L’art contemporain entre à l’Académie des Beaux-Arts: une OPA du ministère | Causeur

L’art contemporain entre à l’Académie des Beaux-Arts: une OPA du ministère

Ceci est une pipe

Auteur

Nicole Esterolle
Artiste et critique d’art.

Publié le 19 janvier 2017 / Culture

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Jean-Marc Bustamante pose devant l'une de ses toiles à Venise, mars 2003. SIPA. 00475631_000003

Les préposés à l’art dit contemporain du ministère de la Culture ont réussi à introduire leur ami et comparse, l’artiste conceptualo-postural Jean-Marc Bustamante, dans cette vénérable institution qu’est l’Académie des Beaux-Arts. Cette opération semble pour le moins étonnante, quand on sait que l’Académie est réputée plutôt « conservatrice », franco-française, et que l’utilisation du mot « beauté » y est encore permis, alors qu’il est interdit et ringardisé dans le champ de l’art dit contemporain et donc dans les couloirs du susdit ministère.

Il semble donc que cette intrusion contre-nature ait tout simplement pour but de placer l’Académie sous contrôle de la bien-pensance ministérielle, sous prétexte de l’ouvrir à la contemporanéité et à l’internationalité (ces deux notions étant indissociables).

Bustamante, l’artiste d’Etat

Mais avant d’envisager les raisons sous-jacentes à cette tentative d’annexion de la vieille citadelle, il convient de préciser le parcours et le profil de celui qui semble jouer  ici le « cheval de Troie » de l’appareil institutionnel.

Il faut dire en effet que M. Bustamante est le prototype-même de l’agent passe-partout, polyvalent et multi-casquettes de l’art d’Etat : tour à tour artiste, professeur, « curator », critique d’art à l’occasion, membre de nombreuses  commissions, etc.

En tant que plasticien « proprement »- dit,  il fait preuve d’un éclectisme exemplaire, produisant des choses diverses et variées, passant d’un sujet à l’autre : traces de peintures, photos de terrains vagues et de lieux en déshérence, bricolages improbables, cages suspendues au plafond ou tôles fixées au sol, « chambres d’amour » dans les frondaisons.

Il pratique à merveille ce « subversivisme » des codes de la peinture et de la société, qui est tant apprécié chez les rebelles fonctionnarisés peuplant l’appareil institutionnel. Sa plus fameuse performance sociéto-questionnatoire fut d’avoir en 1995, introduit un gros camion dans une église de Carpentras, au titre d’œuvre d’art post-moderne et pré-contemporaine… Camion délogé par le maire de la  ville (pourtant pas FN), qui fut immédiatement attaqué en justice par l’artiste et son excellente avocate Agnès Tricoire, spécialiste en « propriété intellectuelle », qui obtint 80 000 euros de dommages et intérêts… Un virtuose de la procédure donc ce M. Bustamante, aussi redoutable que son ami Buren !

Comment d’authentiques créateurs de formes ont-ils pu être retournés au point de trahir leur propre cause et celle de la peinture?

Virtuose aussi du paradoxe oxymorique et de l’auto-dérision, comme il en a fait la récente démonstration sur France Culture,  en tant que tout nouveau directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), en expliquant que son école ne sert à rien et qu’il faut compter 100 étudiants pour faire un artiste… Lui, bien sûr, ayant eu la chance de ne pas fréquenter cette école de l’échec assuré à 99%, pour avoir fait d’abord des études d’économie, comme Bertrand Lavier et Jean-Pierre Raynaud avaient fait des études d’horticulture, comme Jef Koons avait étudié la finance et Olivier Mosset la motocyclette.

C’est donc sa haute « performativité » en de multiples domaines, qui a permis à Monsieur Bustamante d’être nommé à la direction de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, et, dans la foulée, sélectionné pour postuler avec succès à l’Académie des Beaux-Arts, ouvrant ainsi la voie de l’Institut à quantité de ses homologues adeptes du « processualo-discursif » tels que Buren, Mosset, et, pourquoi pas, le facétieux Lavier qui saura faire de l’auguste Académie un haut-lieu de la rigolade branchée parisienne…

Il convient donc d’expliquer comment l’incroyable devient crédible, et pourquoi l’ultra-avant-gardiste Bustamante, au très haut niveau de modernité,  entreprend de se mélanger à des artistes qu’il trouve ringards. Il convient inversement de comprendre pourquoi ces derniers accueillent avec enthousiasme celui qui les méprise… De comprendre comment d’authentiques créateurs de formes comme Velikovic, Garel, Carron, Desmaziéres, ont pu être retournés au point de trahir leur propre cause et celle de la peinture… Comment ils ont pu  voter pour l’admission d’un ennemi déclaré de la peinture et d’un peintre qu’ils savent totalement calamiteux… Oui, il convient de comprendre le mécanisme de ce contre-sens aberrant, d’en trouver les mobiles et les enjeux.

