Bêle, bêle, bêle comme l’amour !
Publié le 11 juillet 2010 à 11:28 dans Brèves
Il y a des gens qui ont une vie épatante. Cosmonautes, joueurs de foot, pianistes dans un bordel ou rédactrice en chef. C’est également le cas de Gayle Brewer et Colin Hendrie. Ces Américains sont chercheurs dans le domaine convoité du Sexual Behavior, c’est-à-dire qu’ils passent leur temps à tenter de comprendre pourquoi et comment leurs contemporains font l’amour. C’est tout de même plus captivant que d’être clerc de notaire. Et comme Gayle Brewer et Colin Hendrie sont des gens sérieux, ils explorent cette activité sous toutes les coutures et viennent de faire une découverte qui vaut son pesant de viagra. Pourquoi les femmes crient-elles pendant les rapports sexuels ? C’est évidemment une question essentielle et qui taraude les hommes depuis la nuit des temps. Alléluia, elle vient enfin de trouver sa réponse après une analyse sérieuse et quantifiée ! Nos deux explorateurs de la gaudriole ont tout d’abord établi une classification des sons produits par ces Dames dans le feu de l’action, classification qui va du “Oh, oui, ho, oui” aux murmures en passant par les hurlements et autres gémissements. Fort bien, mais on n’est pa tellement plus avancé.
Nos deux spécialistes ont donc poussé plus loin leurs austères investigations et sont parvenus à la conclusion suivante : quels que soient les cris poussés, la femme tente d’accélérer le processus. Pourquoi ? Parce qu’elle s’embête ! Et la conclusion s’impose à nos deux loustics : plus une femme est excitée, moins elle bêle.
Si elle ne dit plus rien du tout, vérifier toutefois qu’elle ne s’est pas endormie !
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Souris donc dit
Les chercheurs en gros sabots de l’industrie cosmétique nous concoctent déjà des parfums aux phéromones. Et le poète pensera qu’il hume l’indicible alchimie.
Cette dame est peut-être subventionnée par les méchants sans vergogne des labos ?
expat dit
@Kacyj : “Une femme hurlante ! Je trouve cela très suspect.”
Rassurez-vous, il n’y a rien de suspect. Au contraire…;->
@ Sophie et Alpin : d’accord avec vous. J’ai mangé en terrasse ce midi et un couple évidemment sortant de chez eux et très amoureux parlait de tout et rien – c’était très ennuyant – mais eux – ils étaient fascinés ! Langage d’amoureux – tout ce qu’on dit est intéressant. Dans le lit et hors le lit.
Alpin dit
@Sophie,
Bien le bonjour,
Oui,entre les êtres dans l’intimité,
W Jankelevitch parlait de cet indicible (ou peu dicible) comme relevant du:
“je ne sais quoi et presque rien”.
Sophie dit
Est-ce qu’il n’y a pas aussi, peut-être, une alchimie entre les couples, singulière, personnelle, qui exige un langage propre et particulier? Langage verbal et corporel, créé pour l’instant et donc éphémère (j’ai pas dit “et fait mère”), où les chercheurs en gros sabot sont disqualifiés d’avance?
Kacyj dit
Sans aller jusqu’au silence radical, il n’y a peut-être pas que du faux dans cette étude.
Une femme hurlante ! Je trouve cela très suspect.
Et quelle étrangeté de penser que l’expression du désir, du plaisir passe par la parole ou le cri.
Le corps révèle beaucoup plus de secrets que le discours, fut-il onomatopéique.
Quant à ceux qui pensent que l’homme n’est pas apte à la simulation orgasmique, ils manquent un peu d’expérience et de sensualité. Dans ces cas là, le cri féminin peut paraître rassurant.
Hugofried dit
Oui, Expat! Et quelles sont les motivations des choix de ce type de recherche.
expat dit
@ Hugo : entièrement d’accord ! Alors commençons – ces chercheurs sont payés par l’état américain ou sont ils salariés dans une boite privée ? Sophie, le sais tu ?
Hugofried dit
Contrairement à ce que vous pensez, cher Dandy, cette brève, justement, pose une question intéressante et mérite le débat. Pour qui bien sûr peut se positionner au delà du premier degré à sa lecture et ne pas y voir là qu’une simple humeur de magazine de salle d’attente.
