondamentales persistent,efface dans un cours délai la légitimité de la guerre en Afghanistan auprès du peuple américain et de ses représentants.

    Le retour d’Afghanistan est donc proche.

    Sur le passé proche et l’état des choses un texte pertinent et précis:

    http://www.laplumelesabre.com/index.php?post/2011/04/05/Parution-de-Histoire-Strat%C3%A9gie-n%C2%B005 
     

  • 2 May 2011 à 20h48

    didier H dit

    Que la télé puisse se tracasser du respect du rituel “d’inhumation” de “Djihad Joe” est révélateur de l’emprise mentale de l’islamisme. Entendre Boubakeur nous dire que ce n’est pas conforme à l’islam me donne la nausée et en dit long sur la sclérose paléolithique de certains.
    De cette époque, ce ne sont pas les contrôles aux aéroports qui resteront mais la terreur religieuse qui a régné et règne toujours sur des centaines de millions d’humains et qui décrète très officiellement qu’il y a des purs et des impurs dont la vie ne vaut rien. Ce sont aussi des politiques et des hommes de media qui sont prêts à sacrifier notre liberté d’expression et notre mode de vie pour complaire à une idée fantasmatique d’ouverture à l’autre derrière laquelle se cachent les pires renoncements à nos valeurs. Le chef est mort mais l’hydre a d’autres têtes, comme il se doit. Mais aussi un carburant: une idéologie politico-religieuse que nul n’évoque en ce jour de réjouissance pour l’Occident. Etant athée, je sais tout ce que j’ai à redouter de la religion. Voila le legs de Ben Laden et des politiques: m’obliger à vivre au milieu d’individus qui me dénient tout droit à la dignité et à une existence autonome et libre. J’espère me tromper.

    • 2 May 2011 à 20h59

      Alpin dit

      Bonsoir, 
      Non ,vous ne vous trompez pas,mais la souplesse musclée 
      renforce aussi le non déterminée.

      Il n’est pas interdit d’être habile à l’encontre des fanatiques. 

    • 2 May 2011 à 20h59

      skardanelli dit

      Oui, mais c’est déjà ça de gagné ! À chaque jour suffit sa peine.

    • 3 May 2011 à 0h41

      Olyvier dit

      m’obliger à vivre au milieu d’individus qui me dénient tout droit à la dignité et à une existence autonome et libre ?
      Bigre ! Vous êtes expat’ en Arabie Saoudite ou vous vivez cela à Paris en 2011 ?

  • 2 May 2011 à 19h57

    Tony Truand dit

    Après un petit tour des forums de discussion des quotidiens (les belges et quelques français), je suis en mesure de dire que 50% des intervenants environ approuvent l’action des Américains.

    Les autres y vont de leur version de la théorie du complot, et/ou déversent des camions d’immondices sur les méchants yankees flingueurs du gentil Bin Laden.

    Une fois de plus, la démonstration est faite que l’anti-américanisme est bien le “socialisme des imbéciles”.

    • 2 May 2011 à 20h14

      skardanelli dit

      Si 50% approuvent dans les forums, alors ce doit être 80% dans la réalité tant les ennemis des États-Unis sont vibrionnants…

      • 2 May 2011 à 21h51

        Tony Truand dit

        J’ose espérer que c’est encore moins que ça. En tous cas, ils sont dotés d’une très riche imagination. Un exemple, assez gratiné, trouvé sur le forum de “La Libre Belgique”:

        “Vous y croyez, vous , à cette supercherie montée de toute pièce (sic)? Ben Laden bénéficie maintenant de la protection US. Il est considéré comme mort et dès lors, il peut se refaire une nouvelle identité aux “States”. Ben Laden fournira aux USA toutes les infos du réseau Al Qaïda ! Bien vu. Si les américains savaient où il se cachait depuis l’année dernière, ils auraient pu le tuer avant, non ? Réfléchissez … Et puis, ce montage de photo, de l’arnaque de toute pièce.” 

      • 2 May 2011 à 21h58

        skardanelli dit

        Ce devait être Marion Cotillard dissimulée derrière un pseudo…

      • 2 May 2011 à 21h58

        Tony Truand dit

        Ce “j’ose espérer que c’est encore moins que ça” faisait évidemment référence aux anti-américains rabiques. Désolé pour ce contresens.

  • 2 May 2011 à 19h15

    skardanelli dit

    Oui, vous avez raison sur toute la ligne, mais ce soir savourons le moment.

  • 2 May 2011 à 19h07

    Immyr dit

    Prémices : commencements, débuts
    Prémisses : Arguments dont découlent un raisonnement

    :)

    • 3 May 2011 à 20h32

      rackam dit

      arguments dont découle un raisonnement.

      :) 

  • 2 May 2011 à 17h55

    Jesse Darvas dit

    Un point que l’on oublie trop souvent: “la coupe obscurantiste des islamistes radicaux.” s’abat avant tout, aujourd’hui, dans le pays gouverné par le régime le plus obscurantiste de la planète: l’Arabie Saoudite, par ailleurs proche allié des Etats-Unis. Preuve que l’on peut découpler l’idéologie de la géostratégie et qu’il n’y a rien d’inévitable à ce qu’un régime islamiste soit hostile au bloc Occidental…

    • 2 May 2011 à 19h22

      Alpin dit

      Entre l’Arabie Saoudite et la Corée du Nord on peut débattre pour savoir qui est le plus obscurantiste,mais quand à considérer 
      l’Arabie Saoudite comme un allié ,c’est aller bien loin,quand
      la geste” Ben Ladeniste ” et la lecture des manuels scolaires dudit
      pays révèle un véritable “évangile” (si l’on peut dire) de la haine
      inculqué depuis des décennies à tout un peuple  .

      Depuis internet et les voyages commence à orienter autrement,
      mais cette longue imprégnation a laissé des traces.
       
      Enfin la géopolitique prédétermine,mais quand les positions et les intérêts change l’ennemi aussi.
      Ainsi du Japon,puissance allié en  1914/18,ennemi en 39/45 et
      alliée depuis. 

    • 3 May 2011 à 0h52

      Olyvier dit

      Merci de ce rappel au réel.

      • 3 May 2011 à 1h02

        Olyvier dit

        C’était à l’attention de Jesse Darvas, évidemment.