Les « bons artistes » et les autres

La première explication plausible de cette OPA du ministère sur l’Académie des Beaux-Arts, c’est qu’il était devenu de plus en plus insupportable à l’Etat de voir la vénérable institution fonctionner librement, en totale indépendance de la puissance publique et ce depuis plus d’un siècle… Inadmissible, sa richesse foncière venant d’un important patrimoine immobilier et muséal composé notamment du Musée et de la Bibiothèque Marmottan, de la Fondation Claude Monet à Giverny et de la Villa Ephrussi à Saint-Jean-Cap-Ferrat… Exaspérante, sa politique active de partenariats avec un important réseau d’institutions culturelles et de mécènes… Énervant de la voir attribuer chaque année une trentaine de prix à de jeunes créateurs de toutes disciplines et « tendances » artistiques, dont le travail n’obéit pas aux préconisations esthétiques des bureaucrates du ministère… Outrageant enfin de voir cette manne d’argent privé soutenir un art illégitime et « dissident » et ne pas profiter aux « bons artistes » agréés figurant sur la liste établie par le dispositif institutionnel.

Il fallait donc que l’inacceptable cessât. Et il va cesser car l’opération semble avoir bien réussi. Le loup est dans la bergerie, les portes de la citadelle sont entr’ouvertes. Les académiciens lassés d’être pris pour des ringards, ont été flattés que l’extrême avant-gardisme officiel les prenne enfin en considération. Aussi n’ont-ils rien vu venir de la manœuvre, pourtant grosse comme un camion dans une chapelle, quand M. Bustamante leur a servi, pour les séduire et les émouvoir jusqu’aux larmes, une « communication » onctueuse et sur-mesure, pour leur faire miroiter d’abord les avantages d’une collaboration avec le ministère pour donner à leur Académie une audience internationale, pour leur vanter ensuite les vertus du dessin et de la peinture… Alors que lui, « plasticien de l’idée » ne sait ni peindre ni dessiner, et qu’il est l’exact produit de ces 40 années de dictature du conceptuel, années de plomb pour la peinture et terrible période de disqualification de toute expression du sensible, du métier, du poétique…

 La « duchamposphère » exulte

Opération réussie donc. Libérée de la tutelle de l’Etat sous Jules Ferry, l’Académie revient ainsi dans son giron après plus d’un siècle de folle liberté… Retour à l’ordre artistique républicain… Fini la diversité… Bravo, Messieurs les bureaucrates de l’art français ! La « duchamposphère » exulte.

Opération réussie, mais affaire à suivre de près cependant, car cette volonté d’entrer en force dans l’Académie (comme il entre en force dans quantité de lieux patrimoniaux), n’est-elle pas signe du désarroi de l’appareil artistique d’Etat, en perte de crédibilité, de confiance en soi et de financement public, et ainsi prêt à toutes les vilénies pour reconquérir un pouvoir sur l’art qu’il a usurpé et qui lui échappe de plus en plus ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 24 Janvier 2017 à 10h18

      jbm33 dit

      A Bordeaux nous avons aussi ce genre d’artiste qui “pratique à merveille ce « subversivisme » des codes de la peinture et de la société, qui est tant apprécié chez les rebelles fonctionnarisés peuplant l’appareil institutionnel”, en l’occurrence un projet de Suzanne Treister qui prétend rendre hommage à Jacques Ellul en mettant ses œuvres dans un puits…
      Ellul qui qui dénonçait cet art «  en permanence complice de cette société-ci (totalitaire, absolue parce que technicienne). […] Et cet art est non seulement porteur de cette idéologie, expression du voile et de la compensation, il est lui-même ce voile et cette compensation, il est lui-même idéologie. Or, ceci est d’autant plus remarquable, et c’est en cela qu’il a une place de choix dans le processus idéologique moderne, qu’il est lui-même une pièce essentielle du système technique. […] Il est lui-même technique utilisant les techniques, il est une forme de premier plan du système technicien. Il est producteur de l’illusion radicale, d’autant plus subtile qu’elle propage ce qu’elle voile, et c’est dans la mesure où il est davantage technicisé que le tour de passe-passe s’effectue. »
      https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2015/11/12/du-bluff-technologique-a-lesbroufe-artistique/

    • 22 Janvier 2017 à 17h59

      QUIDAM II dit

      L’art contemporain est celui qui se fait maintenant : s’il plaisait à un artiste de peindre aujourd’hui dans le style des préraphaélites, il serait tout aussi contemporain que celui qui, comme Piero Manzoni (en 1961) proposait, en tant qu’oeuvres d’art, 90 boîtes de conserve remplies avec ses excréments (90 boîtes : un gros caca).
      L’art est une notion désuette, pour ne pas dire vieillotte. Mais, chut, ne le dites pas à François Pinault, David Geffen, Philip Niarchos, et autre Eli Broad. Cela leur ferait de la peine parce que le bourgeois aime l’art ! !