Pourquoi payer des chercheurs et des Instituts pour faire des recherches aussi débiles?
A quoi peuvent donc passer leur temps ces prétendus chercheurs et scientifiques? Et quelle en est la finalité?
Les questions sont posées, me semble-t’il, clairement. Parce que le sujet est là et mérite débat. Il ne faut pas lire entre les lignes. Le fait est que je trouve charmant d’ouvrir ce débat sur un sujet coquin et aussi joliment troussé. Tant qu’à faire…
D’Enguell dit
Pétard, si l’on croise ce sujet avec celui de F.Piffard sur la violence psychologique, on a du détonant :
• Une femme qui crie au lit ne reviendra jamais sur la scène où il est admis qu’elle s’embête.
• Une femme qui crie au lit revient plutôt vers celui qui l’embête (généralement).
Peut-on déduire que la nouvelle loi de l’Etat tend à éradiquer l’auto-torture psychologique des femmes ?
Science sans science du con n’est que ruine de l’âme.
Dandy de Grandchemin dit
Souris : ” la bagatelle et la légèreté…”
Oui, c’est tout à fait ça.
C’est tout à votre honneur de défendre votre amie mais il n’empêche que cet article n’a strictement aucun intérêt hormis celui de nous décontracter (du gland ?), ce qui n’est déjà pas si mal, somme toute.
Minos dit
Midas dit :
12 juillet 2010 à 13:38
C’est pour ca que je les baillone.
Vive le bondage!!!
Midas dit
C’est pour ca que je les baillone.
Souris donc dit
Dandy
Quand la discussion porte sur le commerce et la valeur ajoutée par les intermédiaires, sur la désinvolture de clients incapables de voir derrière le comptoir, on illustre le propos par une parodie du comportement de la cliente désinvolte. Mais Dandy, très premier degré, y voit un éloge de la filouterie.
Alors bien sûr, la bagatelle et la légèreté…
Dandy de Grandchemin dit
Voilà un article consensuel (je l’écris en un mot parce que l’article n’est pas sensuel) et sympa. Léger, avec la petite touche humoristique qui va bien. Il aurait sa place dans Cosmo ou Closer même. Dans Causeur qui se veut un peu plus ambitieux quant aux sujets de discussion proposés, j’en suis moins sûr.
Hugofried dit
Je ne peux m’empêcher de citer Allan Pease:
“Les hommes ne simulent jamais l’orgasme : aucun homme ne chercherait à faire cette tête-là volontairement.”
Impat1 dit
Mais ils ont raison, ces investigateurs d’outre atlantique ! Ils ont raison, mais seulement pour une catégorie de femmes, celles dont les hommes communiquent surtout l’envie… d’abréger. C’est donc plutôt d’une catégorie d’hommes qu’il s’agit. Dommage pour leurs partenaires, obligées de simuler pour écourter.
Pour les autres, les éventuels “cris” étant involontaires, quelles arrière-pensées pourraient-ils indiquer ?
zen aztec dit
L’homme en train de monter sur le lit conjugual
cherie je n’ai pas de slip…..
Madame
C’est bon je t’en laverai un demain
jedevisse dit
Qu’est-ce que l’hystérie ?
Ce dont sont atteintes les femmes, puisqu’elles possèdent un utérus,
d’après les grecs.
C’est aussi une affection qui va avec la séduction,
au sens de vouloir plaire.
Les femmes crient parce qu’elles pensent que c’est
ce que les hommes attendent.
C’est un petit peu plus compliqué que mesurer les décibels
des “animaux de laboratoires” que sont les cobayes de ceux
qui publient n’importe quoi pour vendre leurs publications.
serge dit
Du concret. Chère Sophie, est-ce que vous criez, quelle est l’intensité de ces cris,
parlez-vous en criant, pour dire quoi?
Je pose la même question à toutes les commentatrices pour élaborer un échantillon representatif et découvrir si nos chercheurs trouvent ou s’ils nous enfument.
Avec Madame nous formons un couple atypique. C’est moi qui gueule et elle; reste silencieuse.
Sophie dit
Moins rétives………
mais plus sophistiquées!