      • 22 Janvier 2017 à 19h49

        alain delon dit

        Manzoni ne se résume pas à la merda d’artista, mais il aurait bien inspiré d’en fournir une boîte à son collègue Bernard Buffet

        • 23 Janvier 2017 à 8h38

          QUIDAM II dit

          Le propos de Manzoni paraît pourtant définitif. « La merda d’artista » proclame quasi explicitement : l’art contemporain, c’est de la merde en boîte.
          En effet, entre le Baldassare Castiglione et le porte-bouteilles de Duchamp, on cherche vainement le moindre rapport : l’art semble s’être arrêté à New-York, en 1916, lors de la première exposition de ready-made.
          Depuis, il y a eu de très nombreux modes d’expression, plus ou moins intéressants, qui occupent (usurpent ?) les domaines de l’art.
          On laissera à la postérité lointaine le soin d’élire ce qui valait la peine d’être réalisé… les compressions de César, le sapin sextoy de Paul McCarthy, les nanas de Niki de Saint Phalle, l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, « l’art brut » de Dubuffet, les installations diverses et variées ?…

    • 21 Janvier 2017 à 12h28

      ReCH77 dit

      Jean-Marc Bustamante est content pour rien.

      • 21 Janvier 2017 à 18h03

        alain delon dit

        ReCH77 annoncé à 12h28? Encore un retard dû à un mouvement social chez Air France.

        • 24 Janvier 2017 à 14h17

          ReCH77 dit

          Tant que l’aéroport est ouvert…

    • 20 Janvier 2017 à 22h25

      Hannibal-lecteur dit

      Alors, Nicole, …jalouse ? 
      Rappel : l’art contemporain est le support bienvenu du seul patrimoine qui se transmet avec plus-value assurée. Pauvre merde style Warhol, plus sophitiquée style Soulages ? Merde plus ou moins, parfois même, rarement, pas merde …mais revendable avec plus-value. 
      Tous les discours qui oublient cette seule vraie définition de l’art sont querelle inutile. 

      • 20 Janvier 2017 à 23h20

        ZOBOFISC dit

        Où avez-vous vu que la plus-value à la revente soit assurée avec l’art contemporain ?
        L’art contemporain est l’équivalent de la “tulipomanie” qui a sévi en Hollande au milieu du XVIIème siècle. C’est une escroquerie pure et simple qui repose sur les principales tares de l’espèces humaine : la vanité, la cupidité et la bêtise.

         L’art contemporain, comme vous le dites vous-mêmes, c’est de la MERDE !  

      • 23 Janvier 2017 à 0h50

        Hannibal-lecteur dit

        ZOBOF, la plus-value est assurée dès que ” l’œuvre ” a coûté assez cher au départ. 

        • 24 Janvier 2017 à 14h27

          ZOBOFISC dit

          Affirmation totalement “gratuite”.
          Si demain, on décide que Jeff Koons est un escroc, ses baudruches géantes ne vaudront plus que le prix du métal à la casse.

          De son vivant, Ernest Meissonier était le peintre le plus cher du marché, 20 ans après sa mort, ses oeuvres ne valaient plus rien. Aujourd’hui, elles ont retrouvé une certaine cote mais sans mesure avec celle d’il y a 150 ans. 

      • 24 Janvier 2017 à 13h33

        laborie dit

        L’Idée est de faire de la Merde et de persévérer jusqu’à en faire atténuer l’odeur et valoriser la plus-value. La technique est très au point depuis 1911 environ. La spéculation recherche en permanence un “support”. Seule est la question.cf les plaques émaillées, les stylos, les montres et pourquoi pas les rognures d’ongles des célébrités, Einstein, Paris Hilton, tout support de personnage bancable…

    • 20 Janvier 2017 à 15h08

      Prenchere dit

      Beaucoup de l’art contemporain se résume à la légende “les habits neufs du roi”. Cette hypocrisie n’est nouvelle que par son ampleur. Le temps fera le tri…

      • 20 Janvier 2017 à 18h23

        Le Petit-Denain dit

        Hélas, le temps ne fera pas le tri. Les Bustamante sont déjà dans les histoires de l’art et les dictionnaires. Ils sont dans les musées. Essayez d’expliquer, par exemple, qu’Andy Warhol n’est PAS un grand artiste. Bon courage.

        • 20 Janvier 2017 à 20h31

          alain delon dit

          Ce n’est pas mission impossible: enlevez-lui sa perruque et exposez-le entre Vermeer et Raphaël

        • 21 Janvier 2017 à 9h18

          IMHO dit

          https://www.mutualart.com/Artist/Andy-Warhol/85A84FA828A34B78/Graphs

          Le marché sait depuis quinze ans au moins qu’Andy Warhol n’était pas un grand artiste .

        • 22 Janvier 2017 à 10h10

          munstead dit

          Lisez le livre d’Olbak sur Warhol, qui démonte parfaitement le système Warhol. ET de toute façon, tout le monde sait que s’il a été un reflet de son époque, c’est parce qu’il lui tendait le plus banal des miroirs: une photo, une sérigraphie, des mises en couleurs faciles et hop, le tour était joué, vous aviez un portrait ressemblant. Que demandait de plus sa riche clientèle: un portrait ressemblant dont la facture et la signature exprimaient le prix élevé. Pour les natures mortes, c’était encore plus facile, une simple reproduction, tout était dans le geste, le spectacle et la facture. C’est une œuvre caractéristiques des années 70-80, mais pas celle d’un grand artiste.

        • 24 Janvier 2017 à 16h54

          ZOBOFISC dit

          IMHO égal à lui même, nous affirme : ” Le marché sait depuis quinze ans au moins qu’Andy Warhol n’était pas un grand artiste”

          Record pour une oeuvre de Wahrol : 105 millions de $ en 2013

          En seconde position : 81 millions de $ en 2014

           Le marché “sait” mais, bêtement, le marché persiste à placer Warhol dans le top ten. Le marché est stupide !

          Ceci dit, si j’avais un Warhol, pas un multiple une peinture du genre de celles qui valent 80 ou 100 millions de $, je l’échangerais volontiers contre Un Raphaël, un ou deux Botticelli, un petit Vermeer (difficile à trouver), trois bons Monet et un Derain de la période fauve. 

    • 20 Janvier 2017 à 13h32

      alainpeulet dit

      ….avant il y a eu “l’art stalinien” , “l’art nazi” , les délires architectureaux sous Seausescu …. bref , cela s’appelle la Kultür de tous ces états et régimes socialo totalitaires ( attention , je n’ai pas dis que nous étions sous dictature…) qui permet de se pâmer devant des oeuvres à vomir entre gens de qualité une coupe de Champagne à la main !!! Malheureusement le mauvais goût et l’inculture progressent !

    • 20 Janvier 2017 à 11h21

      persee dit

      J’aimerais bien savoir ce que le conservateur et historien d’art , Jean Clair pense de cette nomination ? 

    • 20 Janvier 2017 à 9h57

      Parménion dit

      J’entendais hier la phrase de Degas (c’était chez Ruquier mais… bon) : “peindre quand on ne sait pas, c’est facile. Quand on sait, c’est difficile”.

      • 20 Janvier 2017 à 10h00

        alain delon dit

        Transmis à Eric Cantona

    • 19 Janvier 2017 à 23h18

      GigiLamourauzoo dit

      Nicole Esterolle! :)

      • 20 Janvier 2017 à 9h45

        alain delon dit

        “Ceci est une pipe”

        C’est une occasion à saisir, profitez-en Gigi!

        • 20 Janvier 2017 à 9h47

          IMHO dit

          Facile .

        • 20 Janvier 2017 à 9h47

          IMHO dit

          Mais inéluctable .

        • 20 Janvier 2017 à 9h51

          alain delon dit

          On ne vous a jamais appris à ne pas parler la bouche pleine?

    • 19 Janvier 2017 à 21h50

      IMHO dit

      A part ça il est clair qu’en tant que peintre Bustamante est intrinsèquement nul .
      Osons le mot: c’est un barbouilleur sans talent .
      L’Académie s’en remettra sans doute, quoique que ce soit apparemment la première fois qu’un non-peintre est élu en tant que peintre .
      Pourquoi n’a-t-il brigué un siège de photographe ? Sans doute parce que des vrais photographes il y en a aussi à l’Académie et que c’est plus difficile de faire semblant de savoir photographier que de faire semblant de savoir peindre .
      Enfin ce fut une occasion de redécouvrir des peintes français parfois un peu porté sur le chromo ou la manière ( Carzou, Buffet,
      Domergue) mais au moins probes artisans .
      Mais tant de bruit pour une omelette au l’Art !

      • 19 Janvier 2017 à 21h55

        alain delon dit

        “c’est un barbouilleur sans talent”

        Cela me rappelle la lumineuse maxime inscrite sur le mur de l’atelier d’un jeune peintre obscur aux dents longues: “J’asperge Johns”

      • 19 Janvier 2017 à 22h17

        Wil dit

        IMHO dit”Pourquoi n’a-t-il brigué un siège de photographe ? Sans doute parce que des vrais photographes il y en a aussi à l’Académie et que c’est plus difficile de faire semblant de savoir photographier que de faire semblant de savoir peindre .”
        Ah bon?il est plus difficile de faire semblant d’être photographe que peintre?
        Estimons le nombre de photos prisent dans le monde chaque jour avec un téléphone portable par exemple par rapport au nombre de gens qui ont un pinceau dans la main pour se faire une idée…
        La plus part de photographes soi disant artistiques sont obligés de prendre 30 clichés en quelques secondes pour en avoir un de bon.C’est au petit bonheur la chance comme on dit.
        Qui imagine la même chose pour un musicien ou un peintre par exemple?
        La photographie est et a toujours été un sous art parce que la technique personnelle qu’il demande est limitée.N’importe quel tocard qui a un appareil dans les mains peut s’improviser photographe du jour au lendemain.
        Pour être peintre ou musicien,il faut un minimum de travail même pour le pire feignant d’entre eux.Apprendre quelques rudiments.
        Pour être photographe:Rien,que dalle,queue de chie,nada,niente,nothing,squat,zip,zéro.

        • 19 Janvier 2017 à 22h32

          Wil dit

          Il y a quelques années,je suis par hasard tombé sur une expo d’un photographe et j’ai trouvé ses photos intéressantes.
          Je lui ai demandé s’il avait retravaillé ses photos pour donner ce résultat.
          Il m’a répondu tout fier que non,c’était naturel.
          Intérieurement,j’ai ri.

        • 19 Janvier 2017 à 22h34

          Lector dit

          non la photographie d’art n’est pas à la portée de tous, faut avoir un oeil et bien connaître la technique, l’optique et la “chimie”.
          Il existe précisément des tocards même pas fichus de cadrer (et qui ne font jamais les tirages eux-mêmes). Bref pas foutus de faire ne serait-ce que dans le genre carte postale.

        • 19 Janvier 2017 à 22h40

          Wil dit

          Lector dit
          “non la photographie d’art n’est pas à la portée de tous…”
          C’est quoi la photographie d’”ART” par rapport celle qui n’est pas d’art?
          Il y a une définition précise ou c’est juste un fantasme de photographe qui pense que ce qu’il fait est un art?

        • 19 Janvier 2017 à 22h47

          Lector dit

          disons depuis Man Ray à Jeff Koons lui-même en passant par Doisneau et de nombreux autres.

          https://www.google.fr/search?q=photographie+d%27art&client=ubuntu&hs=JwM&channel=fs&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjW6o_Jls_RAhUZOsAKHdh_DvkQ_AUICCgB&biw=1280&bih=625

          Bref rien à voir avec les zolies photos du cousin de la famille lors d’un mariage par exemple.

        • 19 Janvier 2017 à 22h50

          Wil dit

          Belle série de photos.Combien sont retouchées?

        • 19 Janvier 2017 à 22h51

          Lector dit

          c’est comme au cinoche, chef op’ ou directeur de la photographie, c’est un métier ; ça s’apprend.

        • 19 Janvier 2017 à 22h52

          Wil dit

          Et combien de prises a-t-il fallu pour en avoir une?

        • 19 Janvier 2017 à 22h55

          Lector dit

          la retouche fait justement partie du métier (avant au pinceau + émulsions ou encres typographiques et maintenant à l’ordinateur). Il existe bien de très bons clichés pris “sur le vif” (en sport par exemple) mais de toute façon c’est souvent recadré au tirage.

        • 19 Janvier 2017 à 23h00

          Lector dit

          22h52 là pour le coup c’est pas comme plusieurs prises au cinoche ; si tu maîtrises tu n’as pas forcément besoin de plusieurs prises (ou de mitrailler) mais de bons réglages, choix de pélloches etc., bref faut connaître le matos. En général un photographe argentique se trimbale plusieurs boîtiers.

        • 19 Janvier 2017 à 23h00

          Wil dit

          Lector dit
          “c’est comme au cinoche, chef op’ ou directeur de la photographie, c’est un métier ; ça s’apprend.”
          un métier ne fait de personne un artiste.

        • 19 Janvier 2017 à 23h05

          Lector dit

          sommes d’accord faut aussi du talent et un peu (ou beaucoup) d’imagination, mais sans technique non plus tu ne peux pas faire un artiste et c’est valable dans tous les domaines de l’art.

        • 19 Janvier 2017 à 23h11

          Wil dit

          L’art est le mélange de la technique et de la créativité qui permet une expression ultime de l’instant.

        • 19 Janvier 2017 à 23h15

          Lector dit

          rapidement dit mais ça peut s’entrevoir de la sorte. C’est un autre lieu commun bien connu de dire que s’il faut acquérir de la technique il faut aussi savoir s’en débarrasser.

        • 19 Janvier 2017 à 23h30

          Wil dit

          Quel est ton art Lector par curiosité?

        • 19 Janvier 2017 à 23h36

          Lector dit

          facile à déduire de mes commentaires (ceci dit vu que tu dois être l’un des seuls avec qui j’ai discuté qui l’ignore ou l’a oublié ; malgré pourtant au moins les dessins que j’avais mis en lien de nombreuses fois sur ce forum…^^)

        • 19 Janvier 2017 à 23h36

          Wil dit

          Laisse tomber Lector.Tu as raison.Tu as de bons arguments.
          La photo est un art.
          Je n’ai pas envie de discuter toute la soirée sur la signification de l’art,ma vie est trop courte.C’est comme une partie d’échec sans fin ou que je perdrais probablement.
          J’ai autre chose à foutre.
          L’art n’est pas définissable.
          TU as gagné.
          Parlons d’autre choses.;-)

        • 19 Janvier 2017 à 23h47

          Lector dit

          what’s the meaning of life then ?

          https://www.youtube.com/watch?v=j1kftCx5-tA

    • 19 Janvier 2017 à 20h55

      alain delon dit

      Article tout en nuance, à l’image du titre de l’ouvrage mentionné. Sinon, deux trois remarques en passant:

      1-La critique multi-casquette, si elle est recevable, vaut aussi pour celle qui l’emploie (si l’on en croit la notice concernant Mme Esterolle

      2-Pas grand-chose de neuf, Lector résume assez bien les choses en écrivant que le débat moisi de la subversion a eu lieu maintes fois.

      3-Quelque clics sur Wikipédia avec le nom de l’auteur comme entrée renvoient vers un blog un peu fumeux, mais de galerie point. L’absence de bio ou de CV sérieux ne la disqualifie pas, mais soulève au moins un doute

      Conclusion: il est probable que Mme Esterolle est dans le civil l’une des innombrables recalés du système de l’art dont le CV n’a malheureusement pas retenu l’attention de la directrice du CREDAC d’Ivry ou du FRAC “le Plateau”

      • 19 Janvier 2017 à 21h28

        Lector dit

        AD, juste vous dire que j’ai lu par le passé de meilleurs papiers de “Nicole”. Sinon, cela parait normal que ce pseudonyme ne renvoie pas à autre chose que le blog.

        Quant aux recalés, du système marchand artistique -pas forcément du diplôme adjugé fut un temps par des pairs-, j’ai rarement (pour ainsi dire jamais s’ils n’avaient déjà un pied dans le réseau) vu la promotion du travail vraiment original des plus talentueux étudiants que j’avais rencontrés à l’ENSBA. Du coup, j’ai plutôt l’impression que les choses n’ont guère changé en l’espèce depuis quelques maudits de la Ruche ou de Montparnasse : ceux qui ont du mal à publiciser leur art et/ou n’ont pas d’accointances dans le milieu, ou encore qui ne se donnent pas les moyens de construire ou d’avoir accès à un réseau de collectionneurs, au moins privés, restent méconnus. Certains autres que je connais, ont, comme Combas par exemple (bien que dans un tout autre style que la figuration narrative*) beaucoup donner dans la mécène ;) (*on connaît aussi le réseau marseillais des frères Dirosa.)

        • 19 Janvier 2017 à 21h40

          alain delon dit

          Merci pour cette précision Lector. Je ne doute pas que Nicole puisse produire mieux.
          Ce qui me gêne, c’est en définitive toujours cette même posture de rejet et d’indignation de la part d’une branche de la critique d’art. Ou alors on est raccord et on fait des contre propositions qui ont de la tenue (les expos sous le commissariat de Jean Clair en sont un exemple).

          Rien à voir, mais vous connaissez Combas? M’est idée qu’il doit être un peu torturé?

        • 19 Janvier 2017 à 21h59

          Lector dit

          +1 pour Jean Clair.
          Non je n’ai jamais rencontré le gars Robert (je pensais à une autre type à mon sens plus talentueux et qui change souvent de style). En revanche un pote acteur m’avait présenté l’un des frères Dirosa mais je n’apprécie que très moyennement l’ancienne “nouvelle figuration” -qui par contre avait su bien profiter dans les années 80 du marché (et des lois Lang).

        • 19 Janvier 2017 à 22h06

          alain delon dit

          D’accord avec vous, les frères Di Rosa boxent pour moi dans la catégorie de Bernard Buffet. Quant à Combas, il était plus fait pour le sport (je vous laisse chercher 2 secondes ;)

        • 19 Janvier 2017 à 22h23

          Lector dit

          la figuration libre serait un sport de Combas ?

          -Dirosa/Buffet pas mal vu :)))

        • 19 Janvier 2017 à 22h24

          IMHO dit

          Combas, Di Rosa, de jolis chromos, de la peinture murale encadrée .
          Combien de temps voit-on ça sans se demander pourquoi on le regarde ?
          Mais j’aime bien: le tout c’est de le mettre à la bonne place, où on le découvre en passant comme une fresque de Keith Haring .

        • 19 Janvier 2017 à 22h25

          Lector dit

          ah non, ça me revient, pas B.Buffet : j’aurais plutôt fait le // Dirosa => Dubuffet.

        • 19 Janvier 2017 à 22h29

          Lector dit

          +1 sur le 22h24 d’IMHO (bien que j’ai pu voir récemment que Combas, dont j’ai déjà dit que je n’appréciais guère le style, sait tout de même très bien ce que peut être la composition -ce qui n’était pas le cas dans les années 80 ; comme quoi la pratique…)

      • 19 Janvier 2017 à 22h39

        laborie dit

        Il est vrai que Paris Hilton est sur Wiki et son cul et sa chatte un peu partout et ça nous fait une belle artisse. Je n’ai pas trouvé son cévé!…

        • 19 Janvier 2017 à 22h58

          alain delon dit

          @laborie

          Vous n’avez pas bien cherché, son CV est tatoué sur ses petites lèvres (un vieux truc utilisé par les pervers de la SPA pour retrouver les chattes perdues sans collier)

        • 19 Janvier 2017 à 23h01

          Lector dit

          :D en fait c’est qu’elle ne s’était pas fait faire le maillot…

      • 20 Janvier 2017 à 11h53

        munstead dit

        Vous ne pouvez pas dire que ceux qui s’opposent à l’art à la Duchamp, l’art officiel actuel, sont des recalés. Beaucoup d’artistes, y compris de grande qualité savent aujourd’hui qu’ils n’ont aucune chance d’être regardés, aidés, accompagnés par les multiples réseaux officiels s’ils ne travaillent pas sur des axes précis: installation, photo, vidéo,  appropriation, assemblages, récupération, critique politique et sociale, résidences etc. ces réseaux qui tournent sur eux-mêmes (et font tourner les expositions entre eux) sont de plus en plus éloignés de la réalité de l’art dans le monde, si vous connaissez un peu les galeries anglo-saxonnes ,allemandes, asiatiques. Notre système étatique couper d’ailes a isolé l’art des artistes français sur la scène internationale. Ce n’est pas fondamental, mais regardez les prix des artistes français dans les grandes ventes… misérable.

        • 20 Janvier 2017 à 12h16

          alain delon dit

          Tout d’abord, si: on peut dire ce que l’on veut.

          Plutôt d’accord avec ce que vous écrivez, notamment les catégories ou segments porteurs de l’art contemporain, quoique les artistes étrangers soient en gros logés à la même enseigne. Par système étatique, je pense que vous désignez les innombrables FRAC, CRAC, DRAC et autres sigles qui fonctionnent grâce aux deniers publics. Ils ont à la fois le mérite d’offrir un tremplin aux jeunes artistes (ou moins jeunes), parfois fraîchement diplômés et ont en revanche un effet anesthésiant: ce sont en fait des pantoufles agréables de l’entres-soi. Enfin, pas sûr que les prix dans les grandes ventes soient le meilleur indicateur…

    • 19 Janvier 2017 à 20h33

      Wil dit

      “Art contemporain : « En France, c’est l’État qui dirige la création » et cause sa chute
      [...]
      En 1983, quand Jack Lang crée les « inspecteurs de la création », il les coopte hors du circuit de la fonction publique et du corps fort savant des conservateurs, jugé incompétent pour juger de l’AC. On cite toujours comme exemple, l’après-midi « historique » pendant lequel ont été nommés 23 très jeunes fans de l’AC pour diriger les 23 FRACs tout juste créés. Ils se virent confier la responsabilité de dire ce qui est de l’art et ne l’est pas, sans débat ni contradiction ni justification de leur part. Leur statut fut précisé par décret en 1993. Un concours fut prévu. Quoi qu’il en soit depuis plus de trois décennies, ils sont choisis selon un profil idéologique très homogène. Leurs carrières se déroulent dès lors sur quatre décennies… On imagine combien un tel système peut devenir stérilisant pour la création d’un pays tant il est défendu par le secret, l’entre-soi et l’arbitraire institutionnalisés.
      Nous savons aujourd’hui que ces inspecteurs ont dépensé chaque année plus de la moitié (60% environ), du budget attribué aux achats d’œuvres à des artistes vivants, dans les galeries new-yorkaises.
      Ainsi ils ont contribué à couler la place de Paris en faveur de celle de New York. Ils ont offert sans contrepartie la légitimité et l’aura française…”
      https://www.contrepoints.org/2016/04/01/245161-art-contemporain-en-france-cest-letat-qui-dirige-la-creation

      • 20 Janvier 2017 à 11h01

        IMHO dit

        Les FRAC c’est l’équivalent des tableaux d’église que l’Etat commandait jadis aux peintres sans acheteurs .
        Ce sont des subsides à l’intention de créer des oeuvres d’art .
        Pourquoi pas ?
        Et donc le catalogue des FRAC n’est une longue brocante où il faut passer dix pages pour trouver un truc rega

    • 19 Janvier 2017 à 20h32

      IMHO dit

      ” Entre une aquarelle de Joan Miró pleine de sincérité, de nécessité intérieure et une de Kandinsky, pur exercice formel sans contenu, il y a une différence fondamentale ” a écrit cette dame dans Le Comptoir – site c-dessous .
      J’aime bien les tableaux de Miro mais les trouver supérieurs à ceux de Kandinsky, c’est une faute de goût, un signe de médiocrité
      Mon épouse qui n’est pas cultivée m’a dit spontanément il y a quelque jour en voyant les tableaux de Kandinsky exposées au musée de Grenoble que c’était beaucoup mieux que Miro .
      Cette dame Esterolle est exceptionnellement surexcitée au point d’en oublier que Bustamante a été élu par les autres membres de l’Académie et que par conséquent ce n’est pas un choix discutable,
      à moins d’attaquer le sens esthétique des électeurs alors qu’Esterolle vient d’en faire l’éloge ! Comprenne qui pourra .

      https://comptoir.org/2015/10/07/nicole-esterolle-la-boursouflure-de-lart-dit-contemporain-est-dorigine-psycho-patho-sociologique/

    • 19 Janvier 2017 à 20h15

      steed59 dit

      l’art contemporain. Combien de subventions ?

    • 19 Janvier 2017 à 20h03

      Lector dit

      “en tant que tout nouveau directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), en expliquant que son école ne sert à rien et qu’il faut compter 100 étudiants pour faire un artiste”

      Enfin bon, c’était exactement la même rhétorique débile du temps de l’arrivée à ce poste d’Yves Michaud il y a une trentaine d’années déjà. Sauf peut-être qu’à l’époque les étudiants étaient moins serviles (nombreuses AG contre la froide politique michaudienne). En tout cas le ver pourrissait déjà le fruit du travail artistique. Faut tout de même comprendre que l’enseignement de l’art n’est pas à la remorque politicorrect des autres secteurs, il les avait devancé depuis déjà un sacré bail.

      • 20 Janvier 2017 à 11h57

        munstead dit

        On regrette Yves Michaud, et on regrette l’a nomination de Bustamante, ce faiseur,  à la tête de l’ENSBA.

    • 19 Janvier 2017 à 18h27

      Sancho Pensum dit

      A l’auteur de l’article, on a envie de répondre par ces quelques mots de Luc Ferry :
      “Votre texte est consternant…
      Soyez gentille de ne plus m’adresser vos âneries
      Du reste je ne vous connais pas, ne suis pas et n’est jamais été votre ami : de quel droit prétendez vous à ce titre ? De grâce, une fois encore, épargnez moi vos publications que je trouvent accablantes de bêtise. Merci d’avance !”

      • 19 Janvier 2017 à 18h36

        laborie dit

        Une fois votre bouse posée vous pouvez la faire encadrer et la présenter au Prix Meurice. Vous avez toutes vos chances!….

      • 19 Janvier 2017 à 18h55

        Wil dit

        C’est la réponse que Ferry t’as faite quand tu l’as contacté Sancho?

        • 19 Janvier 2017 à 19h26

          Wil dit

          J’avoue que Nicole Esterolle qui dit d’un coté que Soulages est “un grand peintre” et que Bustamante est nul,il y a une “légère”(euphémisme) contradiction.Pour moi,ils sont aussi nuls l’un que l’autre.
          Heureusement pour elle et pour beaucoup d’autres dont moi même,la contradiction n’empêche pas de vivre.

        • 19 Janvier 2017 à 20h26

          mogul dit

          Je n’aime pas Soulages, mais il faut reconnaître qu’il y a chez lui une puissance, une architecture des formes et une cohérence qu’on a du mal à retrouver chez Bustamante, qui collectionne les gribouillis, ou chez McCarthy qui passe de l’étron gonflable au père Noël en chocolat, bref vulgarité et n’importe quoi…

        • 19 Janvier 2017 à 20h33

          Lector dit

          “gribouillis” c’est le mot qui convient ; la plupart des dessins des gosses d’école maternelle ont plus d’imagination.

          Pour ma part j’ai beaucoup aimé les tableaux noirs de Soulages qui jouent avec la lumière. Mais j’ai fini par m’en lasser. Toute une vie à broyer du noir avec au bout de qqs décennies un maigre ajout de couleur (qui fausse tout du coup), c’est qd mm un peu court, ou disons que ça se mord la queue.

        • 19 Janvier 2017 à 20h40

          Wil dit

          https://www.youtube.com/watch?v=j0dMMrWd7js
          Chez Soulages,il y a une constance dans la médiocrité.Bien vu.;-)

        • 19 Janvier 2017 à 21h30

          Lector dit

          :D

        • 20 Janvier 2017 à 12h02

          munstead dit

          @Lector, le problème n’est pas ce qu’aime ou n’aime pas Esterolle. Son propos est de dénoncer, avec beaucoup de vigueur et d’humour, le système de l’art officiel en France, là encore une exception française, qui promeut un art “élitiste” à grands coups de subventions, d’institutions, d’achats, d’aides aux expositions, de résidences, de nominations à des postes d’enseignants, le tout réservé à un très petit nombre d’artistes. Elle est une des seules à avoir le courage de le faire.

        • 20 Janvier 2017 à 19h32

          Lector dit

          @Munstead, curieux message que le vôtre à mon adresse car comme vous pouviez le lire plus haut dans ma réponse à AD, je suis parfaitement d’accord avec ce que vous dites, tant en ce qui concerne les articles de “Nicole” sur son blog, qu’à propos du milieu artistique contemporain officiel. NB si vous aviez eu l’occasion de lire mes commentaires à propos d’Art Contemporain sur ce forum il y a qqs années, vous ne le sauriez que mieux.

        • 22 Janvier 2017 à 10h16

          munstead dit

          @ lector 2. Pardon, j’ai fait une confusion et il me semble, en plus que le bouton réponse réagit parfois un peu bizarrement. Vous apprécie NE, parfait; Quand à vos messages antérieurs et anciens, je ne les ai pas suivis attentivement. Il me semblait avoir répondu à quelqu’un qui s’étonnait que NE apprécie Soulages, un merveilleux artiste, peut-être plus encore dans sa première période que dans sa période noire… mais c’est un autre débat.

    • 19 Janvier 2017 à 17h45

      IMHO dit

      Edition 2015
      Prix de dessin Pierre David-Weill
      Le premier prix (6100 €) a été attribué à : M. Tudi Deligne

      http://tudideligne.com/

      Pas tout-à-fait un artiste académique !